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ment. On y pénètre par le ^rand portique kcinq portes, soutenu par vingt-quatre pilastres de marbre composite, et au fond duquel est la statue colossale de Constantin, trouvée dans les Thermes. -
Cinq portes donnent entrée dans la basilique. La principale, de bronze, est celle qui fut transférée de la basilique Emilienne, par Alexandre VU.
« Lorsqu'on pénètre dans Tintérieur de la noble basilique, dit un écrivain dessinateur, dans sa critique judicieuse de cet édiGce, on est d'abord frappé de la majesté et de Ja magnificence de la grande nef; mais la se- Gonae impression est toute différente, quand rœil plus attentif ne rencontre de tous côtés que bizarreries dans les détails. Sans doute, le grand cordon composite de pilastres canelés, et entre ceux-ci les trois divisions superposées, où Ton voit se succéder des niches, des bas -reliefs et des médaillons peints, forment avec les arcades, de grandes et majestueuses lignes ; mais d'autre part, est-il rien de plus déplaisant que ces frises et architraves interrompues; que ces croisées aussi mesquines qu incorrectes; enfin que cette décoration de niches à frontons anguleux, arrondis et déversés? D'après tout ce désordre, n'est-il pas évident que l'artiste a cherché de Toriginalité à tout prix, et qu'ainsi 11 est arrivé à produire le chefd'œuvre du genre excentrique. Quelque répulsion que l'on ait pour ces extravagance^, 00 ne peut s'empêcher de reconnaître que si l'étude des détails eût répondu au grandiose de l'exécution générale, l'œuvre de Borromini, admirée de tout point, eût été justement classée parmi les monuments dont Rome peut s'enorgueillir.
« Borromini a fait preuve d'un bon esprit, d'abord, en conservant le plafond de la grande nef, l'une des magnificences de 1 église, et qui pouvait gêner ses dispositions; ensuite, en cherchant à mettre de l'harmonie entre les pHncipales lignes de son architecture et celle du plafond. Celui-ci présente trois grandes divisions, accusées par autant de caissons carrés, où sont ajustées au centre les armes de Pie IV, qui l'a commencé; àl'extrémité et vers le fond, celles de Pie V,qui Ta achevé; enfin, du côté de l'entrée, celles de Pie VI qui a fait restaurer et dorer de nouveau ce beau sofiite. Le profil de celui-ci est d'une grande fermeté; les moulures et les ornements d'un bon style, et les sculptures placées au fond des compartiments, d'un dessin varié qui exprime des ornement^ d'église, des attributs du culte, et eocela même bien assortis à la place qu'ils occupent. Le fond des compartiments est uleu ou rouge, avec quelques tons verts et blancs. La plupart des moulures sont dorées, et cette masse de dorures semble pesante. La corniche du pourtour est dans le même parti; elle est également blanche et or.... Il est probable que Pierre Ligorio , architecte or-
dinaire de Pie IV, est lauteur de ce .t)eau plafond; ce qui d'ailleurs ressort assez clairement de la comparaison de quelques détails avec ceux de la villa Pia, bâtie par le môme artiste.
« Le pavé de la grande nef est exécuté en mosaïques, «d'un dessin très-compliqué, et formé de porphyre, de serpentin, de granit blanc et noir, et de quelques autres variétés de marbre. Il remonte au commencement du XV* siècle et au règne de Martin V.
« La limite de la grande nef est marquée par cette large arcade qu'Alexandre VI fit cintrer vers ISÎfâ , et qui repose sur deux grosses colonnes. En avant de cet arc est le tombeau de Martin V, exécuté par Simone, frère du célèbre sculpteur Bonatello. Il s'élève d'environ 0,60 centimètres au-dessus du sol, et se compose efune caisse de marbre, portée sur six socles également de marbre. Le couvercle est formé d'une table de bronze ayant peu de relief, et sur laquelle le pape est représenté revêtu de ses habits pontificaux. Derrière ce monument funéraire et à l'entrée de la nef transversale , à laquelle on monte par quatre marches, on aperçoit le maître-autel où règne au-dessus du ciboire un tabernacle gotbiaue, orné dé frontons aigus sur les faces et de petits clochers ou flèches aux angles ; au-dessus, on distingue une faible partie du plafond de la nef transversale, qui date du pontificat de Clément Vlli , et par conséquent est postérieur d'environ quarante années à celui do Pie V, avec lequel il a, du reste, beaucoup d'analogie. Enfin, au loin, etaufond parait l'abside, décorée de riches peintures en mo» saïque, qui remontent à la fin du xiu* siècle et aux règnes de Nicolas IV et de Célestin V.
« Là se borne ce que nous avions à diie de ce vaste et splendide intérieur, dont l'effet est complexe; jugé à deux points de vue difl'érents, soit d'après l'ensemble, soit dV
f>rès les détails, il peut provoquer l'éloge ou a critique la plus amère (idd). »
Pour compléter les réflexions si justes qui précèdent, nous ajouterons que Saint-Jean de Latran, avec sa couverture en lambris, avec ses nefs latérales bien accusées , avec son chœur et son abside en mosaïque biefi conservés, a retenu beaucoun mieux que Sainl-Pierre,le style, et le caractère primitif do la basilique Latine ; ce qui lui imprime, à le considérer dans ^^on ensemble, un cachet do beauté hiératique qu'on chercherait en vain dans Téglise trop renommée au VaticaiK Toutefois, on peut dire que sous ce rapport, la basilique constantinienne elle-mâme, est surpassée par celte de Sainte-Marie-Majeuret et surtout par celle de Saint-Paul hor^ lejS Murs, telle qu'on la réédifie actuellement.
LAUDA SION (Chant dd). Fey. Modes ECCLÂsiASTiQUEs; Heims (Bibliothèque de}. •
LAURATi (PiEaRB). Peintre siennois, die 1327 à 1342. Foy. Peinture.
LEONARD M Yii^ci, peintre. Yùy. Ttpes.
(4S3) Edifices de Rome moderne, etc., dessinés, mesurés et pubtiés par P. LetarouHly. 'Pftrià, i^(l[\ it* partie, p. 4d8-505. — Voici les dimensions dans œuvre de ceiU$ grande basilique n cinq nefs : tougueur, i tu iDèta*s 50 c.; largeur, 53 mètres 75 c. '
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MCTfONNAIRfi
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LERVY (Adbiew). Célèbre îraprimeiir et compositeur de musique du xvi* siècle, a Paris, foy. Mvsique.
LESlIEUR (EusTACBs). Peintre français.
Yoy, France.
LIBERA ME. Caractère de ce chant. Voy.
Modes ecclésiastiques.
LORENZZO (Ambroisb et Pierre). Pein* très siennois en 1355. Yoy. Peutturb.
LOTTI (Antoiive), né vers 1665; un des plus grands coBfipositeurs de Técole de Venise. Voy. MDS1017B.
LUTHER. Son influence sur les sciences, les arts et la musique en particulier. V&y.
RÉfORHE.
LYON (MANUSCRltS t>B LA RtBUOTnàQUB DE LA VILLE DB). Yoy, MANUSCEfTS.
MACHAULT (Guillaume de). Compositeur de musique, au xiv* siècle. Yoy. Musique.
MADELEINE (Eglise de la), à Paris. Yoy. Grandeur.
MAMERT (Claudius), prêtre de l'Eglise de*Viennet en VIS. Voy. Chant liturgique.
MANS (Cathédrale du). Yoy. Dimensions.
MANSART, architecte de l'église des Invalides» à Paris. Yoy. Dôme.
MANUSCRITS. Considérés au triple point de Tue du chant liturgique, de la poésie et de la peinture ou enluminure, les manusrrits occupent une place importante dans le domaine do Testhetique chrétienne. C'est ce qui me détermine à leur consacrer un article spécial^ en. suivant, dans mes citations et dans mes analyses, Tordre des principales bibliothèques où ie les ai successivement étudiés, afin d'en faciliter la recherche et la vérification à ceux de mes lecteurs qui auraient le désir de les consulter. Ce mode ne me permettant point de suivre un ordre chronologique absolu, j'en suivrai au moins un relatif pour chacune des bibliothèques qui figureront dans ce travail. Il ne faut pas d'ailleurs perdre de vue que nos investigations embrassent un laps de temps déterminé, c'est-à-dire depuis le xi* siècle Jusqu'au xv* inclusivement, sans parler du célèbre Antiphonairc de sainte Tulle qui est du xviir siècle, et qui sera l'objet d'un article particulier. Nous commencerons par la bibliothèque impériale de Paris.
On ne connaît pas tous les manuscrits que renferme cette riche bibliothèque. Je citerai, entre autres, celui du xii* siècle, côté 165 (23), que je n'avais encore vu mentionné nulle part. C'est dans ce beau manuscrit qu'on voit la première version (M4) par ordre de date delà célèbre séquence de Pftques, Fuif€n$ prœclara. Cette longue séquence, dont j'ai publié les huit premières strophes, en noted modernes, dans les Annales archéologiques (435), est notée avec points sur une portée de quatre lignes vertes^ grises et jaunes. £lle est reproduite, avec quelques légères variantes» dans un autre beau manuscrit (Antiphonaire du xiii* siècle de la même bibliothèque, n* 778} . Chant et paroles, tout V est plus inspiré, plus éclatant et plus analogue a la solennité pascale quo
(4S4) Je veux parler ici d'une version traduiséble, car j*ai remarqué la même séquence dans un amipliouaîte respousorial, côté 111S« qui est plus ancku aiicure, puisqu'il n^monte au i* siècle.
dans la séquence Victmapasehali, d'une date
[)ostérieure, comme nous en avons déjà &il a remarque ailleurs (i36).
Cette séquence Fulgens prœclara est précédée d'un Hœc dies et d'un ConfUeminU ^m ont «beaucoup de rapport avec ceux d'aujourd'hui. Dans le même manuscrit ^ nous remarquerons la séquence de l'Ascension, Rex omnipolenSf die hodierna^ du huitième niode^ d'un chant naïf et bien marqué; ce chant est calqué sur le précédent, mais avec de moindres développements. On trouve la même séquence dans le manuscrit 1118 du X* siècle, déjà cité, ainsi que bon nombre d'autres textes liturgiques, reproduits dans les manuscrits postérieurs. Celle de la Pentecôte : Saneti Spiritus €uisU nobis graiitty attribuée au roi Robert, et qui est aussi du huitième mode, offre, dans quelquesuns de ses versets, et notamment dans les troisième et quatrième, une sorte d'analogie avec certaines strophes du Lauda Sion. On peut faire la même remarque pour la séquence de l'Assomption, dont le chant est original et inspiré. Elle débute ainsi :
Àurea virga Primœ rmtris Evœ Floreiis rosa Prœcessit Maria.
La séquence de Noël, Lux fuiget kodietna^ présente un chant lari^c et unit; elle est précédée d'un beau répons : Viderunt omnes fines terrœ.
Dans l'Antiphonaire déjà cité, du xui' siècle, coté 778, on remarcjue quatre séquences, au choix, pour le jour ue PAqués, dans Tordre suivant : !• Fulgens prœclara; 2** Clara gaudia; 3° Adsunl enim festa pas^ châtia; k* Prœcelsa adin0dum. Pour le dimanche dans Toctave de PAques, cinq : 1* Lau» denlecce; ^Adest pia; 3Me Viciinm paschali^ qui parait pour la première fois. Le chant en est conforme au nôtre, sauf certains ornements et la terminaison suivante qui manque dans nos livres actuels de chant : Amen dicunt omnia; h'' Die nobis; S* Gaudeat Ecclesia.
On trouve, dans le même Antiphonaire, la prose de la croix, Laudes crucxs aitoUa* mus, sur laquelle nods reviendrons plus tard; une autre prose de la même iête, qui
aZb) T. IX. année 1849.
(45(i) Au lome VIII des Annales arehéologiquetf
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IKESTHETIQLE CHRETIENNE.
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cOiainenGe par \ esiUaregUprodeuntj comme notre prose actuelle, bien quMl existe, du reste# entre ces deux morceaux des différences essentielles. D*aboni, le chant (du deuxième mode) est tout à fait différent. Les deux strophes, Quo vulneratut et Impleta sunt^ sont les mômes que dans Thjmne actuellement en usage (tô7).
Mais celle du xuV siècle renferme plusieurs strophes qui n*ont pas été conservées.
Pour le jour de TAscension nous trouvons : 1* la prose, Rex omnipotens hodierna^ comme au manuscrit du xii* siècle delà cité; %* colle qui commence ainsi : Laude lœtabundœ. Pour la Pentecôte, nous remarquons cinq séquences au choix : 1* Satu^ti Smriitiê ad$tt nobiê grcUia^ comme ci-dessus ; 91* Caittanlibuê hidie; 3" la séquence Yeni sancte Spiritus^ dont je donne ailleurs l'analyse (438). £lle parait là pour la première fois. Elle est écrite sur une portée de cinq lignes rouges; le chant en est exactement le même que celui d'aujourd'hui ; k" Laudiflua Cfm/tca;5*enfin, JHequemprmclara^ sur cinq lignes; la plupart des notes sont effacées.
Pour la lètede saint Jean-Baptiste, la prose Hodiema dits veneranday sur cinq lignes de diver es couleurs, à la portée, avec un seul « sur la ligne supérieure. A la fin du ma^ nascnl : O Redemptor^ sume carmen temet eoncinenlium^ que (^ous chantons encore le
I'eudi saint, à la cérémonie des saintes miles, et dont la mélodie pieuse et recueillie respire je ne sais quel parfum de mysticisme antique.
Passons maintenant à la bibliothèque de Keims. Elle renferme, entre autres manuscrits, un Graduel du xii* siècle des plus remarquables. Il est intitulé : Graduale antiqymm eum notis iœçuli xu*. J*en ai pris de nombreux extraits notés. Ceux que je vais citer suffiront pour donner une idée de Tim- Dortanoe de ce précieux manuscrit, qui jette beaucoQU) ^^ jour sur la période du chant liturgique dont nous nous occupons. Nous y remarquons, eQ premier lieu, le beau chant des Imprupères, Agios o Iheos^ dans Toffice de l'adoration de la croix (du deuxième mode), tel que nous l'exécutons aujourd'hui. Je dois faire observer, à cette occasion, et pour 9*7 plus revenir, que tout le chantai pathétique de l'adoration de la croix est noté daps nos livres modernes de chœur, presque note pour pote,, tel qu*il existe dans un bon nompre de manuscrits des xu* et xur siècles. C*est une des auciennes mélodies liturgiques des mieux conservées. On peut faire la même observation pour l'office de la semaine sainte en général. La raison 90 est que cet office E*étant guère chanté ea entier que dans quelques grandes églises, n*a pas été expose à autant d'altération que les autres parties plus usuelles du service divin. Nous appliquerons la même observa-
(i57) Moos voulons parler des hymnes romaîncs puk corrigées. La même rems^rque s'applique aux autres hymnes qui nous servent de point de com) •
tion au magnifique chant, ExsûUei jam rnige- KcQ turba cœlorum, qui est écrit, comme lo
[précèdent, en notes très-lisibles, sur quatre ignés à la portée. A côté, on lit le titre suivant en lettres rouges et gothiques : Jffentdictio cerei quœ cum aulci modulaiionê canitur post benedictionem ignis. Viennent ensuite les belles antiennes et versets : Cari" temus Domino y gloriose enim magnific€UH$ est; Dominuê conterens betla; vinea fada t$l dilecto. — Trait : Attende cœlum et loquar^ Il est marqué, en note, que (contrairement è la rubrique observée aujourd'hui) Ton sonne les cloches, au moment du Kyri4 eleiiont jusqu'au Gloria exclusivement : /hk cipiente Syrie eleison^ incipiunt signa put-, sari et cessant antequam incipiatur Gloria ïn, excelsis Deo.
L'introït du jour de PAques, qui offre un^ chant coulant et mélodieux, est le mémo aue llntroït romain actuel : Mesurrexi el adfiuo^ sum ticum. Alléluia. Posuisti super me ma-* num tuiun. Alléluia. Mirabilis facta est scien-* tia tua. Alléluia, Alléluia : Psaume : Domine^, probasti me, etc. Le chant de VUœc dies est le même, à peu de chose près, que celui usité de nos jours. Celui de Voffertoipe,^ Terra tremuit et quievit^ présente une mélodie noble et imitalive. Celui de la communion générale, Yeniie populi ad sacrum et immortale mysterium, a été souvent reproduit dans ces derniers temps, et notamment dans la Revue de la Musique religieuse d^ M, Danjou. H est précédé de ce titre, en lettres rouges ; Ante ultimum Agnus Dei dicitur hœc antiphona.
Chaque férié de la semaine de PAques a sa station marquée pour une des basiliques de Rome. Nous trouvons, à la troisième férié, le chant énergiaue et imitatif de roffertoire,L Into^uit de cœlo Dominus; celui de Quasi modo geniti infantes^ pour le dimanche dé l'octave; celui de l'introït Exaudiat et de la communion Petite et accipietis^ ont été singulièrement altérés dans les éditions (fin xviii* siècle et commencement xix*) du Gro' duel romain. Il n'en a pas été de même de l'introït de rAscepsion,rtn Galilœi^ du septième mode, qui a été reproduit, note pour note, dans les mêmes éditions. Celui de la Pentecôte, SptrtVusDomtftt» du premier mode, n'a pas été rendu, à beaucoup près, avec la même fidélité. Le graduel Yeni sancte Spiritus^ du deuxième mode, a mieux été conservé.' On peut en dire autant de l'introït Gaudeamus pour la fête de l'Assomption.
Paps la messe Pxo defunctis^ l'introït Requiem œtemam, du sixième mode, offre, à peu de chose près, la touchante mélodie que pous chantons encore aujourd'hui. Même remarque sur l'offertoire Domine Jesu^ du deuxième mode, et sur la belle communioi\ JI.UX œterna.
Vient ensuite une série de Kyrie pour les. diverses fêtes de l'année, grandes el moj eu-i
paraison avec celles des manuscrits (438) A Fanicle Modes accUsixsxiQVU.
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ACTIONNAIRE
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ne$. Nous allons ]es Indiquer dans le même ordre que les présente Toriginal.
In prœeipuis fettivitatibuê. Ce titre est en caractères rouge.» ; mais toute la notation du Kyrie est effacée. Inmediocribusfestit.CesX le môme que celui marqué pour les dimanches de TA vent dans Je graduel Viennois et, si je ne me trompe, dans le graduel Parisien. Jn prœeipuis f es lis. C'est le môme que le JTyrie des annuels (parisien), des doubles-majeurs (viennois) et des doubles de première et (le deuxième classe (romain), avec cette différence quele chant du graduel de Reims, môIé de petites notes brèves, est plus coulant, plus varié que le chant moderne.
In prœeipuis festis xii lectionum^ deuxG/orta, dont le premier est te même que celui qui se chante aujourd'hui le samedi saint et les dimanches après Pâques. Nous remarquons un grand nombre d'autres ^/orta, d'un chant aussi pur que varié, suivis du Sanetus et de VAgnus Dei. Cette abondance de chants liturgiques, que nous aurons fréquemment l'occasion de faire ressortir durant la période qui nous occupe, forme un contraste frappant avec la pauvreté de nos livres de choeur actuels.
A la fête de Noël nous voyons trois séquences. La première Innoete {de Filio Dei Palris)^ commence ainsi ; Natus ante sœcula. Elle a un chant syllabique doux et naïf. La seconde, Post partum (prosa in mane)^ commence par ces mots : 5a/i?e, parla. La troisième {In die adorabOf alléluia)^ débute ainsi : Quem simul reeolamus. L'une et Tautre offrent, comme la première, un chant doux et naïf. Les fêles de saint Etienne et de saint Jean-Baptiste (439) ont chacune leur séquence. Celle de «aint Jean, du preqiier mode, offre unepoéisie originale. Nous allons en donner une partie.
Koêtram mmica swne camenam, Vemacula dulcis armoimm jure dicaUtm Sentpiierno régi moderanti cuncla creata, Pro sacris milodificans êoHempniis Beau Joannu roborantem
Symphoniam fidicanoram Bic Cnrisli mm dticipulus tegitur Et Domini dilectus prœ cœteris Et dicUur Dei gratta.
Au jour de Pflques,la séqiience déjà citée, ïufgens prœelara^ est appelée, dans une note en caractères rouges, la mère des séquences (Mater sequenturubI). Suivent d'autres proses pour tous les jours de l'octave. Celle de la troisième série, Pangile eelsa^ offre un chant inspiré. Dans celle Vielimœ paschatiy marquée pour le quatrième jour, on trouve la strophe : Credendum esl magis Deo veraci faam judœorum lurbœ fallaeiy qui en a été retranchée depuis, on ne sait pourauoi.
Aux fêtes de l'Ascension et de la Pente* o6te, on voit les mômes séquences que celles dont nous avons parlé plus haut. Celle de la deuxième férié après la Pentecôte, /homwm lerram^ est intitulée : Prosa almifiea.
(450) L^origlnal porte leir effet : Prosa de saneto loanne BaptUta. C'est évidemment une faute du copiste, qui a écrit saint Jean-Baptiste pour saint Jean
Celle de la troisième férié commence ainsi • Almisonajam gaudia.
La prose de saint Pierre et de saint PifuI est digne de remarque, quant au chant et quant au texte. Le chant est syllabique: il présente une certaine teinte musicale, bien quç la tonalité ecclésiastique s'y laisse apercevoir. Nous regrettons de ne pouvoir en donner un spécimen. Voici les deux uremières strophes de cette séquence.
i. Laudes jucunda metos tumna personat, Concrepans inclyta armonia vera sœcli tumina.
% Jungendo verba symphmnœ rytkmtea Uxe qui aurea iUustrarunt mundi régna omma,
Nous ne dirons rien de plusieurs autres belles proses (de la Purification, de la Saint- Barthélemy, des Saints-Anges, des Saintes- Vierçes, de la Nativité de Marie, de Saint- Martin, de Tous les Saints).
La pièce capitale de ce graduel de Reims, c'est la prose de sainte Catherine sur léchant du lauoaSton, qui se trouve aussi reproduit dans celle de la Sainte-Croix, faisant partie du môme manuscrit. Guidé par certaines analogies et certaines données historiques, j'avais toujours présumé que ce beau chant, l'un des chefs-d'œuvre de l'art chrétien, était antérieur à saint Thomas. Dès l'année 18i6» j'avais consigné cette opinion dans les An^ nales arehéologiqueSj sans me douter qu'elle dût être, l'année suivante, corroborée par des documents authentiques et péremptoi^ res que j'ai découverts dans la bimiothèque de la ville de Reims. Désormais, il ne saurait exister aucun doute touchant la question si longtemps débattue entre les savants, au sujet de la mélodie du Lauda Sion. Evidemment, elle n'est pas de saint Thomas ; mais elle est du xit* siècle, si toutefois elle ne remonte pas plus haut. C'est ce qu'attestent les deux séquences qu'un heureux hasard a fait tomber entre mes mains, et qui n'avaient été encore signalées, du moins à ma connaissance, par aucun des écrivains qui s'occupent de ces sortes de recherches. Ces documents sont contenus dans un manuscrit authentique du xii* siècle, que chacun peut examiner à loisir. Les détails dans lesquels nous allons entrer, touchant la mélodie ce* lèbre qu'ils renferment, ne seront pas longs;, parce qu'il s'agit ici d'une mélodie qui est parvenue presque intégrale jusqu'à nous, et qui, aujourd'hui encore est une des plus populaires du culte catholique:
Rien que, dans le Graduel de Reims» cette prose ou séquence de sainte Catherine précède celle de la Croix, tout me porte à penser qu'elle lui est postérieure, quant à l'ordre chronologique, et que le chant en a été emprunté k celui de la prose de la Croix. ' Je serais môme assez disposé à présumer, d'après certains autres documents analogues de la môme époque, que dès le xii* siècle ce chant était une de ces mélodies connues
tEvangéliste. Quelques passages du texte que aoiis reproduisons ne permettent aucun doute à cet égarft«
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D*£STHETIQUfi CURETIENNNE;
et populaires comme il en existe de nos Jours, qu'on appliquait indistinctement à différents textes ayant un mètre commun, ou môme composes tout exprès pour être susceptibles de recevoir ces espèces de chants. Quoi qu'il en soit, voici la prose de sainte Catherine. Elle est, ainsi que celle d^ la sainte Croix, du septième mode :.
Vox sonora noêiri chùri\ Nostro sonet conditofi Qui dkponii onrnia.,
quem dimicai imbeUi$, quem daiur et ffueUii ^ vtrti Victoria.
Per
De mri$ Victoria.
Per guem plebi ÂUxandrina Femme non /îsmtntna Sbxjpml ingffMU
Cwan beaia Katerina Voctoê vinc^et doctrina Ferrumpf^eniia,
H(Bc ad gloriam parentum- Pulcivrwn dédit ornamenlmn^ Monùn privitegia,
Clara per proqenitores Çlaruit pet tâno$ «ores Àmpluni gratta.
Florem teneri decaris Lectiom» et la)>oris Attrivere Uudia.
Nom nerlegit disâplimm ScKuiares et divinas InadùtucenUa»
Toi êteetum, vas virtutum^ Beputatur siaa lutum Bonatramitoria.
Rt reduxit in contemptum Patrie opee et parentum Larga patrunonia.
Vans oteum includens, Yirgo sapiens et prudens^ Svanso pergit obvia.
Àt adventus ejus hom Prœparatur sine mora Sntrat ad conmvia.
Sittilur imperatori, ^
Cupi&is pro Cftristo mori Chjus m prœsenOa,
Qnmquaginla sapienles
Mntos dédit et mlentes
yhrgmis façundia.
Carceris horrendi ctaustrum.
Et rotarum triste plaustrum Famem etjejuma.
(440) Cette prose a vingt-qiiati*e strophes. Nous >e donnons point les deux dernières, parce que nous «)î|iiODs de ne leif avoir pas exactement transcrites
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M quafetuMiue liimt et Sustinet amore Dei, ^adeni ad omnia.
Torta smiperai tortorem Suverat unperatorem Femmœ constantia.
Cruciahtr hnperator Quia cedit cruciator Nec valent supplicia.
Tandem capite punitur
Et dum morte mors /f '
Vitœsubditgaudm.
Àngelis mox fuU curœ
Dore corpus sepulturœ
Terra propd afjou
Olewn ex ipsa nvmat Quod infirmas multos MiMtf Evidentigratia
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Bonum nobis dat unguenhtm Si per surnn intervehtum Nostra sanat vitia (4iO).
hà prose de la Croix est sous ce titro t Jn inventione^ prosa de sanela cruce Domini nottri Jetu Cnristi. Nous n*en donnerons pas le texte, afin d'abréger ; nous nous bor* nerons à quelques remarques importantes sur le chant. Il est le même que celui du Lauda Ston, sauf, vers le milieu, des différences assez sensibles dans plusieurs stro-« pbes. Celle qui correspond à VEcce jpanû, est ainsi conçue :
0 cruXt lignum triumphale In^ ligna nuUum taie,, Mundi vera salus, vole Fronde, flore, germine.
C'est le commencement de la prière, et par conséquent elle tombe mieux sur le chant que VEcce panis.
Après cette découverte à Reims, j'en, ai fait a Lyon une autre dans le même genro et presque aussi importante ; c'est celle d'un chant du LaudçtSion^ tout différent du chau( ordinaire. Il se trouve dans un beau Jfûsale veiusy lyonnais et viennois, du xiv* siècle, coté 91 (U5), qui est déposé à la biblio*^ tèque du Lycée. Mais revenons au graduel de Reims^
Nous trouvons à la fin de ce remarquable manuscrit, une autre prose, de six strophes seulement, sur l'air déQguré du LaudaSion; elle est intitulée : In commemoralione beaim Mariœ virginis. Près de cette séquence nous voyons celle de Yeni sancte Spirxtus, dont la mélodie est, sauf quelques variantes, la même que celle des graduels tes plus récents.
La prose de la Vierge, Virginis Martm Laudes (quand on en fait au temps pascal), est non-seulement sur le chant de Yietimœ-
du manuscrit, et qu'il nous serait actuellement iiB« peasible d'en faire la vérification.
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HAIf
patchali, mais elle est encore calquée, pour le limite, sur celui de Is séquence pascale. A ce double titre, nous croyons devoir la reprotluire intégralement, d'aulaat mieux quelle est fort courte.
Bva Iriilti abtUilit, Sed Maria protulU ffotvm, gtà reaemit peccalor^.
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Suivent en grand nombre d'autres airs du Kyrie, aujourd'hui inconnus. Ils ne remplissent pas moins de quinze pages in-folio. Les deux Gloria in excetiti qui suivent sont également sur un chant inconnu, du quatrièoM mode, mais sans mélange de texte intercalé, comme au Syrie. Ils sont séparés par le» deux traits suivants :
lux el virlui modalo
Conntmre ii\irando ;
MvifiFUiat regnia mm.
Quemedo facla a genilrix, Ctint lu >U piatma, pe le natceitlii.
Vient après un troisième GlorÎQ, sur le chant ilounle de première classe; ensuite un quatrième sur un chant qui s'est )>erclu et dans lequel, comme au précédent, la Dotation ancienne, par neumes.sUerne avec la moderne, par notes détachées. Cette observation s'applique au cinquième et au sixième Gloria qui suivent et dont le chant s'est égaler ment perdu. Ils sont séjjarés |>ar les beaux traits suivants, du deuxième mode :
Crtdendimt tU msgt^ Soto CutTidiforii Qaam JuUœomm frawB eohorii.
Sàamt C/triifum proeeuint ' Bx Karia nuilre.
T% m^, ticlor rex, miterere. — iUeluia.
Il 7 a une autre prose ds la Vierge, Ver\i firgo Hif^inum, calquée sur la prose Yeni tancle Sptritut.
Biblictthiqtte de la ville de Laon. — Cette bibliothèque renferme un intéressant manuscritj sans date, intitulé t Bymni et Pfo- V(r, daiis lequel on remarqiie les morceaux suivants : Un Kyrie farci, que nous re-
Eroduisons ici, quant au texte, k Cfius^ de la eauté liturgiqt^e de sa poésie.
Ti Cliritlerex. mpj^U'
gubentm, eleiiim. Kyrie ^àton.
Tm ilevoia pj«l)| mpiMM jugiUr vl illt digaerit elewm. Clirine eleiion.
Çai cntmnl ante te, ht pneibia awnie, et rvshtt umper
-'-""m. CJa-ale l'IÀlJm.
miri^ rediunpior immdaitt eiei~
lira cpncio dictni eleiion. Kgrit
iiuTtre, F^ Dei nvi nobit elàian. Sifriteleiton. in exceltli Deo nm^ (il altmo polrt qm noi redendt proprio Mnjfuine W mvifiàiTêl a morte dicatm
Clem
K CondÙoToi
tnm,o Dotmnt nottri,
«biion, Kyrie «Mmhi
Quiet omnwm princepë Tegtm.Ttscceli.terrœ, eleiton. Kgrie tSeivm.
O TAwt, kyle SotaoïA tollvm qm leneë gtmiei yniat flrison.
. JiiMt redemptor, Kyrie eleiion.
Adorant hwi-^ ^ --
Ciim itiit unde eigcnlj qmnque
Siaictttt, Stmcms, Smehu, Sabmlb re^
eiena nutl omma gloria tm
Attjiie ctmi îuiiofatftMinio grege
Qai litiK ttlia lunt ttAp
IHcenle* exeelM voce ;
tma itM tii Domine,
bex tetenuE gloria.' ,
Ciun Miiclo Spiritu
jn g!oria Dei Pofm. Ame».
Ppurlejour de Pâques, c'est la célèbre séquence Fulget praelara rutilatu per or- &em, comme dans presque tous les manu.^crits. Il y a également une séquence (tour chaque jour de l'octave jusqu'au jeudi. Aux y Âpres de ce jour (sous le titre Ante crucifixum) nous remarquons aussi )e Laudei crucit attollamw, exactement sur le cboot du Lauda Sion.
A la solennité de la PentecAte, c'est la séquence connue, Sattcti Spiritu* nobii adtit gratia. Celle du lundi commence ainsi : Atma chorus Domini ; celle du mardi : Laudt$ Deo devoloM. offre un chant également inusité aujourdhui. Même remarque pour la mélodie douce et pieuse, de la séquence de saint Jean -Baptiste,
La fête de saint Hippolyte nous offre le beau chant de l'épltre Juetorim anima, entièrement noté. Même remarque pour l'épltre de la Dédicace, qui a une séquence commtinçant ainsi : Clara chonu (fuice. Les fêtes de saint Beiui, de saint Denis et desainiMichel ont chacune la leur.
Les pages 82-81^ nous ofTrçnt des Stmetut e( des Agnut farcis; et la page 87 et suiv., trois proses k la Viei^e, parmi lesquelles se distingue par sa beauté celle qui débute ainsi' Salve mater Salvatoris; el à la page 349, nous remarquons deux autres hvoMies df la Vierge : Quod chorus tuUum venerandtu olim, el celle dont nous avons «euleoical
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IVESTIffiTIQUE CHRfrriËNNE.
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conservé le texte: 0 quam glofi/ica luet
A la page 161, nous troavons Y Audi bénigne Conditor, sur Pair encore usité de nos lours, mais plus régulièrement écrit dans les conditions dn mode auquel il appartient. Cest-tèy d'ailleurs» une remarque importante que nous pouvons faire sur la plupart des antiques mélodies grégoriennes oui sont parvenues jusqu'à nous. Elle s'applique au chant du Vexilla régis prodeunt^ que nous voyons à la même page, Les hymnes qui viennent après. Ad cœna^m Agni providi. — Je$u nostra redemptio pour TAscension, sont écrites sur des airs tout différents de ceux au^elles ont aujourd'hui.
Bïbliothèaue de (a ville de Châlons^sur-^ jfome. — Elle possède trois intéressants ma* nnscrits de chant. Il y en a un du xm* siè-f de, qui offre, entre autres pièces, dignes de Taltention de l'archéologue, les quatre antiennes de la Vierge, telles à peu près que nous les chantons encore dans nos églises, arec cette différence, que, dans le manuscrit de Châlons, le Regina cœli se termine par un long neume qui n'a pas moins de deux lignes. Nous y remarquons également de belles antiennes, telles que le Venite omnes oi sacrum et immortale mvêterium; et cellesci: 0 beata infantia: — Ô virgo super Virginia benedicta; — 0 quam cas ta mater; — 0 lealum tenirem Mariœ. — Lœtentur cœli^ etc. Ce manuscrit est relié. Tout porte à croire
3u'il contient l'ancien office de la cathé-r raie.
Un autre manuscrit, du xiv^ ou du xv* siècle, et provenant, comme le précédent,dont il n'est guère que le calque cie l'abbaye des Bénédictins de Saint-Pierre de Châlons-sur- Marne,contienties belles antiennes de Saint- Retni, de Sainte-Madeleine , de Saint-Michel, de Saint-Etienne et de Saint-André.
On trouve dans la même bibliothèque un Processional, du xiii^ siècle, sous ce titre : Proeessionale fathalaunense^ ad usum omnium s'anctorum. Ce beau manuscrit renferme un grand nombre de pièces contenues dans les deux précédents. Le chant en est par, tonal , et presque syilabique. Il parait qu'il était à l'usage du monastère de Saint- Pierre, comme semble l'indiquer cette suscription : Daminus Abbas,
Bibliothèque de h ville de JLyon.— Elle renferme de beaux manuscrits, dont le chant est généralement semblable à celui qu'oc trouve le même dans tous les autres manuscrits du moyen Agip. Nous ne citerons donc parmi ces nombreuses pièces de chant que celles qui diffèrent, en tout ou en partie, des versions communes que l'on trouve dans les autres bibliothèques. Dans celle-ci on remarque sous le numéro 92, un beau missel viennois de 1^00 ; un Antiphonarium Romanumde 1350, noté suri lignes rouges, où l'on voit un Jnvitatotre pour Noël, un i»/roU pour l'Ascension, et plusieurs autres pièces qui ont unemélodie particulière, -r
Un Missale velus du xv* siècle où l'on remarque également le chant complètement original, sur le premier mode, au Lauda Sion. Ce chant est noble, sévère et majestueux. Du reste, comme dans les autres manuscrits de.la.même bibiothèque, on n'y voit presque plus de prose, même aux plus grandes fêtes. La messe des morts est toute comme au Romain, sauf le Dies trtFqui offre de notables variantes.
Nous devons au moins une mention à un Missale antiquum^ bien qu'il n'ait pas de chant, parce que c'est un beau manuscrit du XV* siècle , avec de charmants encadreinents.
Bibliothèque de la ville d'Avignon. — Elle renferme 1* (sous le n° 6), un Psalterium Graduale in-iol., de la fin du xv* siècle ; 2* (sous le n* 7) un Antiphonarium de la même époque; 3* (sous le n* 51) un autre Antiphonarium du commencement du x vu* siècle, provenant de la Chartreuse de Bompas ; V [sous le n*59) un Breviarium duxiv* siècle;
(sous le n* 5 ter) un Breviarium Psalterium de la fin du xv*.
Mais le urincipal de ces divers manuscrits qui sembleraient devoir tirer une importance particulière du séjour des papes h Avignon, et qui cependant, au fond, différent peu des autres que nous venons d'analyser, est un Hymnarium ou Uymni curiœ komanœ sur lequel nous avons fait les observations suivantes: 11 contient un Veni , Creator dont la mélodie est plus nette, plus tonale» quoique la même, quant à l'essence » que celle que nous chantons, et dont la terminaison, plus heureuse, en omettant le si, rend inutile la question difficile de savoir s'il doit rester naturel ou être bémolisé. Il serait à désirer qu'on adoptât partout cette version, la meilleure que je connaisse, do Tantique mélodie. J'en dirai autant à certains égards, du Pange lingua gloriosi^ et de l'hymne JsteConfessor qui se trouvent dans le même manuscrit.il en contient d'autres oui offrent des variantes assez notables de celles en usage aujourd'hui, telles que le Vexilla regis^— VAve maris Stella et d^autres encore qui ont des mélodies tout à fait dif-* férentes, comme un Ave maris Stella sur le quatrième mode , comme les hymnes de la l'oussaint, des apôtres et des martyrs» Sanc- (orum meritis.
On remarque dans ces manuscrits, prin^ ci paiement dans le Psalterium graduale cité plus haut, un grand nombre de tritons (Ûl) directs ou indirects, qui n» peuvent provenir que de Tignorance ou de l'incurie des copistes.
De tous les documents qui précèdent el
3ue nous fournissent des villes situées dans es contrées si diverses, le lecteur attentif conclura que la liturgie du moyen flge, et celle des xu* et xiii* siècles surtout, était bien plus riche, bien plus variée, quant au texte et quant au chant, qu'elle ne l'est aujour^ d'hui. Encore ai-je omis, pour abréger, un
(441) On appelle frttonla relation, prohibée dans le plam-cbant, de (a contre $1