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soires du plan et de Télévation. Voilà donc une grande ihvenlion aussi féconde qu'elle était difficile) et je ne saurais mieux donner l'idée de son importance ni du rôle qu'elle joue dans Tarchileçture byzantine, qu'en la comparant aux voûtes d*arètes sur nervures du grand style ogival (241).
Après les coupoles de Saint-Marc et de Périgueux, expression la plus fidèle Ju style byzantin inauguré par Sainte-Sophie, nous voyons ce genre cle construction se refléter, (mais avec de notables variantes
3ui le modifient plus ou moins) dans l'or* onnance de plusieurs églises romanes, Srincipalement sur les bords du Rhin (242). ious le voyons même figurer et avec des modifications généralement plus sensibles encore, dans le plan de quelques-unes des
!)rincipales cathédrales ogivales de France 243) et de ritalie (244). Enfin, nous la voyons se résumer dans la basilique do Samt-Pierre de Rome, dont la célèbre coupole, à cause de ses vastes dimensions et île la hardiesse de son exécution, est devenue elle-même, à son tour, un type qu'on a voulu imiter depuis dans l'édification d'un
{;rand nombre de temples chrétiens, parmi esquels figurent celui de Saint-Paul à Londres, les dômes des Invalides et de Sainte- Geneviève à Paris. Mais, ce nom de dôme convenant mieux, en eO'et, et étant réellement plus souvent employé que celui de coupole, pour désigner ces sortes de constructions, à partir du xiu* siècle environ, nous y renvoyons pour les détails qui nous restent à donner sur cet objet, et en particulier pour tout ce qui concerne la question esthétique de l'emploi de la cou-
£oie et du dôme dans nos édifices religieux. es mêmes réflexions étant, sous ce rap** port, corannines à ces deux membres d'une même famille, il serait inutile de les répé-^ ter dans deux articles différents. Voir aussi celui que nous avons consacré à Saint-Pierre de Rome.
COUTANCES (Cathédrale de). Toy. Dôme.
CREATION (la), figurée par la sculpture. Toy. Amiens, Reims, Strasbourg.
CRITIQUE (244). La véritable eritique mûsicale suppose de grandes et de profondes connaissances dans l'art, ainsi qu'un goût exquis. Elle ne se contente pas seulement d'examiner et de Juger les campositions d'après leur forme extérieure et technique, mais elle les apprécie d'après leur caractère esthétique. Si celte critique est en outre impartiale, claire, écrite dans un lan* gage convenable, dégagé de toute passioa et de toute ironie, elle envisagera Tart, perfectionnera le goût, et tout artiste raisonnable, non^seulement s'y soumettra sans peine, mais il l'acceptera avec empressement. Il faut avouer cependant que de tellea critiques, à l'exception de quelques exemples très-louables et très-rares, ne remplissent pas souvent les colonnes de nos jour-^ naux périodiques, et que la plus grande partie des arislarques ne connaissent mèm» pas ce que c'est qu un accord, ou ne possèdent tout au plus que des connaissances très su» perficielles del'art sur lequel ils écrivent.
Parmi ces critiques, il y en a qui possèdent certaines notions de l'art, d'autres qui l'ignorent complètement. Les [jremiers se fout lire parfois avec plaisir; il est vrai qu'ils ne disent rien, mais encore ont-ils lair de dire quelque chose; les seconds» aussi stériles qu'insipides, répètent ces for> mules banales, ces lieux cotpmuns qu'on a déjà dits et répétés mille fois : cette mn* sique estbonne^ excellente, enchanteresse* divine, c'est un chef-d'œuvre; ou bien elle est médiocre, ennuyeuse, monotone, mauvaise, insupportable, détestable. De temps en temps nos critiques consultent des hommes de l^art ; mais» comme aux renseignements qu'on leur donne, ils veulent toujours ajouter quelque chose de leur crû, ils finissent par se contredire, sans s'en apercevoir. De telles critiques laissent aisément deviner la raison pour laquelle elles sont écrites ainsi et pas autrement; c'est pourquoi elles ne jouissent d'aucune estime, et 1 art n'y gagne rien. Voy. le mot Opéra.
CRUCIFIX. Voy. Types
DAMASE (Pape), compositeur de chantliturgique. Voy. Cdant; Musique.
DANIEL (Le prophète). Foy. Anges.
(24i) Det influences byzanlines^ par M. Félix de Verneilb. (Annales archéologiques^ tome XIV, 4854.)
(ïlâ) Il y a deui dômes el deux chœurs dans un certain nombre d'églises romanes de cette région. Parmi les églises qui offrent cette particularité nous citerons les cathédrales de norms et de Mayence. Le dôme principal de cette dernière présente une élévation de 590 pieds allemands.
(243) Par exemple, dans celles de Coutances, de Laon et de Rouen, il est vrai que les dômes de ces trois églises sont plutôt des lanternes que des dômes proprement dits. L'influence byzantine y a eu très- peu de p^rt
(244) Lfî dôme de la <*alhédralcde Milan offre
DECHANT (du latin, Discantus). Où entend par ce mot le chant d'abord à deux parties, ensuite à un plus grand nombre, qui,
plus de réminiscences de la coupole bytaniine fne les trois dont il est question dans la note qui pté* cède. Son diauièlre est de 53 pieds 6 pouces, el sa hauteur de 238 pieds, depuis la naissance da dôme jusau'au sommet de rintérieur.
(245) Nous extrayons cet artii le du Dictiamiêin de musique de Lechteinlal, parce qull nous a ptm contenir des idées fort justes qui peuvecl s^appfi* quer égalemei.t à toute espèce d'œuvre d*art A Particle Opéra nous revenons avec qiielqvw détails sur les conditions d'une bonne criuqoe or matière d'œuvres d'art en général, cl d^œuyret é'aU musical en particulier.
D'ESTHETIQUE CHRETIENNE.
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Yers la fin du xi* siècle et aa commencement du xn% remplaça l'harmonie primi* tiTe et plus rude qu'on appelait Diaphonie. Il était ordinairement iknprovisé par les exécutants sur la mélodie courante du plain-chant qui leur servait de thème. La Toix qui tenait ce chant j^rihcipal sur leouel îts autres improvisaient 1 harmonie, rappelait pour cette raison teneutf d'où le mol tenar encore usité aujourd'hui, et oui sert à désigner la voix de dessus dans les parties d'hommes. On appelait aussi cette manière d'harmonie, thant sur le litre Jean de Mûris, chanoine de la cathédrale de Paris, qui écrivait sur la musique au xiv* siècle, définit ainsi le déchant. « Ceux-là déchantent (ce (^ui serait plus exact) disemUeni (2US^) qui chantent suavement avec 09e 6a plusieurs autres voix, de manière que de musieurs sons distincts il n'en résulte qiriin seul, non par l'unité de la sim* pUâtéy mais par l'union d'un doux et harmonieux mélange des voix f246). i>
Nous empruntons à l'abbé Leboeuf les détails historiques et critiques qui vont suivre sur cette importante période de l'harmonie des chants d'église qu'on appelle le déchant Nous les accoQipagnerons du texte de la célèbre Bulle vocta sanctorum de Jean XXII, à laquelle donna lieu l'abus de ce système de contrepoint. Pour les considérations d'esthétique qui s'y rapportent Foy. les mots Contbe^point, HARMOinE.
Origine' de Déchanta exposée par Lebœuf^ dans son Traité historique et pratique du phin-chant.
« Cette organisation du chant dans l'office divin commença par une minutie : les chantres romains qui étaient venus en France du temps de Charlemagnc, avaient enseigné ce secret à nos Français, qui surent bien depuis le mettre à profit. Les auteurs qui écrivirent à fond sur le chant, tels que saint Oion et Uucbaud de Saint-Amand, tous deux disciples de Remy d*Auxerre, parlaient plus ou moins, dans leurs traités, de cette organisation du chant. Hucbaud s'y est fort étendu dans son Enchiridion manuscrit, et par la longue description qu'il en a faite, on voit que ce n'était guère qu'à l'aide de quelques instruments que cette organisation était exécutée dans les écoles, et (|ue le nom ne lui fut donné que parce qu'on trouva les touches de quelques petites orgues plus propres qu'aucun autre iftstrument à faire sentir la rencontre de raccord de deux sons différents. Hucbaud
parle de plusieurs sortes d'accords, dans les règles qu'il en donne, mais rien de ce qu'il dit ne prouve qu'on pratiquât alors dans TEglise aucun de ces accords (2&7).
« Ce que j'ai trouvé de plus ancien, et qui suppose l'organisation des voix déji admi- • se, est l'ordonnance d'Eudes de Sully, évè- l que de Paris (ad calcem operum Pétri Ble* sensis)^ de l'an 1198, qui statue sur la fête de la Circoncision, pour abolir les anciennes indécences, que les répons des premières vêpres et le Benedicamus^ pourront être chantés in tripla^ velquadrupto^ vel organo; à l'office de la nuit, le troisième et sixième répons, in organo^ vel in triplo^ vel quadru
Îïlo ; et qu'à la messe, le répons gradue^ et * Alléluia seront chantés in triploy vel quu druplo^ vel organo. Ducange et ses continuateurs citent deux endroits du Nécrolo- (;e de l'Eglise de Paris où sont à peu près es mêmes expressions. Dans l'un, qui est au 7 janvier, et nue j'ai conféré avec l'original à la Bibliothèque du roi, Hugues Clément, doyen de Paris, est loué pour avoir fait ce qui suit : Procuravit etiam salubriter quod festum beati Joannis evangelistœ^ quod
{ïrius neglig enter et joculariter agebatur^ 50emniter et dévote celebraretur.... Et quilibet clericorum qui ad missam responsortum vel Alleluiaj in organo triplo^ seu quadruplo de-cantabitf sex denarios habebit. L'autre endroit de ce nécrologe, cité par Ducanee. est au 7 juillet, où, après avoir marque 1 établissement de la fêle de saint Thomas de Cantorbéry à ce jour, l'auteur ajoute : Et quatuor elericos qui organisabunt Alléluia^ cuilibet sex denarios.... Organum était le nom génériçiue qui s'entendait du cas où l'accord était simple, c'e^t-à-dire lorsqu'il n'y avait que deux voix chantant ensemble ^ On verra ci-après qu'en d'autres églises on appelait cela chanter induplo. Jrtp/umétait lorsqu il y avait trois voi'X qui chantaient, par exemple, le verset d*un répons ou d*un Alléluia^ et quadruplum^ lorsqu'il y en avait quatre. Organiser le chant, c'était y insérer de temps en temps des accords à la tierce (suivant des exemples tirés de V Alléluia du dimanche de Quasimodo de l'ancien Graduel de Paris). C'est ce que, dans le xii' siècle et les précédents, on appela organum. Si alors on voulait triplum ou organum triplum^ un troisième chantre fhaute-conlre) chantait à l'octave la partie nu premier chantre, et si on voulait du quadruplum onorganum qua" druplumy une haute-contre chantait à roctave la partie du second chantre. Voilà ce que c^était que les quatre organistes de YAlleluia.
(ii5*) Eo effet, ce mol semit une iraductfon plus esMcVt de éisetmimê (cbanler à deux) que celui de #rtom, qui implique nécessairemenl Tidée de déekmmter oe de mal chanter, • {Noie de l'auteur.)
{Mê) DUeamtant qui simul cfun une vel pluribus àmUiUr cmUamt^ ut ex distinclis ^lontf tutus fiat^ non umtmte stmplieitaiist sed dulcis concorditque mtilfouis uiûûne.
{Ul) Saint (Mon s^exprime ainsi (Cod. Colb.
Silo) : Diaphonia vocum conjunetionibus sonat quam nos organum vocamus^ cum disjunctœ ab iuvicem voces et concorditer dissonant et dissonanter iottéordant. Guy, abt)é cislercien du xu* siècle, rapportaul les règles de celle organisation , dit : Si cantus aseendit duos voces et organum incipit in duplici voce, descenderit très voces et erit in quinta, vel des* cenderit septem voces et erit cum cantu. Voilà l'accord de la quime et de fociave.
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« Dan<i un Ordinaire de Sainl-Martin de Tours (Marlène, De disciplina in divinis of^ /Sctts), qui a environ cinq cents ans, on lit au jour de la Circoncision : El debent organisari Invitatorium^ Versiculii Responsorium ei Pro5(P. Dans le livre de la cathédrale de Sens, qui servait à la Fête des Fous au xiir siècle, il y a : Responsorium ùum organo,
« A mesure qu'on devint plus habile dans le chant, on reconnut que les accords à la tierce pouvaient se pratiquer ailleurs que dans des versets, des répons et des intonations, et que Ton pourrait chanter des pièces presque entières à deux voix différentes. J'en ai trouvé une du xiii* siècle dans un manuscrit de l'église de Sens : c'est le Credo de la messe. La partie du dessous est celle du chant grégorien ; les accords de la partie de dessus, lorsqu'il y en a, sont h là tierce, ou à la quinte, ou à l'octave, et souvent deux parties sont è l'unisson. Le manuscrit ne donne point de nom à ce chant. J'ai aussi vu à Noyon, dans la bibliothèque du chapitre, un manuscrit qui contenait des antiennes de la Circoncision et de TEpiphanie, ainsi notées à deux parties sur les mêmes quatre cordes, sans aucun mélangei parce que celles du chant grégorien sont des notes rouges, et celles de l'accord qui ne revient que de temps en temps, sont en noir. Les paroles du manuscrit m'ont paru du XI* siècle quant au caractère^ mais le cnant n'en a été composé que vers la fin du xirou dans le xin'. Peut-être appelait-on aussi ce chant in duplo. Ce terme est cité dans un Ordinaire de Châlons-sur-Saône, de cinq cents ans, au premier dimanche de l'A vent. On y lit, au sujet du psaume Venite^ de Matines, que la voix sera élevée au verset : Hodie sivocemj et qu'on le continuera in duplo. Il prescrit aussi deux fois Vlntroit à la messe cum duplo. (Martène, De Antiq, EccL ritibuSf tom. I, pag. 611.) Par la suite, et dès le xiv* siècle, on commença à chanter quelquefois des pièces à trois parties, dont la plus basse était appelée téncr, celle du milieu mo^e^tis, et celle du dessus triplum. J'ai trouvé dans les livres de la sacristie de la cathédrale de Noyon un Gloria in excelsis ainsi noté sous le règne de Charles V (2^S). « Mais le nom qui prit le dessus pour désigner ces sortes d'accords,fut celui de discantus^ par la raison que c'était un chant è deux VOIX, et en langage vulgaire, on le nomme déchanl. Les règles en avaient été
(248) Voir la disserlation que j'ai publiée moi^ rrtéme sur Torigine et remploi de \ harmonie appliquée au plain-cbant, durant le moyen âge (Annales arcliéologiques , année 1848), de laquelle il résulte que dés le xiii' siècle, les règles au contre-point ecc!éstasiique avaient été fixées, à peu de chose près, telles qu'elles existent encore aujourd'hui, et que dés le xiv' siècle on pratiquait un contre-point régulier k quatre voix. Le décbant était donc encore plu^ avancé à cette époque que ne le dit Lebeuf dans stm travail , d'ailleurs si intéressant et si riche en détails précieux sur cette question. En ce qui concerne l'origine du déchant, elle est plus ancienne, au moins quant à la théorie, que ne rassure le sa-*
écrites en français dès le xiii' siècle. Elles commencent ainsi dans un manuscrit de l'abbaye de Saint-Victor de Paris : « QuisquU <K veut déchanter, il doit premier savoirqu'est « quand est double^ c[uand est la quinte note « et double est la witisme; et doit regarder « se li chant monte ou avale. Se il monte. « nous devons prendre le double note : 5e il a avale, nous devons prendre le quinte no» « te, » etc. Tel fut le berceau de ce qu*on a appelé depuis contre-point et faux-bowrdon.
« On lit à la page 71 d'une Vie de saint Louis, du XV* siècle, qu'étant à Nazareth le 25 mars, il fît commencer vêpres hautementi et le lendemain au point du jour, matinei du jour, à chant et à déchant. Les lettres da roi Charles VI, de Tan U05, sur la Sainte- Chapelle, portent que le chantre doit instruire et corriger, in lectura, cantu^ diêcofh tu^ accentu etaliis. Les statuts de la Saide^ Chapelle de Bourges, dressés en 1407 ffi Giraud, évèque de Poitiers, et par Piene Trousseau, archidiacre de Paris commis par le Saint-Siège, parlent souvent du décbant et ne le défendent qu*aux oi&ces des morts,
tf Philippe le Bon, duc de Bourgogne, s*exprime ainsi dans un titre de Tan 1431, duquel j'ai eu copie : a Fondons et établissons^ « du gré et consentement desdits doyen et « chapitre enicelle notre chapelle (de Dnooj « et collège dudit ordre (de la Toison cror] « une messe quotidienne et perpétuelle... par « chacun jour de lors en avant solennellement « à haute voix, à chant et à déchant, excepté « celle de Requiem. » L'Obi tuai re de l'église de Térouanne du xv* siècle, cité dans le Glossaire^ fait aussi mention du décbant, eo marquant qu'une personne fonda solemmm missam de beata Yirgine cantaHdam.... eum cantu^ discantUj et organis sonantibus.
« Jean Reignier, bailli d'Auxerre, étant arrêté prisonnier Tan 1432, dans les prisons de la ville de Beau vais, à cause de son attachement envers les ducs de Bourgogne, y lit son testament en vers français et s^n* prima ainsi :
II me suffira d*uiie messe De Bequiem toute chantée Au cueur; me ferait grand liesse Si être pouvait déchantée, i
Une des causes principales de là décadence ou chant litursique au xiv* siècle^ c*est ledé» chant. Celaest établi par plusieurs documeotSi entreautresparlacélèbre bulle DoetaêomU^ rum,de Jean XXIL Nos lecteurs ne seront pv
vant chanoine d*Àuxerre, ptrisque, dés le Tii* sièckf le célèbre saint Isidore, évèque de Séville, ea doanait la déliiiition et en expliquait les diverB fom dans ses écrits^ dont j'ai donné les passages lesplv saillants dans ma dissertation ci*dessus. Seuteanit on ne se servait pas encore du mol déekami^ qai fort beaucoup plus tard, pour exprimer le chaai à phisieurs voix \ mais on rappelait sjmphoole, poar In accords consonnants, et diaphonie, pour les MMMKês dissonnants. Ce dernier nom lui resta , pour lUf reniplacé par celui d'oraanttm, et eesuile par ~^*^ de aéchatity et plus /ara encore par celui ét€i point.
(!^ote de Vauienr )
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DESTHETIQVE CHRETIENNE.
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fichés dé ravoir soos les yeux, telle qu'elle a été traduite par le B. D. Guéranger, avec les réflexions dont Ta fait précéder le savant liturgiste, abbé de Solestne (2&9).
c Le chant ecclésiastique , non-seulement se transforma h cette époque, mais faillit périr à jamais. Ce n'était plus le temps où le répertoire grégorien demeurant intact, on lyoutait, pour célébrer plus complètement certaines solennités locales, ou pour acerottre la maiesté des fêtes universelles, des morceaux plus ou moins nombreux, d'un caractère toujours religieux, empruntés aux modes antiques, ou du moins rachetant, par des beautés originales et quelquefois sublimes, les dérogations qu'ils faisaient aux rèffles consacrées. Les xiv* et xv* siècles vireqi,Ie déchant (c'est ainsi que Ton appelai! lé' A«at exécuté sur le motif grégorien), alimrber ^t faire disparaître entièrement sôm de btearres et capricieuses inflexions, toôla^ la ^majesté, toute l'onction des morceaifi: Hntiques. La phrase vénérable du chant, trop souvent, d ailleurs, altérée par le mauvais goût, par l'infidélité des copistes, succombait sous les efl'orts de ces musiciens profanes qui ne cherchaient qu'à donner du nouveau, à mettre en évidence leur talent pour les accords et les variations. Ce n'est pas que nous blâmions l'emploi bien entendu cfes accords sur le plain-chant, ni que nous réprouvions absolument tout chant orné, par cela seul qu'il n'est pas à rnnisson ; nous croyons même, avec l'abbé Lebeof, que l'origine première du déchatu^ an'on appelle aujourd'hui contre-pointf ou «MU/ sur le /itre, doit être rapportée aux coantres romains qui vinrent en France au temps de Charlemagne (250). Mais l'Esprit- Sainl n*avait point choisi en vain saint Grégoire pour Vorgane des mélodies catholignes;son œuvre, réminiscence sublime et inspirée de la musique antique, devait aceompa^er l'Eglise jusqu'à la fin des temps. H devint donc nécessaire que la grande TOix du Siéffe Apostolique se ftt entendre, et qu'une réprobation solennelle fût portée contre les novateurs qui voulaient oonner une expression humaine et terrestre aux soupirs célestes de l'Eglise du Christ. Et afin que rien ne manquât à la promulgation de l'arrêt, il dut être inséré au corps du droit canonique, où il condamne à jamais, non- •eolement les scandales du xiv* siècle, mais aussi, et è plus forte raison, ceux qui, de nos jours encore, profanent un si grand nombre d^églises en France et ailleurs. Or, ▼oid les paroles de Jean XXII, dans sa iiimeose bulle Doeta sanc^orum^ donnée en im, et placée en tète du troisième Une des Extravagantes Communes ^ sous
(MÊ^HitUuHôms liturgiques ^ tom. I, cfaap. 5,
(^) Trmté Uêlefique du ckamt eecléêUstique ,
SÎM. MmmmlU maeellm sekole^ discipuU, dum lem- Ftrihu mmuturaudU iufÊigHant uovis aolts, inlêndunt fmgere <«««• q^smm ëutkfuas cantare mn/auil, in $emi* mm et mmiuas éecle$ia$tica cantantur^notuli$
DlCTiOH.f. n'EsTll&TIQtE.
le titre De ^ita et honestate elerieormn. » « La docte autorité des saints Pères a décrété que , durant les offices par lesquels on rend à Dieu le tribut de la louange et du service qui lui sont dus, l'Ame des fidèles serait vigilante, que les paroles n'auraient rien d'offensif, que la gravité modeste, de la psalmodie ferait entendre une paisible modulation ; car il est écrit : Dans leur 6otiche résonnait un son plein de douceur. Ce son plein de douceur résonne dans la bouche de ceux qui psalmodient, lorsqu'en même temps qu'ils parlent de Dieu ils reçoivent dans leur cœur, et allument par le chant même, leur dévotion enver.« lui. Si. donc, dans les églises de Dieu, le chant des psaumes est ordonné, c'est afin que la piété des fidèles soit excitée. C'est dans ce but que l'office de la nuit et celui du jour, que la solennité des messes, sont assidûment célébrés par le clergé et par le peuple, sur un ton plein et avec gradation distincte dans les modes, afin que cette variété attache et que cette plénitude d'harmonie soit agréable. Mais certains disciples d'une nouvelle école, mettant toute leur attention à mesurer les temps, s'appliquent, par des notes nouvelles, à exprimer des airs qui ne sont qu'à eux, au préjudice des anciens chants, qu'ils remplacent par d'autres, composés de notes demi-brèves etcommeimper^ ceptibles (251). Ils coupent les mélodies par des hoquets^ les efféminent par le décfuintf les fourrent quelquefois de triples et de mottets vulgaires, en sorte qu'ils vont souvent jus-
3u'a dédaigner les principes fondamentaux e l'Antiphonaire et du Graduel, ignorant le fond même sur lequel ils bâtissent , ne discernant pas les tons, les confondant même, faute de les connaître. La multitude de leurs notes obscurcit les déductionê et les réductions modestes et tempérées au moyen desquelles ces tons se distinguent les uns des 'autres dans le plain-chant. Ils courent et ne font jamais de repos, enivrent les oreilles et ne guérissent point, imitent par des gestes ce qu'ils font entendre; d'où il arrive que la dévotion que Ton cherchait est oubliée, et que la mollesse, qu'on devait éviter , est montrée au grand jour. Ce n'est pas en vain que Boëce a dit : Un esprit lascif se délecte dans les modes lascifs, ou au moins s'amollit et s'énerve à les entendre souvent. C'est pourquoi, nous et nos frères, avant remarqué depuis longtemps qna ces choses avaient besoin de correction,, nous nous mettons en devoir de les rejeter et reléguer efficacement de l'Eglise de Dieu. En conséquence du conseil de ces mômesi frères, nous défendons expressément à quiconque, d'oserrenouveler ces inconvenances
pereutiuntur^ dum vnloéims koguetis intcrmcêut, iffseatmkus luMiuwif etc., elc.
Ce patufle (povr ne parler qau ée oeUit-là) indique éTidenaient que le Pape Jean XXII avait auianl eu vue dans aa buHe le cbanl figuré 9 on à noies dlnégalea valeurs, que le déchanl proprement dit. ( Note de Cauteur.)
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