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nés dues à leur pinceau éminemment reliffieuT, telles que le CouronnemtfU dé la vierge au milieu du paradis , par Jean et Antoine, dans Téglise de Saint-Pantaléon ; telles aue la Madone au manteau étendu^ à Santa-Haria Formosa , et une Madone sous lin baldaquin, au milieu de quatre doc'^ leurs , par les mAmes , à TAcadémie. Ceci est d'autant plus digne de remarcfue, que les Vitarini sont à peu près les seuls peintres de l'école de Venise, qui aient panaitement traité cet important mais difficile snjet.
Après les Yivarini, nous trouvons François Squarcione , né à Padoue , en 139ï , et mort à Venise en*iVJi. 11 y réunit la plus riche collection qu'on eût encore vue des nomb/eux objets d'art recueillis par lui dans ses voyages en Grèce et en Italie. Il forma jusqu'à cent trente-sept élèves^; mais il ne reste de lui qu*une seule peinture authentique» saint Jérôme.
Elève de Squarcione» André Mantegna, peintre et graveur» né à Padoue en ikSo et mort en 1505» composa un grand nombre de tableaux ou de fresques» dans le genre historique religieux» parmi lesquels on remaroue» à Milan» à la Bréra» «am^ Martin^ $aint Mare ; à Vérone» à Saini-Zénon le Majeur» la Madone entre trois apôtres et 'trois saints. C'est au musée du Louvre» à Paris» qu'on •dmire quatre des derniers et des plus beaux tableaux de ce peintre mystique. L'un» la Vierge de la victoire^ représente la Vierge assise sur un trône» tenant l'enfant Jésus sur ses genoux » accompagnée des saints protecteurs de Mantoue; les trois autres offrent trois suiets allégoriques qui sont : le Par'meuse^ les Vices chassés var la Vertu ^ et te Ckrist entre les larrons.
Vers la même époque» de 1421 à 1517, florissaient les frères Bellini (Gentile et Giovanni}» Vénitiens. On doit au premier la procession de la Sainte-Croix sur la place Saint-MarCf le Miracle tiré de Teau» à FAcadémie de Venise comme le précédent» et de plus, la fresque do la salle du Grand Conseil» aiu«i que plusieurs tableaux pour Tempereur Mahomet» près duquel il fut envoyé |iar la république (750). On doit au second une délicieuse Madone les mains jointes pour protéger le sommeil de l'enfant Jésus , et une autre non moins belle» entre sainte Cathertnê et saint Jean rEvanaéliste^ toutes deux dans la sacristie de l'église du Rédempteur. A l'ège de 79 ans» il Qt un de ses plus beaux tableaux, la Vierge et r En fant- Jésus ^ accompagnés de saint Pierre^ de saint Ca- Ikirtne» de sainte Agathe et de saint Jérôme. Ce tableau qui avait été possédé par le muaee du Louvre» est maintenant dans la vaste
magniflque église de Saint-Jean et de t-PauI » une des plus richement ornées
^ {KO) De retour k Venise, il y mourut eu 1301. 11 ~ pour élève. le fameux Giorgione, qui devint lui-
le roiitre du Titien.
(751) Foy. rënumération raitonnëe de ces t«<
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d'œuvres d'art et de peinture en particulier. Jean Bellini mourut en 1519.
Cima Conégliano, qu'il ne faut point confondre avec César Conégliano » peintre contemporain du Titien» eiécuta» dans le genre mystique» des chefs-d'œuvre parmi lesquels on admire» à la Bréra, saini Pierre^ martyr: à Santa-Maria del Carminé , une Nativité avec sainte Catherine et sainte Hélène; à Santa-Maria del Orto, t Incrédulité de saint Thomas^ et à l'académie des Beaux-Arts » la Vierge sur un trônt^ au milieu de quelques saints.
Parmi les peintres de cette remarquable école mjpstique de Venise» brille d'un éclat tout particulier Vittore Carpaccio» de 1502 à t522. Entre autres belles peintures sorties en grand nombre de son pinceau fécond» et
3ui sbnt presque toutes autant de che6- 'oBuvre » on admire à l'académie des Beaux- ArtSy ses neuf grands tableaux représentant toute la Légende de sainte-Ursule et de ses compagnes » depuis l'arrivée des ambassasadeurs du roi d'Angleterre» qui envoie demander la main de fa sainte pour son fils , jusqu'à l'apothéose des onze mille vierges. A la même époque » nous remarquons Marco Basaîti » dont l'œuvre capitale est le Christ mort entre deux anges: Vincenzo Catena» mort en 1530» auteur de portraits » de tableaux de chevalet » de fresques » et dont l'œuvre principale est le Martyre de sainte Christine^ çu'on voit h Venise» dans Téglise Santa-Marta Mater [Domini : Giovanni Mansueti» Francesco Santa-Croce» Piermaria Pennachi» Francesco Bissolo» RoccoMarcone» Giovanni d'Udine» Sebastiano Florigorio d'Udine» et plusieurs autres qui tous restèrent généralement fidèles aux célestes inspirations de la peinture chrétienae» dans les fi'esques et les tableaux si nombreux et si peu connus dont ils ornèrent les églises de Venise et ses palais somptueux (751).
On ne peut pas en dire autant de leurs contemporains» il Giorgione» Tizzano Vecelli» Paris Bordone» Giovanni-Antonio Pordenone» (de 1461 à 1576), qui» uar l'introduction du naturalisme dans la peinture chrétienne» ont commencé la décadence de cet art divin. Quant à leurs successeurs directs, tels que le Titien et le Tintoret» son élève (pour ne parler ici que des peintres vénitiens) qui» durant le xvi' siècle» ont consommé» cette triste décadence» nous ne craindrons point d'afiirmer que les brillan- . tes qualités qui les distinguent» sous le rapport de la grAce» du colons» de la correction et de la finesse du dessin» ne sauraient racheter» k nos yeux» l'absence de plus en Ï)lus sensible de l'expression mystique dans es sujets, même religieux» qu'ils ont traités» et qui ont fini par devenir simplement pour eux un prétexte à Texpression du naturalisme le dIus charnel et le moins déguisé. Di-
bleaux d^ns la Table chronologique des école» eatho' litfuei de peiniure en Italie^ publiée par M. de Mon* ulembert dans son livre Du fondulisme et du eatKo' ticisme dam Varti