BOUTON D'APPEL. — BRONZAGE ÉLECTRIQUE
ment, chaque fois que la différence de potentiel des armatures a acquis une valeur suffisante ; on voit alors de belles décharges à la surface.
Bouteille électrométrique de Lane. — Cette bouteille sert à mesurer des charges assez Jurandes, comme celle d'une batterie. C'est une bouteille de Leyde dont Tarmature extérieure communique avec une boule isolée placée à
Textrémité d'une vis micrométrique horizontale, qui permet de rapprocher à une distance connue de celle qui termine Tarmature intérieure; il jaillit une étincelle entre ces deux armatures chaque fois qu'elles atteignent une différence de potentiel constante pour la même distance.
Pour mesurer la charge d'une batterie, on peut l'isoler, et faire communiquer son armature extérieure avec l'armature intérieure de la bouteille de Lane, dont l'armature extérieure est reliée au sol. Quand l'armature intérieure de la batterie a pris une charge H- m, il s'est développé par influence — m sur son armature extérieure et par suite ■\- m sur l'armature intérieure de la bouteille de Lane, ce qui donne encore — m sur l'autre armature de cette bouteille, qui est reliée au sol. Quand
Fig. 134. — Bouteille étincelante.
Fig. 135. — Bouteille de I-aue.
cette charge est suffisante, une étincelle jaillit entre les deux boules delà bouteille. Le nombre d'étincelles observé pendant la charge de la batterie mesure donc cette charge en unités arbitraires.
11 est bon de faire une première expérience à blanc, afin d'éliminer l'influence de la charge résiduelle, qui est sensiblement constante. On peut aussi intercaler la bouteille de Lane entre la machine et la batterie, cette dernière étant reliée au sol par son armature extérieure.
BOUTON D'APPEL. — Voy. Sonnerie.
BOUTON TÉLÉPHONE. — Téléphone destiné «lux usages domestiques (Voy. Téléphone).
BBIQUETTE-PILE. — Générateur imaginé par M. Brard en 1882, et formé d'un noyau de iiis de cuivre et d'un aggloméré de brai et de houille ; sur l'une des faces sont creusées des rainures tapissées d'amiante et remplies d'un mélange de nitre et de cendres; des fils de
cuivre sont fixés dans ce mélange pour prendre l'électricité. La combustion de ces briquettes donne naissance & un courant.
BB0NZA6E £L£CTBIQUE. — Nom donné improprement à un procédé qui consiste à recouvrir d'oxyde magnétique de fer les objets en fer, fonte ou acier, pour les préserver de la rouille ; ce procédé a été imaginé par M. de Méritens en 1886.
Un objet d'acier est placé au pôle positif dans un bain d'eau distillée porté à 70® ou 80° et contenu dans un vase de fer ou de cuivre qui sert d'électrode négative. Il faut éviter l'emploi d'un courant trop énergique, qui donnerait un dépôt pulvérulent. Pour obtenir un bon enduit sur les objets de fer ou de fonte, il faut, après les avoir mis quelques instants au pôle positif, les placer à l'autre pôle jusqu'à réduction complète de l'oxyde, puis les remettre à leur première place.