CÉCILE COPPOLI
— CEDD
abandonnant la règle mitigée par Urbain IV, elle fit adopter la règle primitive de Ste Claire. Déposée de sa fonction d'abbesse en juill. 1475, elle fut reléguée au monastère d'Urbino, où l'on observait la règle primitive des clarisses et où elle fut élue abbesse (nov. 1475). Elle devint encore deux fois abbesse de Foligno en 1485 et en 1489. Elle mourut en odeur de sainteté à Foligno, le 2 janv. 1500.
Jacobilli, Vite de' sanli e beali deW Umbria, i, Foligno, 1647, p. 12-15. — Wadding, Ann. Min., x, Quaracchi, 1932, p. 115 ;xn, 1932, p. 749; xiv, 1933, p. 553 ;xv, 1933, p. 247- 48. — Sbaralea, Stipplemenlum et castigaiio, i, Rome, 1908, p. 196. — Faloci-Pulignani, Notizia délia b. Cecilia Coppoli di Perugia, Pérouse, 1891. — Ciro da Pesaro, Nell' Umbria verde... Notizie storiclie sulla b. Cecilia Coppoli, Rome, 1908.
— Fantozzi, Documenti intorno alla b. Cecilia Coppoli clarissa (1426-1500) , dans Arch. franc, histor., xix, 1926, p. 194-225, 334-84.
.\. \'an den Wyngaert.
1. CECILIANUS, martyr à Saragosse, fêté le 16 avr. , est déjà cité avec dix-sept autres martyrs par Prudence (Perisfeph., iv). Mentionné par l'hiéronymien, il est repris par le martyrologe romain qui, après Usuard, le place sous le préfet Dacien.
A. S., avril, ii, 406-10. — Férotin, Le Liber ordiniini, 460-61 ; Id., Le Liber mnzarabicus sacramentorum, 272-78.
— Hubner, Inscr. Hisp. christ., 152. — Mari. Hier., éd. Delehaye, 55. — Mari. Hom., 140-41.
R. Van Doren.
2. CECILIANUS, évèque de Spolèle vers 354. Les fragments d'œuvres historiques de S. Hilaire, dont on admet généralement l'authenticité, contiennent une lettre que le pape Libère, avant de partir en exil, envoya à Cécilien, évêque de Spolète.
D. T. C, VI, 2404-408. — Gams, 727, — P. L., x, 688.
CECILIANUS, Cécilien. Voir aussi Caeci-
LIANUS.
CECI L lus. Voir Caecilius.
CECIRIA. Voir Cécile.
CECRA (Saint ou Sainte), figure au martyrologe hiéronymien le 16 oct.; mais les mss. ne sont d'accord ni sur sa patrie, l'Afrique ou l'Asie, ni sur son nom exact, puisqu'ils l'appellent encore : Caecrae, Cereae, Cacrae, Caere, Carre; les commentateurs hésitent même sur son sexe. 270 ou 260 martyrs lui sont adjoints; il est impossible de dire si c'est à tort ou à raison. La date de la Passion est tout aussi incertaine.
Propylaeum ad A. S. dec, p. 456-57. — A. S., oct., VII, p. 797. — Mort. Hier., éd. de Rossl et Duchesne, dans A. S., nov., ii, pars I', p. 132; éd. Delehaye et Quentin, pars II», p. 558.
J. Ferron.
CECROPIUS, évêque de Nicomédie. C'était un semi-arien que l'empereur Constance transféra de Laodicée à ce siège. Nous le connaissons surtout par S. Athanase. Celui-ci l'accuse, ainsi qu'Auxence de Milan et Épictète, d'avoir calomnié les orthodoxes. Cecropius assista au concile de Sirmium et fut l'un des auteurs de la déposition de Photinus, Hisloria arianorum ad monachos; P. G., xxvi, 784 B; Epistola ad episcopox Aegypti et Lihyae, 7; P. G., xxvi, 55.3 B. >sous savons aussi qu'il ]irit part à la consécration de l'église construite par Basile d'.\ncyre dans sa ville épiscopale (358). Il fut un des évêques à qui Georges de Laodicée adressa une lettre contre Eudoxe (Sozoinène, Hisl. eccl., IV, xiii; P. G., lxvii, 1145 A). Constance lui envoya Aétius et plusieurs de ses partisans pour se justifier des accusations portées contre eux, ibid.,ÏW, xxiv; col. 1189 C. Il mourut écrasé lors
du tremblement de terre qui dévasta Nicomédie en 358, ibid., IV, xvi; col. 1156 A.
W. Smith et H. Wace, A Diclionary oj Christian bioijntphy, i, 429-30.
R. Janin.
CEDAMUSA, évêché de la Maurétanie sitifienne. C'est la notice de 484, Notitia prov. et civ. Africae, Maurilania sitifensis, 29; Victor de Vite, éd. Petschenig, p. 133; P. L., lviii, 275, 352, qui révèle son existence : un Monlanus Cedanmaensis est placé le 29" sur la liste de cette province. Il y a unanimité pour rapprocher ce nom de Cedamousa des Koi5atJioÛCTioi, KîiéocpioÛCTioi ou Ki5a|ioûaioi, mentionnés par Ptolémée, Claudii Ptolemaci Geographia, IV, ii, § 21, éd. Nobbe, i, Leipzig, 1843, p. 231 (cf. le tableau des principaux noms donnés par les Romains aux Berbères, Cdt. Chaligne, Occupation romaine de l' Afrique, dans Rcc. de Conslanline, 1921-22, p. 8); l'emplacement de ce siège épiscopal est donc à chercher dans la petite Kabylie, à l'ouest et sur le cours moyen de l'Amsaga des inscriptions, l'Ampsaga des textes, l'actuel Oued-el-Kbir et l'actuel Oued-bou-Merzouq (cf. J. Bosco, dans Rec. de Comst., XLViii, 1914, p. 230-39). S'il faut aussi rapprocher, comme c'est probable, Cedamusa du nom de la grande tribu berbère des Ketama ou Kotânia, dont nous connaissons l'existence certaine et l'extension à l'époque arabe du Moyen Age (Ibn-Khaldoun, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afr. .sept., trad. de Slane, i, Alger, 1856, p. 291-93; cf. aussi appendice, p. 575; Berbrugger, Les époques militaires de la grande Kabilie, Alger-Paris, 1857, p. 231; de Slane, trad. de Al-Bakri, DescrifA. de l'Afr. sept., Alger, 1913, p. 115, note 1 ; G. Marçais, Les Arabes en Berbér ie du XI au XI v s., dans Rec. de Const.,-Ki.\\\, 1913, le mot Kotâma à l'index, etc.), le champ des recherches s'élargit à toute la région de l'ancienne Sitifienne comprise entre Bougie, Sétif et l'Amsaga. Même si elle doit s'interpréter des Kotâma, ce qui n'est pas sûr du tout, l'inscription, C. /. L., viii, 8379 = 20216, d'époque chrétienne (vi-vii«), trouvée à « Souk-el-Kédim », à 250 m. environ au sud du col de Fdoulès, n'apporte comme renseignement que celui de la présence des Cédamousiens-Kétamiens en cet endroit, sous la domination byzantine (Cat, Maurétanie césarienne, Paris, 1891, p. 71; Tissot, Géogr. comparée, I, 1884, p. 462; Féraud, Histoire des villes de la province de Constantine, dans Rec. de Const., xiv, 1870, p. 96).
Morcelli, Africa clir., i, Brixen, 1816, clxh, p. 132. — Notitia dignit., éd. Bôcking, ii, Bonn, 1839-53, annot. p. 630, 653. — L.-Ch. Féraud, loc. cit., p. 31-32. — Gams, 465. — L. de Mas-Latrie, Anciens évêchés de l'Afr. sept., dans Bull, de corr. afr., Alger, 1886, p. 93; Trésor de chronologie, Paris, 1889, p. 1871. — Mgr Toulotte, Géogr. de l'Afr. cliréi., Maurétanies, Montreuil-sur-mer, 1894, Sitif., ix, p. 196. — St. GseU, Allas arch. de l'Algérie, Alger-Paris, 1911, f. 8, Phillppeville, 102. — P. Mesnage, L'Afr. chrét., Paris, 1912, p. 412. — • H. Jaubert, Anciens évêchés de lu Numidie et de la Sitif., dans Rec. de Const., xlvi, 1912, p. 114-15, § 9.
J. Ferron.
CEDD, saint anglais, évêque des Saxons de l'est de l'Angleterre, f 664. Lui et ses trois autres frères, Ceadda, Celin et Cynibill, jouèrent un très grand I rôle dans la conversion des Anglo-Saxons au viii^ s. Cedd, originaire de Northumbrie, trouva sa formation ascétique et littéraire au monastère scot de Lindisfarne, fondé par S. Aidan, alors le foyer d'influence I religieuse le plus puissant de l'Angleterre. Après la I mort d'Aidan en 651, un autre Scot, Finan, lui succéda comme abbé et évêque de Lindisfarne, et contribua à la diffusion du christianisme hors des frontières de la Northumbrie. II baptisa deux rois païens, Peada, roi des .Middle Angles, et Sigbert, roi des Saxons de l'Est. Finan envoya quatre prêtres chez les Middle Angles,
CEDD