CEFALU
niques antérieures : Georges le Syncelle, Tiiéophanes (d'après un ms. apparenté à Cod. Paris. 1711, xi^ s.), la rédaction B de VEpitome du pseudo-Syméon Magister, Georges le Moine, une source inconnue, qui lui est commune avec Zonaras. Enfin, de l'année 811 à 1057, il reproduit mot à mot le texte de Skylitzès, y compris une partie de la préface de cet historien. I.a chronique de Cedrenus n'a donc aucune valeur en ellemême, mais ses mss. sont utiles à l'examen critique des textes qu'il emploie. Il continuera surtout à être d'une grande utilité tant qu'on ne se décidera pas à i)ublier une édition du texte grec de Skylitzès.
C'est ce qui explique que la chronique de Cedrenus ait paru très commode aux historiens postérieurs. .Michel Glykas s'en sert du vivant même de l'auteur (avant 1059, date de son horrible supplice) et le succès de Cedrenus est attesté |)ar ses 9 mss., copiés du xii« au xvii<! s. Comme l'a montré Karl Schweinburg {Hyzant. Zeitschrijt, 1930), comme il est arrivé à toutes les chroniques universelles, la chronique de Cedrenus fut interpolée à diverses reprises au cours des siècles : 1" du vivant de l'auteur, dans le Brilish Mus. udd. 26112, ms. le plus ancien, branche principale de la tradition. — 2° Le Paris, gr. 1713 et 1713 a, fin du xii" s., constitue une autre branche. — 3" Le Vatic. gr. 7903, xiiif s., rejirésente le texte primitif; les additions sont en marge. Ot archétype représente un groupe dont font ])artie le Marcianus gr. cl. vir, 12 et le Coislin 135 (xin»-xivf s.), qui contiennent de nombreuses interpolations non reproduites dans les autres mss. (groupe 1, co). — 4° Le groupe U, vf est formé du Paris, gr. 1713 et 1713 a, déjà cité (fin du xii" s.), du Paris, gr. .S'i/p/i. 115S (xiii<^ s.), du Coislin 313 (xivxv* s.) qui est le plus récent et qui se rapproche des mss. du groupe I, co. ce qui lui donne une grande valeur. — 5'' Un ms. perdu du groupe II, >f a été utilisé par l'édition princeps de 1566, que les autres éditeurs ont reproduite. Ce sont là des prolégomènes à une édition critique qui n'existe pas encore.
Éditions. — Xylander, chez Fugger, Bâle, 1566. - Fabrot (Byzantine du Louvre), 1647, commentaire de Goar et traduction latine. — Bekker, Bonn, 2 vol., 1838-18,39 (collation du Cod. Coislianus 137): reproduction dans la P. G., cxxi-cxxii.
Krumbacher, Gesch. d. bgz. Literalur, Municli, 2« éd.. 1897, p. 368-.369. — Giulya Moravcslk, Byzantino-turcica, I, Die byzanfiniscben Quellen..., Budapest, 1942, p. 143-45. — K. Schweinburg, Die urspriinyliche Form der Kedrenkronik, dans Buz. Zeilschrift, xxx, 1930, p. 68 sq.
Louis Bréhieh.
CEFALENSIS (Ecclesia), ou Caefalensis. lue par erreur Caesalensis, appartient à la Proconsulaire, puisque, au concile de Carthage de 646, un Crescis Caefalensis souscrit, avec les évêques de cette province, le libelle contre le monothélisme adressé à Paul, patriarche de Constantinople, Hardouin, Collect. conril., III, 750. Ce qui confirme cette attribution, c'est qu'un évêque du même endroit, Fidentius, déclare, à la conférence de 411, n'avoir plus de rival depuis la disparition toute récente d'un homonyme donatiste ( Gesla coll. Carth., i, 133; P./.., xt. 1302), surtout s'il fait allusion ainsi à sa propre conversion, comme paraît l'indiquer la réflexion très amère de Valentinien, diacre du primat schismatique de Carthage, Primianus. Mais une simple équivalence de sons ne paraît pas un motif suffisant pour identifier cet évêché, comme le font Toulotte et Mesnage, avec la Cephalilana Possessio de la Passio .SS. Maximae, Secundae et Donatillae, dans Anal, boll., ix, 1890, p. 110-16 (cf. DoNATiLLA, dans D. H. G. E.)..A plus forte raison n'est-il pas permis de s'appuyer sur la seule identité de sens des mots en grec et en latin pour assimiler la Cefalensis à la Promontoriensis ecclesia dont il est
I question dans le De miraculis S. Stephani, 1. I, ! c. vu; P. L., xLi, 838.
Morcelli, Africa clir., i, Brixen, 1816, clxiv, p. 133. — • Notilia dignitatum, éd. Bôcking, ii, Bonn, 1839-53, annot. p. 640. — Gams, 465. — ■ Ch. Tissot, Géographie comparée, II, Paris, 1888, p. 773. — L. de Mas-Latrie, Anciens évêchés de l'Afr. sept., dans Bull, de corr. afr., Alger, 1886, p. 86; Trésor de chronologie, Paris, 1889, p. 1868. — Mgr Toulotte, Géogr. de l'Afr. chrét.. Proconsulaire, Rennes-Paris, 1892, xxxiv, p. 159-60. — P. Mesnage, L'Afr. chrét., Paris, 1912, p. 189-90.
J. Ferron.
CEFALU, ville de la Sicile septentrionale (pro- : vince de Païenne), située le long de la côte, au pied d'un vaste promontoire. Son diocèse, qui comptait, en 1948, environ 140 000 âmes réparties en 32 pa- : roisses, est, depuis Pie IX, sufîragant de Palerme. La i date de fondation de ce siège est inconnue. A l'époque i byzantine, il dépendait de l'éparchie de Syracuse, et \ c'est comme tel qu'il figure dans la troisième Notifia ' episcoporum, composée vraisemblablement au début de la querelle iconoclaste. Au ix" s., le clerc arménien Basile le mentionne de même dans sa \otitia, écrite ■ vers 840. On en perd ensuite la trace, et il ne figure I plus dans le Diatopsis de Léon VI. Kii 838 et en 858, ' Cefalù eut à subir deux longs sièges et se rendit aux , Arabes. Toutefois, en 869, un Nicétas, évêque de i Cefalù, figure parmi les |)rélats qui s'opposèrent à l'intrusion de Photius, lors du concile de Constantiiioi)le. Libérée du joug musulman en 1063, Cefalù ne ! re(levint ville épiscopale qu'en 1131 (lettres d'Ana- I clet 11 dans Jafîé-Loew., n. 8421. 8422). Grâce à ' Huggiero 11, le nouveau siège fut doté d'un chapitre, qui comprend de nos jours douze chanoines, six , inansioniiaires et huit bénéficiers. La construction ; d'une vaste cathédrale fut entreprise par les soins du ; même souverain. Fn 1223, cédant aux injonctions de Frédéric II, l'évèque de Cefalù dut abandonner la Sicile. Il ne put recouvrer ses droits sur la ville et le : château que sous le pontificat d'Alexandre IV et grâce à l'intervention de ce pape. Au cours des âges, 1 nombreux furent les ordres religieux (bénédictins, I dominicains, frères mineurs [conventuels, observants, observants réformés, capucins], augustins, frères de S. ,Jean de Dieu, bénédictines, ursulines) qui s'établirent à Cefalù ou dans diverses villes du diocèse, j telles que Gratteri, Polizzi, ou Santo Stefano de I Camastra,
IJ sic des évêques. - Gaucelme, 1 131-50. — Ardouin, 1 150-59. — Bosson de Gorra, 1160-73. — Gui d'Anagni, 1177-1193. - Benoît, 1193-95. — Jean, 1196- 1215. Ardouin, 1217-c. 1239. — Gaucelme, 1240. — Richard Grizetta, 1249-53. — Thomas de Butero, 1253-54. - Jean de Stefano, 1254-59. — Jean Frangigena, 1266. — Pierre. 1260-74. — Jean de Rome,
j 1274-après juin 1284. — Giunta de Palerme, 1284déposé en 1290. - - Jacques de Nernia, 1304-23. — Ruggiero de San Giovanni, 1324. — Pierre de Caltagirone. 1342-'? Galgano de Florence, 1342-51. — Nicolas de Bocello, 1353. — Guillaume de Salomone, 1388-97. — Julien de Mileto, 1406-10. - André de Campisio, 1411-'? — (Antoine de Florence, nommé en
j 1412 par Jean XXIII, et Philippe, en 1414, par Benoît XIII]. — Antoine de Ponticorona, 1422-1445. Luc de Sarzana, 1445-71. — Jean Gatti, 1472-
\ 1475. — Bernard Margarit, 1475-79. — Jean Gatti, 1479-84. — François de Noia, 1484-92. François Orsini, 1492-'? — Paul de Cavalleria, 1495-96. — Lazare, 1496. — Raynald de Montoro, 1496-1512. —
i Jean de Requesens. 1512-17. — Jean Sanchez, 1517- 18. — Guillaume Raymond de Vich, card. adminis-
j trateur, 1518-25. - François d'Aragon, 1525-61. -
I Antoine Faraon, 1562-69. — Rodrigucz de Vadillo,