DICTIONNAIRE D*£STI1£TIQUE
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déguisées sons quelques beaux noms, mais toujours reconnai$<^ables : peut-on, dis-je, en lisant de pareils écrivains, s'empêcher d'y apercevoir avec horreur un contraste révoltant? Et pourquoi révoltant? Je le demande h quicoiiaue a des mœurs. N'est-ce jxas surtout par 1 opposition indécente qui se trouve entre le caractère de Touvrage et celui que devrait avoir l'auteur? c'est-à-dire, parce qu'on y voit rompre sans respect cet aimable unité de bienséance, qui, .de l'auteur et de son ouvrage, ne doit faire qu'un tout, dont aucune partie ne déshou'Oie Tautre, ni par sa difformité , ni par son incongruité.
Telle est. Messieurs, si je ne me trompe, l'idée totale du beau dans les ouvrages d'esprit. Rassemblons-en tous les traits en peu de mots pour la rendre plus sensible : que la base en soit toujours la vérité, l'ordre» Thonnèteet le décent ; que sur ce fond du beau essentiel on répande, selon l'exigence des matières, les images, les sentiments, les mouvements convenables, toutes les grAces du beau naturel ; que l'expression, le tour, Je style relèvent encore à l'esprit et à l'oreille ces beautés fondamentales du discours, mais avec un art qui ressemble si bien h la nature qu'on le prenne pour elle-même; enfin, que tout cela forme un corns d'ouvrage lié, suivi, animé, soutenu, et dans lequel il n'y ait aucun bors-d'œuvre qui en rompe l'unité.
Deniquê sU qwxhU timplex dunlaxat, et unum.