‹ Dictionnaire d'esthétique chrétienneChapitre 33 sur 167 · COQ · texte numérisé non relu

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touclefl^rait aussi cette humble vertu (211).

H Vonux (du grec owf, ongle) est une sorte 4ragate une, rubannéede bfanc, et à laquelle les anciens trouvaient avecronigle une ressemblance dont il est assez difficile de déterminer le motif. L'onix figurait Tinnocence, la candeur (212), la sincérité et la vérité inviolable (213). Cette pierre était assignée au patriarche Manassé et à l'apOtre ^int Philippe (21&J.

« La saraonix , fusion de Tonyx et de la sarde, était d*une teinte brillante, pourpre, nuancée de plusieurs couleurs, et rappelant Je pluft souvent celle des grains de la grenade. Elle figurait la charité vive (215), que désignait aussi ce fruit. Sa variété de nuances rappelait la fécondité de cette vertu, ses richesses spirituelles, et son trait caractéristique qui est de se faire toute tous (216), selon 1 expression de T Apôtre (217).

«Le^rrna^, pour les mêmes causes, avait une analogie complète avec Tallusion de la sardonyx : il figurait la charité (218).

« La sarde^ par sa transparence et sa teinte approchante de celle du feu, qui passait nour épouvanter les bètes féroces, rappelait ja foi qui s'élève, qui aspire à monter sans mesure et s'attache aux choses d'en haut /218)| et en même temps le martyre (2l9j. Elle symbolisa Ruben, à cause de la publicité de ses scandales représentée par la lufuière, et aussi de son grand amour pour i$on jeune frère Joseph, qu'il défendit seul i^ontre tous ses frères,

« Saint Barthélémy 9 dont le corps fut tout ensanglanté par le plus cruel des martyres, ^t qui était terrible au démon, fut assimilé à la sarde (220).

^xcusierunt Lah (Jud. xviii) et Samsom Dgniiidœ flftit..., $uccendil segetes Philisthiim {Judic. xv, 5), Tropobgieef carbunçulus significat ardeniem charitatem»

i^ii) Tropologice onyx siçnificat candorem et infiocenitam. (Cornel. aLap., mExod, connn.j ixvni).

(212) Per duos Onycltinos, significaniur veriias et $inceritas, Veritas per clariiatem^ sinceriias, per ^otiditatem, (Innocent 111, De sacr. ait, myst.^ 1. 1, c. 20),

(215) OuyXf ita dictus ab unguis humant simili-- $uaine. Rie sifnificat Manassen , ob morum candofem et humamtatem: unde et in Apocalypsi datur Phitinpo, (Cprn. a Lap., ibid.)

(214) SardoniXf cujus color igneus et rubeus esi^ et ^MMt granum malorum granatorum^ ciaris^ime ruttiut^ per quem charitas intelligitur. (S. Brun. Ast., Prœf. in lib. sub Apocalyp,, i.)

(215) il a/a punica clarissimis et dulcibus granis regulariter ordtnatis plena sunt^ per quem (sic) lanetorum ecclesias et congregationes ubique per totum mnndum intelligere possumus, in quibus Chrisd fide^ Us eoucordia pace^ et dilectione cunjuncti continentnr. (S. Bruno Astens., Exposit, sup, Exod. xxvi).

(2t6) Omnibus omnia factus sum ut omncs [acerem salvo* (/ Cor. ix, 19-22).

(217)Granati rubicunditas charitatem significat,,. llabe igitur in granato quod diliaas, (Lettre du pape Innocent III à Richard I*'^ roi d'Angleterre).

(218) Innocent lil, De sacr. ait. myst. I. i, c. 27.

(219) Sardiusj qui^ quod sanguinis colorent habel^ miriMmê nuari^frium significat. (S. Brunon. A»t., AwH-fa'^tt^aiif». Àfoe.^ xxi.) Sardius vero clarum et

*m Actet, Jhnnnus habet autem et co-

' « La cftry«o/t/he (pierre d'or),d'unjauned*or môle de vert, représentait la vigilance (221) et la sagesse (222). La nuance dorée de la chrysolithe la lit assignera Ephraîm, par allusion à la couronne dont Jéroboam, Ephra!mite, s'empara après Salomon. et qu'il transmit à sa descendance. Dans le langage hiératique, la chrysolithe était attribuée à la pénitence, et symbolisait saint Matthieu (223).

ff Le béryls ou algue marine, couleur de Teau frappée des ravons du soleil, rappelait la sainte Ecriture élucidée par le Sauveur, et aussi la saine doctrine et la science ; c'était encore la longanimité, la force et le saint héroïsme, vertus tellement surhumaines,

Su*il semble que l'Âme qui en est ornée rééchisse l'être de Dieu. A cause de Tédat f}assagcr qu*il tire des feux du soleil*, le )éryl représenta Benjamin, tribu tantôt resplendissante dans la personne de Salil et celle de saint Paul, apôtre, tantôt débile et décimée , comme on voit au tem^is de Michol {Jud. II, M), où elle fut réduite à six cents hommes. Le langage tropologique assigna le bérvi à l'apôtre saint Thomas , parce que sa foi subit des vicissitudes , et |>Dur 1 héroïsme chrétien oui , selon la tradition, le poussa à* Tapostolat et au martyre daoi les Indes.

ff La topaze^d'nn jaune brillant, approchant de celui de Tor, figurait simultanément les vertus les plus précieuses , la sagesse. Il chasteté, k- mérite des bonnes œuvres; et cette espérance chrétienne, la seconde entre les vertus , sœur de la charité Apurée par Tor. L'invincibilité du bras fut désignée par la topaze; elle désigna Siméon , extermioA-

lorem sardinis^ siquidem Deus noster est ignU «fw dens.., Ardeamus et nos ferrure charitatie acceaei^ etc. (Id., ibid.^ super Apoc, iv).

(220) Sardius, qui ianis specie translucet signifUed Ruben printogenitum Jacob, cujus libido se prodidif tum patri, tum aliis... Sed quia tardius sufftuê humore hebelabalur, lihic convenit conslantiœ et ameri hujus Ruben, quo tam iwpcme conalusest Jo^epkwm e manibus fralrum liberare... Sardius fervidapi siffm-, ficat doctrinam, et pro ea martyrium: est enim èer lore sanguineo et igneo, quo (eris terrorem ineuti^ {Apocalyp, xxi); iribuiiur Bartlwlemeo qui pro Chri' sto ercoriatun, tolus sauguincus ideoque dœmùnibms terribilis [uit... elc. (Coniei. a Lapide, m Exod^ Comm., xi^vui.)

(221) innocent |U, De sacr. qlt. myst.^l. i, c«21.

(222) Chrysolithus... quia aureum habet co/oroB, ab auro smçepit et nomen... Idco per hune lamdem sapientiam intelligimus. (S. Brun. Ast., Prœf. sap/. Apocalyps.^ XLi).

(223) Çhrysolithus partim aurci, partim martm est colorts. IJnde hebraicevocalur Harsis, id est mmrimus inquit S. Ilieronymus. Hic congruit tribut Ephraim^ qui regiam potestaiem in Jéroboam adepta^ eamdm' tissimetenuii, Tropologice^ chryselilhus sigmfuutpttnileniiam, unde in Apoc. tributtur MaJthœo, (T'A petnilen-i fuit et ferrons amore Christi. (Corn, a Lap. « Exod. Comm., xxviii.)

Les notes relatives à la symbolique des pierres précieuses qui suivent, étaul basées sur la plupart des mêmes autorités que les précédentes, nous en suspendons ici la cilalion, pour abrécer. On anr^ toujours la facilite d*y recourir, dans ronginal,

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