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CIBO

CIBYRA

1 1 mars 1520, siège qu'il conserva jusqu'à sa mort. Sous le pontificat de Clément VII, il se vit confier les légations de Bologne et des Roniagnes (1524-35). Grâce à son action, un grand nombre de villes qui auraient désiré se détacher de l'autorité pontificale, à l'occasion du sac de Rome, lui restèrent soumises. Le 24 févr. 1530, Cibo prit part au couronnement de Charles-Quint. Envoyé à Florence en 1532, durant l'absence d'Alexandre de Médicis, il en profita pour prendre en main le gouvernement de la cité, gouvernement qu'il conserva pratiquement jusqu'à l'avènement de Cosme I" (1537). Lors du conclave qui élut Jules III (7 févr. 1550), il tenta, mais en vain, de se faire élire au pontificat suprême. Cibo mourut peu après le 13 (14) avr. 1550 et fut enseveli à Ste-Marie-sur-Minerve.

Eubel, m, 1.5. — Gall. christ, nov., Marseille, 529-39. — L. Stalfetti, Il card. Lorenzo Cibo, Florence, 1894 ; // libro dei ricordi délia jamiglia Cybo, dans Atli délia Società ligure di storia patria, xxxviii, 1910, p. 20, .350-55. — G. Viani, Memorie délia jamiglia Cgbo e délie monete di Massa di Limigiana, Pise, 1808, p. 83-85.

M. -H. Laurent.

5. C I BO (Lorenzo). Fils de Maurice et neveu, par son père, d'Innocent VIII, il était protonotaire apostolique quand, le 5 déc. 1485, il fut nommé au siège de Bénévent. En juill. 1486, il fut envoyé à Todi en qualité de commissaire pour mettre fin aux désordres qui avaient éclaté dans cette ville des États pontificaux. Le 26 juin 1487, il succéda à Barthélémy de la Rovere comme châtelain du château S. -Ange. Il conserva cette charge jusqu'au 9 mars 1489, date où il fut promu au titre cardinalice de Ste-Suzanne. Cardinal du titre de S. -Marc en 1491, cardinal-évêque d'Albano en 1501, puis de Préneste en 1503, il s'opposa, lors du conclave de 1492, à l'élection d'Alexandre VI. Il participa dans la suite à l'élection de Pie III et de Jules II. Cibo mourut à Rome le 21 déc. 1503. Il fut enterré à Ste-Mariedu-Peuple, d'où sa tombe, transformée en autel, fut transportée, en 1683, en l'église de S. Cosimato.

L. Cardella, Memorie sloriche de' cardinali délia S. R. Chiesa, ni, 229-31. — Eubel, n, 20. — P. Pagliucchi, / castellani del casiel S. Angelo di Roma, i-2, Rome, 1909, p. 37-39. — L. Slafletti, // libro di ricordi délia jamiglia Cybo, dans Atti délia Società ligure di storia patria, xxxviii,

6. CIBO (Nicolas), archevêque d'Arles. Connu aussi de ses contemporains sous le nom de Nicolas Buzardo (Sanuto, op. infra cil., ii, 175), Nicolas Cibo était, par sa mère, neveu d'Innocent VIII. Il fut nommé par ce pontife au siège métropolitain de Cosenza le 19 oct. 1485 (Eubel, d'après les fiches de Garanipi), ou peutêtre en mai 148G (Albanès). Quatre ans après, il fut transféré à celui d'Arles (24 avr. 1489) dont il prit possession par procureur le 15 oct. suivant. Gouverneur de Pérouse dès 1487, Cibo ne semble pas s'être rendu en Provence et régit son archidiocèse par l'intermédiaire d'un vicaire général. C'est durant son épiscopat que le chapitre d'Arles, qui s'était sécularisé, se donna de nouveaux statuts (copie : Arles, bibl. mun., ms. 147). Lorsqu'en mai 1492 Bajazet II olTrit à Innocent VIII une lance que l'on croyait avoir servi durant la crucifixion pour ouvrir le côté du Christ, Cibo fut envoyé par le pape à Ancône, avec Luca Borsiano, évêque de Foligno, pour y chercher la relique. Ils la transportèrent jusqu'à Narni, dans un vase de cristal orné d'or. Deux ans après, Bajazet II écrira (8 sept. 1494) à Alexandre VI pour lui recommander notre archevêque et demander pour lui un chapeau de cardinal. Nicolas Cibo mourut à Rome dans le courant du mois de juill.

J. Burchard, Diarium siue Rerum urbanarum commentarii, éd. L. Thuasne, m, Paris, 1885, p. 510 (index). — Ciavarini, Cronache anconitane, Ancône, 1870, p. 204. — Eubel,

H, 93, 142. — Gall. christ, nov., Arles, 881-84, 1299, 1391-93. — M. Sanuto, I Diarii, éd. F. Stefani, Venise, 1879, i, 86; IT, 175, 1017-18. — L. Vhuasne, Djem-Sultan, fils de Mohammed II (1459-1495), l'aris, 1892, p. 298. — J.-M. Trichaud, Hist. de la Ste Église if Arles, iv, Paris, 18.54. p. 64-82. — Ughelli, IX, 256-57.

M. -H. Laurent.

C I BOT (Pierre-Martial), jésuite missionnaire en Chine, né à Limoges le 26 août 1727, mort à Pékin le 8 août 1780. Entré au noviciat de la province d'Aquitaine le 17 nov. 1743, il arriva en Chine le 25 janv. 1759 et fut attaché au service de la cour dès son arri- 1 vée à Pékin (6 juin 1760). Doué de beaucoup d'esprit et pourvu d'une solide érudition, il montra de grandes dispositions pour les sciences astronomiques et mécaniques, ainsi qu'une grande facilité pour l'étude des langues. Pendant quatre ans, il travailla au palais impérial à une grande horloge hydraulique avec jets d'eau, chants d'oiseaux, figures mobiles, etc. (lettre du 7 nov. 1704). La botanique l'intéressait particulièrement : il découvrit beaucoup de plantes et envoya de nombreux albums à Paris. Chargé de la Congrégation du S. -Sacrement, la plus importante des œuvres de l'Église française à Pékin, il en décrit, dans une lettre, le fonctionnement et en particulier la célébration de la fête du Sacré-(;œur. 11 a laissé de nombreux mémoires insérés dans les Mémoires concernant lu Chine, i .e plus important est son Essai sur l'antiquité des Chinois (Mémoires..., i, 1-272), où il essaie de prouver que Yao est le fondateur et le premier législateur de l'empire chinois. Cette thèse, contredite par la majorité des érudits chinois, mais avancée par quelques lettrés, fut adoptée par de Guigné et combattue par l'abbé Grosier. Le P. J. Amiot donna, en 1775, un mémoire plus étoile pour défendre la thèse plus traditionnelle contre un écrit de M. de Guigné : L'antiquité des Chinois prouvée par les documents (Mémoires..., 11, 1-290). Cependant la science moderne se rapproche de la thèse de Cibot. Celui-ci donna aussi une traduction annotée de deux petits écrits de l'école de Confucius, le Ta-hio et le Tchany- Yong. On lui reproche d'avoir trop paraphrasé. Lui-même explique et défend sa méthode dans la première note. Il publia, en outre, de nombreuses notes sur la botanique, l'économie, la médecine, etc. Il était membre correspondant de l'Académie de S.-Pétersbourg. On l'accuse, toutefois, de se laisser parfois entraîner par son imagination dans ses études. Lors des malheureuses divisions qui suivirent la suppression de la Compagnie, il se rangea aux côtés des PP. Bourgeois (voir ce nom), d'Ollières et Collas et rédigea la supplique adressée en leur nom au primat des Indes, l'archevêque de Goa.

De Rochemonteix, S. .J., Joseph Amiot, passim et pièces justif., y. — L. Pfister, Notices biogr. et bibliogr., éd. Changliai, 1934, II, 896-902, avec bibliogr. détaillée. — Sonimervogel, II, 1168 sq.; ix, 43.

A. De Bil.

CIBYRA (Kigùpa), évêché de la province de Carie, dépendant de Stauropolis. Cette ville eut quelque importance dans l'Antiquité; elle fut appelée Sébaste (SEgaoTTi) en l'honneur d'Auguste. Ses ruines se voient encore aujourd'hui près du village de Korsun : un 1 grand et un petit théâtre, des temples, une agora, les restes d'un aqueduc, des inscriptions nombreuses et intéressantes y ont été découvertes. Il est probable qu'elle eut un évêque au moins dès le m" s., sinon plus tôt. Voici les titulaires qu'on lui connaît : Létodore assista au concile de Nicée (325) (H. Geizer, Patrum Nicaenorum nomina, Leipzig, 1898, p. 68, n. 167). — Léonce prit part à celui de Constantinople en 381 (Mansi, m, 571 B). — Apellus fut un des Pères du concile d'Éphèse (431) (ibid., iv, 1216 A, 1365 B; vi, 873 A). — Érasme assista au \' concile œcuménique (553) (ibid., IX, 176 D, 193 C). — Grégoire prit part au IP

C IBYR A

— CIENFUEÛOS

concile de Nicée (787) (ibid., xii, 998 B, 1106 B). — Étienne fit amende honorable à la II« session du concile de 869, parce qu'il avait été un partisan de Photius (ibid., xvi, 164 A). — L'évêclié de Cibyra disparut probablement lors de l'invasion turque qui submergea peu à peu la plus grande partie de l'Asie Mineure, aux xii« et XIII'' siècles.

Le titre de Cibyra a été donné au moins quatre fois dans l'Église romaine : Richard Phelan, 12 mai 1885- | 7 déc. 1889, coadjuteur à Pittsbourg. — Thomas Lil- j lis, 22 mars 1910-28 févr. 1913, coadjuteur à Kansas- j City. — Sigismond Waitz, 9 mai 1913-17 déc. 1934, | auxiliaire à Brixen. — Albert-Marie Fuchs, 13 juill. 1935, auxiliaire à Trêves, f 1944. — Adolphe Boite, 22 févr. 1945, auxiliaire à Fulda.

Le Quien, i, 903-04. — Smith, Dict. of Greek and Roman yeography, i, 614. — Ruge, dans Pauly-Wissowa, .xi', 374- 77. — Ramsay, Cities and bislioprics of Phrygia, i, Londres, 1895, p. .332. — Ann. pont., 1916, p. 390. — MsyàXTi éAXriviKf) èyKUKÂoiTaiSela, xiv, 356-57.

R. Janin. I

CICADOR. Voir Cikador.

CICHOCKI (Caspar), chanoine de Sandomierz et de Wilno, écrivain catholique, t 1616. Il naquit en 1545, à Tarnow (ancien dioc. de Cracovie), fréquenta successivement les universiéts de Cracovie, de Leipzig et d'Ingolstadt, passa six ans à la cour de l'archevêque de Gniezno, puis quelque temps à la cour royale de Pologne en qualité de secrétaire du trésorier de la couronne. Se sentant appelé au sacerdoce, il se rendit à Rome et compléta ses études au Collège romain, où il eut comme professeur S. Robert Bellarniin. Rentré en Pologne, il y reçut les ordres sacrés et devint chanoine, d'abord de la collégiale de Sandomierz (1595), puis de la cathédrale de Wilno.

Œuvres. — Analomia consilii de pace, jesuitis pulsis, Cracovie, 1614, tend à réfuter le pamphlet : Consilium i de recuperanda et slabilienda pace regni Poloniae, 1609, qui réclamait le bannissement des Jésuites. — Alloquiorum Osiecensium sive variorum familiarium sermonum libri V, Cracovie, 1615, critique sévèrement la politique de Jacques l"' d'Angleterre, ainsi que celle de la reine Élisabeth. Cet ouvrage provoqua une démarche [ de la part de l'ambassadeur anglais Dickenson, qui ré- i clama des peines sévères contre C. (Voir discours de j Dickenson et la réponse royale dans Script, rer. polonicarum, iv, Cracovie, 1878, p. 401-405.)

J. Wisniewski, Katalog pralatotv i kanonikow sandomierskich, Radom, 1928, p. 41-42. — Z. Chelmicki, Podreczna encgklopedja koscielna, vu, Varsovie, 1906, p. 98. — Polski slownik biograficzny, iv, Cracovie, 1937, p. 21-22. — Siarczynski, Obraz wieku panowania Zygmunta III, Lwow, 1828. — Al. Krausliar, Poselstwo Dickensona do Zygmunta III, dans Przeglad hist., ix, 1909, p. 54-68.

J. OSTROWSKI

CICSI. La Notice d'Afrique (Not. Af ricana, Proconsularis, 27; Victor de Vite, éd. Petschenig, 118; P. L., Lvin, 270, 283) révèle l'existence d'un évêché de Proconsulaire dont l'ethnique était Cicisitanus ou Cicsitanus, de Cicisi, Cicsi, la Cicisa de la Table de Peutinger (Wellkarle des Castorius genannt die Peulinger' sche Tafel, éd. Miller, Ravensburg, 1888, segni. v, 5), la Cigisa de l'Itinéraire d'Antonin (Itinerarium Antonini, éd. Wesseling, 44; éd. Parthey et Pinder, 19), la Cesirisa de l'Anonyme de Ravenne (Ravenn., p. 142, 12), située à peu près à mi-distance entre Carthage et Thiiburbo minus (Tebourba), sur la voie d' Hippo-Regius (Hippone). Son emplacement n'a pas encore été identifié; mais on le trouvera plutôt aux bords de la Medjerda, près du gué de Sidi-Tabet, comme le pensait Gauckler (dans C. R. de l'Acad. des Inscr., 1895, p. 69), qu'entre Carthage et Djedeida, où le mettait Tissot {Géogr., ii,

245-47; Atlas arch., fol. 20, Tunis, 11-12). Quoi qu'il en soit, nous savons que le titulaire de cette juridiction ecclésiastique s'appelait Cresces (Crescens) en 484, qu'il répondit à l'appel d'Hunéric et qu'il fut du nombre des pasteurs envoyés en exil; le lieu de son bannissement, Corse ou Afrique, est jusqu'ici demeuré incertain. L'ethnique Cicsitanus ne se rencontre pas dans le procès-verbal de l'assemblée de 411, sans doute par suite d'une erreur de copiste; c'est lui qu'il faut, semble-t-il, reconnaître dans le Cessitanus ou le Cissitanus de la conférence de Carthage ( Gesta coll. Carth., I, 206, 208; P. L., xi, 1344, 1348); il s'agit, dans les deux cas, d'un évêque donatiste, un Quodvultdeus ou un Flavosus.

Morcelli, i, clxxix, p. 139. — Nol. dign., ii, annot.,p. 616, 640, 656. — Gams, 465. — L. de Mas-Latrie, Anciens évêchés de l'Afr. sept., dans Bull, de corr. afr., Alger, 1886, p. 86; Trésor de chronologie, Paris, 1889, p. 1868. — Ch. Tissot, Géogr. comparée, ii, Paris, 1888, p. 773. — Mgr Toulotte, Géogr. de l'Ajr. chrét.. Proconsulaire, xxxvii, Rennes-Paris, 1892, p. 162-63. — Dessau, dans Pauly-Wissowa, au mot Cigisa. — Thes. ling. lal., Onomasticon, aux mots Crescens, p. 700, et Cigisa. — P. Mesnage, L'Afr. chrét., Paris, 1912, p. 152 et 191.

J. Ferron.

CIDRAMUS (KiSpanos, K(v5pa|ia, Kùvôpapa).

évêché de la province de Carie, dépendant de Stauropolis. Cet évêché était un des moins importants de la région, à tel point qu'on ne le connaît que par les listes épiscopales. On n'a conservé le nom d'aucun titulaire et Le Quien l'a ignoré. Les ruines de la petite ville ont été découvertes près du village de Bucak. L'Église romaine n'a pas encore conféré le titre de Cidramus, bien qu'il figure sur la liste de la Consistoriale.

W. Ramsay, Cities and bishoprics of Plirygia, i, Londres, 1895, p. 684 sq. — Burchner, dans Pauly-Wissowa, xi ', 379-80.

R. Janin.

CIDYESSUS (en grec KiSuaads, Ki5iaa6s, KriSiCTCTÔs), évêché de la Phrygie Pacatienne I"^, dépendant de Laodicée. On a découvert les ruines de la ville près du village de Buca. Le Quien lui attribue trois évêques : Héraclius est remplacé par son métropolite Nunéchius à la signature des actes de Chalcédoine (451 ), à la vi« et à la xvi« session (Mansi, vu, 165 C, 441 C). — André assista au IP concile de Nicée (787) (ibid., xiii, 148 D). — Thomas prit part à celui de 879, qui réhabilita Photius (ibid., xvii-xviii). — Cet évêché dut disparaître au moment de l'invasion turque au xii<> ou au xiii^ siècle.

Le titre a été conféré dans l'Église romaine : Joseph Torres, O. P., déc. 1875-2 avr. 1906, vicaire apostolique du Tonkin oriental. — Louis Rajner, 14 mai 1906- 17 mars 1920, auxiliaire à Gran. — Natale Gabriele Moriondo, 20 juin 1920-22, visiteur apost. du Caucase et de l'Arménie. — Antoine Cech, 3 janv. 1923-26 août 1929, auxiliaire à Leitmeritz. — Paulin- Joseph- Justin Albouy, M. E. P., 27 mars 1930-11 avr. 1946, vie. apost. de Nanning. — Claude Bayet, M. E. P., 10 avr. 1947, vie. apost. du Laos.

Le Quien, i, 801-02. — Ramsay, Asia Minor, Londres, 1895, p. 139. — Ruge, dans Pauly-Wissowa, xi ', 380. — Ann. pont., 1916, p. 390-91.

R. Janin.

CIENFUEGOS, Ceniumfocensis, évêché de la république de Cuba, dans la province de Santa Clara, suffragant de Santiago, érigé par Léon XIII le 20 févr. 1903, en vertu de la bulle Aclum praeclare, exécutée par l'archevêque de la Nouvelle-Orléans, Placide-Louis Chapelle. — Évêques: Antonio Aurelio Torres, C. D., 15 avr. 1904-17. — Valentin Zubizarreta y Llnamunsaga, C. D., évêque de Camagtiey, 1914, et administr. apost. de Cienfucgos, 1917; évêque de Cienfuegos, 24 févr. 1922; archevêque de Santiago et administr. apost.

CIENFUGOS — CILIBIENSIS

de Cienfuegos, 30 mars 1925. — Eduardo Martinez Dalmau, C. P., 16 nov. 1935.

Ann. pont. — Anal, eccles., xi, 1903, n. 5 (avril), 149-51.

— A. A. S., XIV, 1922, p. 160, 618; xvn, 1925, p. 126; I xxvii, 1935, p. 441.

F. PÉREZ

1 .CIENFUEGOS (Alvarez) (1657-1739), théologien de la Compagnie de Jésus, ambassadeur de Charles VI, cardinal (1720), évêque de Catane (1722), archevêque de Monreale (1725), évêque de Fûnfkirchen (1735). Voir D. T. C'., ii, 2511-13; L. T. K., ii,

2. CIENFUEGOS (José Ignacio), évêque de La Concepciôn (Chili). Il entra d'abord à Santiago dans l'ordre dominicain, qu'il dut quitter pour motif de santé. Admis dans le clergé diocésain, ordonné prêtre en 1786, il devint en 1790 vicaire à Talca. Membre de la Junta gubernativa depuis 1813, il fut chargé d'une mission diplomatique délicate, dont il s'acquitta si bien ] qu'il reçut en récompense un canonicat à Santiago. Un bouleversement politique provoqua tem])orairement son exil.

Revenu à Santiago, il fut promu archidiacre de la cathédrale. La légation de Mgr Jean Muzzi — qui fit beaucoup de bruit et fut assez inutile — mit fin à son activité comme archidiacre. En 1824, il se trouve à Rome, près du S. -Siège, en qualité de ministre plénipotentiaire de son pays; il dut s'y rendre à nouveau en 1827, cette fois pour se défendre devant le pape de certaines accusations du nonce Muzzi; Léon XII lui donna, apparemment, raison : il le consacra évêque de Retimo, auxiliaire des Amériques, et lui accorda d'autres distinctions. De 1832 à 1838, C. fut évêque de La Concepciôn; en 1838, il se retira à Santiago, où il consacra ses revenus à la fondation d'institutions charitables ou scolaires. Il écrivit un Calôn cristiano-polilico et un Catecismo de la religion crisliana. t 1845.

Arch. de l'ambassade d'Espagne près du S. -Siège, 1. 918, n. 8 (année 1822). — E. Martinez Paz, Un episodio ecclesiàstico en Cuyo (1824), Cordoba (Argentine), 1928. — Die. enciclop. hispano-americano, v, 54. — ■ Enc. Espaxa, xnt, 150-51.

F. PÉREZ

CIERA (Paul), théologien de l'ordre de S. -Augustin, évêque de Cittanova (1641), de Viesti (1642) (1576-1648). Voir D. T. C, n, 2513.

CIKADOR, Chicador, Chycador, Zeek, abbaye cistercienne — la première fondée en Hongrie — érigée par Heiligenkreuz en 1142, dans le diocèse de Pécs. L'abbaye se trouvait sur le territoire du Bàttaszék actuel, dans le départ, de Tolna. On ne sait pas grand chose de son histoire, si ce n'est que ses abbés ont joué quelquefois le rôle d'agents diplomatiques des papes ou des rois de Hongrie. L'invasion des Turcs mit fin à la vie conventuelle en 1526. Depuis lors le titre d'abbé de Cikàdor est donné aux prêtres séculiers. Après l'expulsion des Turcs, la vie monastique n'a pas été restaurée et les biens de l'abbaye ont été incorporés, en 1741, au fonds d'entretien du Theresianum de Vienne, institut d'éducation pour la noblesse.

Série des abbés. — Acerinus. — Jean . — Ortolfus. — Conrad. — Godefroy. — Henri ou Hermann, 1272-74.

— Étienne. — Nicolas, 1332. — Martin Vising, 1340.

— Thomas, 1347-53. — Berthold. — André Sàska, 1365-73. — Weichard, 1374-76. — Hermann, 1378-83.

— Michel, 1384-1400. ~ Thomas, 1402. — Matthias, 1406. — Matthieu, 1416. — Émeric, 1421-54. — Clément Porkolab de Berzseny, abbé conmiendataire, 1457. — Thomas Debrenthei, abbé commendataire, 1460-78.

Békefi Remig, A cikàdori apàt.ii'uj tôrlénete [Histoire de l'abbaye de C], Pécs, 1894.

J. Szalay.

CILENOS, ou Celenos. ancien évêché espagnol, auquel succéda celui d'Iria-Compostelle. Cilenos était la capitale des Cileni et appartenait au ronventus juridique de Lugo. Ptolémée, dans ses Tables, l'appelle Aquas callidas et, dans V Itinerarium d'Antonin, elle ligure sous le nom d'Aqiiae celenae. Dans le Tiidense Tuy), elle paraît sous le nom de Culdas de Rege; on peut affirmer qu'elle se trouvait sur l'emplacement de l'actuel Caldas de Rey. L'existence du dioc. de C. est prouvée par les témoignages du i" concile de Tolède et de IsPChronique d'Idace (v. infra). D'autre part, les affirmations à son sujet que renferme la Divisio ou Hitalio Wambae et le II'' concile d'Oviedo manquent absolument de fondement. Dans le prologue du I" concile de Tolède, on lit : De Gallecia, Liieensis conveiilus, municipii Cetenis (Coll. max., ii, 13U, n. 1); bien que ce texte ne soit pas fort clair, et malgré les variantes qu'offrent les manuscrits, il prouve cependant l'assistance au concile de l'évêque de Cilenos; en outre, dans un de ses décrets, il ordonne : Fratri uutem nostro Ortigio ecclesias de quibus pulsus fuerat, prenuniiamus esse reddendas (Coll. max., ii, 138, n. 49); l'évêque Ortigius dont il est question signe aussi les actes du concile {ibid., 134, n. 22). Or Idace, contemporain des événements (390-468) (Chronique, l. c.), identifie cet Ortigius avec l'évêque de Cilenos : Communicante in eodem concilio (Tolède, I) Ortigio episcopo, qui Caelenis fuerat ordinatus... Agentibus priscillianistis pro flde calholica pulsus factionihus exulabal. En outre, Idace signale encore, quoique indirectement, un autre évêque de Cilenos : In conventu Lucensi contra voluntatem Agrestii Lucensis episcopi, Pastor et Siagrius episcopi ordinantur. Or, dans le conventus juridique de Lugo, il n'existait que deux évêchés : Lugo et Cilenos. Vers le milieu du vi« s., le siège de Cilenos fut transféré à Iria (v. infra).

Idace, Chronique, ad a. V Arcadii et Honorii, P. L., li, 876. — Pauly-Wissowa, m, 2544, au mot Citeni. — Flôrez, vi, 65-72; XIX, 9-12, 50-52. — Gard. Aguirre, Coll. max., ii, 130, 134, 138. — A. de Morales, Hist. gen. de Espana, Madrid, 1791, ii, 182, 629; v, 401, 615. — N. Peinado, Toponimia galaico-romana, dans Bol. de la Comisiôn de monumentos de Lugo, m, 1947-49, p. 319-25.

F. PÉREZ

CILIBIENSIS (Ecclesia), évêché d'Afrique, connu par son titulaire donatiste de 411, Tertullus, episcopus Cilibiensis (Gesta coll. Cartli., i, 206; P. L., XI, 1343; Mansi, iv, 156), et par un des souscripteurs du synode carthaginois de 525, Restilutus, episcopus plebis Cilibiensis (Hardouin, Coll. conc, ii, 1082; Mansi, viii, 648). On s'entend pour reconnaître dans le loannes, gratta Dei episcopus sancte ecclesie Elibiensis, du concile général de 646 (Hardouin, op. cit., m, 749; Mansi, X, 939), un détenteur de la même juridiction. C'est ce qui permet de situer ce siège en Proconsulaire. Mais il n'est pas possible, dans l'état actuel de nos connaissances, de lui assigner une localisation plus précise, par ex. à Henchir Kelbia {Atl. arch., fol. 29, Grombalia, 131), comme l'ont supposé Wilmanns (C. /. L., viii, 120) et, après lui, Tissot(Géoirr., II, 142), Diehl {L'Afrique byzantine, Paris, 1896, p. 270), Toulotte, Mesnage et M. L. Poinssot (Reu. tunis., 1940, p. 48, note 12).

Morcelli, i, rxxvi, p. 116 et clxxx, p. 139. • — Not. dign., annot., p. 640. — Guérin, Voyage en Tunisie, ii, Paris, 203. — (iams, 465. — L. de Mas-Latrie, Anciens évêchés de l'Afr. sept., dans Bull, de corr. afr., Alger, 1886, p. 86; Trésor de clironologie, Paris, 1889, p. 1868. — Mgr Toulotte, Géogr. de l'Afr. chrél., Proconsulaire, xxxviii, Rennes-Paris, 1892, p. 163-64. — • Dessau, dans Pauly- Wissowa, aux mots Cilibia et Chidibbia. — Thes. ling. lat..

CILIBIENSIS

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