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DICTlOiNIiMKE
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paschali^ mais elle est encore calquée, pour le lêxte, sur celui de la séquence pascale. A ce double titre» nous crovons devoir la reproduire intégralement» d'autant mieux qu^elle ^st fort courte.
Virgm Maria laudês JtUonenl duriniatu»
Eva tri8ii$ abitulH, Sed Maria protulU Natunif qui rejemil pecca^res.
Lux et virtus modula Convenere mirando; MoriœFilm ugnat v\vus.
Die nobiSt Maria, Yirgq cleniens et ptVr,
Quomodo facla es gemtrio^ Ctun lu sis plasnuif De te nascentis.
Angeltu est testis
Àd me inissus cœlestls,
Katus est Christus spes mea fired incredula matiet Judœa.
Credemtum est magis Solo Gabrieli forti Quam Judçeorwn pravœ çohorti,
Scimtis Christwn processissé Ex Maria nuUre.
Tu nobis, victor rex, miserere, —Alléluia,
Il y a une autre prose de la Vierge, Veni firgo virginumy calquée sur la prose feni $ancte Spiritus,
Bibliothèque de la ville de Laon, — Cette bibliothèque renferme un intéressant manuscrit, sans date, intitulé : Hymni et PrO" $<B^ dans leouel on remarque Tes morceaux suivants : iFn Kyrie farci, que nous re-
1)roduisons ici, quant au texte, à cause de la )eauté liturgique d^ sa poésie.
' Tê Ckriste rêx, supplices exoramu$ onmpotws ut nosiri digaeris eleison. Kyrte eleison.
Te dècel laus cwn tripudio, Pater summe, unde te petiftti» eleison, Kyrie eleison,
0 bone rex qui super aslra sedes et Domine qui cuiicla guberna$, eleison, Ëtfrie eleison.
Tua devota pleb$ miplçrai jugiter v| illi digperis eleison, Christe flei^on.
Qui canunt ante te, tu precibus anmie, et nobi$ semper ^tson. Christe eleison,
0 Theosagie^salvansmirifice redemptor mundum eleison. Christe eleison,
Ctamat incessanter nostra conciodicens eleison. Kyrie é^son.
Miserere, Fiti Vei vivi nobis eleison, Kyrie eleison.
In excelsfs Deo magna sit œtcmo patn qui nos redemii proprio sanguine ut vtrificaret a morte dicamus indesinentet wia voce eleison. Kyrie eleison.
C(ementissime Conduor onmiwn rerum^o Domina nostri, eleison. Kyrie eleison.
Qui es omnium princeps regum,rex cœli^terrœ^ eleison, fyrie eleison.
0 Theoê, kyrie Sabaoth solfum qus tenes glotia ymas ffifison, « JHêVS redemptor, Kurie elei*ofi.
Cuncti potens genitor Veus, omm ereater, fans et origs boni, pie, luxque^perenms eleison, elc., et€.
Suivent en grand nombre d^autres airs du Kyrie^ aujourd'hui inconnus. Ils ne remplissent pas moins de quinze pages in-folio. Ln deux Gloria in excelsis qui suivent sont égh lement sur un chant inconnu, dû qoatrièoit mode, mais sans mélange de texte mtenadé, comme au Kyrie. Ils sont séparés p^ir les (Jeux traits suivants :
Regens cuncta benign^ ceelica Et terrea pontica slmul atgue,
Suntma reiidens in poli arce.
Terris dignctus es descendere Rex regum cujus constat sine tempera regman.
Vient après un troisième Gloria^ sur le chant double de première classe; ensuite od quatrième sur un chant qui s^est perdue! d»ns lequel, comme au précédent» la Dotation ancienne, par neumes, alterne avec la moderne, par notes détachées. Cette observation s*appliqne au cinquième et au sixièu^e Gle^ ria qui suivent et dont le chant s'est également perdu. Ils sont séjjarés par le^ tieaox traits suivants, du deuxième mode :
Sedentem in superna makstatis arce
Adorant humillmie proclamanies ad te,
Cum mis wuie vigenti quinque
Sanctus, Sanctus, Sanctus, Sabaoth re9
Plena sutU oiwiia gloria tiut
Àique cum imiocentissimo grege
Qui sine uUu simt labe
Diccnte$ excelsa voce :
Laus tibi sil Domine,
Rex œtertiœ gloriœ ,
Cum sanctQ Spiritu
In gloria Dei Patris, Amen.
Pour le jour de Pâques, c^est la céièfan séquence Fuloet prœclara rutilans pet er? hem, comme dans presque tous les manvcrits. Il y a également une séquence poir chaque jour de l'octave jusc^u'aa jeudi. Au vêpres de ce jour (sous le titre Ante enfetftxum) nous remarquons aussi le lonAi crucis attollamuSf exactement sur le chant da Lauda Sion,
A la solennité de la Pentecôte, c'est la ri^ qucnce connue, Sancli Spiritus nobti aM gratia. Celle du lundi commence aiosi:
Aima chorus Domini; celle du mardi : JUades Deo devotas, offre un chant égalemeBl inusité aujourd'hui. Même remarque poor la mélodie douce et pieuse, de la séquenee de saint Jean-Baptiste.
La fête de saint Hippolyte nous offire le beau chant de Tépître Justorum arnnup, eatièrement noté, Même remarque pour Tépttre de la Dédicace, qui a une séauence commençant ainsi : Clara chorus duice. Les fêtes do saint Rcmi, de saint Dénis et de sainlMichel ont chacune la leur.
Les pages 82-84 nous offrent des Sanuttu et des Agnu5 farcis; et la page 87 et soiT^ trois proses h la Vierge, parmi lesquelles se distingue par sa beauté celle qui déiMilt ainsi s Salve mater Salvatorie: et à la pigs 249, nous remarquons deux autres bvianes de la Vierge : Quod chorus uaium vemimdMt o/tm, et celle dont nous avons leulMMl
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D ESTHETIQUE CHRETIENNE.
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conservé le texte: 0 quam glori/ica luce eoruMeas.
A la page 161, nous troavons ÏAudi bénifne Conditor^ sur l'air encore usité de nos
Kars» mais plus régaliàrement écrit dans scondilions du mode auquel H appartient. Cesl-lè, d'ailleurs, une remarque importante que nous pouvons faire sur la plupart des antiques mélodies grégoriennes oui sont parvenues jusqu*à nous. Elle s'applique au chant du Vexilla regi$ prodeunty que nous voyons à la même page. Les hymnes qui viennent après, Ad cœnam Agni providi. — Jefu noitra redemplio pour TAscension»
sont écrites sur des airs tout différents de ceux au^elles ont aujourd'hui.
Bibliothèaue de la ville de Châloni-sur^ ftame. — Elle possède trois intéressants manuscrits de chant. 11 y eu a un du xiu* siècle, qui offre, entre autres pièces, dignes de {'attention de Tarchéologue, les quatre antiennes de la Vierge, telles à peu près que nous les chantons encore dans nos églises, 9vec cette différence, que, dans le manuscrit de ChAlons, le Regina cœli se termine par un long neume qui n*a pas moins de deux lignes. Nous y remarquons également de |)elles antiennes, telles que le Venite omnes ad iucrum et immortale mysterium; et cellesci : 0 beata infantia : — Ô virgo super t?ir- ÎifUi benedicla: — 0 quam castamater; — 0 ealum ventrem Mariœ. — Lœtentur cœli^ etc. i2e manuscrit est relié. Tout porte àcroire
Îu'il contient l'ancien office cje la cat^érale.
Un autre manuscrit, du xiv* ou du xv^ siècle, et provenant, comme le précédent,dont il n'est guère que le calque cle l'abbaye des Bénédictins de Saint-Pierre de Châlons-surllame,contientles belles antiennes de Saint- Bemi, de Sainte-Madeleine, de Saint-Michel, de Saint-Etienne et de Saint-André.
On trouve dans la même bibliothèque un Processional, du xiir siècle, sous ce titre : Proetêêionale Cathalaunense^ ad usum otn^ nium êanetorum. Ce beau manuscrit renferme ua grand nombre de pièces contenues dans les deux précédents. Le chant en est pur, tonal , et presque syllabique. Il parait qu*il était à l'usage du monastère de Sainte rierre, comme semble rindiquer cette suscription : Dominuê Abbas.
Bibliothique de Iq ville de Lyon.— -Elle renferme de beaux manuscrits, dont le chant est généralement semblable à celui qu'on trouve le même dans tous les autres manuscrits du moyen Age. Nous ne citerons donc parmi CMSS nombreuses pièces de chant que celles qui diffèrent, en tout ou en partie, des versions communes que Ton trouve dans les autres bibliothèques. Dans celle-ci on remarque sous le numéro 9â, un beau missel viennois detMK); un 4nftpAonartum Jtomuntifii de 1350, noté sur 4 lignes rouges, où Ton voit un Invitatoire pour Noël, un JiHroi/pour l'Ascension, et plusieurs autres iiièces qui ont une mélodie particulière. —
Un Missale vêtue du xv* siècle oii l'on remarque également le chant complètement original, sur te premier mode, du Lauda Sion. Ce chant est noble, sévère et majestueux. Du reste, comme dans les autres manuscrits dejamème bibiothèque, on n'y voit presque plus de prose, même aux plus grandes fêtes. La messe des morts est toute comme au Romain, sauf le Dies trœqui offre de notables variantes.
Nous devons au moins une mention à un Missale antiquum^ bien qu'il n'ait pas de chant, parce que c'est un beau manuscrit du XV' siècle , avec de charmants encM^drements. n^-y
Bibliothèque de la ville d'Avignon, -— Elle renferme 1** (sous le n" 6), un Psallerium Graduale in-iol., de la fin du xV siècle ; 2"* (sous le n" 7) un Antiphonarium de la même époque; 3* (sous le n** 51) un autre Antiphonarium du commencement du xvu* siècle, provenant de la Cliarireuse de Bompas; 4-* (sous le n'59) un Breviarium duxiv* siècle; 5' (sous le n' 5 ter) un Breviarium Psalterium de la fin du xv*.
Mais le principal de ces divers manuscrits qui sembleraient devoir tirer une importance |.>articulièrc du séjour des papes à Avignon, et qui cependant, au fond, différent peu des autres que nous venons d'analyser, est un Hymnarium ou Hymni curiœ Èomanœ sur lequel nous avons fait les observations suivantes: 11 contient un Veni Creator dont la mélodie est plus nette, plus tunale, quoique la même, quant h l'essence , que celle que nous chantons, et dont la terminaison, plus heureuse, en omettant le fiy rend inutile la question difficile de savoir s'il doit rester naturel ouôtre bémo- )isé. Il serait à désirer qu'on adoptât partout pette version, la meilleure que je connaisse, de Tantique mélodie. J'en dirai autant à certains égards, du Pange lingua gloriosi, ^t de l'hymne hteConfessor qui se trouVent dans le même manuscrit.il en contient d'autres qui offrent des variantes assez notables de celles en usage aujourd'hui, telles que le Vexilla régis, — VAve maris Stella et d*autres encore qui ont des mélodies tout à fait différentes, comme un Ave maris Stella sur le Quatrième mode , comme les hymnes de la Toussaint, des apôtres et des martyrs, Sancforum meritis.
On remarque dans ces manuscrits, principalement dans le Psalterium graduale cité plus haut, un grand nombre de tritons (kki) directs ou indirects, qui n^ peuvent proyenir que de l'ignorance ou de l'incurie des copistes.
De tous les documents qui précèdent et
Sue nous fournissent des villes situées dans es contrées si diverses, le lecteuf attentif conclura que la liturgie du moyen ft^e, et celle des xu* et xiu' siècles surtout, était bien plus riche, bien plus variée, quant au texte et quant au chant, qu'elle ne l'est aujour-» d'hui. Encore ai-je omis, poj)r abréger, un
(fil) Ou appelle trium la relation, prohibée dans le plaiu-chantj de fa contre $1
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