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CIMIEZ

— CINGOLI

de la commune de Nice (Alpes-Maritimes). Au début de l'ère chrétienne, cette agglomération était chef-lieu de la province romaine des Alpes maritimes (Cemenelum, Cemelum). Tandis qu'en 314 (concile d'Arles) le christianisme apparaît comme fortement implanté à Nice — et cela en raison de la position géographique de ce port — Cimiez ne devint un centre religieux que pendant le siècle suivant. Son rang de civitas Romana lui conféra toutefois le droit de devenir ville épiscopale. Deux de ses évêques sont connus : Valerianus, qui siégea au concile de Riez (439) et de Vaison (442) et signa les lettres arlésiennes de 450 et 451, et Magnus, qui se fit représenter au concile d'Arles en 554, comme episcopus Cemelensis, et à celui d'Orléans en 549, comme episcopus Cemelensis et Niciensis. De fait, lors de la querelle des métropoles provençales, sous le pontificat de Léon le Grand (440-61), Cimiez avait pris fait et cause pour Arles, alors que Nice, colonie de Marseille, s'était rangée aux côtés d'Aix, héritière de la juridiction marseillaise. La lutte avait été vive. En 463-66, le pape Hilaire, confirmant les décisions de son prédécesseur que dans un premier temps il avait rapportées, avait réuni les évéchés de Cimiez et de Nice. Un seul évêque restait désormais titulaire des deux sièges, qui relèverait de l'archevêché d'Embrun.

Au cours des siècles suivants, en raison de l'importance commerciale de Nice, les évêques fixèrent leur résidence dans cette ville et délaissèrent Cimiez. Toutefois, jusqu'au xi« s., ils restèrent titulaires des deux sièges, et ce ne sera qu'au début du xii« s. que le mot de Cimiez disparaîtra définitivement de leur titre. De même la cathédrale de Cimiez ne sera déchue de sa dignité d'église cathédrale qu'à la fin du xi" s., époque à laquelle elle sera intégrée à l'honor du monastère de S. -Pons (Nice) et deviendra un prieuré de cette abbaye.

P. Gioffredo, La cité de Nice, trad. de H. Sappia et A.-J. Rance Bourrey, Nice-Paris, 1912, p. 4-10, 20-48. — L. Duchesne, La « civitas Rigomagensium » et l'évêché de Nice, dans Mém. de la Soc. nal. des antiquaires de France, XLiii, 1882, p. 36-46. — Duchesne, i, 285-86. — E.-Ch. Babut, Le concile de Turin..., Paris, 1904, p. 286-300. — R. Latouche, Nice et Cimiez (V'-XI' s.), dans Mélanges F.Lot, Paris, 1925, p. 331-58 [compte rendu de G. Doublet, dans Nice liislorique, xxix, 1926, p. 94-104], que reproduit le D. A. C. L., XII, 1170-78. — G. Doublet, Les reliquaires de l'église de Cimiez, dans Nice historique, xv, 1913, p. 253-65.

M.-H. Laurent.

CIMMERIS. Voir Antandrus, m, 511.

CINCARI, ancienne ville d'Afrique, connue par les seuls documents ecclésiastiques et révélée comme municipe de la Proconsulaire par une inscription du iiV s., apportée de Bordj Toum et conservée au musée Lavigerie de Carthage (C. I. L., viii, 14769); il faut, semble-t-il, l'identifier, à la suite de Cagnat (L'emplacement de la ville africaine de Cincari, dans Mém. de la Soc. nal. des antiq. de France, lix, 1898, p. 224-27), avec l'Henchir-Toungar, à 10 km. au sud-ouest de Tebourba (Bull, des anliq., 1900, p. 91 ; Mélanges de l'École de Rome, 1901, p. 222). L. Poinssot (Bull, du Comité, 1930-31, p. 216-17; spécialement note 2, p. 216) place le centre urbain sur l'oued Channgoura également, mais un peu plus près de son confluent avec la Medjerda, au nord du marabout de Sidi-Soumiat; il pense que la rivière porte le nom de la cité antique (Reu, tunis., 1940, p. 48, note 12).

C'était un évêché à la fois catholique et donatiste en 411; un Restilulus, episcopus plebis Cincaritanae, siège en face du schismatique Campanus (Gesta coll. Carlh., I, 133, 188; P. L., xi, 1308-09; xMansi, iv, 142 A). Une épitaphe chrétienne du musée de Carthage (R. Cagnat, Explorations en Tunisie, fasc. 1, 1883, p. 87, n. 235,

DiCT. d'hist. et de géogr. ecclés.

extr. des Arch. des miss, scient, et litt., II série, ix, 1882, p. 143) provient de l'Henchir-Toungar.

Morcelli, i, clxxxii, p. 140. — Not. dign., n, annot., i p. 648. — • Gams, 465. — L. de Mas-Latrie, Anciens évêctiés [ de VAfr. sept., dans Bull, de corr. ajr., Alger, 1886, p. 86; Trésor de chronologie, Paris, 1889, p. 1868. — Ch. Tissot, Géogr. comparée, ii, Paris, 1888, p. 290-91. — Mgr Toulotte, Géogr. de l'Afr. chrét.. Proconsulaire, Rennes-Paris, 1892, XXXIX, p. 164-65. — Thes. ling. lat., Onomasticon, u, au mot Cincaritanus. — P. Mesnage, L'Afr. chrét., Paris, 1912, p. 162-63. — Atlas arch., Paris, 1902, fol. xix, Tebourba, n. 127 (et non 122, comme l'indique le texte de l'Atlas).

J. Ferron.

CINCINNATI, archevêché des États-Unis, dans l'État d'Ohio. C'est à Somerset que la première église fut inaugurée, le 0 déc. 1818, par le P. Edward D. Fenwick, qui avait évangélisé le Kentucky, et le P. Nicholas D. Young, tous deux dominicains. Lorsque, peu après, les évêques de Bardstown et de Louisiane prièrent l'archevêque de Baltimore, A. Maréchal, de demander l'érection de deux nouveaux évêchés, l'un à Détroit, l'autre sur l'Ohio, la Propagande créa (19 juin 1821) le diocèse de Cincinnati, comme suffragant de Baltimore; le P. E. Fenwick en devenait le premier évêque. Dans les années 1840-50, le nombre des catholiques ayant augmenté dans des proportions très considérables, par suite de l'immigration d'Irlandais et d'Allemands, il fallut songer à multiplier les diocèses. Le "VII« concile provincial, tenu à Baltimore en 1849, demanda l'érection de nouveaux sièges métropolitains à La Nouvelle-Orléans, à Cincinnati et à New- York. Le 19 juin. 1850, Cincinnati devenait ainsi archevêché, avec, comme sufTragants : Louisville (1841, jadis Bardstown, 1808), Détroit (1833), Vincennes (1834, devenu Indianapolis, 1898), Nashville (1837) et Cleveland (1847), auxquels furent joints, dans la suite, Covington (1853), Fort Wayne(1857),Columbus(1868), Grand Rapids (1882) et Toledo (1910). En 1937, Détroit et Grand Rapids en furent détachés pour former la nouvelle province de Détroit; Louisville, Covington et Nashville, pour former celle de Louisville. A l'heure actuelle, l'archevêché de Cincinnati a pour sulïragants : Cleveland (1847), Golumbus (1868), Toledo (1910), Youngstown (1943) et Steubenville (1944).

Évêques et archevêques. — 1. Edward D. Fenwick, O. P., sacré le 13 janv. 1822, t 26 sept. 1832. — 2. John B. Purcell, sacré le 13 oct. 1833; archev., 19 juill. 1850; î 4 juill. 1883. — 3. William H. Elder, sacré év. de Natchez le 3 mai 1857; coadj. de Purcell, 30 janv. 1880; lui succède à sa mort; f 31 oct. 1904. — 4. Henry Moeller, sacré év. de Golumbus le 25 août 1900; coadj. de Elder, 27 avr. 1903; lui succède à sa mort; f 5 janv. 1925. — 5. John T. McNicholas, O. P., sacré év. de Duluth le 8 sept. 1918; transf. à Indianapolis, 18 mai 1925; à Cincinnati, 8 juill. 1925; f 22 avr. 1950. — 6. Charles J. Aller, sacré év. de Toledo le 17 juin 1931; transf. 19 déc. 1950.

J. H. Lamott, Hist. of the archdiocese of Cincinnati (1821- 1921), New-York, 1921. — J. H. O'Donnell, The cath. hierarchy of tlie U.-St., Washington, 1922, p. 95-98. — D. C. Shearer, Pontificia americana, Washington, 1933, p. 110-13, 297-301, 317-19. — Enc. catt., m, 1671-72. — Cath. Enc, m, 773-76; suppl., 205-06. — Cath. directory, 1950, p. 48-57.

É. Van Cauwenbergh.

CINGOLI, Cingulum, petite ville de la province de Macerata (Italie), qui, d'après César, fut fondée ou restaurée par T. Labienus (De bello civ., I, 5). Elle devint très tôt siège d'un évêché (Pauly-Wissowa, ii, 2561). On ignore à quel moment elle perdit cette dignité, mais, au xi« s., elle était soumise à Osiino (Auximum). Benoît XIII, en 1725, permit aux évêques d'Osimo d'unir à leur titre celui de Cingoli.

La liste des évêques est mal précisée. Par la Vita S. Exuperaniii {B. H. L., 2808), nous connaissons Théo-

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dore, S. Exupérance, Formarius. Ce document, cependant, ne mérite pas toute créance, car il fait d' Exupérance un évêque de Cingoli sous le pape Pascasius; or Pascal l" fut Souverain pontife de 817 à 824. Le seul nom qui nous soit parvenu après Formarius est celui de Julien, qui accompagna le pape Vigile à Constantinople, en 553.

Le monument principal de Cingoli est l'église S.- Exupérance, de l'époque romano-gothique. Elle possède un très riche portail (1295). Dans les environs de Cingoli se trouvaient deux églises collégiales: Ste-Marie de Trovignano et S. -Sauveur de Colleblanco. Celle-ci appartint d'abord aux chanoines réguliers de S. -Augustin, mais fut réduite en comniende sous le titre de S. -Sauveur et des IV-SS. -Couronnés. — Il y avait en outre une abbaye de bénédicLins, S. -Victor de Arcione (Arzono), qui existait déjà avant 1068. Soumise immédiatement au S. -Siège, elle eut d'abord des abbés réguliers, puis des commendataires. Elle fut détruite entièrement. — Signalons encore deux monastères de moniales: Ste-Catherine, fondée par les bénédictines à Colle-de-Luce, vers 850, et occupée plus tard par les cisterciennes; S. -Michel, abbaye de bénédictines, qui fut restaurée en 1265 par Ste Sperandia (t H sept. 1276) et porte aujourd'hui son nom.

Album bened., 1920, p. 686. — O. Avicenna, Memorie délia città di Cingoli, 1886. — Cappelletti, vn, 435-607. — Cottineau, 784. — Enc. ital., x, 369. — Gams, 712. — Kehr, 11. pont., IV, 210. — Lanzoni, 389-90. — Mansi, ix, 353-59. — UghelJi, X, 58.

R. Van Doren.

CINI (GiACOMo), évêque de Termoli. Dominicain, connu aussi sous le nom de Giacomo di SanV Andréa, Cini naquit à Sienne, vers 1312, de parents peu fortunés. Il prit l'habit à S. Domenico de Camporeggio, à Sienne, en 1325-26. Lecteur à Sienne en 1341, bachelier à Rome en 1344, il fut envoyé à Florence, en 1362, pour y lire les Sentences. Le 24 mai 1364, Urbain V chargea Pietro Corsini, évêque de Florence, de lui conférer la maîtrise en théologie. Provincial de la province romaine de 1364 à 1368, il fut placé à la tête du diocèse de Termoli par Grégoire XI, le 3 sept. 1372. La date exacte de sa mort ne nous est point connue. On la place le plus communément vers 1380. Or il est certain que Cini mourut avant le 7 déc. 1379, puisque, à cette date, le Siennois Domenico Giardini avait été promu par LIrbain VI au siège de Termoli, ainsi qu'en fait foi une lettre de Francesco Casini à la commune de Sienne. — Prédicateur, Cini a composé de nombreux sermons dont le nécrologe de San Domenico de Sienne nous a conservé le souvenir. On lui doit aussi un commentaire sur les Sentences (Sienne, bibl. comm., ms. G. V. 17) et un Alfabetum super libr. Etymologiarum S. Isidori (Oxford, Bodteien. 1800 [Digbij, 208]).

Eubel, I, 484. — A. Garosi, La vila e l'opéra di Francesco Casini, archiatro di sei papi. Sienne, 1936, p. 57. — M.-H. Laurent, / necrolotji di S. Domenico in Camporeggio, Sienne, 1937, p. 10-12. — P. Th. Masetti, Monumenla et antiquitales vet. disciplinae ord. Praed., i, Rome, 1864, p. 331-35. — Quétif-Échard, i, 681-82. — UgheUi, vni, 375.

CINNA (Kfvva, Kiva, Krjva), évêché de la province de Galatie dépendant d'Ancyre. Cette petite ville a été identifiée avec le village de Yarasli. On ne connaît de l'histoire de son évêché que le nom d'une dizaine de ses titulaires grecs : Gorgonius assista au \" concile de Nicée (325) (H. Gelzer, Patnim nicaenorum nomina, Leipzig, 1898, p. 66, n. 147). — Philumenus prit part à celui d'Éphèse (431) (Mansi, iv, 1368 B; VI, 874 A). — Acace fut un des Pères du concile de Chalcédoine (451) {ibid., vi, 572 C, 945 A, 1092 D). — Daniel signa la lettre des évcqucs de sa province à l'empereur Léon, à propos du meurtre de Proterius

CIRCESIUM 83fi

d'Alexandrie (458) (Mansi, vu, 616 D). — Amiantusfut en relations avec S. Théodore le Sicéote ( Vila S. Theodori Siceotae, n. 65 ; Th. loannou, Mvr||jEîa âyioAoyiKà, Venise, 1884, p. 421). — Platon prit part au VI« concile œcuménique (680) (Mansi, xi, 212 A, 648 C, 676 B). — Synesius assista au II« concile de Nicée (787) (ibid., XII, 995 A, 1099 D). — Antoine fut un des membres du concile de 879 qui réhabilita Photius (ibid., xviixviii, 377 A). — Le siège disparut peut-être dès la fin du X * s., à la suite de la première invasion turque.

L'Église romaine a conféré assez souvent le titre de Cinna depuis deux siècles : Claude-François Reymond, M. E. P., 12 févr. 1756-nov. de la même année, vie. apost. du Su-Tchuen. — Guillaume Maire, 1767-t 25 juin. 1769, vie. apost. du district septentrional de l'Angleterre. — Jean Kossakowski, ?-t 17 sept. 1781. suffragant en Volhynie. — Antoine Malinowski, O. P., 23 sept. 1782-?, sufTragant de Sambor à Mednik. — Pierre d'Alcantara Jiménez, 26 nov. 1830-36. — Joseph Cybichowski, 12 juill. 1867-31 mars 1875, suffragant à Gnesen. — Jules Brugière, laz., 28 juill. 1891-t 19 oct. 1906, vie. apost. du Tché-li méridional. — Charles de Jésus Mejia, 2 sept. 1907-t 3 mai 1937, ancien évêque de Tehuantepec. — Mathieu Muciga Urrestarazu, ancien évêque de Vitoria, 12 oct. 1937.

Le Quien, i, 483-84. — Ruge, dans Pauly-Wissowa, xi 481. — Ann. pont., 1916, p. 391.

CINNABORiUM (Kivvagobpiov, Kivagcbpiov, Krjvaêcbpiov KivvàgDpa), évêché de la Phrygie Salutaire I'''', dépendant de Synnades. L'identification de cette ville n'est pas certaine, mais on croit généralement qu'il faut en chercher le site à Geneli. On ne lui connaît que deux évêques : Otreius fut remplacé, à la signature de la vi« session du concile de Chalcédoine, par son métropolitain Marcien (Mansi, vu, 164 C). — Théophylacte assista au II« concile de Nicée (787) (ibid., xii, 998 D, 1107 B; xiii, 396 B).

Le titre de Cinnaborium ne semble pas encore avoir été conféré dans l'Église romaine, bien qu'il figure sur la liste de la Consistoriale.

Le Quien, i, 847-48. — W. Ramsay, Ciliés and bishoprics of Phrggia, Londres, 1897, p. 748. — Ruge, dans Pauly- Wissowa, XI ', 481.

R. Janin.

ClOCCHI (Giovanni), card. del Monte. Voir Jules III, pape.

ClOS, évêché. Voir Cius.

CIPPULUS (Grégoire), théologien dominicain (xvii«= s.). Voir D. T. C, ii, 2513.

CIRCESIUM (KipKr|CTiov, KEpKsaiov, KEpKf|aiov, KipKrivCTiov, KipKTiafa), évêché de la province d'Osrhoène, dépendant d'Édesse. Le site de cette ville était à l'embouchure du Chabour et de l'Euphrate. En raison de cette position excellente, il y eut de bonne heure une ville du temps des Assyriens. Toutefois, c'est Dioclétien qui l'organisa sérieusement et en fit une place forte contre les Perses. Justinien la reconstruisit et augmenta ses fortifications (De aedif., ii, 6). C'était le siège de la IV« légion parthique. C'est actuellement le petit village de Qarqisiya, qui conserve, à peine altérée, la dénomination primitive.

On ignore quand fut fondé l'évêché de Circesium. Du moins lui connaît-on un certain nombre de titulaires orthodoxes et de monophysites. Au dire de Le Quien (il, 977), Jonas aurait assisté au I" concile de Nicée (325), mais ce nom ne figure pas dans la liste authentique. — Abrahamius prit part au concile de Chalcédoine (451) (Mansi, vi, 945 A, 1085 C); il signa aussi, en 458, la lettre des évêques de la province à l'empe-

CIRCESIUM

— CIRCONCE

LLIONS D'AFRIQUE (LES)

reur Léon sur le meurtre de Proterius d'Alexandrie (ibid, VII, 553 B). — Davithas fut un des membres du concile réuni en 536 par le patriarche Ménas (ibid., VIII, 878, 919 B, 950 B). — Thomas prit part au concile œcuménique (553) (ibid., ix, 176 D, 193 C, 393 A).

Circesium fut un centre monophysite. Dès l'an 518, Noiinus fut expulsé de son siège par l'empereur Justin I" (Chronique de Michel le Syrien, éd. Chabot, ii, 172); il fut aussi un représentant de son Église à une conférence entre monophysites et orthodoxes, à Constantinople, en 532. Michel le Syrien donne les noms d'une quinzaine d'autres évêques monophysites de Circesium. Jean signa une lettre collective des évêques au métropolite Jean de Mar Mattai en 684 (Michel le Syrien, op. cit., II, 459). — Étienne signa la réponse de l'épiscopat au patriarche intrus Athanase Sandalaya (752) (ibid., 516). — Jacques, début du ix^ s. (ibid., m, 451). — Maqin, après Jacques (ibid., 452). — Constantin, vers 830 (ibid., 455). — Johannam, vers 850 (ibid, 456). — Aharon, vers 860 (ibid., 456). — Basile I", vers 870 (ibid., 457). — Abraham, vers 880 (ibid., 458). — Georges, vers 890 (ibid., 459). — Thomas, vers 895 (ibid., 460). — Timothée I", vers 905 (ibid., 461).

— Basile II, vers 920 (ibid., 462). — Sévère, vers 940 (ibid., 463). - Timothée II, vers 960 (ibid., 465). — | Iwannios, vers 1050 (ibid., 471). — Circesium possédait un monastère jacobite ou monophysite (ibid., 470).

C'est seulement à la fin du xix'' s. que l'Église romaine a commencé à conférer le titre de Circesium : Jean-Baptiste Simon, 22 juin 1899-t 10 août 1899, vie. apost. de Nankin. — Philémon Cabanillas, 14 nov. 1899-t 25 juin 1931, auxiliaire à Cordoba. — Jean Cuvelier, rédemptoriste, 23 juill. 1931, vie. apost. de Matadi.

Le Quien, n, 977-80. — Weinbach, dans Pauly-Wissowa, XI 505-07. — MsyàXri é^Xtivikti ÉyKUKXoiraiSEla, xiv, 455.

— Ann. pont., 1916, p. 391.

R. Janin.

C IRC IN A. Voir Cercina.

CIRCONCELLIONS, hérétiques allemands (xiiie s.). Voir D. T. C, ii, 2518-19; L. T. K., u, 970.

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