‹ Dictionnaire d'esthétique chrétienneChapitre 99 sur 167 · YEN · texte numérisé non relu

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liens, pins întenîgenls que nons, dans la décoration de leurs églises. Pour celles qui ne peuvent être oniées ni de fresques, ni de mosaïques, ils n'admettent ordinairement que des tableaux de bon aloi, en ayant soin que, par le genre de leur encadrement et leur disposition régulière dans Tédifice, ils en rehaussent la s^vmétrie architecturale plutÂt que de la détruire. Que voyons-nous, au contraire, dans la plupart de nos églises de France? Un mélange confus, incohérent de cadres aux formes diverses, aux dimensions inégales, disposés sans ordre et sans discernement, et dont le pèle-méle effroyable offense autant les yeux que le bon goût. Cet inconvénient se fait sentir, en |)artief dans la cathédrale qui nous occupe, dont les nombreuses colonnes et arcades rejettent absolument la plupart des toiles qu'on va introduites peu a peu. On ne devrait garder de ces tableaux , dont plusieurs sont estimables, que le petit nombre de ceux qui iKiurraient être adaptés à certaines surfaces lisses, sans interrompre les lignes architecturales de rédifice. Sa longueur extérieure y compris le porche, dé|)asse 75 mètres, ce ce oui donne plus de 225 pieds; sa largeur, également extérieure, est ae 18 mètres 68c., dans les nefs, et de 35 mètres 50 c, soit 103 pieds â pouces, dans le transept. Sa hauteur est de 16 mètres 92 c, ce qui donne 50 pieds environ (749).

Voici comment M. le chanoine Bourasse, dans son livre Des cathédraleê de France ^ s'est exprimé sur celle qui nous occupe. « Elle porte, dans toute leur pureté, les caractères de larchitecture romano-byzantine de la seconde époque. Il existe peu d'édiQces où ce style, noble dans sa sévérité, soit exprimé avec plus de grandeur et d'harmonie. Les formes des arcades, des chapiteaux, des moulures, sont irréprochables sous le rapport du type , et rappellent le» détails des monuments de la même époque, Mtis en si grand nombre dans les provinces méridionales de la France. Les antiquaires chrétiens estiment beaucoup l'ensemble de Saint-Apollinaire , précisément à cause de cette unité de style , de cette austérité de décoration [iropre à cet Age , et si j'osais ainsi parler, à cause de ce (larfum d'antiquité chrétienne qu'on y respire. L'aspect général en est grave et solennel, et l'effet religieux n'est |>oint diminué par les caprices de la décoration, et par ces mille ornenements qu*un art moins avare a ré()andus d*une main prodigue dans d'auires constructions moins belles, au point de vue esthétique. »

M. le chevalier Joseph Bard, membre de plusieurs sociétés savantes, a consacré à l'appréciation de notre basilique, par lui étudiée sur les lieux, deux articles publiés dans le Moniteur de Tienne (juillet 1853), et qui portent le cachet de la science et du

ût de ce monumentaliste si expérimenté.

oici comment il termine son intéressante et consciencieuse étude de la cathédrale Saint-Apollinaire : « C'est un monument de l'école romano-byzantine, telle que la formulèrent et la comprirent les Lombards au XI* siècle , et l'un des archétypes les plus beaux du genre, qui existent en France. •

Tout près de ce monument, au septentrion, on voit le célèbre pendentif, édifioa carré , dont les quatre faces vermiculées el historiées, offrent des soleils et des salamandres dans les flammes, symboles favoris de François ^^ Chacun des quatre angles est flanqué d'une colonne d'ordre corinthien. La frise qui règne au-dessus est d'un jjoût très-pur. La cm qui est au milieu du cintre de chacune des quatre grandes ouvertures en forme d'arcade , est ornée d'une tète et d'une armoirie. La voûte en pendentif, qui couronne l'édifice, est la première de ee genre, oui ait été construite en France , ee qui Qt cfonner è ces sortes de voûtes , dont celle-ci est le type, le nom {générique dt pendentif de Valence. Cet édifice éUit iib oratoire funéraire érigé au milieu du clôttre canonial , aujourd hui démoli, dans les souterrains duquel on avait déposé les tombes de MM. de Mistral, famille très-ancienne» maintenant éteinte. L'inscription qui constate cette particularité en même temps que la date du monument, qui est de 15w» rot découverte en 1839 , époque où l'on eOBmença la restauration encore inachevée de cet édicule.

VALTHER(Jbaii). Compositeur allemand, mort en 1555. Voy. Musique, Râfo&iib niH

TESTANTE.

VENDREDI SAINT. Analyse du cbant de l'adoration de la croix de cet office. Faf. Modes ecclésiastiques.

VENI CREATOR. Hymne caractéristi^M du 8* mode. Voy. Modes.

VENISE (ÉCOLE DE pEiirruRB db). A rarticle Coupoles, nous apprécions sous ses dvers aspects la célèbre basilique de Saîm- Marc, cette merveille architecturale d*iuie ville si riche en monuments el en obgeli d*art de tous genres. Dans celui-ci, nous dirons quelques mots de ceux des phîi frands peintres qui ont fécondé sa cél&ra cole. Les plus anciens sont Juste elA>* toine de Padoue, élèves de Giotto, «alMn des fresques de la coupole du baptistèn , fll Guarientode Padoue, qui, en 1963,aexécm les fresques de Téglise des Eremitani, de la même ville. Viennent ensuite les Virtrinit de rtle de Murano, (Louis, Jean, Antotai et Barthélémy) , de iihkk VM. Ces qvaM peintres peuvent être regardés à bon drti à comme les fondateurs de Téraie oijsliqM J de Venise. Cette illustre cité moûlre nuiiaU k Tadmiration des royageurs, dans églises et ses musées,* plusieurs i

(749) n résulte de ces mesures prises avec exar- que les dimensions «le la cathédrale de lÉ liiude par M. Chevillet, architecte du déparleiueui, plus grandes qu'on ne le pense

VEÎI

JOTESTHETIQUE CHRETIENNE.

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