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confirmée d'autre part, permet de lui assigner une date à coup sûr. Michel Choumnos, chartophylax (pour sa qualité de nomophylax, voir P. G., cxix, 1297-98, dans le titre), signe en effet, en juill. 1121, sous le patriarcat de Jean (Agapétos), une déclaration de copie conforme afférente à un acte antérieur (cf. V. Benesevic, Catal. cod. manuscript. Graecorum qui in monasterio Stae Catharinae in monte Sina assermniur, i, S.-Pétersbourg, 1911, p. 271). Sa promotion au siège de Thessalonique dut suivre de très peu, si du moins le traité sur le jeûne (v. infra), daté de janv. 1122, est, comme ce semble, l'œuvre du métropolite et non du chartophylax. Ces données concordent au reste parfaitement avec la place qui lui est faite dans la liste du synodicon de Thessalonique (cf. V. Laurent, La liste épiscopale du synodicon de Thessalonique, dans /?cAos d'Orient, xxxii, 1933, p. 301, n. 36). Mais son épiscopat fut de courte durée, le métropolite Nicétas, dûment signalé en 1133, ayant eu un prédécesseur immédiat. Manuel. La signature de Michel Choumnos, chartophylax, que l'on trouve au bas d'un acte d'août 1049 (cf. Miltlosich et Muller, Acta et diplomata Graeca Medii Aevi, iv. Vienne, 1871, p. 317), fut donc apposée après coup pour garantir l'authenticité d'une copie de la pièce.

De son activité littéraire, il ne reste que des mentions et quelques fragments. On signale : 1. une pièce liturgique, l'office des trois frères martyrs de Kalyta, près Antioche de Pisidie (B. H. G., 63), détruite, en 1183, lors de la prise de la ville par les Siciliens (cf. Th. Tafel, Eustathii metropolitae Thessalonicensis opuscula, Francfort, 1832, p. 36, dans le titre) ; — 2. des traités canoniques : un petit traité sur les degrés de parenté {P. G., cxix, 1297-1300); — b) une décision synodale sur le jeûne du vendredi et du mercredi (Studi bizanlini e neoellenici, u, Rome, 1927, p. 184, 185); ~ c) des solutions ou réponses à des questions posées par le moine Néophyte (inédit dans le cod. Berol. Phillipps 1477, fol. 299 vo-301 V et le cod. Vatic. Gr. 827, fol. 241 r" et V), traitant particulièrement, sinon exclusivement, du jeûne (voir à ce sujet Studi biz. e neoelL, loc. cit., p. 184, n. 57) et datées de janv. 1122; — d) une décision, dont la conclusion seule est conservée par Balsamon (P. G., cxix, 1232 D et 1240 B), permettant, contre le sentiment des autres canonistes, le mariage dans un cas de sixième degré d'affinité; — e) une scholie rapportée par Balsamon (cf. P. G., civ, 1193, 1194) sur un texte perdu des Basiliques, ayant trait aux engagements pris par écrit en vue du mariage. L'attribution de ce fragment, qui laisse soupçonner une œuvre plus étendue, n'est que probable, le Choumnos en question n'étant pas autrement désigné. A noter que certaines de ces petites pièces semblent avoir été rédigées par Michel encore chartophylax, puis reprises par le métropolite qui en aura fait application dans son éparchie. Après Balsamon, Blastarès en appelle aussi à son autorité (P. G., cxliv, 1122 et 1128 D).

Le Quien, i, 50. — J.-A.-B. Mortreuil, Hist. du droit byzantin et du droit romain dans l'Empire d'Orient, m, Paris, 1846, p. 492. — K. Krumbacher, Gesch. der byz. Lit., 2' éd., 1897, p. 482. — L. Petit, Les évéqties de Thessalonique, dans Éclios d'Orient, v, 1901, p. 2". — A. Hermann, Textus selecti ex operibus commentatorum byzantinorum iuris ecclesiaslici, dans i>. Congr. per la Cliiesa orientale. Codiflca2ione canonicu orientale, Fonti, sér. II, fasc. v, Rome, 1939, p. 18.

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