‹ Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiquesChapitre 138 sur 282 · CHERTSEY · texte numérisé non relu

CHERTSEY

1215-1540, éd. William Abel Pantin (Camden Third Séries, 3 vol., 1931-37), etc.

Il n'existe pas de monographie sur l'abbaye de Chertsey; on trouvera une chronique des abbés dans Dugdale, op. cit.,

I, éd. de 1846, p. 422-26; et surtout une notice de J. C. Cox, dans Victoria County History : Surreg, li, 1905, p. 55-64. — Voir dom D. Knowles, The Monastic Order in England, Cambridge, 1940, passim.

H. Dauphin.

CHÉRUBIN DE MAURIENNE (Alexandre Fournier), capucin français, missionnaire (1566- 1610). Voir/). T. C, II, 2360-61.

CHERUBIN I (Laerce; Ange-Marie; Flavio), éditeurs d'un Bullaire (xvie-xvii« s.). Voir D. T. C,

CH ESTER (Ste-Werburge de), abbaye bénédictine, située dans l'ancien diocèse de Lichfleld- Coventry, aujourd'hui dans celui de Shrewsbury (depuis 1541 siège d'un évêché anglican). Legaceasier (à ne pas confondre avec Legraceaster, Leicester), Legeceastre, Leiacestria, Cestria. Ste Werburge, fille de Wulfhere, roi de Mercie (658-675), prit le voile à Ely, dont sa grand'tante, Ste Étlieldrède, était abbesse, et où se retira sa mère Eomenhilde devenue veuve. Son oncle le roi Éthelred lui donna la supériorité (principatum) des monastères de moniales situés dans son royaume, sans doute avec le titre d'abbesse. Elle mourut à Trickingham, probablement Trentliam au comté de Lincoln, et fut ensevelie, suivant son désir, à Hanbury, comté de Stafïord : il s'agit de deux monastères qu'elle avait gouvernés. D'après le Liber Eliensis, il faudrait ajouter Slieppey et Ely : mais cette afTirmation est sujette à caution. Ste Werburge mourut un 3 févr. vers 700. La tradition veut que son corps ait été transféré à Cliester en 875 lors des invasions danoises : c'est du moins un fait qu'une église lui fut dédiée en cet endroit avant le milieu du x* s., et ses reliques s'y trouvaient certainement à la fin du même siècle.

Contrairement à ce qu'affirme Guillaume de Malmesbury (Gesta pont., éd. des Rolls Séries, 308), il n'y eut pas à Chester de monastère de moniales où Ste Werburge aurait fait profession. Y eut-il, comme le veulent certains documents tardifs, une église dédiée à S. Pierre et S. Paul, et qui devint ensuite Sle-Werburge, le titre de S. -Pierre passant à une autre église? La critique moderne semble i)eu disposée à l'admettre. Il est très difficile, en l'absence de documents authentiques, de déterminer l'origine du collège de chanoines séculiers — un gardien et douze chanoines — auxquels succédèrent les bénédictins à la fin du xi« s. La première attestation certaine de cette collégiale, dédiée à Ste Werburge, est un acte d'Edgar, roi de Mercie, en 958 : la fondation doit avoir eu lieu entre cette date et 907, où la ville de Chester fut restaurée après une grande désolation : il n'est pas impossible qu'il faille la rapprocher de cette dernière date et l'attribuer à la reine Éthelflède (Guillaume de Malmesbury). En 1057, le comte Léofric de Mercie fit réparer l'église et augmenta son patrimoine. En 1086, le Domesday Book énumère les possessions de Ste-Werburge.

En 1092 le comte de Chester Hugues d'Avranches (Hugo Lupus), dangereusement malade, voulut introduire à Ste-Werburge la vie monastique. L'abbé du Bec, S. Anselme, répondit à ses appels réitérés, et les dispositions finales, licenciant les chanoines et leur substituant des moines venus du Bec, furent établies de concert. Le premier abbé fut Richard, chapelain de S. Anselme. Le séjour de ce dernier à Chester ne fut pas de longue durée : il allait en effet prendre une part active dans les affaires ecclésiastiques du royaume

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