‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 72 sur 310 · COULOMB. — COUPE-CIRCUIT · texte numérisé non relu

COULOMB. — COUPE-CIRCUIT

fférentes) superposées et se recouvrant Tune utre. On l'appelle alors une couche magnéjue complexe » (Maxwell).

On démontre que le potentiel développé en i point par une couche magnétique est le prolit de l'intensité de cette couche par l'angle lide sous lequel son contour est vu du point nnr^.

COULOMB. — Unité pratique de quantité îleclricité dans le système électromagnétique, est la quantité d'électricité qui traverse en une conde la section d'un conducteur parcouru ir un courant d'un ampère. Le coulomb vaut I -1 unités C. G. S. de quantité. (Voy. Unités.) GOULOHBMÊTRE. — Voy. Compteur d'élec-

IICITÉ.

COUP DE POING. — Voy. Exploseur.

COUP DE SOLEIL ÉLECTRIQUE. — On em-

loie aisément, à l'heure actuelle, pour la souure électrique des métaux par exemple (proidé de Benardos), un courant de 140 volts et iO ampères, produit par 500 accumulateurs lanté. L'arc voltaïque qui en résulte fait pâlir ! soleil et lui donne l'aspect d'une vieille lune; i température dégagée est de 3,000 à 6,000 derés centigrades. L'homme qui s'y expose, par cience ou par profession, reçoit le coup de 3leil électrique avec tuméfaction de la peau, hémosis des paupières, œdème et finalement esquammation comme dans l'érysipèle.

Le docteur Maklakoff attribue tous ces accilents à l'action chimique des rayons électriues. Il conseille pour y remédier l'emploi d'un oile jaune en taffetas gommé, fixé sur un cerle entourant la tète et muni, comme un casque, l'une visière garnie d'une plaque de verre gris mélange de rouge et de vert.) Cet appareil paait léger, pratique et pas ridicule au point l'empêcher les ouvriers de s'en servir. Quant lux mains, il faut les protéger par de gros gants il'on veut éviter la destruction rapide de i'épiierme.

COUPE-CIRCUIT ou CUT-OFF. - Appareil ilesliné à couper automatiquement un circuit lorsque l'intensité devient trop forte; ils évitent les accidents tels que détérioration des fils, des lampes ou autres appareils placés dans le circuit, incendies, etc.

Les coupe-circuits sont généralement formés d'un ai ou d'une lame de plomb, dont les dimensions sont calculées pour qu'il fonde quand le courant atteint une intensité voulue : Je plomb fond lorsque la densité du courant qui le traverse atteint 30 ampères par millimètre carré de section. La figure 196 représente deux des

modèles les plus simples. Le premier est destiné aux faibles débits; il est formé d'un lil de plomb; le second, qui se compose d'une lame

Fig. 196. — Coupe-circuit avec fil ou lame de plomb.

de môme métal, est destiné aux courants plus intenses; ils sont tous deux sur plaque isolante et peuvent être protégés par un couvercle bronzé ou nickelé. En cas de fusion, le lîl ou la lame se remplacent facilement.

Certains coupe-circuit sont formés d'un interrupteur que le courant ouvre lui-même quand l'intensité devient trop forte.

Les uns sont analogues à l'interrupteur à mercure de Foucault. L'armature d'un électroaimant peut osciller autour d'un axe et porte deux lames qui ferment le circuit en plongeant dans un godet de mercure. Quand l'intensité dépasse la limite fixée, l'armature est attirée; les lames sortent du mercure et le courant est rompu.

Enfin le coupe -circuit magnétique de MM. Woodhouse et Rawson (fig. 197) se compose d'un électro-aimant placé dans le circuit et dont Tarmature, mobile autour d'un axe horizontal, porte deux tiges de cuivre qui plongent dans des godets de mercure auxquels aboutissent les deux bouts du fil de ligne. Le poids de l'armature maintient les tiges dans cette position, qui est celle représentée par la figure, et le circuit se trouve fermé. Si l'intensité du courant devient trop forte, l'aimantation du noyau de l'électro acquiert une valeur assez grande pour qu'il attire son armature, malgré l'action contraire de la pesanteur. Les tiges de cuivre sortant du mercure, le courant est interrompu, et il continue à l'être, malgré la désaimantation de

COUPLAGE.

rélectro, parce que l'armature, entraînée par son propre poids, tombe complètement de l'autre côté. On peut disposer sur le côté gauche de l'armature deux autres tiges de cuivre sem-

Fig. 197. — Coupe<eircuit magnétique.

blables aux premières et qui, en tombant dans d'autres godets de mercure, introduisent dans le circuit une résistance, ou mettent en march une sonnerie, ou produisent tout autre effet. Un petit écrou permet de régler l'instrument pour tous les courants que le diamètre du fil de la bobine lui permet de supporter. La communication peut se rétablir à la main ou par une disposition automatique quelconque agissant quelques moments après l'interruption. Il faut seulement avoir soin, en installant l'appareil, de le mettre parfaitement de niveau. La figure représente le modèle le plus récent de ce coupe-circuit. 11 est recouvert d'une glace ronde, dont la position est indiquée par des traits ponctués, et qui se ûxe par une monture à baïonnette, de sorte qu'on peut l'enlever facilement pour replacer l'armature dans les godets.

Les coupe-circuits peuvent être joints à un interrupteur ou à un autre appareil (voy. Interrupteur).

COUPLAGE. — Différentes manières de réunir ensemble un certain nombre d'élé-

ments de piles ou de machines dindur i Couplage des piles. — Lorsqu'on se soru fois de plusieurs éléments de piles, il p avoir avantage, suivant les cas, à les réuni i différentes manières.

Couplage en série ou en tension, — Souveii réunit les couples par les pôles de nom^ ! traires, le pôle négatif de chaque élément i joint au pôle positif du suivant (fig. 19v l courant traverse alors successivement les J rents couples, et par conséquent la forc> r Iromotrice totale est égale à la somme de;! ' ! électromotrices de tous les éléments, la r h tance totale à la somme des résistance^ ^ I est la force électromotrice d'un quelconqu- i éléments, v sa résistance et R celle du i r extérieur, l'intensité est, d'après la loi il"

ÏE

li-hlr

Si tous les éléments sont identiques, et i y en ait n,

nE

■ H H- Tir

Couplage en baitei*ie ou en quantité. — In ^r mode d'assemblage consiste à disposer 1p> i pies en batterie ou en surface, c'est-à-dire à r nir ensemble d'une part tous les pôles po^i" d'autre part tous les pôles négatifs [k- -

Fig. 198. — Couplage des piles en série.

L'appareil équivaut alors à un seul élément fi' le premier point d'attache représente I^" f" positif, le second le pôle négatif, et la ^'"^ électromotrice est la même qu'avec un éléfw^' unique. En effet, tous les zincs communiq"*"

COUPLAGE.

ensemble sont nécessairement au même poten- ÀoA ; les liquides prennent tous à leur contact e môme excès de potentiel et le transmettent a tous les pôles positifs. Cette disposition n*offre donc aucun avantage au point de vue de la force

Fig. 199. — Couplage des piles en batterie.

ôlectromotrice, mais en revanche elle diminue la résistance, car le courant traverse tous les couples à la fois : une pile formée de n éléments équivaut à un couple unique dont la surface serait égale à la somme des surfaces. Donc, si les

éléments sont égaux, la résistance sera - et l'intensité

wE

.j , r TiR -f r

Dispositions mixtes, — Il est bien rare qu^on monte en batterie tous les éléments qu'on veut employer, surtout s'ils sont un peu nombreux ; on a plus> souvent recotua à une disposition mixte (fig. 200) : on forme à Taide de ces cou-

cU

De plus, si n est le nombre total des couples, on a

Fig. i<M. — Groupement de six couples en deux séries de trois et en trois séries de deux.

pies un certain nombre de batteries, m par exemple, composées chacune de p éléments. La

résistance de chaque batterie est -, la résistance

tnr totale — , et la force électromotrice wE, P

(3) 1 2îL- = --Ë-..

R+2îr ^+L p m p

n = mp.

Comparaison cUs différents modes de couplage, — Aucune de ces dispositions ne l'emporte sur les autres : chacune d'elles présente certains avantages, et l'on doit chercher dans chaque cas particulier, à l'aide des formules précédentes, quelle est celle qu'il convient d'employer. Nous pouvons cependant donner quelques indications générales.

Dans le cas où la résistance extérieure R est très grande, il est préférable de monter les piles en série ; si au contraire elle est très faible, il vaut mieux adopter la disposition en batterie. En effet, supposons d'abord la résistance R très grande : dans la formule (1) nous pouvons, sans erreur sensible, négliger la résistance de la pile, ce qui donne

L'intensité est donc proportionnelle au nombre des éléments. Si au contraire nous négligeons r dans la formule (2) il vient

j nE E nR""R'

Donc si, dans ce cas, on montait les piles en batterie, l'intensité serait à peu près indépendante du nombre des éléments; c'est donc la disposition en série qu'il faut adopter.

Si la résistance extérieure est très faible, c'est au contraire R qu'on peut négliger : la formule (1 ) donne

et la formule (2)

wE

~~ nr '

C'est donc la disposition en batterie qu'il faut choisir, puisque c'est celle qui donne une intensité proportionnelle au nombre des couples.

On peut aussi chercher quel nombre n d'éléments il faut employer, soit en tension, soit en batterie, pour obtenir une intensité déterminée I ; la formule (i) ou la formule (2) donnent la valeur de n.

Enfin, si l'on n'a à. sa disposition qu'un certain nombre n d'éléments, il est utile de connaître l'intensité maximum qu*on pourra obtenir, avec un circuit extérieur de résistance donnée R, et comment il faudra les grouper. Supposons qu'on forme une batterie de p élé-

COUPLAGE.

ments, il faudra se servir des équations (3) et (4), et l'on démontre que pour rendre maximum l'expression

ou, ce qui revient au môme, rendre minimum son dénominateur, il faut qu'on ait

(5) ou (6)

mr

Il faut donc, si l'on dispose d'un nombre donné n d'éléments, les assembler de telle sorte que la résistance totale de la pile soit autant que possible égale à celle du circuit extérieur. On calculera m et p par les formules (5) et (6).

Couplage des machines. — Les machines d'induction étant comparables à des éléments de piles, on peut leur appliquer les raisonnements qui précèdent, et les grouper aussi en série ou en quantité. Il y a cependant quelques précautions à prendre. Il faut tenir compte de la nature de la machine et de son mode d'enroulement. Enfin il faut avoir soin de faire passer des courants égaux dans les inducteurs de toutes les machines, afin qu'elles aient des champs magnétiques égaux.

Couplage des dynamos à courant continu. — Pour ces machines, le couplage en série ne présente pas de difficultés. S'il s'agit de machines excitées en série, on réunit la borne positive de l'une à la négative de l'autre, et Ton attache le circuit extérieur aux deux autres bornes (fig. 201, 1). On choisit ordinairement des machines à peu près de même puissance, afin de ne pas brûler la plus faible.

Si les machines sont excitées en dérivation, on peut les grouper en série de la même façon, mais en outre on relie ensemble les deux inducteurs, de manière qu'ils forment une seule dérivation partant de la borne négative d'une machine pour aboutir à la borne positive de l'autre (fig. 201,11).

Enfin, si les machines sont excitées en compound, on relie les gros fils comme dans le premier cas, et les fils fins comme dans le second (fig. 201, III). On grouperait de même un nombre quelconque de machines, mais, dans la pratique, on n'en accouple jamais plus de trois ou quatre.

Dans le couplage en quantité, il faut éviter

que l'inducteur de la machine la plus faible se trouve parcouru en sens inverse par le courant

wm

Fig. 201. — Couplage en série des dynamos à courant continu.

de l'autre, ce qui rendrait son champ magnétique encore plus faible.

Fig. 202. — Couplage en quantité des djuamos à courant continu.

Si les machines sont excitées en série, on relie d'une part les bornes positiveSt ^(Mitre^ part les négatives, puis on réunit ]

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