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Rome et du môndô catholique, serait franchir les limites d*un ouvrage de pure esthétique, commre celui-ci. C'est dans son état actuel, que nous avons è considérer la basiligue Latéràne, et à voir jusqu'à quel point «Ile réunit les conditions du beau dans Torti^e du système architectural qui a présidé à M reconstruction et à son ornementation. Après avoir été détruite par des tremblements de terre et des incendiés, dont le dernier qui eût lieu, en 1361 , n'épargna que Tabside du fond avec ses précieuses mosaïques, cette basilique fut réédifiée en Tétat oik nous la voyons aujourd'hui par plusieurs
f)apes, qui y travaillèrent successivement hStS). Benoii X111 en fu la dédicace solennelle, le 28 avril de l'année 1726. De la hauteur du mont Cœiius où elle est assise, elle domine l'ancienne et la nouvelle Rome> et rimmensc plaine qui l'environne, avec les importants débris des monuments dont les inattres du monde l'avaient couverte, et que révèlent surtout ces grandes lignes d*aqueducs,brisées par intervalles,qui se prolongent en divers sens dans cette campagne déserte. Ce genre de site est on ne peutpTus heureux pour une basilique comme celle de Saint- Jean de Latran. Elle tire donc une beauté t|ui lui est particulière, de cette harmonie qui existe entre le site élevé qu'elle occupe et la prééminence dont elle jouit sur tous les temples de la chrétienté. De|)lus,el!e offre cette autre genre de beauté qui naît des contrastes, à cause de ceux que présentent en si grand nombre l'ancienne et la nouvelleRomedont elle est l'expression la plus haute» la plus signiGcative. Telles étaient les réflexions auxquelles j'aimais à me livrer, lorsque en IS^-Ik, j'eus le bonheur d'assister, le jour de TAscension , à l'imposante cérémonie de la bénédiction papale donnée du tiaut de la tribune par Grégoire XVI à la multitude des fidèles réunis sur la grande
()lace de la basilique. Je n'oublierai jamais 'effet magique que produisit sur mol cette cérémonie, rehaussée par tant d'harmonie, et aussi par tant de contrastes. Ce sont là de ces scènes, dont Tincomparable beauté laisse une impression éternelle dans le cœur du prêtre et du chrétien.
Indépendamment de cette parfaite convenance du site dont nous venons de parler, la basilique Latérane en offre une autre non
(428) Grégoire XI qui, en 1377, reporta d'Avigiioii à Eome le siège ponlilical, ouvrit la porte de ui nef latérale; Martin V y fit faire une façade; ^.Siite V Torna d'un double portique. Clément VUl, e» 1000, renouvela la nef bupérieure; Innocent X, à roccasiou du jubilé de i650, mit la grande nef «âalis réut où elle est aujourd'hui. Clément XII fit, •ar les destins de Galiléi, la principale façade qui regarde la campagne, ornée de quatre colonnes et <le SIX pilastres d*ordre composite et terminée par treize statues. CeUe feçade est de 1762.
iétiQ) Il fut occupé par les papes depuis saint Sylvestre jusqu'à Clément Y, qui fixa le séjour de la papauté à Avignon. Après le grand schisme, les Souverains Pontifes établirent leur résidence au Vatican.
{iôo) Ce magnifique baptistère fut érigé par Cens-
moins heureuse, dans la réunion autour d'elle de toutes les dépendances me com» porte une cathédrale; et Ton peut aire qu^ sous ce rapport, elle offre un type com{ri6t à imiter. Nous y remarquons , en effet, le palais pontificar((^29) qui peut servir de résidence aux chanoines, le baptistère séparé par((k30),une grande salle (le rrîc/fnîtMii) poor recevoir un nombreux clergé avant Toflb» divin ((^31), un cloître (&d2), une grande sacristie et lès autres accessoires nécessaires i une église cathédrale pour le service iotérieur et le culte divin.
L'extérieur des basiliques* h ftome, n*est point, soit quant à l'ordonnance générale, soit quant à la décoration, la partfe la ^m remarquable du monument. Celui de Saiol- Jean-^de-^Latran ne fait guère exception, li ce n'est par sa principale façade qui» sans être un chef-d'œuvre, est cependant regardée comme la mieux réussie parmi celles des autres basiliques. Œuvre de Galilél, elle m divise en deux ordres, dont le premiar comprend la srande porte et les qotÊn moindres^ conduisant dans le beau ponrcki ou vestibule qui précède Tédifice, et fc deuxième comprend la lo^e destinée aa9a«verain Pontife et à sa suite , pour les béo^ diction papales. Quatre colonnes et six pilastres en travertin et d'ordre compoaifti ornent la façade, qui se termine par ai attique sur lequel on a placé les statues colossales en pierre de Jésus-Christ, et diEf dquze apôtres; ce qui contribue à donner I cette façade Fair un peu théAtrai qu*oo loi reproche, avec raison,
II y a une autre façade presque aussi eoBsîdérable, sur le ilanc de Tédiâce, èdroBa en entrant. Ce portail latéral, par où l'oa
Eénètre dans le transept occidental de k asilique, est surmonté, à chacune de ses extrémités, de deux clochers è flèche» îmiléi du style roman-golhique tels qu'on en mil eu assez grand nombre aux anciennes et aai modernes églises de Rome. Cette façade fie manque pas d'une certaine harmonie et d'une certaine grandeur. Elle est rceone de Martin V.
Mais c'est l'intérieur du temple gui doit fixer particulièrement notre attention. Ut on trouve une large place à l'éloge et à II critique; mais cest Téloge qui domine poir l'ordonnance générale du splendide moBi*
tantin à Pendroit inéme où il avait été luipliié, son palais de Lairan. Ltes fonts baptismaux tenten une urne antique de basalte qui s^élèieit milieu d'une cuve entourée d'une balustrade ocni^ gulaire et couverte d'une coupole soutenue ^vi double rang dc'^olonnes superposées; les IwitfR* micres sont de porphyre et les huit autres de wm^ bre blanc.
(431) Construit par le pape saint Léon, letrirf»nttim ou salle à manger est encore orné de mosaïques qui remontent k Tépoqae de ee pontife.
(432) Ce cloître, œuvre gothique du v%t*éi est remarquable par la légèreté de ses élénala^ lonnes. On y a réuni un grand nombre aaaiifii* tés sacrées.