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fnîbles, m les y élevant par les doax accents irutn chant agréable : Ut per oblectamenta au* rium infirmier animui in affectum pietatis assurgai {Confess.^ lib. x, c. 33); » l'abbé IH)is$on continue en ces termes :
A Pour procurer an tel bien et éviter les défauts dont nous venons de parler, il faut consulter partout ce quMl y a de meilleurs chants, surtout les anciens. Mais quels anciens et où les trouver? car des anciens les plus connus, il n'y a plus suère parmi nous que le Romain, avant sa réforme, et le Gallican. 11 serait avantageux sans doute d'avoir dans leur pureté les chants anciens jusqu'au delà du temps de saint Grégoire-le-Grand ; mais où trouver le chant de ces siècles reculés dans sa pureté, depuis le mélange qu'y ont introduit les Italiens et les Gaulois, les uns et les autres ayant- confondu l'Italien et le Gaulois dès les ix% x* et xi* siècles, comme l'a si judicieusement remarque M. Lebeuf dans son Traité hiitorique du thant de rEglise?
« On ne peut donc mieux se ISxer pour les anciens qu'à c^ux du siècle de Charlemagne et des deux siècles suivants. C'est dans ce qui nous roste des ouvrages de ce temps qu'on trouve tes vrais principes du chant
Srégorien. il faut les étudier et se remplir e leurs mélodies.
« Plus les compositions de chant approchent de leur première origine, plus elle^i sont •impies et presque syllabiques, surtout celles des antiennes, et plus leurs progrès sont doux, mélodieux, naturels, au lieu que les compositions postérieures sont surcnargées de notes, et que leurs progrès sont durs, guindés, et, pour me servir de- l'expression de M. Lebeuf, cahoteux, et par là toujours difficiles et désagréables. Prenez en effet dans l'antiphonier romain, ou dans un autre a.ntiphonier antérieur au x* siècle les antiennes de Noël, de Pâques, de l'Ascension, de la Pentecôte, et des autres anciens offices de l'année : comparez-les avec les antiennes des ofDces postérieurs, et vous serez frappés des différences de composition, les premières étant fort simples, et les autres trop chargées et trop modulées.
, « Quand donc on trouve des pièces de chant qui se ressemblent, en les examinant de près on discernera facilement les origiaales de celles qui ne sont qu'imitées, à ces marques non équivoques. Les plus anciennes sont ordinairement simples, mélodieuses, coulantes; elles sont aussi, comme on Ta déjà dit, plus correctes pour l'expression et la liaison des paroles ; elles sont encore plus variées et plus diversifiées, ce qui est une perfection qu'on ne doit pas négliger. Tel esi l'esprit du véritable chant grégorien.
« Aussi a-t-il fallu enfin y revenir, et c'est ce qu'on a tenté depuis deux siècles. On a
commencé par corriger le chant romain» qne nous appelons le Romain moderne, et quelques églises ont suivi cet exemple, comme celle de Paris. Car il est aisé de reconnaître que tous les chants des différentes Eglises viennent du Romain; qu'à peu de chose près, c'était partout le même cnant avant les nouveaux bréviaires, et que les changements qui s'y trouvaient et qui venaient des différentes mains par lesquelles ils avaient passé, n'ont jamais altéré ie fond jusqu'à le rendre méconnaissable.
« Plusieurs Eglises donc, après la correction du Romain moderne, corrigèrent aussi le leur. On le déchargea alors, dfans la plupart, de cette multitude de notes sous les* quelles il était comme accablé, surtout dans les livres graduels; il devint par là plus cou* lant, et le texte plus intelligible.
« C'est donc pour procurer de meilleures compositions qu'on a entrepris ce traité, et qu'on se propose d'y instruire à fond des règles du plain-chant et de ja composition. »
L'auteur termine son préambule en déclarant que le but de son ouvrage n'est pas de donner une nouvelle forme de chant ni un plan nouveau de sa composition^ mai» seulement de le ramener à celui desanci^ns* de le remettre sous les yeux dans sa premier» simplicité, de rappeler les principes sur les* quels ces anciens se sont fondés et les règles qu'ils se sont prescrites ou qu'ils ont dm s» prescrire en conséquence, c'est-à-dire dejoindre les règles du bon sens à celles de l'art, et faire en sorte que le naturel qui ea fait la beauté soit observé partout.
Tels furent toujours ei tels sont encore aujourd'hui les vrais principes du chant gré* gorien ; éminemment traditionnel, il est gouverné par dee règles fixes, invariables, constamment maintenues par l'Eglise, à l'auto* rite immédiate de laquelle il est soumis, comme tout ce qui tient à la liturgie. Mais l'invariabilité de ces principes ne s'oppose nullement à la liberté de l'inspiration , témoins ces milliers de morceaux de chant dont les siècles l'ont enrichie, et dont pas un ne se ressemble parfaitement. C'est ainsi
Sue dans le vrai plain-chant; aussi bien que ans l'architecture catholique» on voit l'admirable réalisation de ce grand et fécond f»rincipe de toute beauté :« La variété dans 'unité. »
(Voy. /e» attieleê Chaint uturgiqur ; Dé^
CHANT ; Expression ; Harmonib ; HANUSCRiTa;
Orguk; Modes ecclésiastiques; Tonalité.)
GRENAT. Couleur symbolique. Foy.Coii^