‹ Dictionnaire d'esthétique chrétienneChapitre 38 sur 167 · DES · texte numérisé non relu

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oa aieaiblables dans lesdits officdSf principalement dans lei heures canoniales, ou encore dans la célébration des messes solennelles. Que si quelqu'un y contrevient, qu*il soit, par Tautorité du présent canon, puni { de suspension de son office pour huit jours, par les ordinaires des lieux où la faute aura ëlécommise, ou par leurs délégués, s*il s'agit de personnes non exemptes ; et , s'il s'agit d'exempts, par leurs prévôts ou prélats, auxquels appartiennent d'ailleurs la correction et punition des coulpeset excès de ce uenre, ou semblables, ou encore par les délégués d'iceux Cependant, nous n'entendons pas empêcher par le présent canon, qûef a« temps en temps,' dans les jours de f6tes principalement , et autres solennités , aux messes et dans les divins offices susilits, on puisse exécuter sur le chant ecclésiastique simple, quelques accords pour la mélodie, par exemple, à l'octave, à la quinte, h la quarte et semblables (mais toujours de façon que l'intégrité du chant demeure sans atteinte, et qu'il ne soit rien innové contre les règles d'une musique conforme aux bonnes mœurs) ; attendu que les accords de ce genre flattent l'oreille , excitent la dévotion, et défendent de l'ennui l'esprit de ceux qui psalmodient la louange divine. »

DECORATION. Ce mot s'applique particulièrement à l'architecture. Il comprend, sous cette acception, tous les genres d'ornements dont est susceptible l'extérieur aussi bien que l'intérieur d'un édiOce, et tous les sujets de composition que l'artiste, dirigé par le goût où le génie, peut introduire dans son système de décoration. Ces sujets ne sont donc point entièrement laissés aux caprices de l'imagination , mais ils doivent, au contraire , être déterminés, quant au choix d^ornements et à leurs combinaisons, par la nature même du monument et par sa destination avec laquelle il faut qu'il soit en rapport, comme l'accessoire à l'égard du principal. C'est encore là une des lois rigoureuses qulmpose le principe de l'ordre, de la convenance, de l'harmonie, qui préside nécessairement à toute œuvre sérieuse d'art et de poésie.

Tous les peuples ont pratiqué plus ou moins la décoration architecturale, par suite de ce besoin de variété, que nous apportons en naissant et qui augmente en nous par le spectacle de la nature. A voir, en effet, le spectacle infini des variétés qu'elle étale» dans les couleurs, dans les formes, dans les nuances de tout genre, dont elle aime h se parer à nos yeux, il est facile de comprendre qn*elle nous invite h répandre le même luxe sur les ouvrages de l'art. Aussi, remarquonsnoiis dans tous le pays ces broderies, ces décwpures, ces mille combinaisons d'ornements, que le gqûi de l'artiste emprunte, tantôt aux formes végétales que la nature déi^loppe avec tant de richesse à ses regards, tantôt- aux inépuisables combinaisons de lignés que lui fournit le géométrie. Dn bon système de décoration rehausse autant le

mérite d'un édifice, au'un mauvais système en. diminue la beauté. Hais la décoration la la plus belle ne saurait racheter un vice essentiel d'architecture, tel que, par exemple, le défaut d'unité. Seulement, dans ce cas, un t)on système de décoration atténue le côté défectueux du monument, comme aussi, un système contraire affaiblit nécessairement l'impression favorable que peut causer la vue d'un édifice intrinsèquement beau.

C'est comme si l'on voyait une belle personne avec une parure de mauvais goût, nullement en rapport avec sa beauté, et réciproquement.

Le rôle immense qu'a joué la décoration dans l'architecture chrétienne depuis son origine jusqu'à nous, ayant fourni matière à plusieurs articles importants de ce Diction* naire, nous ne pouvons ici que ren^ifpr ,1e lecteur aux mots suivants : AiMaèMH|t Couleurs, Fresques, Iconograpbqé, IbM^ QUEs, Moulures, Peinture, ScuLprtac et W»

TRAUX PEINTS. '• r^^ J

DELLO. Peintre florentin mort vers Ilot. Voy. Peintubb.

DENIS (Saint] TArêopagite. Son opinion sur les anges ; voy. Anges.

DESSIN. La peinture se compose de deux éléments principaux, la couleur (Foy^ ce m&i} et le trait, ou dessin, qui va nous occupet. Le dessin exprime la forme, les délinéaments, les proportions des objets qu'il imite; la couleur ajoute aux objets imités les teintai diverses oui leur sont propres, ainsi que les effets de la lumière et principalement les contraste des jours et des ombres.

Le dessin n'est point restreint à la peinture seule, mais il joue encore un rôle principal dans forfévrerie, la gravure» la mode* lure, la ciselure, non moins que dans Tart du tourneur, dans l'art de fabriquer défiches étoffes ornées d'arabesques^ de figoccs d'hommes et d'animaux, dans Tari des Gibelins, dans celui du fabricant de porcelaines et de mosaïques. C'est pourquoi ces divers arts sont compris sous le nom général iTarii du dessin.

L'architecture, bien qu'elle emprunte à a géométrie, au moyen de la règle et du compas, la distribution des lignes c^oi déterminent la configuration et la physionomie d'oa édifice quelconque, a besoin ceDeodanl de recourir au dessin pour les motin si variés d'ornementation, dont elle fait usage.

Enfin, la sculpture peut encore motos se passer du dessin, à cause des profils, des contours et autres combinaisons de lignes qui entrent dans l'étude et la pratique de^ce bel art.

Et même en musique, le deam^ qui misiste dans l'heureuse disposition dés parlief essentielle^ d'une composition musicale, qui liées ensemble, lui donnent du caradère et de l'harmonie, exige de la part da eoflip^ siteur une scrupuleuse attention. Cesl le desêifit en effet, qui donne à une ceovre de musique cette marche lo^que, bien entendue, et cette juste proportion entre les diverses parties dont elle se C4)mpose, sans lii-

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