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^n éloignent pour aller les exé- )nt séparés les uns des autres et de figures diverses, revenons devant la façade du 3US reronnaîlrons des personna-
de longues robes, dont la face irers le principal personnage, et it à deux mains tendues devant e quelque chose qu*ils semblent Trir. Ce sont des branches avec ge informe. Ces personnages reinette grande multitude que percuvait compteTy de toute nation^ ibuy de tout peuple et de toute
le prophète vit debout devant le 'ésence de rAgneau^ vêtus de rot et ayant des palmes à la main,
•me médaillon de la même façade Qty on voit un animal dout la repliant en trompette, s'allongo e, après avoir formé Tanneau.
qui est après, semble avoir été igure et se replie en arrière d'é- ^^nimal a des ailes; il a un long ttes ou des griffes, à la manière . N'est-ce pas une de ces saurites au chap. ix, qui sortent de liées h la fumée épaisse qui s'en squ'à obscurcir le ciel, qui ont jvoir semblable à celui des scor-
ordre de ne point toucher à à rien de ce qui est vert, mais aux hommes, qui n*ont pas le eu marqué sur le front? Le son les est comme celui des chariots it à la guerre; des aiguillons Il de leurs queues. Ces animaux >i TAnge de Tabîmc appelé VEx- . C'était un des malheurs an-
Taigle qui traversait le ciel.
ne médaillon on voit le sujet qui ite dans V Apocalypse (ix, 13, 16.) te une seule figure d*animal,yen- ;, queue relevée au-dessus de la minée en tête de serpent, dont omit des llammes. Ou voit l'œil te. Par devant la gueule béante , on voit aussi des llammes. Son e armé d'une corne comme celle ros; deux oreilles s'élèvent sur babiement le sculpteur aura youin des chevaux qui composaient erie formidalrie qui en comptait millions, dont les têtes étaient les des lions ^ et de la bouche Ttaient du feu, de la fumée et du r tuer le tiers des hommes, car nce est dans leurs bouches et queues. Ces queues ressemblent nts ayant des têtes qui font des ,e huitième parait être un dragon
f«, tfenedicti Patris wici, possidete parafgnum a constUutione mundi. Esuriri iis mihi manducare : silivù et dedislis hoitpes eram, et coUeffistis me : nudits ^eruisiU me : infirmui et visitastii me :
qui des replis de son corps forme des anneaux et retourne sa tète au-dessus de luimême, en vomissant je ne sais si ce sont dos eaux ou des flammes. Ne serait-ce pas le dragon, qui poursuivrait la femme qui s'est sauvée dans le désert ; lequel a combattu contre les anges dans le ciel, qui en a été précipité sur la terre et qui s'est assis sur le sable de la mer ?
La même façade du couchant représente dans plusieurs médaillons, les œuvres de miséricorde au jugement dernier. Le premier médaillon a la droite du principal personnage renferme trois personnages tournés vers celui-ci .Ils ont des robes qui descendent jusqu'tàmi-jambe.lls présentent; le premier,un plat f )eu enfoncé, et dedans un mets; le dcuxième,une robe dont on voit pendre les manches; le troisième, deux objets qui paraissent être un pain à chaque main. Ne pourrait-on cas appliquer à ce médaillon le passage del £vangiie? Venex les bénis de mon Père^ posséder le royaume qui vous a été préparé dès la formation du monde ; fai en faim^ et vous m'avez donné à manger ; fêtais infirme^ ei vous m'avez visité (()05).
Le deuxième médaillon, è la droite du principal personnage, renferme trois personnages tournés vers lui. Le premier a un livre pesant ou un cotfre appuyé contre s#n bras sur sa poitrine. Les deux autres personnages le suivent, portant chacun h deux mains une branche droite garnie de ses feuilles; ils sont debout. Le troisième médaillon a trois personnages, portant h deux mains et les bras tendus en avant, chacun une branche comme les deux derniers du médaillon qui précède. Le quatrième médaillon offre deux personnages dont le premier ressemble aux quatre qui le précèdent, avec leurs palmes; mais la branche du deuxième personnage de ce quatrième médaillon diffère des précédentes |)ar ses feuilles; c'est la même altitude d offrande.
Tous ces personnages sont vêtus de longues robes qui ne laissent rien paraître de leurs jambes; ce sont donc réellement les personnages de VApocalypsey vêtus de robes blanches et tenant des palmes dans leurs mains (606).
Sur la même façade du couchant, mais h la gauche du principal personnage, on remarque quatre médaillons. Le premier a deux personnages tenant chacun dans leur main droite un long bôton qu'on peut sut>poser être un bâton de commandement , aussi haut que leur tête, surmonté le premier d'une espèce de feuille de trèfle, dont une feuille s élèverait au milieu, et deux leuilles s'écarteraient de chaque côté. Leur main gauche tournée en haut soutient par le bas un livre qui s'appuie contre leur bras
in carcere eram^ et venistis ad me. ( Matth. xxv, 5i et req )
(6u(i) Amicti stotU albis^ elpa^mœ in mtmibu$$9' ru .1. (.\poc. VII, 0.)
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gauche, et par en haut contre leur cœur; leurs manches sont assez larges.
Le deuiième médaillon représente deux personnages assis et faisant face au spectateur qui regarde la frise, tenant chacun un bâton de commatidement de la main droite, ayant la gauche appuyée sur le genou gauche comme un évéaue assis en cérémonie, s'il avait une crosse a la main. Leurs habits semblent poussés par le vent du midi vers le côté du septentrion et dégarnir leurs genoui, s'abaissanten pointe sur le côté où le vent les pousse, comme des tuniques et des surplis. Le premier bAton forme à sa cime plutôt une croix qu*un trèfle; le deuxième , un anneau allongé; le troisième, une pomme.
Le troisième médaillon a trois personnages ; les deux premiers regardent le principal, et sont assis sur des sellettes a trois pieds. Le premier a lair d'un suppliant; le deuxième a un bâton surmonté d'un trèfle ; le troisième est droit et porte un trèfle double au bout de son bâton ; il a une robe plus Jonffue ; il est debout. Au quatrième médaillon, il y a cinq personnages portant bâton de commandement, les uns assis, les autres debout.
Façade nord. — Elle présente quatorze médaillons. Dans le premier on voit un personnage, qui a les bras étendus en croix. Dans le deuxième, un cheval bridé avec son cavalier armé d'un bouclier. Le troisième présente un bœuf; le quatrième, un gros sanglier; le cinquième, un âne; le sixième, un cheval nridé monté par son cavalier, avec le bouclier; le septième, un animal qui dévore ou qui rejette quelque chose comme des flammes ; le huitième , un cheval bridé avec son cavalier et le bouclier; le neuvième, un animal aux pieds fendus; le dixième, un animal qui mange, un homme lui donne un coup de hache sous la queue relevée sur la croupe ; le onzième, un animal ailé ayant une largi" queue ; le douzième, un agneau ou mouton ayant le pied droit de devant relevé; une croix est sur son dos. On voit cette figure dans certains tableaux de saint Jean-Baptiste; le treizième, un bœuf avec ses cornes et ses oreilles. Enfin, le quatorzième et dernier, touchant le mur qui est le commencement de réglisc, offre un personnage ayant ses deux mains sur la poitrine, sous une voûte d'un édifice à trois nefs.
Façade du mtdt.— Elle a dix médaillons, Le premier, au coin sud-ouest, représente deux forgerons qui frappent Tenclume de leurs marteaux; les autres à la suite figurent les douze signes du zodiaque.
^ La façade du levant dans 1 intérieur de l'église offre divers animaux, ainsi que des arbres, des plantes* et des fleurs qui pourraient bien représenter les occupations de la vie des champs et les productions de cha-
(607| II. rabt>é Mazelier, ehanolue de la cathédrale de Valence, aocien curé de Saiiit-Paul-Trois- Chàteaux. G^est dans un mémoire inédit, rédigé d Après d« nombreuses notes prises sur place, et
que saison, comme on le voit plus disiinotement dans les sculptures exécutées poetérieurement sur les portails des catliedr»* les de Reims, de Chartres et d'Amiens. Quoi qu'il en 50it,rensemblede celles de la chapet* le monumentale de Saint-Restitut ac^ruse évidemment la traduction sur la pierre des principales scènes de VApocalypge et de certains passages de r£vangile,dans leur rapportaree le drame du jugement dernier. C'est une chose merveilleuse, que ces grandes scènes apocalyptiques et évangéliques oui devaient plus tard si largement défrayer ta sculpture des portails de nos cathédrales, aient été dès le VIII' ou dès le ix* siècle conçues el réalisées sur une frise contournant un monument carlovingien, d'une date certaine, et ofi'rant elle-même dans son galbe, dansson état fruste, et jusque dans l'exécutioi» grossière des nombreux sujets qu'elle re-
f)résente, le caractère non douteux de sa laute antiquité.
Bien que j'aie visité à plusieurs reprises la chapelle monumentale de Saint-Restitut, j'ai voulu pour la décrire avec la plus scrupuleuse exactitude, appeler h mon aide un honorable collègue (607) qui l'a étudiée pendant dix ans, et qui le premier a su troiK ver la véritable explication du sujet princi* pal de ses sculptures, jusqu'alors véritable énigme pour.cette classe jadis si nombreused'antiquaires grecs et romains qui avaient vu une panathénée ou une théorie y là où, Y Apocalypse à la main, on ne peut voir autre chose que la représentation du juge* ment dernier.
Maintenant, pour compléter cette notice»
je vais consacrer quelques lignes à la jolir église romane, aujourd'hui paroissiale,coDf» truite vers lexir siècle et reliée au mono» ment que nous venons de décrire.
Cette église, qui présente dans œuvre unt' longueur totale de 22 mètres M) cent., ont largeur de 9 mètres 10 ceutim., dans les enioncements, et du sol au sommet de 1* voûte une hauteur de 12 mètres 50 cent., esl divisée en trois travées et en un hémicycle formant l'abside. Sa seule entrée est au midi do la première travée: elle est précédée d'un |)orclie dans le massif duquel se trouve un petit escalier servant à arriver sur la toiture, puis au clocher.
Dans l'intérieur, plein de grâce et de distinction, on remarque au-dessus des pilas^*^ très qui soutiennent l'édiGce des groopesdi' petites colonnes dont les fûts et les chapiteaux sculptés avec un goût exquis sont dp plus heureux efi'et. On remarque surtout les restes d'une belle frise dans le genre df celles qu'on admire encore sur les {larois extérieures de plusieurs églises romanes éè celte contrée, telles que celles de Vaisonet de Cavaillon, avec lesquelles celle de Saiot- Reslitut offre beaucoup de rapports, surtoat
qu'il a bien voulu ro^olTrir, que j*ai puisé en |iaa^ punie les détails qui précèdent toucbint la c Irise de Sa:ni-Rebtitut.
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