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CHOU M NOS

Paris. Déjà le projet avait reçu un commencement d'exécution, mais se heurtait à l'opposition des abbés de Misnie et de Thuringe. Ceux-ci estimaient que la nouvelle fondation serait la ruine de l'ancien collège de Leipzig. La question était bien délicate, car certains avaient trouvé de puissants protecteurs et donateurs dans la personne des marquis de Brandebourg. Au nom du chapitre général, l'abbé de Cîteaux, .Jacques de Theuley, dut exposer au prince électeur Joachim et au marquis Albert la vraie situation. Les défenses du chapitre et ses sanctions furent inefïicaces, car, par l'intermédiaire du puissant marquis, les abbés brandebourgeois obtinrent un induit apostolique. L'affaire traînait encore en 1515. A cette date, on est à la veille du protestantisme et de la sécularisation des abbayes. Chorin reçut ce coup fatal vers 1542. L'église est encore debout avec son caractère spécial, souvent objet d'études archéologiques (cf. M. Aubert, L'archil. cisterc. en France, Paris, 1943, i, 248; ii, 208).

Série des abbés (d'après Germania sacra). — 1. S., 1260. — 2. Bernard, 1267. — 3. Henri, 1273. — 4. Rodolphe, 1282. — 5. Bruno, 1299. — 6. Jean, 1304. — 7. Heidenreich, 1319. — 8. Heyso, 1320. — 9. Jean von Nemyk, 1334. — 10. Henri, 1350, 1352. — 11. Jacques, 1378. — 12. Godefroid von Greifïenberg, 1389, 1393. — 13. Herman, 1416, 1424. — 14. Simon, 1431. — 15. Tobie, 1441. — 16. Clément, 1465. — 17. Zacharie, 1469. — 18. Christian, 1472. — 19. Pierre Mûnsterberg, 1482, 1499. — 20. Jean Modde, 1503. — 21. Pierre, 1507, 1522. — 22. Brice, prieur en 1526, abbé en 1530.

Les pages concernant Chorin parues dans Germania sacra, Das Bislum Brandenburg, i, Berlin, 1929, p. 302-323, contiennent les meilleures références. — Ajoutons seulement la publication parue depuis : Staluia cap. gen. ord. cisterc, éd. Louvain, i-viii, 1933-1941, passim.

J.-M. Canivez.

CHORTAÏTON, S. M. de Chortaeio, de Cortaco, Kourtiach, Curiacum, etc., ancienne abbaye cistercienne à deux milles de Thessalonique, en Macédoine, ainsi nommée du mont voisin, Chortaeto. Des moines grecs occupaient cet emplacement avant l'époque des croisades, mais Boniface III, marquis de Montf errât et prince de Thessalie en 1204, trouvant le monastère désert, le transmit à Pierre, abbé cistercien de Locedio, en Italie. Le moine Roger et quelques frères vinrent donc occuper Chortaïton; une lettre d'Innocent III (1212) l'atteste. On sait par cette même lettre qu'Henri, empereur de Constantinople, avait d'abord fait évacuer le monastère par les cisterciens nouvellement arrivés, mais que Guillaume VI, fils et successeur de Boniface III, rétablit les choses dans l'état où l'avait voulu son père. Locedio, alors, renforça la communauté par l'envoi d'un nouveau contingent de personnel, avec l'abbé Geoffroy à leur tête. En 1228, Honorius III constituait cet abbé juge d'une cause à régler entre les frères du Sépulcre de Thessalonique et le chapitre de l'église de S.-Déméter. Puis le silence se fait sur notre abbaye. Combien de temps vécut-elle encore? Même cette donnée élémentaire échappe aux historiens.

L. Auvray, Les Registres de Grégoire IX, n. 1618, 1619. — Cottineau, 779. — Janauschek, Orig. cisterc. Vienne, 1877, p. 218. — Manrique, Ann. cisterc, Lyon, 1642, ann. 1204, ix, 1; 1212, x, 6, 7; 1214, iv, 8, 9, 12; vin, 11, 12; 1218, IX, 13. — Potthast, Reg., 4879, 5825.

J.-M. Canivez.

CHORTAKIS (MÉLÉTios), théologien grec (xviiie s.). Voir D. T. C, n, 2394-95.

CHOTEP, Chatb, Chotb, Hypsele, Hijpselis, Schatap, Sciolb, Shoiep, Shulb, Sotp, Sûtb, ville de la Haute-Égypte, située non loin d'Assiout (D. H. G. E.,

IV, 1120 sq.), au sud-est de cette dernière, et siège d'un évêché. Suivant Abu Sàlih, le nom de §ôtp signifie l'Aimé, mais il y a là confusion entre sôtp et Sôtp. Évêques. — Arsène, 347 (cf. D. H. G. E. , iv, 753 sq.).

— Rufus (D. A. C. L., IX, 1610, cite quelques fragments de ses œuvres; d'autres se trouvent dans le ms. British Muséum, Or. 3581 ^, 15 et 16). — Étienne, 750. — Abraham, 1086. — Jean. 1299, 1305. — Athanase, 1320 (donné comme Basile dans un autre ms.), 1330. — Jean, 1369.

Le Quien, ii, 599 sq. — G. Zoëga, Catalogus codicum copticorum, Rome, 1810, p. 616-18. — É. Quatremère, Mémoires géogr. et hist. sur l'Èggpte, i, Paris, 1811, p. 499 sq. — Gams, 461. — Pauly-Wissowa, ix-1, 425 sq. — E. Amélineau, La yéogr. de l'Êgypte à l'époque copte, Paris, 1893, p. 423 sq. — B. T. A. Evetts-A. ,1. Butler, Ctiurches and monasteries oj Egypt, Oxford, 1895, p. 245 sq. — J. Maspero- G. Wiet, Matériaux pour .lervir à la géogr. de l'Êgypte, dans Mém. de l'Insl. franç. d'archéol. orient, du Caire, xxxvi. Le Caire, 1914, p. 113. — L. Villecourt, Un ms. arabe sur le saint chrême dans l'Église copte, clans Reu. d'hist. eccl., XVII, Louvain, 1921, p. 506. — A. Van Lantschoot, Rec. des colophons des mss. chrét. d'Ëgypte, i, fasc. 2, Louvain, 1929, p. 48; Le ms. Vatican copte 44 et le Livre du chrême, dans Le Muséon, XLV, Louvain, 1932, p. 215, 230. — ■ Index sedium titularium archiepiscop. et episcop., Rome, 1933, p. 34. — M. Simaika Pasha, Catal. oj the Coptic and Arabie manuscripts in the Coptic Muséum, ii-l. Le Caire, 1942, p. 330. — H. Munier, Rec. des listes épiscopales de l'Église copte. Le Caire, 1943, p. ix, 10, 29, 36, 39 sq., 50, 56, 61, 64. — J. Muyser, Contribution à l'étude des listes épiscopales de l'Église copte, dans Bull, de la Soc. d'archéol. copte, X, Le Caire, 1944, p. 130, 148, 158 sq.

A. Van Lantschoot.

CHOTESOV (SS.-Wenceslas-et-Madeleine), Chotessovicense, en ail. Chotieschau, près de Stribro, dioc. de Prague (Tchécoslovaquie), monastère de norbertines, circarie de Bohême. Fondé entre 1196 et 1202 par le Bx Hroznata, fondateur de l'abbaye de Tepl. Sa sœur, la Bse Voyslava, y entra. Les premières sœurs venaient de Doksany. Le monastère fut placé sous la paternité de Tepl, d'où venaient ses prévôts (depuis 1403, mitrés), ses abbés (depuis 1738) et les curés des sept paroisses qui en dépendaient. — La riche prévôté connut sa plus grande splendeur sous le prévôt Sulko (f 1412). Celui-ci livra, à la tête des troupes du roi Wenceslas, des batailles contre les envahisseurs du royaume. Peu après, le hussitisme, puis le protestantisme causèrent sa décadence. Après la guerre de Trente ans, le monastère connut cependant une nouvelle période de prospérité, jusqu'à sa suppression sous Joseph II, en 1782. L'église a été démolie en 1830. Le superbe bâtiment claustral, construit en 1734-1750, devint propriété du prince de Tour et Taxis en 1822. En 1878, il fut confié aux moniales de la Visitation.

Archives : Prague, Bibl. d'État; arch. de l'abbaye de Tepl; arch. des Princes de Tour et Taxis, à Ratisbonne.

— Hugo, Ann., i, 553; preuves, 461-68. — Van Waefclghem, 59, 374. — Lienhardt, Ephem. hagiol. ord. Praem., .\ugsbourg, 1771, p. 133, 203, 229. — R. Koepl, Das Prdmonstratenserchorfrauenstift Chotieschau, Prague, 1840. — Anal. Praem., m, 273-76; viii, 43-49, 91-93, 329-37; xi, 220-23 XII, 46, 71-76, 131-43; xrv, 239-42. — Le nécrologe a ét publié par B. Grassl, dans les Anal. Praem., vu, 1931 p. 1-37.

N. Backmiino.

CHOTZA, Chusiuni. Voir Hus.

1 . CHOUMNOS (Michel), métropolite de Thes salonique et canoniste (première moitié du xii« s.) D'après Démétrius Chomatianos (éd. J.-B. Pitr Analecla sacra et classica spicilegio solesmensi parât VI, Juris eccles. Graecorum selecta paralipomena, Pari: Rome, 1891, p. 38), il aurait d'abord été nomophyl et chartophylax de Ste-Sophie. Cette informatio

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