CHRYSOLOGUE
de l'église de l'Anastasis. Finalement, il devint staurophylax, c.-à-d. gardien des reliques de la vraie croix, dignité qu'il exerça pendant douze ans. Il mourut vers 478, laissant après lui de nombreux et excellents ouvrages.
Sous le nom de Chrysippe, sont conservés quelques sermons et panégyriques qui attendent encore une étude d'ensemble. Le t. clxii de la P. G. devait contenir un Encomium S. Mariac Deipame, dans le texte grec, et une Laudatio S. loannis praecursoris, dans une traduction latine : on sait que ce volume, tout prêt à sortir de presse, a été victime d'un incendie. Ce discours a été publié par M. Jugie, dans P. 0., xix-2, 336-343 (cf. A. Sigalas, dans Byzant. neiigriechische Jahrbiicher, xi, 1934-1935). Un second discours, sur le martyr S. Théodore, a été édité par A. Sigalas, dans Byzant. Archiv, vu, 1921, et Leipzig, 1927 (cf. A. S., nov.,iv,p.55-72). Un troisième discours, sur S. Michel, a été publié de même par A. Sigalas, dans 'EiTET6piç Tfjs èTaipeîaç pujotVTivœv ctttouScôv, Athènes, 1926, p. 85-93. Enfin, un discours sur S. Jean-Baptiste a paru par les soins d'A. Sigalas, à Athènes, 1937 (cf. A. BolL, 1937, p. 337-39).
Sur les éditions antérieures, cf. O. Bardenhewer, Gesch. lier allkirchl. Liler., iv, 307-08. — Sur Chrysippe, voir la Vita Euthtjmii de Cyrille de Scythopolis, éd. E. Schwartz, Texte und Uniers., xlix-2, 1940. — R. Genier, S. Enthyme le Grand : les moines et l'Église en Palestine au V' s., Paris, 1909. — S. Vallhé, Chrysippe de Jérusalem, dans Rev. de rOrienl chrét., x, 190.3, p. 96-99. — A. Sigalas, Des Chrysippos von Jérusalem Enkomiom auf dem M. Johannes dem Taufer, Athènes, 1937. — Ch. Martin, Mélanges d'homilétique byzantine : Hesychius et Chrysippe de Jérusalem, dans Revue d'hist. eccl., xxxv, 1939, p. 54-60. — A. Ehrhard, Ueberlieferung und Bestand der hagiographischen und homiletischen Litcratur der griechischen Kirche, i, Leipzig, 1939, p. 74 sq.
G. Bardy.
CHRYSOBERGÈS (Maxime), ou Maxime de Constanlinople (xive-xv« s.). Fut disciple, avec Manuel Calecas et Manuel Chrysoloras, de Démétrius Cydonès à Constanlinople, étudia les écrits de S. Thomas traduits par celui-ci, se convertit au catholicisme et se fit dominicain au couvent S. -Dominique de Péra, vers 1390-1391. Après être passé à Ghio, à Mitylène, en Crète, où il dut connaître Joseph Bryennios et Nil Damylas, il se rend à Venise. Il y étudie et peutêtre, même, enseigne la philosophie. Le 10 juill. 1396, il est envoyé à Pavie, pour étudier la théologie. On le voit à Florence au printemps 1397. Entre temps, il a écrit à Joseph Bryennios pour l'attirer au catholicisme et reçoit de lui une réponse, écrite après 1396, date du désastre de Nicopolis qui y est mentionné.
Avant de repartir pour l'Orient, il se rend à Rome, ayant en tête, semble-t-il, des projets de méthode nouvelle d'apostolat. Il obtient, en effet, du pape Boniface IX deux induits datés du 25 févr. 1398, qui l'autorisent, l'un à fonder un nouveau couvent de son ordre en pays grec, l'autre à célébrer messe et office en grec, selon le rite des Frères Prêcheurs. Il retourne alors en Crète où il se rencontre avec Manuel Calecas, qui s'était fait dominicain comme lui. C'est à cette époque qu'il faut placer l'activité de controversiste de Maxime : discussion publique à Candie avec Joseph Bryennios, que celui-ci a reproduite à sa manière dans son /" Dialogue sur la procession du S.-Esprit où sont traités aussi sept autres griefs faits aux latins; Discours aux Cretois sur la procession du S.-Espril. Hors cet écrit, il ne reste de lui que des sermons autographes et des copies. A une époque non déterminée, probablement quand il était en Italie, il écrivit à Nil Damylas une lettre sur la procession du S.-Esprit, qui n'est connue que par la réponse qu'y fit celui-ci. Plusieurs lettres de Manuel Calecas sont adressées à Maxime
(dans Lœnertz, op. infra cit., les n. 13, 21, 30, 31, 35, 40).
Maxime mourut après Manuel Calecas (f 1410) et, semble-t-il, comme lui, à Mitylène, car ses livres eurent le même sort que ceux de son ami et confrère : ils furent rachetés ensemble par Théodore Chrysobergès, son frère, et, après la mort de celui-ci, furent dévolus à son autre frère, André, par une bulle du pape Martin V, en 1430.
Maximi Chrysobergae de processione Spiritus Sancti ad Cretenses oratio, texte grec et trad. latine dans Allatius, Graecia orthodoxa, ii, 1074-89; P. G., CLiv, 1217-30. — Arsenij, Réponse de Nil Damilas, hiéromonaque, au moine gréco-latin Maxime, texte grec et trad. russe, Novgorod, 1895, ui-96. — 'lcoar)<p [jovocxoO toO BpiEvvlou Ta eùpeôévra, Leipzig, 1768-1784, r, AiàXsÇis A' TTEpl Tfjç toO àylou rivEÙuaToç EKTTopEÙCTEoos, p. 407-23; III, lettre x". Toi àiro rpaïKcôv 'iTaAqj, 'ASEXqxà MaÇîiJicp, p. 148-55. — G. Mercati, Notizie ed altri appuniî. Cité du Vatican, 1931, p. 101-05, 480-83. — • Nicolas V Tomadakès, 'G 'Icoafiip Bpilvvioç Kal f) Kpi^TTi KQTà t6 1400, p. 92-97. — Raymond J. Lœnertz, Correspondance de Manuel Calecas, Cité du Vatican, 1950, p. 57-63, et passim; voir table des noms; Id., Pour la chronologie des œuvres de Joseph Bryennios, dans Rev. des études byzantines, vu, 1949, p. 20-22.