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Eu 1708 et le 13 avril, M. de la Berchère, archevêque de cette métropole, posa fa première pierre de la nef; mais Targent ayant manqué, le travail fut suspendu. En 1772, Mgr de Hauveau essaya de le continuer, et ue fut r^as plus heureui.

Le siège archiépiscopal de l'antique cité de Narbonne, de cette illustre capitale de la première province que les Romains aient occupée et organisée dans les Gaules, sup-

Srimé avec tous les autres sièges de Franco, l*époque du concordat de 1801, avait été rétabli par celui de 1817, qui n'a pas été abrogé. Mais, grâce au libéralisme étroit du temps et à TindifTérence sceptique de Louis XVIIÎ, ce concordat réparateur de 1817, toujours valide en droit, n'a pas, en fait, été exécuté ; en sorte que l'antique cité de Narbonne n'a aujourd'hui, comme celle de Vienne, pour toute illustration, qu'une modeste sous - préfecture. Le rétablissement effectif du siège archiépiscopal serait pour cette ville, comme pour l'ancienne capitale Viennoise, aussi avantageux au point de vue matériel, que consolant, au point de vue de l'art et de la religion. Sans doute, une telle restitution ne s'opérerait pas, sans exciter les clameurs de ces hommes à courte ▼ue qui se débattent encore 'dans les langes du voltairiani^me, mais elle aurait toutes les sympathies des hommes éclairés et amis des traditions historiques et religieuses de leur pays. Ce rétablissement du siège de Narbonne, pour lequel les patriotiques et intelligents habitants de cette cité firent en 1817, tant de sacrifices, jusqu'à réparer à leurs frais le magnifique archevêché attenant à la métropole (510), aurait, sans doute, pour résultat l'achèvement, daqs un temps donné, de leur bien-aimée cathédrale de Saint-Just, c'est-à-dire d'un nouveau chefd'œuvre de l'art chrétien. Ici une réflexion se présente à mon esprit. Quand il m'est arrivé de visiter et d'admirer quelques-unes de ces anciennes et belles cathédrales, comme celles de Narbonne, d'Arles, de Vienne, de Laon, d'Auxerre, etc., qui se montrent à nos regards dans un état parfait de conservation, bien que veuves, depuis un demisiècle de leurs évoques et de leurs chapitres, je me suis dit que Dieu conservait ces magnifiques monuments de la piété et de la foi de nos pères, pour des temps meilleurs. La France, dévovée de l'idée catholique dont elle avait vécu pendant quatorze siècles, non sans gloire et sans bien-être, se débat maintenant dans les convulsions d'une lente agonie. Ce n'est pas que les médecins et les remèdes manquent à cette pauvre malade; elle en a, au contraire, et de toutes les espèces. La plupart de ces docteurs sont de très-habiles gens, inventeurs ou partisans de maints systèmes curatifs qui se Disputent la préférence. Malheureusement, ils n'entendent rien à la maladie de cette agoni-

(510) Au lieu de démolir leur arcbevécbé, comme les habitants de Tienne, ceux de Narbenne Tont restauré à grands frais, et ce n*a d*^ ««n^ ini^««..

santé. lis ne voient pas gue ce qui la mine, c'est l'anarchie dans les intelligences c«uséd par cette foule de systèmes contradictoires appelés le déisme, le panthéisme, le ralionalisme, le voltairianisme, le matérialisine, qui,*après s'être ligués pour déchirer cette tunique sans coulure qu'on appelle l'unité catholique, et qui abritait depuis si longtemps les lois, les mœurs, tous les intérêts du pays, s'en partaient maintenant avec rage les lambeaux. Ils ne voient pas que cette anarchie , autorisée et patentée par l'indifférentisme légal et philosophique eo matière de religion, qui est le dernier de* gré de Taberration et de la cerruption d*im peuple, ne peut être Vaincue que par le principe catholique franchement reconDuet mis en pratique depuis les plus hauts de-

f;rés de la société jusqu'aux plus infimes. Is ne voient pas, ces aveugles obstinés, (jiia depuis cinquante ans que la nation fraoçam a répudié ce principe catholique» elle D*t cessé d'être livrée, et toujours pour sot malheur, à toutes sortes d'expérimentalioas monarchiques, libérales, constitutioiinelItSi démocratiG[ues, voltairiennes, rationalistei» philosophiques, etc., etc. ; tournant dans v cercle ratai de révolutions, d'émeuteSy de chutes dynastiques, de déceptions, de nn** sères et de palinodies, sans pouvoir jamais trouver une assiette stable, une base solida qui la mit à l'abri de ces perpétuelles et désastreuses oscillations. Ils ne voient pasaa» core cela, ces prétendus habiles médeeioSi et ils continueront encore leurs expériences sur cette pauvre malade, jusqu'à ce qa'ni violent coup de tonnerre, en ébranlant cem nation fascinée et dévoyée, lui ait arracM son dernier soupir. Alors, peut-être, %nt les débris de ce monde tombé en pourriton et en dissolution, ceux oui auront sunréei au naufrage diront en se frappant la poitrine: « Nous avions tous err^ : Èrgo omne$ atvvimus (5a/>. V, 6); nous nous étions doae laissé séduire par de vains, de déploraûes systèmes : fanitale seducti sumus .{ii Esir. I, 7.) Laissons là ces vains systèmes ; asseï d'expérience comme cela, assez du règBê des sophistes, des rhéteurs et des orgoeilleux. Revenons au Dieu de nos pères, refilions à celui qui peut seul nous enseigner il voie, la vérité et nous rendre la vie. » Alon les Français, ne formant plus qu'un peuple de frères, se donneront la main et viendront abjurer un demi-siècle d'erreurs et de dissensions, dans ces temples magnifiques érigés à la divinité par leurs ancêtres et déso^ mais rendus à leur ancienne splendeur.

NICET (Saint). Evêque de Trêves enSÏT; auteur d*un traité sur le chant des hyouies et des psaumes. Voy. Cbant lituagiqub.

^NICOLAS, DE PisE, peintre. Voy. Pm-

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