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PAR
PAGE DB Faenza. Deux peintres du même nom, élèves de Giotio. Voy. Peinturk.
PALESTRINA (Jbak-Pibrre-Louis). Célèbre compositeur et chef de l*école romaine. Voy, Grégorien (Chant).
PAMBON (Saint). Abbé de Nitrie, en 380, auteur d*un traité important sur la psalmodie. Voy: Chant liturgique. Tonalité.
PANGE LJNGVA. Caractère de cette hymne, sa beauté. Voy, Modes ecclésiastiques.
PANTHEON D* Agrippa, à Rome. ïoy. Coupole.
PANTHEON de Rome. Voy. Coupole.
PANTHEON de Paris. Voy. Dôme.
PARABUÉ. Peintre siennois, en 1260. Voy. Peinture.
PARADIS (Beautés et Bonheur du). Parmi les rares et courts nassages qui, dans les livres saints, nous aépeignent les beautés et le bonheur du paradis, le plus connu et aussi le plus remarquable est celui que nous lisons dans la T* Epttre aux Corinthiens, è cet endroit où Tapôtre, après avoir raconté comment il fut ravi au troisième ciel, 8*écrie : Vœil de Vhomme rCa point vu, son oreille n'a point entendu^ son cœur n*a point expérimenté les biens aue Dieu prépare à ceux qui r aiment (520^). Ces trois propositions négatives ; l œil de Vhomme n'a point vu, son oreille n'a point entendu, son cœur n'a point expérimenté, comprennent substantiellement tout ce qu'il est possible de dire sur les beautés et la félicité du [)aradis. En eiTot, Vœilde l'homme n a point vu. Et cependant, que n*a-il ^as vu? 11 a vu, je ne dirai pas les merveilles de Ja nature, la fertilité des champs, les phénomènes d*une végétation aussi resplendissanie que variée, et Tordre admirable des saisons; mais encore, il a porté ses regards scrutateurs jusqu'aux entraillés de la terre, pour lui ravir ses secrets les plus cachés ; il a pénétré jusque dans les abîmes de TOcéan, pour y observer les étonnants phénomènes qu*il recèle sous ses ondes profondes; il a fixé ce» astres innombrables, étincelants, qui brillent au-dessus de nos tètes, pour en mesurer le volume, la distance respective, et en étudier, sous tous les aspects, le mécanisme divin. Il a contemplé la oeauté des créatures, chefs-d'œuvre et images de Dieu. 11 a vu successivement ces merveilles de Tart écloses comme par enchantement du génie de rhomme, émanation de la divinité ; ces merveilles de l'architecture, de la peinture, de la sculpture, reflets de la beauté éternelle, qui, dans nos temples saints, comme dans les monuments somptueux de nos cités , nous racontent avec autant d'harmonie que le firmament, la gloire de Dieu et Téclat de SCS œuvres.
Et l'oreille de l'homme, que n'a-t-ellc pas entendu? Elle a entendu le roulement so-
lennel du tonnerre, le sourd mogisseiiieit des vagues de la mer, en même temps que la douce mélodie des oiseaux printanien et la bise rafraîchissante du soir. Elle a eo» tendu les paroles entraînantes que réloquence fait partir du cœur, et qui émeoTm et dominent tour à tour la multitude. Ellet entendu les sons argentins et majestueux de l'airain sacré agité dans les airs, et les mcents harmonieux des voix et des iustmments qui, dans nos temples, élèvent FâiDe à Dieu dont elles publient la grandeur et les bienfaits.
Et son cœur, que n'a-t-il pas éprouvé? II a éprouvé les émotions douces et profondes de la tendresse, oui est la plus délicieuM des voluptés ; tantôt excité par les traasporti enivrants de l'amour proiane, tantôt sou Timpression d'un sentiment qui surpaM toutes les autres atfections humaines» je veux dire l'amour maternel.
Et cependant, à toutes ces merveilles qn captivent les yeux « les oreilles et le eoer de rhomme, ajoutez tout ce que rimagina* tion et la sensibilité peuvent nous suggérer de plus séduisant, et vous n*aurez qu'uM faible idée des jouissances que Dieu a réservées à ceux qui l'aiment ; mais, hltoosnous de le déclarer, vous aurez la seule idée que vous puissiez en avoir ici-bas, celle dt la comiiaraison. Que serait-il arrivé eneflèlt si, au lieu d'énoncer simplement cette proposition : l'œil de C homme n*a point «m; Mi oreille Wa point entendu ; son cœur fCamml éprouvé, il était entré dans de ^ands déveleppements? Toujours, il aurait follu iijooter : et cependant, ces choses d'ici-lus ae sont rien auprès de celles aue Dieu a jv»- *
Îmrées à ceux qui l'aiment. C est pourquoi, k a vue de notre impuissance à apprécier ai tel bonheur et de telles beautés, il a Dieu aimé nous indiquer brièvement les priadpaux termes de la comparaison que de noi la développer en tableaux plus ou moii séduisants. C est ce qu'on appelle «mm éémonstration négative, au moyen de laqneib on fait voir ce qu'une chose est par ce qu'elle n'est pas. Ne nous étonnons donc poiit de l'oDScurité du langaee qu*on renian|M dans les livres saints, relativement au sqet qui nous occupe.
Dans notre condition présente, unlangip plus détaillé, en dépassant la portéedeooUt esprit, n'eût servi qu'à exciter davanmi notre curiosité, au lieu de Ja satisCure. Me^ cette brièveté de langage, ne nous arrive-tjfl
f)as d'en user nous-mêmes plus d'une M^ orsque nous voulons exprimer quelque scb; sation extraordinaire et imprévue? ne nettons-nous pas alors de côté les description^ impuissantes, pour dire, comme TApAtre : Ce sont de ces choses ^u'il est. plus aisédi ressentir que de déGnir, et que 1*00 rend
(520*) Nec ocutuB vidit, nec auris audhU, nec in cor hominis atceudil quœ prœparavit Deus kiê qm Ulum, [i Cor. ii, S).)
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mieni parle silence et par quelques courtes eiciamations que par rabondance des dis- CQOSS : Arcama verba quœ non lieet homini bmd. {tICwr. xo, k.) Or si, dans rbumble sphère de nos idén» el de nos sentiments, nous ne trouvons rien de plus propre à les exprimer que la sobriété au langage» nous étonnerons-nous que TEsprit-Saint radople de^ préférence pour nous indiquer un orare de' sensations iti8niroent plus vives, plus profondes et plus élevées t
Mais Féternité du bonheur qu'elles nous procureront n'est-elle pas propre à en diminoer le prix ? et n*avons-nous pas quelque sujet de craindre que, sous le joug monotone de cette éternelle uniformité, les élus de Dieu cherchent en vain cette éternelle félidté oui leur avait été promise ? Une telle appréciation n'est fondée ni en justice ni en raison, pan-e qu'elle est opposée à la nature de l'homme destiné à jouir, et à la nature de Dieu, objet de cette jouissance. Cest dire aueTéternité du bonheur que nous procure fa beauté est dans la nature de l'homme et dans la nature de Dieu. Ces deux propositions entrent tout à fait dans le domaine de l'esthétiaue ; c'est ce qui m*cngage à leur donner quelques développements.
Si nous consultons Texpérience journalière, elle nous apprend que l'homme dès ici*bas ne comprend pas de bonheur possible sans l'idée de Téternité, soit qu*il cherche ce bonheur dans la beauté qui captive ses sens et son esprit, soit qu'il le cherche dans celle qui captive son cœur. Notre vie s'écoule tout entière dans l'exercice de nos diverses facultés et dans les jouissances que cet exercice nous procure ou que nous lui demandons. Et tel est Tattrait gue nous y trouvons, malgré leur imperfection et leur infériorité auprès de celles du ciel, dont elles ne sont qu'un avant-goûi, que Tœil de l'homme ne se rassasie point de voir, non saturaiur oeuluê viêu, ni l'oreille d'entendre, fue aurii auditu impletur {Ecele. i, 8), les choses qui nous plaisent et dans lesquelles nous aimons â trouver notre félicité. C'est ee que l'Esprit-Saint nous dit lui-même, et e*est ce que nous confirme d'ailleurs Texpérience de tous les siècles. Et cela n'a rien d*étonnant, si nous nous considérons, ainsi que nous l'exposons dans un autre endroit, que par suite de la révélation divine, laqoelle ombrasse les arts, les sciences et la poésie, nous touchons par Quelque côté à rioflniy qui est Dieu ; or, l'infini est éternel. Voilk pourquoi les païens eux-mêmes se rcinésentaient les justes après leur mort , occupés dans les champs Ëlysées des plaisirs, des jeux, des exercices qui les avaient rendus mareux sur la terre.
Ooi, malgré la vanité et l'insufiisance radicale des choses d'ici-bas, il est encore de ses choses que l'œil de l'homme ne se lasse pas de voir, non saturatur oeulus vûu, que son oreille ne se lasse pas d'entendre, nec turiê auditu impletur. Il est de ces jouissances vives et persévérantes que le temps et leur fréquence rendent encore plus vives
au lieu de les affadir. Et voyez, en effet : les hommes appliqués à l'étude des lois de la nature trouvent la vie beaucoup trop courte pour s'y livrer comme ils voudraient le faire. lis consentiraient volontiers k vivre éternellement, occupés sans relâche de ces recherches et de ces découvertes qui leur offrent tantd'attraits. Ceux qui aiment les spectacles, les jeux publics, les beaux édifices, ne se lassent point de les considérer. Ceux que séduisirent de bonne heure les charmes de la mélodie et des harmonieux accords, ne se lassent pas non plus de prêter l'oreille aux accents enchanteurs de la musique, et parvenus à un Age avancé, ils voudraient recommencer leur carrière, pour entendre encore les chants harmonieux qui les ravissaient autrefois.
Ainsi, dans cette vallée de larmes, l'homme ne se rassasie pas de voir ni d'entendre ce qui peut charmer ses yeux ou ses oreilles, et l'on croirait qu'une fois dégagé des liens qui l'attachent à cette terre d'exil, il finirait par ' se blaser sur les jouissances célestes desquelles Dieu a dit, par la bouche de son Apôtre, que l'homme n'a jamais rien éprouvé de comparable ici-bas ?
Mais, si des jouissances des sens et do l'esprit, nous passons à celles du cœur, la remarque devient encore plus sensible. Ce c^ur éprouve en effet un besoin insatiable d*amour et de tendresse. Quel que soit l'aliment de son amour, Dieu ou la créature, il faut qu'il s'attache à queli^ue chose. Ce besoin d'aimer est si impérieux que peu de personnes y résistent, et qu'aux yeux du
f)lus grand nombre, aimer et être aimé, c'est e bonheur suprême de la vie. Mais l'idée de l'éternité se lie tellement dans notre esprit à celle du bonheur, que, même dans les attachements humains les plus ^frivoles, les plus fugitifs, on ne parle que de s'aimer toujours. Nous passons comme une ombre sur la terre ; nous le savons, nous en faisons l'aveu, et cependant l'idée d'un bonheur éternel est si fort enracinée dans notre âme, que nous ne pouvons nous accoutumer à la
Censée que des liens si doux soient sitôt risés. Que de fois, malgré leur insuffisance et leur fragilité , n'avons-nous pas désiré q^^u'ils fussent éternels, ne voulant* ne recherchant d'autre bonheur gue la prolongation infinie d'une telle félicité? Oui, chacun de nous en a fait plus ou moins l'expérience et a compris par cette épreuve du sentiment la plus sûre de toutes, que, sans l'idée de l'éternité, le bonheur le plus parfait ne saurait être digne de ce nom.
Or, si nos affections humaines pour des beautés périssables ne peuvent se départir de cette idée de Téternité, que sera-ce de celles que nous éprouverons un jour dans le sein même de Dieu, dans ce foyer inépuisable de beau et de bien, de vie et d'amour! C'est alors que nous comprendrons parfaitement comment l'éternité est la condition du beaiLet du bien, non-seulement du côt^ de l'homme (ce que nous venons de voir),
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mais encore da côté de Dieu ( ce qu'il nous reste à examiner).
En effet, si Texpérience nous apprend que les désirs de Thomme sont insatiables, de telle sorte qu*il voudrait jouir sans fin et sans relâche, la foi nous apprend à son tour que cette éternité de bonheur qui, en tant que besoin est dans la nature de Thomme, est, en tant que puissance de satisfaire à ce besoin, dans la nature de Dieu. En effet, ce n*est que dans sa lumière divine qu'il nous sera donné un jour de voir clairement la lumière, réclat de sa beauté : /n lumine tuo videbimus lunum. {P$aL xxxv, 10.) Ce n'est que dans le sein de Dieu, source d'amour et de vie, que nous pourrons satisfaire pleinement ce besoin d*aimer dont notre Ame fut poursuivie durant tout son pèlerinage. Or, cette beauté, cette vie de Dieu, étant éternelles comme lui, ce n'est que là que notre esprit et notre cœur trouveront un aliment éternel.
Avez- vous jamais remarqué comment, depuis des milliers d années, le soleil, c*et immense foyer de lumière et de vie, darde ses rayons bienfaisants sur toutes les parties de l'univers, sans jamais s'épuiser? Ainsi, et ^plus forte raison, Dieu, principe souverain de lumière et de vie, illuminera, vivifiera les élus , sans jamais s'épuiser. En f)Ourrait-il être autrement, lors(}u'il nous dit ui-méme : Je suis celui qui suis (Exod. m, 14) ; è moi seul appartient l'existence que les autres créatures ne tiennent que de moi; à moi seul donc l'éternité ; moi seul, je puis la communiquer aux créatures formées do ma main? Cest donc au centre de ce foyer lumineux que nous verrons clairs comme le jour les secrets de la nature les plus cachés, les motifs qui ont dirigé la Providence dans la conduite des affaires de ce monde, les causes de la prédestination, l'unité de Dieu avec la Trinité des personnes, et dans les perfections divines le type ineffable de la beauté infinie, la source unique et inépuisable de toutes les beautés de la nature et de Tart qui ne sont que le rayonnement de la divine beauté. C'est ainsi que les élus, transformés dans leurs corps et dans leurs Ames en la splendeur de Jésus-Christ luimême (521) verront Dieu. Ils se verront, ils se reconnaîtront entre eux distinctement de même d*un amour si ardent et si doux qu'ils ne pourront se lasser de le goûter et de rexprimer. Oui, nous nous retrouverons nous nous aimerons, nous nous contemplerons distinctement, chacun dans son individualité. Non-seulement l'Eglise nous l'enseigne, mais la raison et la justice Texigent; autrement l'absortion en Dieu, telle que Fentendent certains mystiques exagérés, serait le panthéisme tout pur. Sans doute. Dieu aimé, contemplé par-dessus tout, sera notre fin dernière, comme il doit Têtre icibas. Mais, Dieu aimé par-dessus tout n'ex-
(321) Configuratum [corpus nostrum) corfori ciarilatitsuœ. ( Philip, m.)
(5ii*) Dans la nuit du 15 juillet, la toiture, construiie en partie en bois de cèdre, prit feu, par la né-
clura pas un amour personnel et disUnct
3ue nous nous porterons, même à divers egrés, car il y en aura dans l'ainour respectif des élus, comme il y en a dans leur gloire et dans leur bonheur. Or cet amonr, cette gloire, ce bonheur auront en définitive leur terme et leur couronnement dans cette beauté toujours ancienne et ioujaurê mivelle qu'on appelle Dieu.
PARALLELE entre le style roman et k style ogival. Yoy. Roman.
PARIS ( Manusgbits de chaut db la ■•
BLIOTHÈQUB IlfPÉBIALE DE). Voff. MANUSCim.
PARIS (ËGU8ES de). Voy. Invalides (égliie des), Geneviève (Sainte-), CARACTàASS,Coi> TRASTEs, Dimensions, Fran€b.
PARTHENON, ou temple de Miner?e,k Athènes. Voy. Architecture, CARAcrkui, Sculpture.
PAUL (Saint-), hors les Mubs, à Rome. A l'article Rasilique, nous racontons la foiida> tion de celle qui fait Tobiet de cet articb. et nous donnons rénumération abrégée da dons précieux et des magnifiques larsuKi dont elle fut comblée par Temperenr umstantin, son auguste fondateur. Coostmili sur une propriété de Lucine, noble dam romaine, et dans le lieu même où saint PibI avait reçu la sépulture de Timothée, M disciple, elle fut agrandie par Tbéodonra 388, et terminée par Honorius, telle qnloi la voyait encore en 1823, année où elle U
Eresque entièrement consumée en moioi uit heures, par un violent incendie(SSl^)qi n'en laissa subsister que le portail, les m~ extérieurs en partie et la grande abside.
Ce temple auguste était, et il est (maintenant que, grâce à la muniQcenee te Papes, des souverains et des fidèles deTinivers catholique, il va être complète aol et dignement réidifié sur l'ancien plan), vm des plus vastes, des plus belles egliMi é Rome et du monde entier, et celle qui, em .Sainte-Marie-Majeure, reproduira le type b plus pur, le plus fidèle de la basilique, lA que nous Tavons décrite à ce mot. FnfMséouent, la description que nous alloofl tàe de l'ancienne basilique, sera à peu dedMn près, applicable à celle qui est destinée Ih remplacer. C'est pourquoi nous nous sertirons du temps présent au Heu dn pmsit cl de favenirf et nous ferons d^abord fHth quer que cette église, qui possède nae |Vtie des corps de saint Pierre et de MM Paul,eslunedesquatre grandes basiliipKifi> triarcales de Rome, parmi lesquelleseUaM* cupe le quatrième rang. Elle m xtne longëig totale de cent quarante-trois mètres TiBgHHt centim. hors d'œuvre, le porche ODaqiA et une largeur, à la croix, de soixantii wti mètres. Elle est à cinq nefs^ dont la fit ci pale, recouverte u'un lambris» a trenteaitres de hauteur.
« La forme de cette église, dit M. QatÊtt mère de Quincy), est donc celle *d*M
gligence d*un plombier, qui laissa dans sa des charbons dont la flamme dk§voni leshe sécbées qui couvraient le toit, et enibnsa tout rédiflce*
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DESTHETIQUE CHRETIENNE.
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boiitique^ et m6me des plus grandes, telle» utr exemple, que la basilique Emilieooe, à laquelle elle ressemble beaucoup |)ar le plan. Li nef est ornée de quatre-vjingt colonnes de marbre, presque toutes d'un seul bloc. Phisiears cependant sont de deux pièces ; mais le joint est si bien fait et si adroitement placé à rendroit où se termine la rudenture, qo'oa les croirait d'un seul morceau. Ces coloBoes forment cinq allées. Celle du milieu en a vingt de chaque c6té, les latérales en ont autant. Des quarante qui bordent la grande nef; vingt-quatre ont été tirées, à ce qu'on prétend, du mausolée d* Adrien. Elles ont environ trois pieds de diamètre ; sont corinthiennes, cannelées dans toute leur longueur, et rudentées jusqu'au tiers. Le marbre est blanc et violet, quelquefois bien céleste (pavonaxeUo)^ et l'antiquité ne présente rien en ce genre de plus précieux
Kur la matière et pour le travail, pour la auté des proportions, le galbe des fûts et la sculpture des chapiteaux. Ceux-ci sont de marbre blanc ç[u'on dit de Paros; l'exécution en est belle, ainsi aue le profil des bases. Les seiie autres sont d un marbre blanc grisAtre, d'une espèce de eipolino ; elles sont grossièrement salbées, les chapiteaux et les bases en sont mai travaillés. 11 n'y en a pas deux qui se ressemblent dans toutes leurs proportions. Les quarante colonnes des bas-côtés sont de marbre assez ordinaire ; elles étaient autrefois presque brutes. Le poli qu'on leur a donne depuis quelques années, n'a cependant point encore remédié à l'irrégnlarité de leur galbe. Elles sont moins crosses que celles de la nef et sans cannelores. Dans les deux branches de la croisée on voit aussi beaucoup de colonnes de différents marbres, mais placées sans rapport à la grosseur et h la couleur. Le mur qui fait la séparation de la branche latérale est porté par des colonnes degranit. L'arcde ce mur est supporté par deux colonnes, d'un beau granit oriental: le fond de l'église, ou, ce que les Italiens appellent la triouna^ est forme par un vaste hémycicle revêtu de mosaïque (522). »
Auprès de la basilique, desservie par des religieux Bénédictins, ayant à leur tète un prieur (522*), est le beau clottre du monastèrOt construit vers Tannée 1215, et qui OfEre une grande analogie avec celui de Saint-Jean de Latran, a peu près de la Berne époque. Ce cloître offre quatre galeries voûtées, avec des arcades soutenues par de petites colonnes, la plupart incrustées de mosaïque, ainsi que Tentablement.
Selon la remarque que nous avons déjà fidte, cette superbe basilique est sur le
Cint d'être totalement reconstruite dans I mêmes dimensions et sur le même plan qui existaient avant l'incendie qui en dévora la plos grande partie. Il n'y aura, entre Tune et l'autre, d*autre différence que celle des mttériaus, qui seront généralement moins ri-
ches, bien que tous de marbra^, tant dans la nouvelle que dans Tancienne église. Mais Tordonnaoce générale, la distribution des détails et les motifs de la décoration architecturale, seront absolument les mêmes. On peut dès è présent juger de l'eflEet de cet ensemble si grandiose, en le comjp^arant à ce^^ lui du nouveau SaintrPierre, qui n'a retenô^ de la basilique que le nom ; on peut égale^ ment se convaincre que, soit au point de vue de Festhétique pure, soit au point de vue hiératique, le temple du Vatican, est, malgré les sommes fabuleuses qu*on a enfouies dans sa construction et malgré les efforts des nombreux et habiles architectes qui y ont présidé, resté inférieur au type vraiment oasilical dont Saint-Paul hors les Murs va redevenir, comme autrefois^ Tun des plus purs, Tun des plus splendides modèles. C'est la réflexion que j ai entendu faire à Rome même, dont les archéologues,, quel que soit leur enthousiasme, d'ailleurs eu. baisse, pour l'église Saint-Pierre, sont forcée de convenir que celle de Saint-Paul sera la plus belle de toutes celles de la capitale du monde chrétien.
On trouvera encore d*au très détails ^thé* tiques, sur ce magnifique édifice à la fin de l'article Sainte - Marie - Majedeb. Nous eroyons utile de terminer celui-ci par une note abrégée, mais exacte, au point de vue hiérarchique, sur les basiliques existantes actuellement à Rome.
Illustrées par les reliques des apêtres el des martyrs, désignées dès la plus haute antiquité pour les stations et les ofiices pontificaux des Papes, qui avaient coutume d'y prononcer leurs homélies, en présence aui clergé et du peuple réunis, érigées la. plupart sous le règne et aux dépens de l'empereur Constantin, qui déploya dans leurs censtructions la plus grande magnificence; enrichies d'objets d'art les plus remarquables, les plus précieux, ainsi que de nombreuses (iiveurs spirituelles, ces basiliaues sont les premières en dignité de tout 1 univers, Oa les divise en majeures et en mineures, (^es basiliques majeures sont au nombre de sept^ savoir : Saint-Jean de Latran, la première de celles érigées par Constantin, dans les dépendances du palais du sénateur Lateranu$^ donnée à cet empereur avec le palais au }vipe Sylvestre, et devenue l'église épiscopale, la cathédrale de Rome ; titre glorieux qu'elle possède encore avgpurd'nui». et qui lui donne la prééminence sur toutes les églises de la catholicité,, dont elle est la. mère et la maltresse, étant le siège de l'évêquede Rome, chef de tous les évêques. C'est pourquoi on lit en gros caractères sur son portail :EgclesiaLatbeaneiisis uebiskt OEBis MATEE ET CAPUT. Ls â* dcs basiliques majeures est Saint-Pierre du Vatican; la 3% Sainte-Marie-Majeure ; la 4% Saint-Paul hors les Murs ; la 5% Saint-Laurent hors les
(SIS) Pîelaoïifiiitfe éTarehiteclure , au oiot Dasili' basiliques patriarcales, qui ne soit pas desservie paT fvèf. un chapitre.
(52i*) Cette églisacst la seule des qualre grandes
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Murs; la 0% Satote-Croix de Jérusalem; et ïa 7% Saint-Sébastien 9 sur la voie Appienne.
Les quatre premières de ces sept basiliques majeures ont le titre de patriarcales, parce qu elles rejprésentent les quatre grands patriarcats d'Occident et d*Orient , savoir : Saint-Jean de Latran, le patriarcat de Rome et de tout l'Occident; Saint-Pierre du Vatican, te patriarcat de Constantinople; Sainte- Marie Majeure, celui d'Alexandrie ; et Saint- Paul hor$ les murSf celui d'Antioche. Les chapitres de ces grandes basiliques patriarcales sont des plus insignes, surtout celui de Saint-Jean de Latran en présence duquel les autres, même celui de Saint«Pierre, se tiennent debout, lorsqu'ils le reçoivent dans leurs églises respectives. Les enanoines ont le costume et le titre de prélat romain; plusieurs même parmi eux sont des évèques ou des archevêques. Ils ont, pour do^en, un cardinal, qui porte le titre a'arebiprètre. Ils ont, comme prélats, le droit d^assister aux fonctions papales. Le chapitre de Saint-Pierre, qui est le plus nombreux, se (impose de trente chanoines, de trentecinq bénéûciers, de vin^t-six clercs bénéfi* ciers, de Quatre chapelains innocentins , de six chapelains de chœur, et de vingt-six chapelains d'orchestre , ce qui porte le personnel de ce chapitre à 128 ecclésiasti- Îues, chanoines, bénéûciers et chapelains, es chanoines ont, chacun, un logement complet au premier étage de la superbe sacristie (véritable palaisf que Pie Vl fit construire près de Saint-Pierre , et qui coûta plusieurs millions.
Ces quatre basiliques patriarcales sont les seules où le Pape ofiicie pontificalement à certaines fêtes , marquées par les constitutions a})ostoliques. Elles ont seules aussi le privHége de portes saintes. Réunies aux trois autres, elles forment le nombre des sept principales églises qu'il faut visiter pour gagner les indulgences, surtout pendant les jubilés. C'est ce qu'on appelle la visite des sept églises.
Les basiliques mineures, qui ont la préséance sur les neuf collégiales et les cinquante- 3uatre paroisses de Rome , sont au nombre e six : Sainte-Marie m Transtevere ; Saint- Laurent inDamaso; Sainte-Marie inCosmedin; SaintpPierre aux Liens ; Sainte-Marie de jReoifia emli ou in MofUe santo et l'église des uouze-Apêtres. Chacune de ces basiliques mineures est un titre cardinalice et a un prélat pour vicaire. Chacune a aussi, dans les processions sa propre bannière, des massiers portant des laitons recouverts de velours, dorés à leur extrémités , et marchant en avant. Dans ces cérémonies, chaque chapitre est précédé de son pavillon, formé de deux nandes de toile è deux couleurs, jaune et rouge, disposées en cône et porté par des clercs , précédés de la cloche
(523) Comme spccimcn d'une des restaurations archéologiques les plus iroporiantes et les plus inttflii{;entes de Tépoque, nous reproduisons in eX' tnuo là notice complète de M. iules Salles sur ce
en argent et suivi de la croix capitolaire. Ce |)avillon emprunté, comme plusieurs des anti(}ues rites de la liturgie, aux usages de rOrient, s'appelle canopée ^ du mot grée xuvwirfcov). 11 est commun aux chapitres des treize basiliques, majeures et mineures. Ce* lui de Latran, à cause de sa suprématie et de sa double juridiction sur sa iMisilique et sur celle de Saint-Laurent ad samcia sanetêrum^ a le privilège d'avoir deux doches^ deux pavillons et deux croix.
PAuL (Saint-) de Londres. Vay. Dôm.
PAUL (Saint-) de Ntmes (523). U a été plusieurs fois question de démolir et de reconstruire l'ancienne église Saint-Paul. Ca projet a occupé Tattention du conseil mnoicipal pendant la session de 182i^; mais les finances de la ville, engagées dans les dépenses d'établissement cle fontaines Jaillissantes, ne permirent pas d'y songer sérieftsèment à cette époque.
En 1828 et 1832, ce projet fut repris et di nouveau abandonné. On se conlenia.de fldrB quelques réparations à l'ancienne é^j&Êbt pour consolider cet édifice qui menaçait de tomber en ruines.
Il était réservé à la municipalité de 195^ et à un maire protestant , que Ton a tnp souvent accusés d*avoir méconnu les bescîDS et les intérêts de la majorité ntmoise, de résoudre le problème et de doter notre viltedSa riche monument érigé au culte catholim
Notre intention n'est pas de recherchv jusqu'à quel point il était prudent et oonnnable d'engager pour de longues années to ressources financières de la ville ; c'est me question d'économie politique que nous n sommes point chargés de résoudre* NoCn mission est tout artistique, et, à ce point dt vue, félicitons-nous des notables amélioit* lions qu'une administration de (juinw aînées a introduites dans notre cité,.etdei riches monuments qui som yenus déoonr nos places publiques.
Ce fut en 1835 que le conseil numidiil reconnut unanimement l'insufiSsance de léglise Saint-Paul pour ce quartier de la vittsk qui avait vu augmenter considérablemeolfl population. Il signala le danger aue ftisat courir aux fidèles le peu de soUdité doUtiment et la nécessité imminente d'enooistruire un nouveau.
La commission des travaux publics H immédiatement chargée de chercher na c»
placement convenable et de rédiger no pogramme.
Plusieurs points furent signailés : l*ceiii du lavoir ( place d'Assas), qui eût M treofi)orté vers l'extrémité du Cours-Neof;S*cslui du Marché-aux- Bœufs ; 3* une lie de h rue Neuve, occupée par desconstruclioDSpet importantes; 4** enfin, les terrains -sur lesquels s'élève aujourd'hui la nouTelle église.
La proximité des boulevards, le voisuiage
Ix'aii monument ; néanmoins, sous toute
celles de ses opinions sur Part et sur rarckitedsR
en particulier, qui pourraient différer des adink
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D ESTHETIQUE CHRETIENNE.
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du Taste- déboaché de la Mmteteine, le passage continue) des étrangers qui « de notre ttinphitbéfltre« se rendent au temple romain et dans le sanctuaire de Diane, tels fuient les principaux motifs qui influèrent sur le choix de cet emplacement ; bien que pltts coûteux, il fut, après plusieurs séances du conseil, définitivement adopté, et ce fut surtout h l'administration municipale que l'on dut cette importante décision.
Le prix du terrain acquis par la ville s'éleva k près de 250,000 francs ; l'entrepreneur ne se cfaarjgea des matériaux provenant de la démolition des vieilles masures que pour la somme de 10,000 francs.
Dans sa délibération du 1" juillet 1835, le conseil municipal arrêta qu'un concours, appelant les arcbitectes de la localité et du dehors serait ouvert pour Texeculion de la nouvelle église de Saint-Paul. A cet effet, un programme fut rédigée et affiché dans les principales villes de France :on organisa un oty avec mission de classer les projetsdans *ordrede leur mérite et de leurs avantages.
Les plans envoyés, au nombre de trente furent exposés dans une salle de la mairie: les nombreux visiteurs qu'ils attirèrent furent une preuve d'un vif intérêt de la part du public et de l'opportunité do la mesure adoptée.
Dans sa première séance le jury commença par choisir les six projets qui lui parurent les plus diffnes : enfin, dans la reunion|du 9 mars 1836, le projet de M. Questel, prirtant le numéro 11, fut couronné. C'était une église dans le style roman ou byzantin, digne en tous points d'embellir notre cité enjoignant aux monuments romains dont elle s'enorgueillit, un édifice de l'époque suivante, oui servit elle-même de transition aux cathédrales gothiques.
Le projet portant le numéro 26 fut classé au second rang, et l'auteur M. Bourdon, auquel notre département est redevable de nombreux et de remarquables travaux, reçut du conseil municipal un accessit de 1,000 fr.
Le programme avait fixé à 250 mille francs la somme à dépenser pour la construction de l'éfflise; tous les concurrents avaient réduits leurs plans et devis à cette limite : mais dans cette circonstance comme dans beaueoiip d'antres» les devis supplémentaires et extraordinaires sont venus plus que doubler le ehiffre primitif.
Le projet adopté fut envoyé à Paris pour Atre soumis h l'examen du conseil des bfltiments civils et à l'approbation du ministre de l'intérieur. Sur leurs demandes quelques modifications furent apportés au projet, par suite desquelles la sacristie, repoussée à l'ex- Irémitéde l'église, permit d'étendre tes transsepts, et d'au|pienter l'importance du monnnient,en lui donnant 150 mètres de plus en surliice : la forme du clocher fut aussi changée ; la tour, qui primitivement était carrée, devint octogone, et la pierre fut adoptée pour la flèche, qui, dans [le principe, avait été simplement indiquée en charpente.
Toutes ces formalités: aaministrativcs pri-
rent beaucoup de temps et ne permirent d'adjuger les travaux que le 8 lévrier 1838. Plusieurs présentèrent des sonmissions en augmentation des prix désignés ; un seul eut le couraee d'offrir un rabais, et quelques mois après il devenait victime de sa funeste confiance. Après avoir dirigé les travaux des fondations et des soubassements, et élevé les murs Jusqu'à la hauteur d'environ 3 mètres, les sieurs Chambaud et C^* reconnurent leur erreur : les bas prix auxquels ils avaient soumissionné ne leur permirent pas de continuer cette entreprise, et au mois d'août 1839 les travaux restèrent suspendus. La résiliation du traité fut pronoQcée par l'autorité, les devis furent vérifiés, et ce même jury qui les avait d'abord approuvés fut obligé de reconnaître la trop grande infériorité des prix, soit des matériaux, soit de la main d'oeuvre. N'aurait-on pas dû indemniser de quelque manière ces entrepreneurs entièrement ruinés, et payer leurs travaux aux prix qui furent adju^s plus tard? Si ce n'était pas là une question de droit légal, c'en était au moins une d'équité.
La nouvelle adjudication fut en effet augmentée de près d un tiers sur les observations longuement motivées de M. Cadal, entrepreneur à Alais, et prononcée dans des circonstances bien plus favorables pour les soumissionnaires, en faveur de MM. Auphan et Arnavielle, d'Alais.
Ceci se passait au mois d'avril 18bl. Depuis cette époque, les travaux furent toulours continués, sinon avec une grande célérité (la limite des crédits annuels ne le permettait pas), du moins ne subirent-ils plus aucune interruption.
En 18b5, la construction avait atteint un degré d'avancement indiquant que l'édifice allait être achevé quant à ses gros travaux ; alors le conseil municipal, dans sa séance du 22 avril et sur la proposition de M. Girard, adopta le projet d'ameublement et de décoration dressé par l'architecte.
D'après ce projet, le chœur ainsi que les deux chapelles adjacentes devaient être entièrement décorés de peintures murales; toutes les fenêtres fermées par des vitraux peints, les autels taillés dans le marbre, et la menuiserie de noyer recevoir dans son exécution toute la perfection de travail que cette matière comporte.
L'administration voulant obtenir les meilleurs résultats dans l'exécution des œuvres d'art qui devaient décorer l^intérieur de l'église Saint-Paul, les confia à des artistes dont le mérite incontesté était un gage de succès. M. Hippolyte Flandrin fut choisi pour exécuter les peintures murales destinées a décorer le chœur et ses dépendances ; et M. Denuelle, pour les peintures d'ornement qui encadrent et accompagnent celles do M. Flandrin.
La peinture à l'encaustique étant reconnue comme la plus favorable, fut préférée par l'administration et acceptée par ces artistes. Préalablement des enduits en stuc avaient
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été faits sur les murs, «près de nombreuses ArthiUçture et sculpture. — Enire tous
expériences qui ne durèrent pas moins d'une les projets présentés au concours» le n^ 11
année, soit è Nimes, soil à Paris. Le but avait été couronné. C'était ua monumeat
Îu*onse proposait et qu*on croit avoir atteint, dans le style de ceux du xi* siècle elqvoo
lait de trouver uu enduit qui eût assez de peut caractériser par la dénominaftion de
force pour adhérer parfaitement aux murs, roman ou byzantin.
et fût cependant assez poreux pour que la Pour bien comprendre le carartère ardu-
cire y pénétrât et fit corpsaveclui. Les stucs tectural de cette é(K)que, il ne sera pas in«-
fureut laits avec ie concours de MM. Bidre* .tile de jeter un coup d'œil rapide sorlliii-
man, de Chalon-sur-Saône. toire de l'arcbitecture dans les temps pré-
Les vitraux furent confiés à MM. Maréchal cédents.
et Gugnon, de Metz, connus pourles travaux Cet art qui, envisagé seulement sous le
remarquables qu'ils ont exéi'utés en ce genre point de vue de l'utilité, l'emporte sur tou
dans les principales villes de France. les autres, naquit avec la première lueur de
L'oraue fut commandée MM. Cavaillé* civilisation et mérita d'être appelé ror/ p«
CoU, de Paris, auxquels le gouvernement a excellence^ ainsi que l'indique son étymulo-
confié Pexécutiou des belles orgues de Saint- gie grecque
Denis, de la Madeleine et d'un grand nom* Parmi les plus anciens peuples connu
hre d*églises importantes, chez lesquels il atteignit un certain degré
Nous parlerons plus tard de l'autel princi- de perfection, il faut citer surtout les Baby-
pal, qui est un des plus beaux ornements du Ioniens, les Phéniciens et ^es Juifs. Les Elru»'
chmur, de la table de communion et des ou- C[ues se firent remarquer par une solidité
vrages de menuiserie, inébranlable, des proportions gigantesque»
Pendant le cours des travaux, quelques et une magnificence exagérée» qui donneDli
accidents sont venus attrister douloureuse- leurs monuments un aspect plutût étonoaol
ment nos concitoyens. Le maf on Bertbezène qu'agréable.
et le frère de l'entrepreneur ont perdu la Les Grecs modifièrent leurs anciennes forvie à la suite de chutes occasionnées soit par mes par une noble simplicité unie fc Télévaimprudeiïce, sqit par une sécurité trop con- tion du style, et les beaux travaux de Phifiante. L'entrepreneur lui-même M. Arna- dias illustrèrent le siècle de Périclès. Si vielle, lèpres une cbute de quinze mètres, n'a l'architecture de cette époque possède nie dû son salut qu'à un de ces hasards miracu- évidente supériorité sur toutes les autres^ leux que marque le doigt de la Providence, c'est que seule elle eut l'avantage de troom Sans doute ces funestes accidents sont à dé- dans ses premiers essais un modèle- à lafi plorer, maiss'ils n'ont pas été plus nombreux simple, riche et varié : c'est qu'on ne Toitefl
Eendant dix annés de travaux, il faut l'attri- elle ni hardiesse ni caprice, oui imposest
uerà la aurveillance incessante de tous les aux yeux; qu'elle tire toute sa beauté de ses
employés, 4ont le zèle s'est soutenu, et à la proportions, et que ses proportions elle-nA*
prudence des sieurs Arnavielle, habiles con- mes sont si justes que rien ne parait grand
structeurs,qui ne doivent leur position qu'à quoique tout le soit,
eux-mêmes et n*ont jamais craint d'exposer Les Romains n'avaient rien produites
leur personne pour préserver la vie du moin* comparable aux chefs-d'œuvre de la Grèce;
dre ne leurs ouvriers. ce n est que sous le règne d'Auguste qis
Nous terminerons cet exposé aride par le l'art s'éleva jusqu'au degré de perfeetioa
résumé des dépenses qu'à occasionées ce dont il était susceptible alors. Gel emperev
monument : convoqua les architectes grecs qui avaiert
Achau des terrains et frais quitté leur patrie pour Rome, et fit consCmiif
de contrat ik% 000 fr. » un grand nombre d'ouvrages dont nous ad-
Devis pour les grosses ma- mirons encore les précieux fragments. Ces
çonneries, y compris i'aug-. ouvrages peuvent être regardés, jusqnlia
n^ntation de près d'un certain point, comme des chefs-d'œuTrei mis
tiers, reconnue indispensa-^ il leur manque cependant la grandeur eiW
ble par^a commission après style noble des Grecs.
la première résiliation du Les successeurs d'Auguste embelliresC
traité ^^,093 39 tous, plus ou moins, la ville de Rome, cl
Devis supplémentaire 36,637 91 les arts fleurirent encore quelque temps;
Indemnité de déplacement mais un sort commun devait bientôt les eo-
accordée à l'architecte. . 3,000 « sevelir dans la même nuit. La translation di
Accessit à M. Bourdon. . . . 1,000 » siège de l'empire à Byzance, en divîsaal
Peintures, exécutées par M. leurs richesses et les ierccs de l'Etal, porta
Flandrin 35,000 » le coup mortel aux unes et aux autres. Vai>
Peintures d'ornements, con- nement Constantin voulut rendre celte né-
confiées à M. Denuelle. 22,000 » tropole aussi glorieuse que Rome qu'il dé^
Vitraux, orgues, menuise- pouillait, tous ses efforts, pour rembellirda
rie, ctc 162,981 ^1 plus somptueux monuments, prouvèrent que
: — les arts ne sont [)as toujours soumis à II
966,712 fr. 6ï puissance des rois.
Sur cette somme le gouvernement h con- L'Italie, abandonnée à la fureur des \ni'
courujiour 23,000 fr. golhs, se dépeupla de tout ce que ConsUn-
PAU
DESTHETlttUE CHRETIENNE.