‹ Dictionnaire d'électricité et de magnétismeChapitre 85 sur 310 · ÉCRAN ÉLECTRIQUE. — EFFET THOMSON · texte numérisé non relu

ÉCRAN ÉLECTRIQUE. — EFFET THOMSON

même à pénétrer dans tous les lieux qui peuvent renfermer un mélange explosif.

Nous indiquerons enfin des dispositions électriques destinées à assurer la fermeture absolue de la petite lampe de Davy, employée ordinairement dans les mines. En 1874, M. Yilliers avait ima^né l'emploi d'un verrou solidaire d'une armature de fer doux en forme de fer à cheval. La lampe ne pouvait s'ouvrir qu'avec un aimant ; on la plaçait pour cela sur un électro-aimant excité par une machine magnéto-électrique de («ramme.

M. RafTard a rendu la manoeuvre beaucoup plus rapide en se servant d'un aimant ordinaire. Un ouvrier peut alors ouvrir facilement 30 lampes par minute, au lieu de 3 ou 4.

ÉCRAN ÉLECTRIQUE. — Il résulte de la manière dont se distribue Télectricité à la surface d'un conducteur qu'il n'y a à l'intérieur ni électricité ni action électrique; l'électricité, répandue uniquement sur la surface extérieure, forme une couche en équilibre, sans action sur les points intérieurs. Un corps placé à l'intérieur d'un conducteur est donc entouré d'une sorte d'écran qui le soustrait à toute action extérieure. C'est pour cette raison qu'on entoure les galvanomètres et les électromètres de cages métalliques.

On donne aussi quelquefois le nom d'écran aux diaphragmes qui entourent le noyau de fer doux des bobines d'induction médicales et servent à graduer l'intensité du courant.

ÉCRAN MAGNÉTIQUE. — Les actions magnétiques s'exercent à travers tous les corps ; elles sont arrêtées seulement par le fer doux, lorsqu'il a une épaisseur suffisante. Le galvanomètre marin de Thomson est protégé contre le magnétisme terrestre et l'action des pièces de fer du navire par une cage de fer doux épais.

ÉCRITURE ÉLECTRIQUE. —Voy. Plume élkc-

TRIQCE.

ÉCRITURE MAGIQUE. — A l'aide d'un pôle d'aimant, on trace des caractères sur une plaque d'acier trempé. Il suffit de saupoudrer ensuite la plaque de limaille de fer pour voir apparaître les caractères, la limaille s'attachant aux points aimantés par le contact du pôle. On rend les caractères plus apparents en étamant la plaque ou la recouvrant d'une feuille de papier.

EFFET JOULE. — On désigne ainsi quelquefois l'échaufiTement des conducteurs par un courant (Voy. ÉCHAUFFEMENT).

EFFET FELTIER. — Effet qui se produit au point de contact ,ou à la soudure de deux métaux difiTérents, lorsqu'on y fait passer un cou-

rant. Si l'intensité du courant est I et qu'il se produise une différence de potentiel t entre les deux métaux, il y a production d'une quantité de chaleur -H < I» si le courant est dirigé dans le sens de la chute de potentiel, et une absorption — tl, si le courant est en sens contraire. Par suite, si l'on mesure la chaleur dégagée entre deux points A et B, situés de chaque côté de la soudure, et comprenant une résistance r, la chaleur dégagée est dans le premier cas

et dans le second

I»r + cl

Ih'-tl.

Pour rendre sensible l'effet Peltier, il faut donc diminuer l'effet Joule l'r, c'est-à-dire employer une intensité très faible. On montre facilement l'effet Peltier de la manière suivante. Quand le courant passe du fer au cuivre, il y a dégagement de chaleur. Si donc on soude un fil de fer entre deux fils de cuivre, et qu'on entoure la première soudure d'eau liquide à 0<», la seconde de glace à la même température, le passage d'un faible courant produit autant de glace autour de la première soudure qu'il en fond autour de la seconde.

EFFET THOMSON. — Un courant, traversant un conducteur métallique dont tous les points ne sont pas à la même température, transporte de la chaleur dans un sens variable. Cela résulte de ce que, même à l'état d'équilibre électrique, les divers points ne sont pas au même potentiel. Ainsi, si l'on fait passer un courant un peu intense dans une barre métallique homogène dont les deux extrémités sont maintenues à 0° et le milieu à 100®, les températures devraient décroître symétriquement de chaque côté à partir du milieu. En réalité le plomb est le seul métal pour lequel il en soit ainsi : pour l'argent, l'antimoine, le cuivre, le zinc, le cadmium, la température est plus élevée en chaque point de la seconde moitié qu'au point correspondant de la première, parce que, dans ces métaux, le potentiel allant en croissant avec la température, il y a absorption de chaleur dans la première moitié et dégagement dans la seconde. Ces métaux sont dits positifs. On appelle négatifs ceux pour lesquels le potentiel varie en sens inverse de la température et par conséquent la température est plus basse en chaque point de la seconde moitié : tels sont le platine, l'aluminium, l'étain, le bismuth. Le plomb est neutre. Pour les métaux positifs, il y a transport de chaleur dans le sens du courant, pour les métaux négatifs en sens contraire.

Page 1