LEURS
BYZANTIN (Style). Foy. Coupole.
CALVIN. Voy. Réforme protestante.
CAMPANA. Peintre, élève de Giotto. Foy.
Peinture
CAMPO SANTO, de Pise. Foy. Peinture.
CARACTÈRE. Dans son acception générale»
le mot caractère est pris pour le signe distinctif d'un objet quelconque. Dans un sens plus restreint et appliqué aux beaux-arts, il exprime leur nature, .leur, but respectif, en môme temps qu'il indiàue la physionomie spéciale des œuvres de chacun d'eux en particulier. Ainsi,. par exemple, en areliitecture, un hippodrome destiné aux courses de chevaux aura un autre caractère qu'un amphithéâtre destiné aux combats de gladiateurs; un temple présentera un aspect bien différent de celui d*un palais, etc. II est facile de voir qu'un édifice tire son caractère de l'ensemble des dispositions que réclame la destination spéciale à laquelle il est affecté. Plus ces dispositions auront été fidèlement observées par l'architecte, plus l'édifice par lui élevé aura du caractère. Cet édiitce, ainsi nettement accusé, sera facilement reconnu de tous; et si c'est, je suppose, un temple, il ne viendra à l'esprit de personne de le confondre avec un théâtre ou avec la maison d*un simple particulier.. Ceci est une affaire de bon sens, autant que d'archéologie; et cependant, que d'infractions à ce principe fondamental n'aurionsnaus pas à signaler ici, mémo de la part des artistes les plus renommés? Leur engoue* ment pour les cinq ordres de l'architecture grecque a été si aveugle, si peu mesuré, qu'ils n*ont nas craint de les appliquer indis-
tinctement aux constructions de genres les plus divers, les plus opposés. Bourses, théltres, palais, hôtels de ville, tribunaux, abattoirs, pénitenciers, tout à été traité uniformément, selon les prescriptions de Vitra?» ou de Yignole; tout a un air de famille à déconcerter les plas fins connaisseurs. Sur tous les points civilisés du globe, et parti» culièrement dans les villes des Etats-Unis, l'œil du voyageur se fktisue à ne voir pai^ tout que l'éternelle reproduction du dorique ou du corinthien, dans des milliers d'édi-; fices dont l'aspect uniforme n'offre que Timage d'une désespérante monotonie. Mail cette absence complète de caractère est bien plus saillante encore dans les églises que nos architectes classiques ont bâties en si grand nombre, depuis l'invasion de la Renaissance, sur le modèle du temple païen. Ici, il y a même plus qu absence de caractère religieux dans les édifices consacrés au culte religieux: il y a un énorme contre-sens, oa contraste des plus choquan||#, pour ne POÎBt dire des plus inconvenants, entre la oesli* nation sacrée de ces édifices, entre les.coe* ditions liturgiques du culte catholique euquel ils sont consacrés et celles du temple païen c^ui a servi de modèle a leur.architee* turc. C est là une aberration que la postérité impartiale, dégagée des préjugés classiques qui nous aveuglent depuis si longtemps, ne pourra concevoir. Non, jamais elle ne pourra s'expliquer comment, en présence .de. ees milliers d'églises romanes ou ogivales qei leur offraient des modèles tout fiiite et si complets du temple catholique, nos archi-
CAR
D ESTHETIQUE CIlRETiENNE.
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