CHRISTINE
1451); — 3. Tract, de materia euchnrisliae ; — 4. Hist. seu miracuhim Guidonis de Corvo de civitate Alestensi, quae Baiona jam dicitur (daté de 1452).
Biogr. Belg., xvi, 229-30. — Paquot, Mém. pour servir à rhist. litl. des Pays-Bas, x, 111-13. — Quétif-Échard, l, 810.
M. -H. Laurent.
CHRISTIANOPOLIS, évèché du Péloponèse, dépendant de Corinthe, puis archevêché indépendant, et enfin métropole sans sulïragant. La bourgade de ce nom a perdu depuis longtemps l'importance relative qu'elle avait au Moyen Age; ce n'est plus aujourd'hui que le petit village de Christiano, sur la côte occidentale du Péloponèse. L'éparchie n'eut d'ailleurs jamais qu'une étendue médiocre, qui allait, à la fin du xvme s., de l'embouchure de l'Alphée à celle du Longobardos, avec quelques villages à l'intérieur des terres.
On ignore à quelle époque fut fondé l'évêché de Christianopolis; en tout cas, ce ne fut pas avant le X'' s., puisqu'il ne figure pas dans la liste épiscopale dite de Léon le Sage. En 1080, il fut uni à l'évêché voisin de Mégalopolis, puis rétabli en 1283. On ne sait ni quand ni comment il devint archevêché, ni quand il fut promu métropole. Il figure déjà sous ce dernier titre dans la Notitia de Manuel Comnène (H. Gelzer, Ungedruckle und imgenugend vertiffentlichte Texte der « Notidae episcopaluum », dans Abh. der kônigl. bayer. Akad. der Wiss., l'^ cl., t. xxii, sect. m, Munich, 1900, p. 586); il occupe le 9« rang dans celle d'Andronic II (ibid., 600), le 66« dans celle d'Andronic III (ibid., 608), le 42« dans une liste qui semble remonter à la fin du xv« s. (ibid., 629). En mai 1386, la métropole de Christianopolis fut unie une première fois à celle de Corinthe pour donner à celle-ci un revenu suffisant (Miklosich et Millier, Acta et diplomata Graeca Medii Aevi, ii, 76); elle lui fut unie de nouveau en févr. 1394, quand le siège de Corinthe fut donné au hiéromoine Théognoste (ibid., ii, 206-09). La métropole fut rétablie au début de la conquête turque et unie de 1749 à 1792 à l'exarchie patriarcale de Tripolitza. Elle disparut définitivement lors de l'organisation de l'Église de Grèce en 1833.
Liste des évêques, archevêques et métropolites. — Elle comprend plus de vingt noms. Eustrate, mars 1080 (Bull, de l'Inst. archéol. russe de Constantinople, ii, 36). — ? , élu en 1187 (Zachariae von Lingenthal, Jus Graeco-Romanum, m, 509, 510). — Georges, 7 sept. 1278 (Bull, de iinst. archéol. russe de Constantinople, II, 36). — Calliste, oct. 1475 ('OpOoSo^fa, viii, 320). — Macaire, janv. 1565 (Turcograecia, 172). — Denys, proédros ou administrateur, 1585 (Sathas, Biblioth. Graeca Medii Aevi, ii, 578). — Pendant les vingt années qui suivent, la succession est assez confuse : Nectaire, mai 1593, 20 avr. 1614, 1620 (A. Papadopoulos-Kérameus, 'lepoaoAv;|jr|TiKfi pigXio- 0r|Kr|, IV, 9; 'EAXtivikos OiAoAoyiKÔs luAAoyos, xx, suppl., 98). — Syméon, déposé en 1602, reparaît en 1610 (Sathas, op. cit., ni, 551). — Denis, 28 mai 1602- ? ('EKKArio-iaoTiKTi 'AArieeia, ii, 784). — Sophrone (ne serait-ce pas Syméon?), déposé, est déclaré innocent en juill. 1605 (Sathas, op. cit., m, 553). — Ignace, ? ; démissionnaire le 1" janv. 1645 (ibid., III, 578). — Eugène, 8 mars 1645- ? (A. Papadopoulos-Kérameus, op. cit., I, 306). — Athanase, vers 1700 (AeAtiôv ttïç îcnropiKfis Kai âôvoAoyiKfîs Éraipsias Tfjs 'EXAàSoç, m, 470). — Grégoire, déc. 1718 (A. Papadopoulos-Kérameus, op. cit., iv, 377). — Parthénios, 1725-1732 (AeAtîov..., vi, 208; A. Papadopoulos-Kérameus, op. cit., IV, 319). — Néophyte,
? ; démissionne en 1734 ('EKKAriaiacrriKTi 'AAtiQeio, II, 229). — Daniel, 18 avr. 1734- ? ('EKKAriaiaCT- TiK^i 'AÂTiÔEia, II, 224). — Daniel (le même que le précédent?), ? — f avant févr. 1772 ('EKKAriCTia-
CTTiKTi 'AAriSeia, ii, 294). — Jérémie, exarque de toute l'Arcadie, févr. 1772-1783 (ibid.). — Macaire, archev. de Christianopolis et de Tripolitza, févr. 1783, mai 1784 ('OpôoSoÇia, vni, 105; 'EKKÂTiCTiacrriKf) 'AArjôeia. II, 252, 284). — Germain, vers 1820 (Cophiniotes, 'EKKÂriala kv 'EAAâSi, 6).
Le titre de Christianopolis a été rarement conféré dans l'Église romaine. On ne connaît que quatre prélats qui l'aient porté : Gérard, ? -f 1396. — Jean Coctor, O. F. M., 8 janv. 1393. ~ Conrad Lindin ou Linden, O. P., 26 nov. 1396-t 1411, sufl^^ragant à Mayence. — Gérard Coci, O. Cist., 6 nov. 1411-1417, sufïragant à Mayence.
G. D. Capsalès, XpiCTTiavoÙTioAis, dans MtyàÀri âXAr|viKfi ÉyKUKXoTraiBEla, xxiv, 720. — Ann. pont., 1916, p. 389.
R. Janin.
1. CHRISTINE (Sainte). Le martyrologe romain fait mention au 13 mars d'une Christine, vierge et martyre en Perse. Elle serait à identifier avec S. Sire, ou FAv/KEpla, en perse Sirin, qui subit le martyre en 559 à Babylone, sous Chosroas l", roi des Perses. En effet, ces deux noms de saintes se retrouvent dans tous les martyrologes à la même date et sont rattachés à la même origine (B. H. G., 1637). La mémoire de Sire s'est estompée devant celle de sa compagne, Golandrucht, martyre perse mieux connue (B. H. G., 700-702; Synax. Eccl. Constant., 815-818). Comme d'autres saints. Sire reçut sans doute un nom de consonance moins païenne.
A. S., mars, ii, 262; mai, iv, 171-83. — Mart. Rom., 95- 96. — Synax. Eccl. Constant., 536.
R. Van Doren.
2. CHRISTINE, martyre, honorée le 24 juill. Le martyrologe hiéronymien parle d'une Christine de Tyr. Cette sainte, fêtée par les Églises grecque et latine à la même date, possède des Actes grecs, dont on retrouve déjà des fragments dans les papyrus d'Oxyrrhynque (V s.) et qui eurent plusieurs versions latines. Élle apparaît aussi parmi les vierges des mosaïques de S. Apollinare Nuovo à Ravenne (vi^ s.).
— Si le culte de la sainte est ancien, il n'y a aucune certitude sur la date de son supplice que ses Actes fabuleux prolongent d'ailleurs sous trois juges successifs. Le martyrologe romain, qui résume les données de ces Actes, ajoute que Tyr est près de Bolsena. Ce détail provient d'Adon, ignorant qu'il n'y a jamais eu de "Tyr en Italie. Il y eut cependant une Ste Christine à Bolsena, distincte, semble-t-il, de celle de Tyr. L'existence de cette martyre, qui n'a pas d'Actes authentiques, est prouvée par les recherches archéologiques faites en 1880 à Bolsena. Parmi les inscriptions des catacombes, découvertes en cet endroit, il s'en trouve deux (de 373 et 406) mentionnant la présence des reliques de la sainte. Un sarcophage fut également mis au jour. Il renfermait un coffret en marbre contenant des parties d'un squelette de jeune fille qu'une inscription, qui n'est cependant que du x^ s., identifie avec le corps de cette martyre.
A. Boll., x, 1891, p. 374-75; xxx, 1911, p. 458-59. — A. S., juin., V, 495-534. — B. H. L., 1748-59. —D. A. C. L., II, 980-91. — Delehaye, Les origines du culte des martyrs, 2» éd., 181, 320-27. — G. B. de Rossi, Il sepolcro délia martire Ctiristina in Bolsena, 1890. — Lanzoni, 536-41.
— L. T. K., Il, 923, 924. — Mari. Hier., éd. Delehaye, 394. — - Rioista di arch. crist., 1925, p. 167-94. — Quentin, Les martyrol. hist., 151, 580-81. — Synax. Eccl. Constant., 839.
— Vies des saints et des bienheureux, par les bénéd. de Paris, VII, 1949, p. 588-90.
R. Van Doren.
3. CHRISTINE L'ADMIRABLE (Bienheureuse), née à Brustem (Limbourg belge), en 1150, 1 1224. Pendant dix-sept ans, elle mena d'abord l'existence d'une simple bergère. En 1182 (?), comme on la pensait morte après une grave maladie, elle se réveilla