‹ Dictionnaire d'esthétique chrétienneChapitre 54 sur 167 · LEO · texte numérisé non relu

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ment. On y jténhite par le çrand portique à cinq portes, soutenu par vingt-quatre pi* lastres de marbre composite, et au fond duquel est la statue colossale de Constantin, trouvée dans les Thermes.

Cinq portes donnent entrée dans la basilique. La principale, de bronze, est celle qui fat transférée de la basilique Emilienne, par Alexandre VU.

« Lorsqu*on pénètre dans l'intérieur de la noble basilique, dit un écrivain dessinateur, dans sa critiaue judicieuse de cet édifice, on est d*abord frappé de la majesté et de la magnificence de la grande nef; mais la seconue impression est toute différente, quand lœil |ilus attentif ne rencontre de tous côtés

S[ue bizarreries dans les détails. Sans doute, e grand cordon composite de pilastres canelés, et entre ceux-ci les trois divisions superposées, où Ton voit se succ«^dcr des niches, des bas -reliefs et des médaillons peints, forment avec les arcades, de grandes et majestueuses lignes; mais d'autre part, est-il rien de plus déplaisant que ces frises et architraves interro(n()ues ; que ces croisées aussi mesquines qu incorrectes; enûn que cette décoration de niches à frontons anguleux, arrondis et déversés? D'après tout ce désordre, n*e$t-il pas évident que Tartiste a cherché de Toriginalité à tout prix, et qu'ainsi il est arrivé à [)roduire le chefû'œuvre du genre excentrique. Quelque répulsion que l'on ait pour ces extravagance^, on ne peut s'empêcher de reconnaître que si Tétude des détails eût répondu au grandiose de l'exécution générale, Tœuvre de Borromini, admirée de tout point, eût été justement classée parmi les monuments dont Rome peut s'enorgueillir.

« Borromini a fait preuve d'un bon esprit, d'akx>rd, en conservant le plafond de la grande neX, l'une des magnificences de I éalise^ et qui pouvait gêner ses dispositions; ensuite, en cherchant à mettre de Tharmoiiie entre les principales lignes de son architecture et celle du plafond. Celui-ci présente trois grandes divisions, accusées par autant de caissons carrés, où sont ajustées au centre les armes de Pie IV, qui la commencé; à l'extrémité et yers le fond, celles de Pie V, qui l'a achevé ; enfin , du côté de l'entrée, celles de Pie VI qui a fait restaurer et dorer de nouveau ce beau soillte. Le profil de celai-ci est d'une grande fermeté; les moulures et les ornements d'un bon siylOf et les sculptures placées au fond des compartiments, d'un dessin varié qui exprime des ornements d'église, des attributs du culte, et en cela même t)ien assortis à la place qu'ils occupent. Le fond des compartiments est bleu ou rouge, avec quelques tons verts et blancs. La plupart des moulures sont dorées, et cette masse de dorures semble pesante. La corniche du pourtour est dans le même parti; elle est également blanche et or.... Il est probable que Pierre Ligorio, architecte or-

dinaire de Pie IV, est Tauteur de ce beau plafond; ce qui d'ailleurs ressort assez clairement de la comparaison de quelques détails avec ceux de la villa Pia, bAtie par le même artiste.

« Le pavé de la grande nef est exécuté en mosaïques, .d'un dessin très-compliqué, et formé de porphyre, de serpentin, de granit blanc et noir, et de quelques autres variétés de marbre. Il remonte au commencement du XV* siècle et au règne de Àlartin V.

a La limite de la grande nef est marquée par cette large arcade qu'Alexandre VI fit cintrer vers 1592 , et qui repose sur deux grosses colonnes. En avant de cet arc est le tombeau de Martin V, exécuté par Simone, frère du célèbre sculpteur Bonatello, Il s'élève d'environ 0,60 centimètres au-dessus du sol, et se compose d'une caisse de marbre, portée sur six socles également de marbre. Le couvercle est formé d'une table de bronze ayant peu de relief, et sur laquelle le pape est représenté revêtu de ses habits pontificaux. Derrière ce monument funéraire et'à rentrée de la nef transversale, à laquelle on monte par quatre marches, on aperçoit le maître-autel où règne au-dessus du ciboire un tabernacle gothique, orné de frontons aigus sur les faces et de petits clochers ou floches aux angles ; au->aessus, on distingue une faible partie du plafond de la nef transversale, qui date du pontificat de Clément V111 , et par conséquent est postérieur d'environ quarante années à celui de Pie V, avec lequel il a, du reste, beaucoup d'analogie. Enfin, au loin, et au fond paraît l'abside, décorée de riches peintures en mosaïque, qui remontent à la Un du xni* siècle et aux règnes de Nicolas IV et de Célestin Y.

« Là se borne ce que nous avions à dire de ce vaste et splendide intérieur, dont l'effet est complexe; jugé à deux points de vue différents, soit d'après l'ensemble, soit d'a-

f)rèsles détails, il peut provoquer Téloge ou a critique la plus amère (h3S). •

Pour compléter les réflexions si justes qui précèdent, nous ajouterons que Saint-Jean de Latran, avec sa couverture en lambris, avec ses nefs latérales bien accusées , avec son chœur et son abside en mosaïque bien conservés, a retenu beaucoup mieux que Saint-Pierre,le style, etlecaractere primitif de la basilique Latine ; ce qui lui imprime, à le considérer dans son ensemble, un cachet de beauté hiératique qu'on chercherait en vain dans l'église trop renommée du Vatican.

Toutefois, on peut dire que sous ce rapport, la basilique constantinienne elle-même » est surpassée par celle de Sainte-Marie-Majeure» et surtout par celle de Saint-Paul hors Ws Murs, telle qu'on la réédifie actuellement,

LAUDA SJON (Chant od). Yoy. Moo£s ecclésiastiques; Reims (Bibliothèque de). .

LAURATi (Pibebe). Peintre siénnois, de 1327 à 13^2. Voy. Peinture.

LEONARD DE Vinci, peintre. Voy. Ttks.

(i33) Edifices de Ronu moderne, etc., de$swés, me9uré$ et publiée par P. Letaroailly. Pans, ISiO, II* parue, p. 498-505. — Voici les dimensions dans œuvre de ce;te grande lijiiitîque à cinq neb ; lougjttur» nu oiétrfsSlt e. ; largeur, 55 mèti-es 75 c.

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DlCTiONNAIRC

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LGRVY (Adrien). Célèbre iroprimeiir et eompositeur de musique du xti' siècle, h Paris, foy. Mvsiqub.

LESUEUR (Eustachb). Peintre français.

Voy. Fbance.

LIBERA ME. Caractère de ce chant. Voy.

Modes EccLésiASTiQCES.

LORENZZO (Ambroise et Pierre). Peintres siennois en 1355. Yoy. Pei?(ture.

LOTTI (Antoine), né yers 1665; un des plus grands compositeurs de recelé de Venise. Voy. Musique.

LUTHER. Son influence sur les scienceft les arts et la musique en particulier. Foy.

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