IV
sonl nu nombre de cinquante. Les ;alerie du midi , ainsi que les quatorze dn couchant et leurs voAtes correspon* en ogive. Les douze arcades de la ga« Il el celles de la galf rie du nord sont,
ainsi que leurs voûtes, en plein cinférence si nettement tranchée s*cxplhiversilé des époques auxquelles furent es galeries, connue nous le verrons
moins nous nliésitons pas i céder encore )a plume à l'écrivain qui l'a décrit, comme le portail, avec le patriotisme d'un chrétien et avec l'exactitude d'un observateur patient et consciencieux. Voici comment il s'exprime :
Malgré les dégradations et les mutilations qiii remontent à 1793 , époque où cette basilique était sans culte, même sans pasteur, et avait été transformée en temple de la Raison y on reconnaît facilement les sujets du plus grand nombre des sculj)tures , en général tirées de la Bible. Le cloître de Saint- Trophime est une nouvelle preuve qu'an moyen âge les peintres et les sculpteurs prenaient les sujets, pourl'architectulre et la décoration des églises, dans l'histoire sainte et dans l'histoire ecclésiastique.
A gauche, en partant de l'entrée princifiale, côté de la cour extérieure, on remarque un autel à trois niches, vraisemblablement du xvi* siècle, que l'on aperçoit des deux entrées principales: extérieure, en venant du côté de la cour ; intérieure, en venant du côté de la basilique. Cet autel, lors des processions des chanoines dans le cloître, servait de station, et de nos jours encore il reçoit la même destination, lorsque la rigueur des saisons ne permet pas aux processions de sortir de Téglise et les circonscrit dans cette enceinte. Alors les marbres reflètent la lueur des torches ; l'écho des voûtes porte au ciel , en les répétant, les cantiques de Sion , et les pontifes, étincelant de pourpre et d*or, précédés du chœur des vierges, cachées sous les longs voiles blancs, se montrent et disparaissent en longue file derrière les colonnes sveltes et légères du monument.
La galerie première, en partant de cet autel (côté du couchant du préau), de quatorze arcades en ogive, fait lace à la porte intérieure qui de l'église introduit dans le cloître. Cette galerie commence par les statues en pied de saint Trophime et d'un apôtre ; les sculptures sont du xi siècle, les pilastres, revêtus d'arabesques. Une longue inscription en caractères (gothiques sur le piédestal est , h Texception des mots : Obiit AiiNo ii.ccG.Lxxxviii, dîflicile à expliquer, }viro« qu'elle se rapporte à un dignitaire peu connu qui parait être un doyen du cha-
plus bas. Le préau carré qui est au centre, a dixsept mètres du midi au nord, et dix-neuf de lurient au couchant.
Ce beau cloître fut commencé en li8i, ainsi qu'il résulte d^inscriptions tiiinulalres authentiques, et devint celui du chapitre de la cathédrale d*Arles, dont les chanoines adoptèrent en 1183, sur la proposition de rarchevéque Pierre Aynard, la régie des chanoines réguliers de Saint-Augustin.Le prélat luimême prit la robe blanche, qui était celle de Tordre adopte. IjCs chanoines d*Arles ne furent sérularisés qu'en li89, par le Pape Innocent XIII, dont le neveu, Nicolas Cil>o, de Gènes, était alors archevêque de cette ville. 11 existe encore autour du cloitre une bonne partie d*!8 anciens b^iments canoniaux.