ClocberdeThann (Alsace), ao. Pyramide de Mycérinus
DICTIUNNAIRE TON ^a
La tour de Strasbourg devant aToir, d'a- ) 109 50 prtii le plan d'Erwin de Steiiibacti, 5U» piedi de hauteur, aurait surpassé de beaucoup 1m '< 109 édifices les plus élevés de l'uDivers. En 1'^
lai, elle ne le cède qu'à la pyramide d* 108 Chéops, et seulement de 9 pieds (707). Ella
en a 16 de plus q^ue le fameux clocher de la ' 107 calbédrole de Vienne, et 34 de plus que la
DOme de Saint-Pierre de Rome. 103 50 SYMBOLISME. Nous traitons du symbolisme de l'art chrétien en plusieurs srtictMi 105 t'oy. entre autres, Allégobib, Catagohms,
103 Peinture, Besxitut (5atfW-), ScoLnnai^
98 Statuaire, Ttks.
TABLEAUX. Inconvénient qui résulte de la multiplicité et de la disposition vicieuse (les tableaux dans les églises. Foy.ViLEifCB {Cathédrale dt).
TAFI {Akdké). Peintre florentin, né en 1213, mort en im. Voy. PKittTUHB.
TALUS (Thohjs). Célèbre compositeur d'ézlise, anglais, né en 1520. Vou. Mosiqui.
'lAPISSlËR. Compositeur d'église, k Paris, durant le xiv siècle. Fcy. Musigus.
TE DEUM. Caractère de ce chant. Voy.
Modes ecclèbustiqles.
TBThAMORPHE. L'un des principaux motifs de l'iconographie chrétienne, Voy. Sculpture.
TRXIÈB (Jbak). Sculpteur français. Voy.
FaiNcit.
riUBBE. Tout instrument de musique a c;uelque chose de particulier dans le sou qu'il rend; cette qualité de son dépend de la matière cl de la forme du corps sonore. Le violon, la flûte, la trompette, chacun de ces instruments a dans le son un caractère distlDctif et indépendant sous le rapport de l'intonation et do la force. La cause ae celte diversité dérive peut-être de l'inégalité plus ou moins parfaite dans la vibration; ce qui semble espliquer la différence qui eiisle dans la qualité du son qui est aigre ou doux, sourd ou éclatant, soc ou moelleux, c'est ce qu'on appelle timbre. Les sons sont beaucoup plusdoni, quand ils sont formés par des vibrations plus égales des parties du corps sonore, et beaucoupplus aigres, quand les vibrations sont plus inégales. Dans ce dernier C3.s, riostrument, au lieu de donner un seul Sun, en produit plusieurs  la fois diCTérents les uns des autres, ce qui les rend encore plus discords.
Les sons doux ont urdinairement peu d'éclat, comme ceux de la llAte et do la guitare; les sons éclatants sont sujets k l'aigreur, comme ceux du haut-bois. Le beau timbre est celui qui réunit la douceur h l'écltii, comme le timbre de la vois Je soprano, de violon, etc.
Il est des instruments dont le timbre est
susceptible de plusieurs nuances, su moiia de quelques petits changemeois que l'ûécutaot y pratique, ou uaprèa le mode tê s'en servir. Le timbre du violon, par exemple, varie selon qu'on le fait résonner O" avec un archet ou en le [>inçaji(,en y pi çantla sourdine; eny appliquant d'unece.
taine fagon les doigts et 1 archet, on en tii*. les sons harmoniques. Le même trait d'us violoncelle, ioué sur les cordes r^ et la, oa exécuté sur les cordes do et sol, prend tout de suite un autre caractère. Quant à la voil humaine, non-seulement elle se distingue de tout instrument, mai^; elle possède sus» une individualité particulicrf qui rend 'liïsemblable et susceptible iViilvc distinguée 11 voix d'une personne de celle de l'autre. E) outre, toute voishumaini? a, |iour ainsi dir«, plusieurs registres qu'on peut employer pour la varier de beaucoup de fa(;ons,'c« qui est un objet trës-im|>0[iant dau» la déclamation et dans le chanl, pour rendre litt expressions d'amour, de colère, etc. {K*lionnaire de mrttigue, de Leicbleutal, verbo Colore di tuoni). Voy. Opéra, OncnEsni.
TONALITE DU PLAIN-CHANT.Dantpli sieurs articles de ce Dinionnaire, il Mi traité des conditions de la tonalité ecdéu» tique et du caractère éminemment reli^Mt qui lui est propre. Une <:hoso bien digHifa l'omarque, mais qui n'a pas été assec ttmarquée, c'est la fidélité avec laijucile cedi constitution tonale a été loiiservée dans fE* gHïC, et comment elle s'est piir|iétuée,un altération notable, depuis les iiremifTstiiclcs jusqu'à nous. Il y a iù sans doute action providentielle qu'il est permis titré" connaître en présence do ;^raves autoriM* qui établissent, siècle par sit.-('le, un fait iiuportant au point de i ne de re3tbéti>|W chrétienne, objet de ce travail. Nous alloH mettre ces intéressants témoigiiages ïous k» yeui de nos lecteurs.
Dès le iï*siècle,nousvn vous.auraoinî«l germe, les principes de In loiialiléectlétift tique, dans le curieux Traita de »aiat Pis bon, abbé de Nitrie, déjà cité, et que j'
(707) On prétend que par Riiitc lie !■ grandir quaiK rjmides aur.iit ctc lïihauidé de pin dt djuMri tili de ubte que le veni du ilOscn jurail jeté dam ce cumple, b flOclie de Stratbonri Miyi Vf" ■■ la plahie du taire, le sul sur lequel rvpoteot les py- d'hui le monuiiieiil k plu élatd d« gWHu ■*
TON D*ESTIIETIQIIE
Légralemeiit. Ce Traité, com|K>sé 0, est intitulé InttUuta Palrum îllendU seu canlandi. Il contient iétaillées sur la conduite de la xpression et la prosodie du chant, en extraire quelques passages question qui nous occupe, eu du verset, dit-il, faisons une S convenable, et après Tavoir lofis 4e verset par une autre, en toujours le ton, salvo tono. » ; loin, il traite la question de sa- Dt on doit observer les tons (ou s les finales, quomodo toni depoialibus^ selon les divers accenLs, nos accentué. Il établit en prin* ite finale doit être faite, non se* de la parole, non secundum oci\ mais selon la mélodie musiêed secundum musicalem melol'après cette sentence de Prisnusique n'est pas plus assujettie le Donat que les divines Ecritui contraire la prosodie s*accorde it : si vero convenerit in unum }rosQdia^ on doit suivre la finale ommuniter deponantur ; $*il en nt, le chant ou les psaumes doi- Ion la mélodie du ton, juar/a mei. Car, À la (in de presque tous n m depositione fere omnium to- \ n*indique-t-il (^as suffisamment ation de tons divers?) la lûusi- ;he |>ar la mélodie les syllabes accents, et accentus sophisticat^ 3rve surtout dans les psaumes, loi, si Ton veut finir les versets ionaliter, il faudra souvent briits, comme, par exemple, dans abes, sœculorum amen. Ainsi, ces six syllabes seront soumiiirs terminaisons, aux finales du if^ lia sex eonformentur notis nitione verborumsyll(U>arum.
ic un saint et docte abbé du iv' Nirle, à chaque ligne, de ton et i propos de psaumes et de chant qui expose sur ce sujet des rè- . plupart s'observent encore de ns les écoles restées fidèles aux itions (708). Et ce qu'il y a de U c'est qu il les expose non ystèmc qu'il ait imaginé (ce qui, :ait bien admissible, quand il époque aussi reculée que celle t), mais comme les tenant des que l'indique le tiire même de istituta Patrum de modo psalien^
facile de Vi)ir par là combien se sont inteiiit, les Coltin et aiitiescnniposi* B iiioilornes, en voulant assujettir Taci Taccent poétique ou métrique, ou i préoccupant pas le moins du inonde Itiurs couijiosiiions poétiques. Aussi, inciennes hymnes, écrit en vue du lit y être adapté, selon les règles de éstastique, est-il bien prérérable sous ar ne rien dire de la beauié poétique •pre ) au texte de nos modernes brécompositeurs de ces nouvelles hym-
CTI03IN. l/ESTlIETIOlTC.
TON
di seu cantandi^ et par conséçiueot, des premiers Chrétiens. Il s'en explique lui-même formellement à la fin de .son traité, lorsqu'il dit : « Tels sont les principes que nous avons puisés i la source des Pères. » Uœc de gremio sanclorum Patrum collegimus.
Du V* au^vr siècle, Cassiodore, historien latin, ministre de Théodoric, roi des Gotbs, et plus tard fondateur du monastère de Viviers en Calabre, où il mourut à un âge trè»avancé, a composé un traité spécial sur la musique de son temps. Dans ce traité, divisé en cinq^ chapitres, il reconnaît parfaitemec*. la classification tonale. Il y aauinze tons, dit* il : Toni sunt quindecim (709). L'exposition qu*il en donne semblerait indiquer que dès cette époque on divisait les tons en authentiques et en plagaux. Nous verrons bientôt la classification des huit tons prévaloir dans les églises. En effet, dès le rni' siècle, elle est i)Ositivement reconnue par le célèbre Alcuin, aumônier de Charlemagne. Dans son traité De tnuftca, il s'exprime en ces termes : ff Tout musicien doit savoir que dans la musique il y a huit tons, oeto tonos in mti^ sica consistere musicus scire débets parmi lesquels quatre sont appelés plagaux, obliques ou latéraux. »
Au IX' siècle, Aurélien, dit de Réomée, ou Moutier-Saint-Jean, dans le diocèse de Langres, affirme dans son Traité de musi* que^ divisé en vingt chapitres, que toute musique consiste en huit tons : Diximuê eticunoctotonis consistere musicam. (c. 8.) Ces huit tons, dit-il, régissent.avec toutes leurs variétés^ la suavité du chant : Hi ergo ocio tonif cum omnibus suis varietatibus ^ omnem harmonim regunt suavitatem. Ils embellissent les mélodies de tout l'anliphonaire, comme des arbustes chargés de fleurs : Et quasi florigenœ gestantes virgulta campum illustrent totius antiphonarii. (c. 8.) Il les appelle le faite de la mubique : Cutmen musicœ. Dans le cours de son traité, il traite d'une foule de morceaux de chant, dont il indique les tons res|iectils. Vers la même époque, c'est-à-dire dans la moitié du IX* siècle, Réginon , abbé de Prum, homme distingué par ses vastes connaissances, composa sur les huit tons et leurs différences un Traité spécial qui est parvenu jusqu'à nous. Il est intitulé : Tona^ riuSy sive octo toni cum suis differentHs. n
Notker, mort en 912, canonisé en 15U, un des plus savants hommes de son temps, compositeur de proses et d'hymnes d'église, comme Tétaient, (»our la plupart, les théoriciens du moyen Age , a écrit, entre autres
nés se sont ainsi fourvoyés, c'est surtout pour avoir ignoré ce principe fondamenial que. le rbytbme musical n'est pas le rhythnie poétique, et que celuiFci doit céder a celui-là dans les roorceaui destinés à être chantés. Nous recommandons vivement la loo^ iiire des articles pleins de science el de raison qui viennent d*étre publiés durant les premiers mois de 18^ par les Annale$ philosophiques de M. Bonnctiy sur Pimportante question que nous pouvons à peine indiquer ici.
{m)) Magni AurelH Cûssiddori InsiiMiones mu iicm^ cap. 5.
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DlCTIONNÂlRe
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œuvres, un traité intitulé : Opmculum ihearieum de musica: il est divisé en quatre livres, et le premier traite spécialement des huit tons, De ocio tonte.
Saint Odon, abbé de Cluny, mort en 942, un des plus célèbres théoriciens de son temps, a, dans son dialogue sur la musique» donné les formules propres à chaque ton, . formulée tonorum.
Dans le même x' siècle, Hucbald, né en 932, moine de Saint-Amand, au diocèse de Tournay, habile compositeur de musique sacrée, a, dans son bel ouvrage intitulé : Uueica EnchiriaiiSj donné une table des huit tons en deux notations. Voici le titre de ce petit traité des huit tons : Commemoralio (Commutatio) brevie de tonis et ptalrriis mo^ dulandis.
Enfin, dans la première moitié du xr siècle, Gui d*Arezzo a discuté dans divers traités, qui sont parvenus jusqu'à nous, les questions du chant liturgique, d'après notre constitution tonale, universellement admise (le son temps. Dans le Minologue^ son principal ouvrage, il traite (chap. 12) de la division des quatre modes en huit, et (chap. 13) de la connaissance des huit modes, de leur acuité et de leur gravité.
Nous ne pousserons pas plus loin ces citations, car elles deviennent plus nombreuses et plus explicites encore, si c'est possible, au siècle suivant. En présence de tant de monuments irrécusables de la constante tradition des écoles touchant la constitution tonale ecclésiastique, peut-on sérieusement avancer, comme on l'a fait dans ces derniers temps, que cette constitution n'est qu'une œuvre établie après coup, une œuvre systématique, inventée par l'igno- •lance, accueillie et soutenue par la routine? Peut-on surtout insinuer qu'il est « possible qu'au moyen âge, qu'au xjii* siècle même, se soient trouvés des hommes amateurs de catégories, qui aient pris l'effet pour la cause, et nient conclu en faveur d'une division rigoureuse par modes constituant une tonalité exclusive, » lorsque les monuments prouvent, tout au contraire, que cette tonafite était constituée bien avant lo XIII* siècle, et que ce xiii' siècle, au lieu d'avoir été l'époque où s^éiablit une classification rigoureuse de tonalité, fut plutôl, ainsi que nous l'avons déjà fait remarquer ailleurs, celle où se manifesta plus sensiblement la tendance à s*atfranchir des règles pik créer un systèmede musique plus libre, |iius populaire, à côté de l'ancienne constitution tonale, qui ne cessa point d*êlrc observée, malgré cela?
Nous n'examinerons pas ici la dilTiculté qu*ilyaurait eu, à ce xiii* siècle ou à tout autre, de faire prévaloir dans le chant liturgique Tœuvre individuelle d'une classification arbitraire, sans qu*aussitôt ne se fussent élevées de toutes |)arts des réclamations énersiques contre une telle nouveauté, surtout à une é(K)que où TEglise possédait un «*urps complet de chants dus à rins|)iration de uul de baints évêques, pi-êtres et reli-
gieux; a.ors que tout ce qui aboutissait à Tart chrétien, était l'objet des préocciH*ations universelles. Seulement, nous alarmons que, dès les premiers siècles, ITglis^ a reconnu une classification tonale gui servait de base à la composition et à l'exécution de ses chants pour l'office divin, cooime le prouvent les documents irréfragables que nous venons de citer. De plus, nous ajoutons que, depuis le xii* sièclb, cette classification,|perpetuée jusqu'à nous par une constante tradition, a été véritablement sensible dans la plupart des piè^-es de chant des manuscrits, et plus tard, dans les livres de chœur imprimés.
11 ne suffirait pas de dire que i'indicatiOD des modes ou tons ne se trouve presque jamab en tête de ces morceaux de plain-chaot (circonstance bien minime, du reste, pour ceux qui ont Quelque habitude des manuscrits); mais il faudrait encore prouver, par l'examen com^mré des versions cantorales dt chaque siècle, que cette constitution tonals n'y est pas plus sensible dans la contextnre mélodique que dans le titre. Or, c'est ce î quoi l'on ne {parviendra jamais. Je puis certiuer, en ce qui me concerne, que parmi les nombreux manuscrits des xi% xn*, xiu* et XIV' siècles, que j'ai compulsés en divers temps et en divers lieux, j'ai remarqué l'observation générale des règles de la tonalité.
Qu'il y ait eu à quelques é[K)ques du moyen âge, comme il y en a encore aujowd'hui, de ces pièces de plain-chant qu'on ne peut rattacher à aucun des huit modes, el j)Our lesquels on a inventé les tons irrégnliers ; qu'ily ait dans les hymnes et séquences des élans d inspiration et de poésie, qui, plus d'une fols, ont brisé l'échelle modale ; Dien plus, qu'il y ait eu en dehors de la constitution tonale qui nousoccufie, un systèmede musique, plus libre, plus populaire, tel qu'il se montre visiblement au xiu* siècle; enfipt que, même dans ces derniers temps, on ait vu se multiplier, au grand préjudice d» chant liturgique, ces prétendues méthodes de plain-cnant dont les auteurs, étrangers aux premiers éléments de la constitatiOQ tonale, ont entrepris la tAche monstrueuse d*accoupler i cette antique tonalité celles des temps modernes, avec tons ses accidents ; ce sont là des particularités qui ne sauraient être Tobjet ni d'un doute, md'nne discussion. Ce sont des exceptions, et l'exception confirme la règle, au lieu de la détruire. On dit que les préceptes de Tari poétique et de Tan oratoire ne sont venus qu*après les poëtes et les orateurs; sans doute, et cela i)rouve seulement qa*il eiit* tait avant ces préceptes une véritaUe Ho^ quence et une véritable poésie, au fojar desquelles les poëtes et les orateurs oH puisé leurs belles inspirations; pais, hs règles établies a|>rès coup iront été que k confirmation et la consécration des ioiséMfnelles du beau. Mais l'histoire du chant ecclésiastique nous offre cette pariicularilAi que les règles en sont aussi anciennes, qn* la comi)ONition du chaut elle-iuênie. VMi
lUL
D Lh 1 ilb 1 lUUE UlHETIfcliNNE.
TUL
de le démontrer par des citations péremptoires qui ne sauraient laisser aucun QOole sur ce poinL
Vey. GftiooRiBif (Chant) , Contre- point, ILàftiioiiiB, Modes BccLisusTiQUEs, Musique, Opéra.
TOPAZE (La). Pierre et couleur symboli^ qoe. Yoy. Coolecrs.
TOREUTIQDE (La). Yoy. Sculpture.
TODRNAY (Cathédrale de). Voy. Dimen-
SIONS.
TRAINI. Peintre, disciple d*Orcagna. Yoy. PsiirruRE.
TROIS-CHATEAUX(Cathêdrale de Saint- Paul). Yoy. ROMANO-BTZANTIN {Slyie) , DÉ- TAILS, France.
TRONES f Les), Yoy. Anges.
TROPHIME (Eglise DE Saint-), à Arles.
Fw. Sculpture.
TUiXiE (Antiphonaire manuscrit de l'é- 6U8B DE Sainte), Nos lecteurs nous sauront gré, sans doute, de consacrer une digression spéciale et un peu étendue à un manuscrit célèbre parmi les iconographes, et d'autant plos précieux, que peu de personnes ont la faealtédelevoir etcleTadmirer. Je veux parler de V Antiphonaire de Sainte-Tulle, qu un heureux concours de circonstances m*a tout récemment permis de voir et d'apprécier comme l*un des plus magnifiques chets-d*œuift de Tart chrétien (710).
Afantde reproduire les notes quMl m'a été dooDé de recueillir sur ce splendide chefd'œuTre^ pendant les quatre ou cinq heures
Zie j'ai mises à en dérouler les superbes uilleis dans le presbytère si hospitalier de la paroisse de Sainte-Tulle, je dois entrer dans quelques détails sur sa provenance et sor la sainte dont il porte le nom.
Sainte-Tulle, ancienne ville gallo-romaine, connue sous le nom de Tttea (711), est •ojoard'hui une commune de onze cent cinquante habitants, dans le canton de Manos- Se, département des Basses - Alpes. Son lise dépendait autrefois de la commanderie de l'ordre de Malle, dont le chef-lieu était Maoosque, et c'est ce (jui explique le titre du prieur commandataire qu a pris Jacques Bremond, donateur de V Antiphonaire^ objet de cette notice (712). Voici le texte de ce litre oui sert de frontispice à l'ouvrage. 11 est richement epcadré, et plusieurs des gros-
(710) Il y a quelques années, M.Didron ayant eu roeeasaofi de le iroir à Marseille, où il avait été apparié momentanément, s^écria : Pi oui n^avom ritn ^émui beau à Parti.
(711) Au VI* siècle elle prit le nom de Sainle- Talie, fille de Filluslre Eucliei', sénateur romain, detean depuis évéque de Lyon, qui d*abord s'était leiiré dans une grotte sur les bords de la Durance. Tallia mourut prés de lui en odeur de sainteté. Elle avait une sœur aînée appelée sainte i^onsorce.Aprés •a aMMt elle apparut à sa mère Galla, pour lui anauacer qa>lle était dans le ciel où elle TatiendaiC, al que son époui deviendrait évéque de Lyon. Il est ham de remarquer que cette ville a eu deux illustres érénoet dn nom d*£ucber. Celui dont il s'agissait esl le demiar par ordre de date ; il vivait au vi' sié de. ( Voir la rie de iainte Comoree dans les Acta
m du P. Malillon, t. 1*'.)
ses lettres dolit il se compose sont en or.
/ MAGISTEB
JACOBUS BREIfOND
PRESBTTER EX PAGO
NEAULA
DIOECESIS TOLONENSIS ORIUNDUS
PRJOR COMMENDATOR
HUJUS PAROCHliE
STiE TVLLiM
GObICEM ISTCM