CHERCHE-BALLE. — CHERCHEUR DE FUITES
Les planchettes en chêne sur lesquelles sont llzés les rails reposent elles-mêmes sur des supports placés de distance en distance, et qui élèvent la voie à 10 centimètres environ audessus du niveau de la tahle. L'espace ainsi ménagé sous la voie sert à placer les menus objets du service : couverts, salières, etc.
CHERCHE-BALLE. — Appareil servant à rechercher les projectiles métalliques dans une blessure. (Voy. Explorateur électrique). La balance d'induction voltaîque peut servir au même usage.
CHERCHEUR. — Organe du télégraphe Baudot. (Voy. Télégraphe).
CHERCHEUR DE FUITES. — Appareil qui décèle les fuites de gaz en actionnant une sonnerie ou en portant un fil de platine à l'incandescence.
Certains appareils utilisent la facilité avec laquelle le gaz d'éclairage, vu sa faible densité, traverse les membranes poreuses. Celui d'Ansell, par exemple, est formé d'un tube en U qui contient du mercure. L'une des branches, élargie en entonnoir, est fermée par une plaque poreuse de plâtre; l'autre renferme deux fils de platine qui communiquent avec une pile et une sonnerie. D'ordinaire, le mercure ne s'élève pas jusqu'à ces fils, de sorte que le circuit est rompu et la sonnerie au repos. Mais, si l'on approche l'appareil d'une fuite, le gaz, pénétrant par endosmose à travers le plâtre, produit à l'intérieur un accroissement de pression, qui refoule le mercure dans l'autre branche, où il vient bientôt au contact des fils de platine : le circuit est alors fermé et la sonnerie fonctionne.
Le chercheur Arnould est fondé au contraire sur l'expérience dite de la lampe sans flamme. On sait qu'une spirale de platine chauffée au rouge et portée dans un jet de gaz non allumé reste incandescente par la combustion lente de ce gaz, et souvent même s'échaufTe assez pour enflammer le jet. L'appareil est formé d'une spirale de platine B portée au rouge sombre par le courant d'une pile. Lorsqu'on rencontre une fuite, la spirale s'échaufTejusqu'au rouge blanc par la combustion lente du gaz, et l'on est averti aussitôt par le changement d'éclat. Une toile métallique C entoure la spirale et empêche l'inflammation du jet de gaz. La figure 158 montre l'ensemble de l'appareil et la disposition théorique. Le manche renferme une pile à renversement A au bichromate de potasse, identique à celle de l'allumoir électrique du môme inventeur. Quand l'appareil est renversé.
le zinc ne plonge pas dans le liquide ; lorsqu'on le place dans la position que représente le dessin, le zinc est immergé et la pile fonctionne. La partie qui surmonte le manche contient la
Fig. 158. — Chercheur de fuites (système Arnould).
spirale B et deux résistances D et E, qu'on peut intercaler à volonté dans le circuit en faisant varier à l'aide d'un bouton la position du ressort qui établit le contact. Cette disposition sert à régler l'éclat de la spirale. On commence par abaisser complètement le bouton, de manière à donner le maximum de résistance ; puis on relève ce bouton, s'il est nécessaire, jusqu'à ce que le fil de platine ait atteint la température convenable. Il faut éviter qu'il soit trop chaud, car on ne verrait plus l'augmentation d'éclat.
Le chercheur qui précède présente évidemment un petit défaut : c'est que, si l'on opère en plein jour, il peut être difficile de constater la variation d'éclat du fil de platine. Pour éviter cet inconvénient, l'inventeur a transformé son appareil et utilisé l'élévation de température de la spirale pour mettre en marché une sonnerie. La figure 159 montre cette nouvelle disposition. La pile est renfermée dans une boîte séparée et réunie à la spirale par deux conducteurs renfermés dans un câble souple. Le chercheur diffère seulement du précédent en ce que la spirale D est en partie recouverte par une lame A formée de plusieurs
CHERCHEUR SOUS-MAWN. — CHRONOGRAPHE ÉLECTRIQUE.
métaux juxtaposés, et qui tend à se redresser pur la dilatation. Lorsqu'au voisinage d'une fuite. la spirale devient plus chaude, cette lame
se redresse assez pour venir toucher la pointe de la vis B, et il s'établit alors par CABFGH un courant dérivé qui actionne la sonnerie G.
Pig. 159. — Chercheur de fuiles à pile indépendanle et sonnerie.
Ainsi disposé, Tappareil est parfaitement transportable et suffit à déceler les plus petites fuites.
CHERCHEUR SOUS-MARIN. — Sous ce nom, M. Mac-Évoy a appliqué la balance d'induction voltaïque à la recherche des objets métalliques, torpilles, ancres, etc., au fond des mers. Les lampes à incandescence, comme celle de Trouvé, peuvent servir au même but.
CHEVAL- VAPEUR. — Unité de puissance mécanique employée dans l'industrie et qui correspond à un travail de 75 kilogramm êtres par seconde. Un cheval-vapeur correspond donc à 75 X 981 X 10»= 736 X 10' ergs ou à 736 watts par seconde.
CHOC EN RETOUR. — On nomme ainsi le phénomène qui produit la mort d'un animal lorsque la foudre tombe dans son voisinage. On admet généralement que l'animal s'est chargé peu à peu jusqu'à un potentiel élevé par l'influence du nuage électrisé, et qu'il revient ensuite brusquement à l'état neutre, au moment même où le nuage se décharge. On peut expliquer aussi ce phénomène par un violent courant d'induction dû à la chute de la foudre.
CHR0N06RAPHE ÉLECTRIQUE. — Enregistreur électrique inscrivant à la fois les phases successives d'un phénomène et les instants précis où elles se produisent. Dans certains cas, un électro-diapason (voy. ce mot) suffit à tracer presque directement la loi du mouvement; dans Içs cas plus compliqués, on se sert de chrono-
graphes, dont l'électro-diapason forme encore le plus souvent la partie essentielle.
On emploie surtout les chronographes à cylindre, formés d'un cylindre qui tourne autour de son axe, et dont la surface est enfumée ou recouverte d'un papier. Si le mouvement du cylindre est rigoureusement uniforme, on pourra déterminer une fois pour toutes l'angle dont il tourne en une seconde, et il suffira d'enregistrer sur le cylindre le mouvement qu'on veut étudier; en traçant ensuite des génératrices, dont la distance corresponde à une fraction connue de seconde, on déterminera facilement la durée de chaque phase du phénomène.
11 est cependant préférable de ne pas chercher à rendre le mouvement de rotation par-* faitement uniforme et de disposer, à côté du style qui enregistre le mouvement étudié, un électro-diapason qui inscrit une sinusoïde. Si le diapason fait par exemple iOOO vibrations par seconde, chaque sinuosité de la courbe correspond à 0,001 seconde. Le rapprochement des deux tracés permet d'étudier les diverses phases du phénomène et de déterminer leur durée.
Si Ton veut prolonger l'inscription pendant un temps supérieur à une révolution du cylindre, il faut éviter que les tracés correspondant aux tours successifs se recouvrent les uns les autres. Le cylindre est alors monté sur un axe dont Tune des extrémités est filetée et s'engage dans un écrou fixe, tandis que l'autre est lisse et tourne librement dans un collier. Grâce à
CHRONOGRAPHE ÉLECTRIQUE.
•ette disposition, le cylindre avance parallèlenent à son axe en même temps qu'il tourne, et es divers points de sa surface décrivent enréaité des hélices parallèles et de même pas. Les (tyies inscripteurs tracent donc des courbes léliçoïdales qui ne se superposeront pas, si le ^as delà vis est assez grand . Il est évident qu'on obtient le môme résultat en faisant seulement lourner le cylindre autour de son axe et en plaçant l'électro-diapason et Tappareil enregistreur sur un chariot qui avance avec une vitesse convenable parallèlement à Taxe du cylindre. Celte disposition a même l'avantage de per-
mettre de faire varier le pas des hélices, suivant les phénomènes qu'on veut étudier.
La figure 160 représente un chronographe destiné aux ol^servations astronomiques et notamment aux observations méridiennes. L'enregistrement se fait sur un disque tournant, ce qui permet de conserver les feuilles plus facilement. Ln style, commandé par une horloge régulatrice, qui émet un courant toutes les secondes, inscrit le temps. Ln autre enregistre les observations de l'opérateur. Ces deux séries de signaux sont tracées sur une même spire continue, décrite par les deux styles, le premier in-
Pig. 160. — Chronographe i plateau circulaire.
diquant la seconde par une déviation latérale à droite du trait, Tautre par une déviation à gauche.
L'origine de la minute est marquée par une interruption du courant. Les relevés se font avec un rapporteur en corne transparente. Grâce à remploi d'une fusée pour la corde du moteur, les espaces parcourus en une seconde sont peu différents vers le bord et au centre.
On peut employer aussi comme chronographe un récepteur de télégraphe Morse ou un appareil analogue, sur le papier duquel un style fait une marque chaque fois que se produit le phénomène étudié ; une horloge lance, à intervalles réguliers, un courant dans un autre électro-aimant dont le style inscrit le temps sur la même bande de papier.
Dans les appareils précédents, les styles inscripteurs sont ordinairement commandés par des électro-aimants. 11 est nécessaire que les phénomènes à enregistrer ne se succèdent pas trop rapidement, car les pièces mobiles exigent pour se déplacer un temps qui dépend de leur masse et des forces auxquelles elles sont soumises, et de plus l'aimantation et la désaimantation du fer doux ne se font pas instantanément. Ces défauts n'ont pas d'inconvénients, si Ton se borne à comparer les indications d'un même appareil; mais il n'en est plus de même si Ton compare les résultats d'instruments différents, car les causes de retard varient de Tun à l'autre. Si Ton veut enregistrer des phénomènes très rapprochés, les mêmes causes peuvent introduire de la confusion dans les tracés.
CHRONOPHONE. — CIBLE ÉLECTRIQUE.
M. Marcel Deprez a construit un appareil dans lequel ces retards sont rendus insignifiants, une aimantation très faible suffisant pour actionner le style (voj. Signal éLECTBO-MAGxÉriQDB).
On a cherché aussi â éviter les inconvénients des électro- aimants en construisant des chronographes fondés sur d^autres phénomènes électriques, par exemple les actions chimiques. Un style appuie constamment sur une bande de papier préparé, qui se déroule d*un mouvement uniforme. Lorsque le courant passe, Télectrolyse du composé qui imprègne le papier produit une coloration qui dépend de sa nature. Mais les traits ainsi obtenus ne sont pas toujours très nets, et de plus le papier doit présenter toujours le degré d*humidité convenable.
On a fait aussi des chronographes à étincelle : tel est celui de Schultze. Le cylindre noirci est en métal argenté et communique avec Tun des pôles d'une bobine d'induction, dont l'autre pôle est relié avec un fil de platine entouré d'un tube de verre effilé. Chaque fois que le phénomène étudié provoque l'interruption du courant inducteur, une étincelle jaillit entre le cylindre et l'extrémité du fil de platine, qui est toujours à une petite distance de sa surface. L'étincelle forme sur le cylindre au point frappé une petite auréole au centre de laquelle on voit un petit point très brillant. Ces chronographes ont un grave défaut : c'est que le chemin le moins résistant n'est pas toujours le plus court, et par suite l'étincelle ne frappe pas toujours le point du cylindre le plus voisin du fil. Il résulte de là une incertitude sur les temps étudiés, dont la valeur dépend, pour un même écart, de la vitesse du cylindre, ainsi que l'a montré M. Deprez.
Les chronographes sont fréquemment employés par les physiciens, les astronomes, les physiologistes, etc. Citons notamment les nombreux appareils de M. Marey, ceux de M. Cornu pour la vitesse de la lumière, de M. Lœwy pour la détermination des longitudes, etc.
CHRONOPHONE. — Réveille-matin imaginé par M. H. Lévy. Il se compose d'une caisse formant porte-montre (fig. 16!) et contenant une pile et une sonnerie. Elle porte un crochet auquel on suspend une montre, dont le verre est percé d'un petit trou. En faisant tourner ce verre, on amène sur l'heure voulue une tige mobile, qu'on fait communiquer avec l'un des pôles de la pile par l'intermédiaire de la flèche, tandis que l'autre pôle est relié au crochet et par conséquent aux rouages et aux aiguilles de la montre. Un commutateur, placé à la partie supérieure, permet d'introduire à volonté dans
le circuit la sonnerie que renferme la boît^ • une autre sonnerie, placée par exemple da:une chambre de domestique, on même le» de^ à la fois. Lorsque l'aiguille des heures viei rencontrer la tige mobile, le circuit se troc
Fig. 161. — Ghronophonc.
fermé, et les sonneries qu'il contient sont mt«en branle.
Deux boutons permettent de faire tinter. : premier la sonnerie placée dans l'appareil, pc»* appeler à petite distance, le second la sonn^^r* extérieure, qui peut être placée à une distan quelconque. Le chronophone peut donc sen;: de réveille-matin ou d'avertisseur à toute dir tance; il permet de réveiller simultanémer deux personnes assez éloignées, par exemple 1^ maître et le domestique. Enfin la montre pe^ être portée dans la poche comme une mootn; ordinaire.
CHRONOPHORE. — Sorte de réveille -matk imaginé par M. Silas. C'est une pendule doct les aiguilles sont reliées  l'un des pôles d'ur^ pile. L'autre pôle communique avec une sonnerie et une petite fiche métallique qu'on enfonce dans le cadran devant le chiffre indiquai* l'heure à laquelle on veut être averti. Quana laiguille des heures rencontre cette fiche, ell^ ferme le circuit et la sonnerie se fait entendre.
CHRONOSCOPE. — Sorte de chronographr' imaginé par Wheatstone et sur lequel on pouvait pointer électriquement les millièmes à*^ seconde.
CHUTE DE POTENTIEL ou CHUTE tLS^ TRIQUE. — Différence de potentiel entre dcni points.
CIBLE ÉLECTRIQUE.— Cible munie d'un sv>tème d'avertissement électrique, qui fait connaître au tireur quelle est la région frappée par la balle. La cible est divisée en un certain nombre de carrés ou de rectangles égaux ; un tableau placé prés du tireur est divisé de la roèm^ façon. Lorsque la balle frappe un des carrés, il s^établit un courant qui fait apparaître un signal sur la case correspondante du tableau. Le con-