‹ Dictionnaire d'esthétique chrétienne, ouChapitre 77 sur 168 · AES · texte numérisé non relu

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et qu'ils s*en éloignent pour aller les exécuter. Us sont séparés les uns des autres et entremêlés de figures diverses.

Si nous revenons devant la façade du couchant nous reconnaîtrons des personna- ^es qui ont de longues robes, dont la face est tournée vers le principal personnage, et qui tiennent à deux mains tendues devant leur poitrine quelque chose qu'ils semblent venir lui offrir. Ce sont des branches avec leur feuillage informe. Ces personnages représentent cette grande multitude que perionne ne pouvait compter^ de toute nation^ de toute tribuj de tout peuple et de toute languey que le prophète vit aebout devant le tréne^ en présence de l'AgneaUf vêtus de robes blanches et ayant des palmes à la main. (Apoc. VII, 9.)

Au septième médaillon de la même façade du couchant, on voit un animal dont la queue se repliant en trompette, s'allonge MT derrière, après avoir formé Vanneau.

Un homme qui est après, semble avoir été piqué à la figure et so replie en arrière d'épouvante. L^nimal a des ailes; il a un long eou, des pattes ou des griffes, à la manière des oiseaux. N'est-ce pas une de ces sauterelles, décrites au chap. ix, qui sortent de i'abtme, mêlées à la fumée épaisse qui s'en échappe jusqu'à obscurcir le ciel, qui ont reçu un pouvoir semblable à celui des scorpions, avec ordre de ne point toucher à l'herbe» ni h rien de ce qui est vert, mais seulement aux hommes, qui n'ont pas le signe de Diuu marqué sur le front? Le son de leurs ailes est comme celui des chariots qui courent à la guerre; des aiguillons 5ont au bout de leurs queues. Ces animaux ont i)0ur roi FAnge deVabîme appelé YExiermiMteur, C'était un des malheurs annoncés par Taigle qui traversait le ciel. (Apoc, viu, 13.)

Au sixième médaillon on Toit le sujet qui vientà la suite dans VÂpocalypse (ix, 13, 16.) Il représente une seule figure d'animal,ventre piendant, queue relevée au-dessus de la croupe, terminée en tête de serpent, dont la gueule vomit des flammes. Ou voit l'œil de cette tête. Par devant la gueule béante de l'anima], on voit aussi des flammes. Son front semble armé d'une corne comme celle du ;rhinocéros; deux oreilles s'élèvent sur sa tète. Probablement le sculpteur aura voulu Ggurer un des chevaux qui composaient cette cavalerie formidalrle qui en comptait deux cent millions, dont les têtes étaient comme celles des lions ^ et de la bouche desquels sortaient du feu, de la fumée et du soufre pour tuer le tiers des hommes, car leur puissance est dans leurs bouches et dans leurs queues. Ces queues ressemblent à des serpents ayant des têtes qui font des blessures.Le huitième parait être un dragon

(605) Venile, benedicti Patri$ meî, pasidete para- («« 9obis regnum a comtUutione ntundù Esurivi emm, et dedisiis mihi manducare : suivie et dedisiis Miftt 6t(ere : kospe$ eram^ et collegistis me : nudm tram et coovernistis me : f'n/rrmfis et visitastis me :

qui des replis de son corps forme des anneaux et retourne sa tête au-dessus de luimême, en vomissant je ne sais si ce sont des eaux ou des flammes. Ne serait-ce pas le dragon, qui poursuivrait la femme qui s'est sauvée dans le désert ; lequel a combattu contre les anges dans le ciel, qui en a été précipitésur la terre et qui s'est assis sur le sable de la mer ?

La même façade du couchant représente dans plusieurs médaillons, les œuvres de miséricorde au jugement dernier. Le premier médaillon à la droite du principal personnage renferme trois personnages tournés vers celui-ci. Ils ont des robes qui descendent jusqu'àmi-jambe.lls présentent; le premier,un plat peu enfoncé, et dedans un mets; le deuxième,une robedont on voit pendre les manches; le troisième, deux objets qui paraissent être un pain à chaque main. Ne pourrait-on pas appliquer à ce médaillon le passage de 1 £vangile? Venez les bénis de mon Père, possé^ derle royaume qui vous a été préparé dès la formation du monde; fai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; fêtais infirme^ et vous m'avez visité (605).

Le deuxième médaillon, h la droite du principal personnage, renferme trois personnages tournés vers lui. Le premier a un livre pesant ou un coffre appuyé contre s#n bras sur sa poitrine. Les deux autres personnages le suivent, portant chacun à deux mains une branche droite garnie de • ses feuilles; ils sont debout. Le troisième médaillon a trois personnages, portant à . deux mains et les bras tendus en avant, chacun une branche comme les deux derniers du médaillon qui précède. Le quatrième médaillon offre deux personnages dont le premier ressemble aux quatre qui le précèdent, avec leurs palmes; mais la branche du deuxième per^onnage de ce quatrième médaillon diffère des précédentes par ses feuilles ; c'est la même altitude d offrande.

Tous ces personnages sont vêtus de Ion-

f;ues robes qui ne laissent rien paraître de eurs jambes; ce sont donc réellement les personnages de VApocalypse, vêtus de robes blanches et tenant des palmes dans leurs mains (606).

Sur la même façade du couchant, mais è la gauche du principal personnage, on remarque quatre médaillons. Le premier a deux personnages tenant chacun dans leur main droite un long bâton qu'on peut sttt>poser être un bâton de commandement , aussi haut que leur tête, surmonté le premier d'une espèce de feuille de trèfle, dont une feuille s élèverait au milieu, et deux leuilles s'écarteraient de chaque côté. Leur main gauche tournée en haut soutient par le bas un livre qui s'appuie contre leur bras

in carcere eram, et veni$tis ad me. ( Matth. xxv, 5i et seq )

(6u6) Amicti stolîs aibis, etpa'mœ in manibuan^ ru 1. (Apoc. vji, y.)

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