‹ Dictionnaire d'esthétique chrétienneChapitre 55 sur 167 · RÉFORME · texte numérisé non relu

RÉFORME

LYON (Manl'Scrits de la RiBUtntiftQUi

DE L4 VILLE DE). Voy. MANUSCRITS.

MACHAULT (Guillauhbde). Compositeur de musique^ au xiv* siècle. Voy. Musique.

MADELEINE (Eglise de la), à Paris. Voy. Grandeur.

MAMERT (Claudius), prèlre de TEglisc de* Vienne, en M3. Voy. Chant liturgique.

MANS (Cathédrale du). Voy. Dimensions.

MANSART, architecte de Féglise des Invalides, à Paris. Voy. Dôme.

MANUSCRITS. Considérés au triple |ioint de vue du chant liturgique, de la poésie et de la peinture ou enluminure, les manuscrits occupent une place importante dans le domaine de l'esthétique chrétienne. C'est ce qui me détermine à leur consacrer un article spécial» en suivant, dans mes citations et dans mes analyses, l*ordre des principales bibliothèques où je les ai successivement étudiés, aOn d'en faciliter la recherche et la vérification h ceux de mes lecteurs qui auraient le désir de les consulter. Ce mode ne me permettant point de suivre un ordre chronologique absolu, j'en suivrai au moins un relatif pour chacune des bibliothèques qui figureront dans ce travail. Il ne faut pas d'ailleurs perdre de vue que nos investigations embrassent un laps de temps déterminé, c'est-à-dire depuis le xr siècle jusqu'au xv' inclusivement, sans parler du célèbre Antîphonaire de sainte Tulle qui est du xviir siècle, et qui sera l'objet d'un article particulier. Nous commencerons par la bibliothèque impériale de Paris.

On ne connaît pas tous les manuscrits que renferme cette riche bibliothèque. Je citerai, entre autres, celui du xii* siècle, côté 165 (23), que je n'avais encore vu mentionné nulle j)ai't. C'est dans ce beau manuscrit qu'on voit la première version (4.34) par ordre de date de la célèbre séquence de Pâques, Fuigens prœclara. Cette longue séquence, dont j'ai publié les huit premières strophes, en notes modernes, dans les Annales archéologiques (435), est noté& avec points sur une (»orlée de quatre lignes vertes, grises et jaunes. Elle est reproduite, avec quelques légères variantes, dans un autre beau manuscrit (Antîphonaire du xiii* siècle de la roôme bibliothèque, n* 778). Chant et paroles, tout V est plus inspire, plus éclatant et plus analogue à la solennité pascale que

(454) Je veux parler ici d*uiie véTftion traduitibU^ car j*ai remarqué la même séquence dans un anliphoQsire respoosorial, côté 11I8« ^ est plu» an» bni 4iteore,. jmîtqu'îl remoiiie au i* aiède.

dans la séquence Victimœpahchali^ d'une date

[)Ostérieure, comme nous en avons déjà ÎA\ a remarque ailleurs (436).

Cette séquence Fuigens prœclara est précédée d'un Hœe dies et d'un Confiiemm^ i]ui ont «beaucoup de rapport avec ceux d'anjourd'hui. Dans le même manuscrit, nois remarquerons la séquence de rAtcensioB, Rex omnipotens^ die hodierna^ du huitiène mode, d'un chant naïf et bien marqué; ce chant est calqué sur le précédent, maisavee de moindres développements. On trouve la même séouence dans le manuscrit lilS du X' siècle, déjà cité, ainsi que bon nombre d'autres textes liturgiques, rebrodaib dans tes manuscrits postérieurs. Celle de la Pentecôte : Sancti Spiritus adsit nohU ^mfm, attribuée au roi Robert, et qui est aa«ti du huitième mode, offre, dans quelquflsuns de ses versets, et notamment dans ki troisième et quatrième, une sorte d'analom avec certaines strophes du Lauda Sion. Oa peut faire la même remarque iK>ur la séquence de TAssouiption, dont le chant tA original et inspiré. Elle débute ainsi :

Aurea virgn Pi'imœ rwnrii Evœ Floretts rosa Prœcessil Maria.

La séquence de Noël, Lux fulget hodienm^ présente un chant large et naïf; elle est précédée d'un beau répons : Viderunt enfKf fines terrœ.

Dans PAntiphonaire déjà cité, du xiii* siècle, coté 778, on remarque quatre séquences, au choix, pour le jour de Piaues, (jans Tordre suivant : 1* Fuigens prœaan; 2" Clara gaudia; 3** Adsunt enim fe$ia fÊi* chalia; k* Prœcelsa admodum. Pour le dimaache dans Toclave de PAques, cinq : 1* Imdent ecce; 2" Adest pia ; 3* le Viciimœ pasdmHf qui paraît pour la première fois. Le cbiai en est conforme au nôtre, sauf certains ornements et la terminaison suivante qoi manque dans nos livres actuels de chaot: Amen dicunt omnia; 4* Die nobi$: 6* GèiMM Eeclesia.

On trouve, dans le même Antîpbonairei la prose de la croix. Laudes crmets attsUs^ mus, sur laquelle nods reviendrons pli^ tard; une autre prose de la m6me lÂte, qw

(435) T. IX, année 4849.

a5(>) Au lome Vlll des Annalsê ertftMafîfi»,

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DESTHETIQUK CHRETIENNE.

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commence par fexilta regUprodeunt^ comme cotre prose actuelle» bien qu*il existe, du reste» entre ces deux morceaux des dififérences essentielles. D*al)ord, le chant (du deuxième mode) est tout à fait différent. Les deux strophes» Quo vulneratus et Impleta tuni, sont les mêmes que dans Thymne acluellemeni en usage (437).

Hais celle du xiu* siècle renferme plusieurs strophes qui n*ont pas été conser- Tées.

Pour le jour de TAscension nous trou- ?ons î !• la prose, Rex omnipotens hodierna^ comme au manuscrit du xii* siècle déjà cité; ^ celle qui commence ainsi : Laude lœlabundœ^ Pour la Pentecôte, nous remarquons cinq séquences au choix : l"* Sancti Smritus tdsU nobis gratia^ comme ci-dessus; T CantaniHuê hodie; 3*' la séquence Veni sancte Spiritui ^ dont je donne ailleurs l'analyse (438). Elle parait là pour la première lois. Elle est écrite sur une portée de cinq lignes rouges; le chant en est exactement le même que celui d'aujourd'hui; h° Laudi/lua mniica : 5* enfin, Die quem prœclara^ sur cinq ligoes; la plupart des notes sont effacées.

Pour la fête de saint Jean-Baptiste, la prose Bpdiema dies veneranday sur cinq lignes do diver es couleurs, à la portée, avec un seul « sur la ligne supérieure. A la fin du manuscrit : O Redemptor^ sume carmcn tcmet eancineniium, que oous chantons encore le

{*eudi saint, à la cérémonie des saintes miles, et dont la mélodie pieuse et recueillie respire je ne sais quel parfum de mysii^ cisme antique.

Passons maintenant à la bibliothèque de Beiffis. Elle renferme, entre autres manuscrits, un Graduel du xii* siècle des plus remarquables, il est intitulé : Graduale anlifumm eum notis iœculi xn\ J'en ai pris de nombreux extraits notés. Ceux que je. vais citer suflSront pour donner une idée de Tim-

Krtaoce de ce précieux manuscrit, qui iette lucoup de jour sur la. période du chant lilorgique dont nous nous occupons. Nous j remarquons, en premier lieu, le beau dianl des Impropères, Agios o Theoi^ dans roifice de l'adoration de la croix (du deuxième mode), tel que nous Texécutons aujourd*liui. Je dois faire observer, à cette occasion, et pour n*y plus revenir, que tout le chantai pathétique de l'adoration de la croix est noté dans nos livres modernes de chœur, presque note pour note, tel qu'il existe dans an t)on nombre de manuscrits des xu* et lui' siècles. Cest une des anciennes mélodies liturgiques des mieux conservées. On peut faire la même observation pour l'office de la semaine sainte en général. La raison en est que cet office n'étant guère chanté en entier que dans Quelques grandes églises, n*a pas été expose à autant d'altération que les autres parties plus usuelles du service dirin. Nous appliquerons la m6me observa-

tion au magnifique chant, ExsuUetjam éngelica turba cœlorum^ qui est écrit, comme le

f précédent, en notes très-lisibles, sur quatre ignés à la portée. A c6té, on lit le titre suivant en lettres rouges ^ gothiques : Befu^ dictio cerei quœ cum aulci modulations canitur posé benedietionem ignis. Viennent ensuite les belles antiennes et versets : Can^ Umus Domino f gloriose enim magnificatus est; Dominus conter ens beila; tinea faeta e$t dilecto. — Trait: Attende cœlum et loqunr, 11 est marqué, en note, que (contrairement à la rubrique observée aujourd'hui) l'on sonne les cloches, au moment du £'yrt« e/eûon, jusqu'au G/orm exclusivement : /n^ cipiente Kyrie eleison^ incipiunt signa pul^ sari et cessant antequam inctpiatur Gloria in excelsis Deo.

L'introït du jour de PAques, qui offre un chant coulant et mélodieux, est le même ouo l'introït romain actuel : Resurrexi et adtiuc sum tecum. Alléluia. Posuisti super me manum tuam. Alléluia. Mirabilis fada est scien^ tia tua. Alléluia. Alléluia : Psaume : Domine^

Iwobasti me, etc. Le chant de YHœc dies est. e même, à peu de chose près, que celui usité de nos jours. Celui de l'offertoine,. Terra tremuit et quievit^ présente une mélodie noble et imilative. Celui de la communion générale, Yeniie populi ad sacrum et immortale mysterium^ a été souvent reproduit dans ces derniers temps, et notamment dans la Revue de la Musique religieuse da M. Danjou. 11 est précédé de ce titre, en lettres rouges : Ante ultimum Agnus Dei dicitur hœc antiphona.

Chaque férié de la semaine de PAques a sa station marquée |)Our une des basiliqiues de Rome. Nous trouvons, à la troisième férié, le chant énergioue et imitatif de l'offertoire, Intonuit de cœio Dominus: celui de Quasi modo geniti infantes y pour le dimanche de l'octave ; celui de l'introït Exaudiat et de la communion Petite et accipietis^. ont été sin* gulièrement altérés dans les éditions (fin xviii* siècle et conimencement xix') du Graduel romain. Il n'en a pas été de môme de l'introït de l'Ascension, rtrt Galilœiy du septième mode, qui a été reproduit, note pour note, dans les mêmes éditions. Celui ae la Pentecôte, Spt'rt/ujDomtnî, du premier mode, n'a pas été rendu, à beaucoup près, avec la même fidélité. Le graduel Veni sancte Sptrîms, du deuxième mode^ a mieux été conservé. On peut en dire autant de l'introït Gaudeamus pour la fête de l'Assomption.

• Dans la messe Pro defunetist l'introït Requiem mternam^ du sixième mode, offre, à peu de chose près„ la touchante mélodie que nous chantons encore aujourd'hui. Même remarque sur l'offertoire Domine Jesu^ du deuxième mode, et sur la belle communion lux œterna^

Vient ensuite une série de Kyrie pour les. diverses fêtes de l'année, grandes et moyea->

(437) Nous voulons parler des hymnes romaines paraison avec celles des manuscrits •on corrigées. La même remarque s*appliaue aui^ (458) A Tarticle Modes kcclésustm^usIu autres hymnes qui nous serrent de pomt de corn-

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fies. Nous allons les indiquer dans le même ordre que les présente roriginal.

Inprœeipuii feilivUatibui. Ce titre est en caractères rouges ; mais toute la notation du Kyrie est effacée. Inmediocribusfestis.Cosi le même que celui marqué pour les dimanches de TA vent dans le graduel Viennois et, si je ne me trompe, dans le graduel Parisien. ifi prœcipuis festis. C'est le même que le Ky-^ m des annuels (parisien), des doubles-majeurs (viennois) et des doubles de première et de deuxième classe (romain), avec cette différence que le chant du graduel de Reims, mêlé de petites notes brèves, est plus coulant, plus varié que le chant moderne.

Inhrœcipuis festii xii lectionum^ deuxC/orta, dont le premier est le même que celui qui séchante aujourd'hui Je samedi saint et les ^dimanches après PAques. Nous remarquons un grand nombre d'autres Gforta, d'un chant aussi pur que varié, suivis du Sanctus et de VÀgnus Dei. Cette abondance de chants liturgiques, que nous aurons fréquemment Toccasion défaire ressortir durant la période qui nous occupe, forme un contraste frappant avec la pauvreté de nos livres de chœur actuels.

A la fête de Noël nous voyons trois séquences. La première In nocte [de Filio Dei Patris)^ > commence ainsi : Natus ante eœcula. Elle a un chant syllabique doux et naïf. La seconde, Post partum Iprosa in mane)^ commence par ces mots ; Salve^ parla. La troisième (In die àdoraboy a/(e/utc), débute ainsi : Quem iimul repolamui. L'une et l^autre offrent, comme la première, un chant doux et naïf. Les fêtes de saint Etienne et de saint Jean-Bantiste (^39) ont chacune leur séquence. Celle de ^aint Jean, du premier modfe, offre une poésie originale. Nous allons en donner une |>artia.

Nq^am miuica sume camenam, Vernacula dulcis amumiam jure dicatam Semfrilenio régi moderanli cuncla creaUa, Pro iocrU melodificans Mllempniis BeaU Joannu roboraniem

Symphoniam pdicatioram Bic CftriiU nom dtsciputus legitur £1 Domini dilectus prœ cœieris Et diâtur Dei gratta.

Au jour de Pâques, la séquence déjà citée, Fu!geni prœclara^ est appelée, dans une note en caractères rouges, la mère des séquences (Mater sequentiarum). Suiventd*autres proses pour tous les jours de Toctave. Celle de la troisième série, Pangite celsa^ offre un chant inspiré. Dans celle Viclimœ paschali^ marquée pour le quatrième jour, on trouve la strophe : Credendum est magis Deo veraci çuam Judœorum turbœ fatlaciy qui en a été retranchée depuis, on ne sait pourquoi.

Aux fêtes de l'Ascension et de la Peute- . cête, on voit les mêmes séquences que celles dont nous avons parlé plus haut. Celle de la deuxième férié après la Pentecôte, Inomnem lerram^ est intitulée : Prosa almifiea.

(459) L'original porte en effet : Pfo$a de iancto JoanneBaptiêta, C*e»t évidemmenl une faute du copiste, qui a écrit saint Jean-Baptiste pour saint Jean

Celle de la troisième férié commence ainsi' Almisonajam gaudia.

La prose de saint Pierre et de saint Paal est digne de remarque, quant au chant et quant au texte. Léchantes! syllabique: il présente une certaine teinte musicale, bien que il tonalité ecclésiastique s'y laisse apercevoir. Nous regrettons de ne pouvoir en donneruo spécimen. Voici les deux uremières strophes de cette séquence.

1. Laudes jucunda melos turma perumat, Çoncrepans inclyta armonia vera sœcli lumina,

2. Jmigendo verba symphoniœ rytkmica luce qui aurea iUustrarunt mundi régna omma.

Nous ne dirons rien de plusieurs autres belles proses (de la Purification, de la Saiot- Barthéiemy, des Saints-Anges, des Saintes- Vierges, de la Nativité de Marie, de Saint- Martin, de Tous les Saints).

La pièce capitale de ce graduel de Reims, c*est la prose de sainte Catherine sur léchant du Lauda Stofi, qui se trouve aussi reprodait dans celle de la Sainte-Croix, faisant partie du même manuscrit. Guidé par certaines analogies et certaines données historiques, j'avais toujours présumé que ce beau cbant, l'un des chefs-d'œuvre de rart chrétien, était antérieur à saint Thomas. Dès l'année 18U^ j'avais consigné cette opinion dans les Ân^ nales archéologiques, sans me douter qu'elk dût être, l'année suivante, corroborée par des documents authentiques et pérempUHres que j'ai découverts dans la biDliotbèqiM de la ville de Reims. Désormais, il ne saurut exister aucun doute touchant la question si longtemps débattue entre les savants» ausa* jet de la mélodie du Lauda Sion. Evidemment, elle n'est pas de saint Thomas ; mais elle est duxii* siècle, si toutefois elle nere monte pas plus haut. C'est ce qu'attestent les deux séquences qu'un heureux hasani a fait tomber entre mes mains, et qui n'avaient été encore signalées, du moins à ma connaissance, par aucun des écrivains oui s'occupent de ces sortes de rechercheis. Ces documents sont contenus dans un manuscrit authentique du xii' siècle, que chacun peut examiner à loisir. Les détails dans lesquels nous allons entrer, touchant la mélodie célèbre qu'ils renferment, ne seront paslon^» parce qu'il s'agit ici d'une mélodie qui est parvenue presque intégrale jusqu'à nous, et qui, aujourd'hui encore est une des plus populaires du culte catholique

Bien que, dans le Graduel de Reims, cette prose ou séquence de sainte Catherine précède celle de la Croix, tout me porte à penser qu'elle lui est postérieure, quant à l'ordre chronologique, et que le chant en t été emprunté à celui de la prose delaCrdi. Je serais même assez disposé à présumer, d'après certains autres documents analogues de la même époque, que dès le xn* siècle ce chant était une de ces mélodies conooe»

CEvangéliste. Quelques passages du texte qne reproduisons ne permettent aucun douieà cet ^fVi

5 MAN DESTHETIQUE CHRETIENNIHE.

populaires comme il en existe de nos ars« qu'on appliquait indistinctement h fférents textes avant un mètre commun, L même composes tout exprès pour être sceptibles de recevoir ces espèces de ants. Quoi qu'il en soit, voici la prose de inle Catherine. Elle est, ainsi que celle do sainte Croix, du septième mode : '^

Vox sonora noêtri ckori, Nottro sonet conditori Qm diipcnU omma.

Fer quem dimicai tmbeUû, Per quem datur et jmeUu De vtrts ridona.

Fer ftem pUbê Àkxaidrim Femme non femimna Stufnâl mgetàa.

Cum beala Katerina Doetoê tincera doctrùfa Ferrwn potenHa,

Hœe ad gloriam parenhan Fuiekrwm dedil omamenimn Monun primleçia.

CUtra per ffroqemtore$ CUtndt per êànos more$ ÀmpUori graUa.

Florem leneri deccm UcHonuei lafwris ÀUrivere ttudia.

Hmn verUgit diictp/mos ViBcmm'ei et dh'mn inadoUêeemia,

Tûs eUctaun, tfas virtmlum, Memuatur sieut btHtm BmulrmuiUnvL

Et reduxU in contemptwn- Fatrit ope$ et parentum Larga patrinunûa.

rosit olenm includens, y^trgo tttptem et prudeiu.

Swmto pergii obvia.

Àt adoentus ejut hora Frœparaiwr âne mora Entrât ad conmvia.

Sittitur ifÊiperatori, ■

Cupiem pro Chriêêo mort Cujm m prœsemia,

QÊÙnqMaginta êapientes Mutoê dedU et nlenttê Ftrgimi facundia.

Capceris horrendi cUnutrttm Et rotamm triste plaïutrum Famem etjejwnta.

M) Cette prose a vingt-quatre strophes. Nous onnons poml les deux dernières, parce que non» gnooi de ne tes avoir pas exactement transcrites

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Ât qnœwÊqne /kmt et Stutinet amore Dei, Eadem ad omma.

Torta nperat torlorem Superat miperatorem Femihœ comlantia,

Crueiatitr imperator Quia cedit crncialor Nec valent mpplicia,

Tandem capite ptmitMr El dum morte mors fimtltr Vitœtnbditgaitdia.

Àngelis mox [uil curœ

Dore corpus senulturm

Terra proad aiia.

Olemn ex ipêa manat Quod infitmos muttoê sanat Evidentigratia

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Bonum nodtt dat unguentnm ot per sMMm oufnwiuioii Sostra êonat «ilta (440).

La prose de la Croix est sous ce titro : Jn inventione^ prosa de saneta cruce Domini nostri Jf9u Christi, Nous n*en donnerons l»as le texte, afin d'abréger ; nous nous bornerons à quelques remarques importantes sur le cbant. Il est le même que. celui du LaudaSian^ sauf, vers )e miheu, des différences assez sensibles dans plusieurs strophes. Celle qui correspond è YEcce paniip est ainsi conçue :

0 cnix^ ^î^inaii triunmhaie inter ligna mUlum taie, Mundi vera so/tii, vote Frontttf fittrOf gevmine.

C*est le commencement da la prière, et par conséquent elle tombe mieux sur le chant que VEcce panU.

Après cette découverte à Reims, j*en ai fait a Lyon une autre dans le même genre et presque aussi importante ; c*est celle d*un chant du LaudaSion^ tout différent du chant ordinaire. 11 se trouve dans un beau Missale vetuê^ lyonnais et viennois, du xiv' siècle, coté 91 (U5), qui est déposé h la bibliotèque du Lycée. Mais revenons au graduel de Reims,

Nous trouvons à la un de ce remarquable manuscrit, une autre prose, de si\ strophe^ seulement, sur l'air détiguré du LaudaSion; elle est intitulée : In commemoratione beaim> Mariœ virginis. Près de celte séquence nous vovons celle de Veni sancte Spintuê, dont la mélodie est, sauf quelques variantes, la même que celle des gradueU Tes plus récents.

La prose de la Vierge, Virginie, Mariœ Laudes (quand on en fait au temps pascal), est non-seulement sur le chant de FtV ftwwi*

du manuscrit» ei qu*il nous serait aetueileinent imr possible d*en faire la vérification.

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