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mèlre. Il existait d*autres coupoles ou rotondes presquaussi grandes que celle du PanthéOD, aux thermes de Titus, de Caracalla et de Constantin. Elles étaient également (iclairées au moyen d'une ouverture pratiquée è leur sommet, comme celle d'Agrippa.
L'archilecture chrétienne, en s'appropriant la forme de la rotonde, lui imprima une nouvelle hardiesse et une nouvelle grandeur. Ble en fit le couronnement de la partie la plus saillante du temple catholique, c'est-à<dire du point d'intersection des deux bran<ches de la croix symbolique que figurait le temple saint. C est ce qui fut exécuté pour la première fois lorsque, par les ordres de Tempereur Justinien, Anthémius de Trailes,; et Isidore de Milet érigèrent àConstantinople la coupole de Sainte-Sophie. Détruite par un tremblement de terre, elle fut réédifiée^ vingt ans après par un second Isidore, neveu du premier, telle qu'elle existe encore aujourd hui, moins la splendeur et la richesse dont elle brillait sous les empereurs grecs. Alors la hardissede la construction le disputait à la richesse des matériaux, et toutes les parties de l'édifice étaient parfaitement appropriées à sa destination (228).
Nous avons dit plus haut fjue l'architecture chrétienne, en s'appropriant la rotonde, du Panthéon, lui avait imprimé une nouvelle hardiesse et une nouvelle grandeur; nous. pouvons même avancer que, grâce à la mo-j dification profonde qu'elle y apporta dès le' principe, et aux perfectionnements qu'elle y, •jouta dans la suite, elle en fit une de ses* plos belles créations. Ceci demande quelques* explications. i
Comme plusieurs des églises bâties pri-l miiivement en divers lieux en forme de ro-; tonde par Hélène et Constantin n'avaient rien dans leur disposition qui les distinguât des rotondes (païennes, les architectes byzantins,* dit le judicieux auteur que nous venons de eiter, en adoptant la coupole l'inscrivirent au centre d'un carré divisé en deux nefs
Eriocipales se coupant en angles droits par ) milieu, de manière à ce que l'intérieur du B^onument ressemblât à une croix grecque, c'est-à-dire i une croix dont les quatre branches sont égales. Ils perfectionnèrent encore la construction de ces dômes, en les élevant au-dessus de quatre grands arcs disposés sur un plan carré (229). On comprend qu'en adaptant un périmètre circulaire à un périmètre quadrangulaire, on avait en surplus quatre angles. Chacun de ces angles fut alors racheté par une petite voûte en encorbelle- Hient, dont la surface est égale à un quart de sphère et qu'on ne peut mieux comparer qQ*à une niche. Les dômes ainsi disposés
(tS8) Voy, la description aussi complète qulniéràsanli; que M. L. Batissier a donnée de celte célèbre basilique, dans son Histoire de Vart monumenl»i(Hv. VIII. — Ecole byzantine.)
(x29) C^éiait une hardiesse digne du génie chrétâes, qui aspire constamment vers le ciel, d'élever aiiiii sur quatre piliers détachés, la rotonde païenne ^i, jusque-là partait du fond , c'est-à-dire du ui-
sont dits en pendentifs. Ce plan en croix . grecque est celui de Sainte-Sophie de Constantmopie ; il devint le type d'après lequel ont été Mties les basiliques grecques pen- •dant une longue série de siècles, non tou- ,Wois sans avoir subi plusieurs modiûca- 'tions importantes, à diverses époques. En raison de ces moditications, les monuments religieux byzantins ont été divisés en trois classes principales, que nous allons bientôt faire connaître.
Voici comment s'exprime sur le point important qui nous occupe Thoni. Hope, dans son excellente Histoire de Varchitecture :
« LorsQue Constantin, en 328, transporta le siège de rempire de Timmensecité de Kome dans la petite ville de Byzance, iteut-étre n'eut-il d'autre intention que d échapper aux obstacles sans nombre opposés par le paganisme à la foi nouvelle dans son ancienne capitale, et d'offrir au christianisme une espace où il pût se développer plus à Taise. AConslantinople, le nombre des Chrétiens l'emporta dès le principe sur celui des païens. Dès les premiers temps, on y demandait des églises plutôt que des tem- ■ples, et l'on pouvait en oAlir non-seuleuient dans les faubourgs, mais au cœur môme de *la cité qui s'agrandit rapidement. D'un autre côté, il est vrai, les temples n'y étaient ni vastes, ni nombreux, et ne fournissaient point ces matériaux magnifiques que les Romains mettaient en pièces pour les réunir et les combiner de nouveau dans la construction des églises.
« Mais, privés de ces ressources, les architectes de Constantinople n'avaient pas à lutter du moins contre les obstacles qui arrêtaient ceux de Rome , et ils purent réaliser immédiatement leur désir de donner à l'architecture chrétienne un caractère complètement différent de celui du paganisme,
« Si la ville ne leur offrait pas' dans la destruction des portiques et des péristylei^ d'un grand nombre de temples païens, a&^ sez de colonnes pour ériger ces longues basiliques romaines ; d'un autre côté, les pro- Î;rès des Orientaux dans l'art de la voûte, eur permettaient, môme en employant des matériaux moins abondantset moins riches, de jeter sur de plus vastes espaces, des arcs et des coupoles plus hardies. Les longues allées de la basilique romaine furent donc supprimées. Aux angles d'un vaste carré dont les côtés se prolongaient à l'extérieur en quatre nefs plus courtes et égales entre elles, se trouvaient auatre piliers liés par quatre arcades qui s appuyaient sur eux; les pendentifs entre ces arcs étaient disposés
veau du sol, et de la suspendre, en quelque sorte, dans les airs, t'est là aussi le caractère propre de la coupole byzantine cbréticnne, qui ne permet point de la confondre avec la rotonde romaiiie et (es nombreuses imitations qui en ont été faites, même par des architectes chrétiens , en Italie, da04 rOrient, et surtout à Jérusalem.
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employa plus de cinq cent architectes à réparer \ef^ bâtiments dégradés, et à en ériger de nouveaux dans les anciennes provinces de Tempire et dans les pays qu*il reconquit à TOccident.
« Le mauvais succès des hardiesses insensées d'Anthémius et d*Isidore, rappela leurs successeurs à des principes plus rationnels. Us daignèrent donner au dôme qu'ils élevaient en l'air un appui visible sur la terre. Ils superposèrent mftme aux quatre piliers du dôme, et au-dessus du point d appui des arcs et des pendentifs, des corps de maçonnerie additionels en forme de pinacle, dont la pression perpendiculaire contrebalançait la pression oblique de ces pendentifs et de ces arcs. D'une part, on pouvait faire aboutir à cette maçonnerie les éperons nécessaires pour arc-bouter le dôme lui-même, et pour diminuer le poids qui pesait sur ces pendentifs ; et de Tautre, on variait par là dans ses détails et Ton pyramidisait davantage la masse du bâtiment (23&).
« Le système que nous venons d'exposer parait avoir présidé à la construction des édifices religieux de Constantinople, depuis Justinien jusqu'à nos jours (235); c'était celui de Sainte-Sophie, et c'est encore celui de la dernière mosquée érigée dans la capitale deTempiro turc. Dans les mosquées de médiocre dimension, comme dans celles d'AndrinopIc et de la sultane Validé, le dôme repose sur quatre arcades, dont l'ouverture est remplie par le mur extérieur percé de ses fenêtres ; mais dans les grandes mosquées impériales, dans celles ae Mahomet, de Soliman, d'Acmet, quatre branches partent de ces arcades et sont couronnées par des demi-coupoles ; peutêtre ces branches elles-mêmes se prolongent-elles en portiques ou salles de moindre étendue, recouvertes à leur tour par de
f)etits dômes, ce qui donne à tout l'ensemble 'apparence d'une vaste réunion de globes de cli verses dimensions. » [Histoire de Varchitecture , par Thomas Hope ; chap. 7»
Cette superposition de coupoles , dont les points d*appui ne sont pas apparents, donne à toute la fabrique un aspect de légèreté inimaginable. » ( Bévue jrançaise, tom. \I.)
(%54) Le diamètre intérieur de la coupole de Sainte - Sophie est de 105 pieds, et sa hauteur jusque sous le sommet, est de 189. — Ainsi, la coupole byzantine suspendue est encore plus haut<ï de 57 pieds que le Panthéon de Rome, qui ne mesure que i^i pieds 3 orifice.
pieds 3 pouces de hauteur, du sol au bord de son