V. §TEFANl
CHRAMLEIS. Voir Cheptian.
CHREMES (Saint), le 6 août. Aucun document ancien ne parle de ce saint. Caietani, qui en composa I une Vie sans précision historique, en fait le premier abbé basilien de S.-Sauveur de Plaça (Sicile). Il place
DicT. d'hist. et de géogr. ecclés.
sa mort en 1116. — Le chef du saint est encore conservé aujourd'hui à S.-Sauveur.
A. S., août, II, 173-74. — Caietani, Vitae Sanciorum Siculor., II, 1657, p. 131-32. — Pirri, Sicilia sacra, i, 1054-56.
R. Van Doren.
1. CHRESTUS, cité au martyrologe hiéronymien le 10 août, est inconnu par ailleurs.
Mort. Hier., éd. Delehaye, 431, 433.
R. Van Doren.
2. CHRESTUS, évêque de Syracuse, confesseur fêté le 5 juin. Dans la liste épiscopale de Syracuse, trois évêques portent le nom de Chrestus. Les deux premiers y sont placés au i" s., comme successeurs immédiats du Bx Marcien, que l'on disait envoyé par S. Pierre. Mais comme Marcien appartient à une époque postérieure, le troisième seul est un personnage historique. Il était présent au concile d'Arles, le 1" août 314.
A. S., juin., I, 555-56. — C. Barreca, I primordi del cristianesimo in S., 1935. — Cappelletti, xxi, 617. — Gams, 953. — Lanzoni, 636-38. — L. T. K., ix, 954, 955.
R. Van Doren.
CHRÉTIEN. Voir Christian.
CHRISCONA (Sainte), Christiana, honorée le 16 juin, fut, d'après la légende, une des compagnes de Ste Ursule, qui moururent en route vers Rome. Elle fut enterrée sur une montagne près de Bâle. En 1504, le cardinal légat Raymond Peraudi procéda à l'élévation des reliques et en fit la translation à Gnadental, couvent des clarisses, où s'établit un pèlerinage qui devint célèbre. On y vénérait spécialement le voile de la sainte. En 1840, Gnadental devint Pilgermission protestante.
A. S., juin, IV, 96-118. — Basler Zeitschr. fur Gesch., ii, 1903, p. 246. — Gunkel-Zscharnack, Die Religion in Gesch, und Gegenw., i, 1528. — i. T.K.,n, 901. — C. H. Rappard, 50 Jahre des Pilgermission auf S. Chr., 1890. ■ — E. Stiickelberg, Die schweizer. Heiligen des Mittelalters, 22.
R. Van Doren.
CHRISMANN (Philippe Néri), théologien de l'ordre des Frères Mineurs (1751- ? ). Voir D. T. C, II, 2415.
CHRISTCHURCH, diocèse de la Nouvelle-Zélande, comprenant les provinces de Canterbury et de Westland, une partie de celle de Nelson, ainsi que les îles Chatham, érigé le 10 mai 1887, comme sulïragant de Wellington.
Évêques : 1. John J. Grimes, 1887, t 1915. — 2. Matthew J. Brodie, 1915. — 3. Francis Lyons, 1944.
Cath. Enc, ni, 699; suppl., 197. — Enc. catt., m, 1567.
É. Van Cauwenbergh.
CHRISTETA D'AVILA (Sainte). Voir Vincent d'Avila (S.).
1 .CHRISTIAN, C/iré/ien, fut évêque d'AMlENS (723-740). Le seul fait de son épiscopat digne de mémoire fut la consécration de la vierge Ste Ulphe, dirigée par S. Domice, probablement en 728. Celle-ci vécut quelques années dans son ermitage aux'environs de Boves, vint ensuite habiter à Amiens, où elle fonda le premier monastère de femmes de cette ville.
Abbé Bouvier, Hist. relig. de la ville d'Amiens, Amiens, 1921, p. 76. — Abbé Corblet, Hagiogr. des saints du dioc. d'Amiens, m, 538, 547 sq. — La Morlière, Antiquités de la ville d'Amiens, Paris, 1642, in-fol., p. 168. — Pagés (Manuscrits de), X, V, 480. — Edmond Soyez, Notices sur les évêques d'Amiens, 21. — Gall. christ., x, 1751, p. 1156. — De Court, Mém. chron., bibl. d'Amiens, mss. 802-803, ii, 183. — Duchesne, m, 128.
A. Molien.
CTIRISTIAN
2. CHRISTIAN, moine cistercien de l'abbaye de l'AUMONE, au dioc. de Blois (xii« s.). Né d'une famille d'humble condition, il fut d'abord un petit pâtre; mais, jeune encore, il quitta la maison paternelle pour se faire ermite à Gastines. Il y demeura bon nombre d'années — mulfis annis dit vaguement le texte. Le renom de Cîteaux fit alors quelques conquêtes parmi les ermites de Gastines, et Christian fut le premier à demander son admission à l'abbaye de l'Aumône, maison fille de Cîteaux. Envoyé ensuite à Landais, monastère que l'Aumône avait fondé en 1129, Christian y continua sa vie de prière et d'austérité qui le faisait estimer comme un saint. L'abbé de Cîteaux témoigna au prélat de l'Aumône le désir de connaître ce vertueux moine et le fit mander auprès de lui. Mais le bon vieillard ne put atteindre le but de son voyage; il mourut à l'Aumône. L'abbé fit alors recueillir les témoignages de ceux qui avaient connu de près le moine Christian; sur ces données, il rédigea une notice qu'il adressa à l'abbé de Cîteaux avec une lettre de respectueuse présentation. Son récit offre les meilleures garanties d'authenticité. La précision chronologique peut se heurter à une difficulté selon l'interprétation donnée à la formule multis annis, marquant la durée de la vie érémitique du futur cistercien. Christian fut reçu sous l'abbatiat d'Ulric (1121-36) et peu après la fondation de Landais; mais l'abbé Renaud, auteur de la notice envoyée à Cîteaux, se place aux environs de 1186.
Le Bx Christian jouit d'un culte immémorial. Plusieurs auteurs l'ont confondu avec d'autres personnages de même nom; le doute est pleinement dissipé depuis que le R. P. Coens, bollandiste, a découvert le récit authentique dans le ms. Clm 14682 et l'a publié dans les A. BolL, lu, 1934, p. 5 sq.
Exordium magnum, dans P. L., clxxxv, 1022; Hélinand a fait des emprunts à ce récit, P. L., ccxii, 1063. — Jean d' Assignies, Les vies et faits remarquables. ..,Mons,1603, p. 87. — De Visch place à tort Christian au nombre des écrivains. — ■ Zimraemiann, Kalend. bened., Metten, ii, 1933, p. 505.
J.-M. Canivez.
3. CHRISTIAN I de Bûche, prévôt de Mayen ce et de Mersebourg, devint archevêque de MAYENCE en remplacement de Conrad I" de "Wittelsbach (1160-65), déposé par l'empereur. Il accompagna l'empereur en Italie et prit part à la guerre contre les Romains. Au cours de cette campagne mourut l'archevêque Raynaud de Cologne. Christian favorisa l'élection de Henri VI et le couronna à S.-Alban (1169). En 1172, on le retrouve en Italie comme lieutenant impérial : il assiège alors Ancône et soutient l'antipape Calixte. En 1176, il participe à la bataille près de Legnano et assiste à la conclusion de la paix signée en 1177 à Venise avec le pape Alexandre III. Il prend part à l'entrée de l'empereur à Rome. Pendant ses absences, le diocèse était administré par Siegfried de Brandebourg. En 1179, Christian est fait prisonnier par Conrad de Montferrat. Libéré contre une forte somme en 1181, il soutient Lucius III contre la fureur des Romains. Il contracte une maladie grave et meurt en 1183, en présence du pape.
Gall. christ., v, 477-79. — J. H. Hennés, Gesch. der Erzbischiile von Mainz, Mayence, 1867, p. 153-58.
P. VOLK
4. CHRISTIAN II, archevêque de MAYENCE, fut, en 1249, élevé à cette dignité contre sa volonté. Il est probablement l'auteur du Liber de calamitate Ecclesiae Moguntinae, appelé autrefois « Petite chronique de Mayence » (142-51) (Potthast, Bibl., i, 221- 22). Comme il refusa de participer à la guerre contre le favori du pape, le roi Guillaume de Hollande, il fut accusé de faiblesse et déposé en 1251. Il entra chez les hospitaliers en 1253 et mourut la même année à Paris.
Gall. christ., v, 485-86. — .1. H. Hennés, Oesch. der Erzbischofe von Mainz, Mayence, 1867, p. 170.
P. VoLK.
5. CHRISTIAN, Irlandais, disciple de S. Bernard. Christian O'Conarchy fut le premier abbé de Manister-Mhor ou MELLIFONT, monastère fondé par Clairvaux sur les instances de S. Malachie (1142). Huit ans après, Christian devient évêque de Lismore et Waterford; après la mort de S. Malachie, il fut aussi légat en Irlande. Une lettre de l'abbé de Clairvaux, Henri de Marcilly, futur cardinal, dépeint à Alexandre III l'évêque légat, devenu vieillard vénérable, méritant bien la retraite qu'il sollicite. Il l'obtint en 1171 et termina sa carrière le 18 mars 1186. On lui donna une sépulture honorable dans l'abbaye cistercienne d'Odorney. Certains auteurs qualifient Christian de bienheureux, mais aucun culte n'est signalé.
Bellesheim, Gesch. der kathol. Kirche in Irland, i, 1890, p. 363. — S. Bernard, Episl., ccclvii (P. L., clxxxii, 559); Vita Malachiae, c. vi, xv (ifcid., 1083, 1093). — R. Foreville, L'Église et la royauté en Angleterre sous Henri IL Paris, 1943, p. 329, 331, 492 sq. — Gams, 228. — Henri, card. d'Albano, Epist., iv (P. L., cciv, 213). — L. Janauschek, Orig. cisterc. Vienne, 1878, p. 70. — Dom. Willi, Pàpsle, Kardin. und Bischôfe... cisterc, Bregenz, 1912, p. 39.
J.-M. Canivez. i
6. CHRISTIAN d'OLiVA, moine de l'abbayd cistercienne de ce nom, en Prusse, devenu missionnaird (1207) dans cette même région, qu'Innocent III avain signalée au zèle de l'abbaye de Lekno ou WongrowitzJ dans le dioc. de Gnesen (Potthast, Reg., 2901; P. L.J ccxv, 1009). Dans une seconde lettre datée din
10 août 1212 (Potthast, Reg., 4573; P. L., ccxvil 668), adressée au chapitre général de Cîteaux, iJ même pontife se plaint que les missionnaires Chris-I tian, Philippe et leurs compagnons ne trouvent pas dans les abbayes le concours empressé dont ils auraient besoin. Un décret capitulaire fut rendi^ l'année suivante, qui chargeait l'abbé de Morimond de donner satisfaction aux volontés pontificales, tout en maintenant intactes les règles rigoureuses de la vie cistercienne (Statuta, 1213 : 52). En 1215, Christian devint le premier évêque de Prusse, évêque régionnaire, semble-t-il; son plan d'apostolat était de créer un clergé indigène, mais il fut peu secondé dans ses efforts. La population païenne le garda prisonnier durant six ou sept ans (de 1233 à 1239-40), et les chevaliers de l'ordre teutonique, ne goûtant pas sa méthode, ne firent rien pour le libérer. En 1243, la vaste région confiée à son zèle ayant été divisée en plusieurs diocèses, Christian paraît s'être retiré à Sulejow, abbaye cistercienne du dioc. de Gnesen, en Pologne.
11 mourut le 4 déc. 1245.
Bôhmer, Regesta imperii, v, 6182, 6215, 6281, 6282, 6283, 6284, 6289, 6299, 6337, 6339, 6368, 6372, 6530, 6699, 6743, 10899, 11015, 11075, 11076, 11077, 11095, 11096. — L. T. K. II, 919. — E. Metzner, Beitràge zur Gesch. der Einfuhrung des Christ, in Preussen, 1906; il identifie Christian avec l'abbé Gottfried de Lekno. — Potthast, Reg., 2901, 4573, 5079, 5080, 5481, 5770, 5771, 5785a, 5791, 5792. 5793, 5813. 5826, 6070, 6071, 6247, 6984, 6990, 6996, 11103, 11509. — Statuta cap. gen. Ord. cisterc, éd. Louvain, 1933-1941, passim. — Winter, Die Cisterc. im nordôst. Deutschland, Gotha, I, 1868. p. 264 sq. — Zimmermarm, Kalend. bened., Metten, m, 1937, p. 393.
7. CHRISTIAN (Chrétien) d'OPITER. Dominicain de la deuxième moitié du siècle, que Paquot a cru originaire d'Oplinter, dans le Brabant. Les seuls renseignements que l'on possède sur ce religieux sont dus au P. Quétif, qui vit au couvent de Maëstricht, en 1671, un ms. renfermant ses œuvres ; 1. Expositio caeremoniarum missae spiritualis et /ni/Jtica; — 2. Tract, de materia eccles. interdicti (daté de