‹ Dictionnaire d'esthétique chrétienneChapitre 132 sur 167 · AVANT-PROPOS DE LA NOUVELLE ÉDITION · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS DE LA NOUVELLE ÉDITION

Kn résamant sous ce titre. Du vandalisme eidu catholicisme dans Vart^ divers écrits et discours qui ont été livrés au public* de 1833 à 18^8, et en consentant à les voir re-

Kraltre dans Tune des vastes collections où , Tabbé Migne assemble tous les trésors de la science religieuse, on n*a pas la prétention de croire que ces essais soient dignes de rhospitalité qui leur est offerte à edté de tant d'œuvres célèbres et de tant d'auteurs illustres. On ne se Qgure pas surtout y avoir résumé toutes les règles, ou résolu tous les problèmes qui constituent Tart religieux. Mais en présence de l'immense révolution qui s*est opérée de notre vivant dans les idées du clergé et des fidèles sur tout ce qui touche à Ta liturgie, à Tart, à Tarchéologie, à Fhistoire, il a paru curieux et utile de constater quels efforts il a fallu pour effectuer cette transformation, et quelles difficultés l*on rencontrait au point de départ. Aujourd'hui Tœuvre est consommée, la théorie de YoiV\ religieux est rétablie sur ses véritables bases ; et tous les jours de généreux et salutaires efforts sont tentés pour en réaliser la pratique.

Comme on Ta du ailleurs : « C'est une nouvelle renaissance qui s'opère sous nos yeux, renaissance qui est la contre-partie de celle du xv* et du xvi* siècles... Elle est manifeste dans l'art, comme dans la littérature, comme dans l'histoire, comme dans la

société entière. On se plaît à la nier, à la combattre. On critique telle construction, tel livre, telle tentative avortée, telle exagération puérile. On a raison dans le détail, on se trompe sur l'ensemble. Les échecs partiels, la fausse direction, les excès, les ridicules, ne changent rien au résultat général. Quoi qu'on fasse, la marée monte, le flot marche. On ne sait pas, on ne voit pas bien ce qu'il ^ag;ne. Dans ses mouvements réguliers, mais intermittents, il semble reculer autant qu'avancer; et cependant chaque jour il fait sa conquête imperceptible, et chaque jour le rapproche du but fixé par l'éternelle sagesse et l'éternelle justice (843).» Ce qu'il importe de ne pas oublier, et ce que démontreraient au besoin les pages qu'on va lire, c'est que cette rénovation de la science et de l'art catholique n'a été le fait d'aucun pouvoir, d'aucun prince, d'aucun pontife même. Elle est sortie spontanément de l'effort indépendant et désintéressé de quelques gens de cœur, pendant ces belles années de paix et de liberté qui ont signalé la régénération religieuse de la France, qui l'ont initiée à tous Tes genres de progrès, et dont \qs luttes fécondes et généreuses ont fait éclore toutes ces œuvres de foi, de dévouement et de charité, qui sont l'honneur et la consolation du présent.

Ch. DE MoNTAUEMeErBTTS

45 mars 1856.

AYANT-FROPOS DE VÉDITION DE 1839.

Dans l'absence à peu près complète d'ouvrages propres à servir de guide aux personnes qui sont attirées vers l'étude des monuments de l'art chrétien , on a cru pouvoir, sans trop de présomption, recueillir divers fragments dictés par l'amour de ces trésors de l'antique foi , le désir de les conserver, et l'espoir de les voir un jour inspirer des œuvres qui renoueront la chaîne des bonnes et saintes traditions. Loin de nous la pensée d'avoir voulu combler, même en partie, la lacune si déplorable que laisse, dans notre éducation religieuse, historique et littéraire , le manque de traités complets sur les diverses branches de l'esthétique chrétienne. Notre seule ambition est de pouvoir offrir quelques idées catholiques et quelques faits nouveaux, résultant

d'études assez approfondies sur ces objets , aux membres du clergé qui pourront se trouver chargés de la conservation ou de la construction d'édifices religieux, comme aussi aux jeunesgensqui manqueraient d'occasion pour s'instruire dans les contrées ou les livres de l'étranger.

Avant longtemps éprouvé le besoin de

Juelques indications spéciales sur les prouits de l'art, inspirés par la pensée catholique, dans le pays qui est le but de la plupart des voyageurs, nous avons en outre dressé, d'après nos observationspersonnelles, un tableau de toutes les œuvres des peintres italiens qui ont devancé ou résisté à l'envahissement du paganisme dans l'art et dans la société , commencé sous Laurent de Médicis, et achevé sous Louis XIV.

(845) Dei intériti calholique$ au iix* iiècUf 5* édit., p. 37.

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