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prive (le sa prélaliire l'égiilière par (;iémenl \ 11, qui 1 lui substituera (loswiii de N'inea (H. Nélis, Siippl. ni lettres de Clément VII, Rome. 1934, n. 228(1).
Dans les ordres religieux, mêmes divisions, mêmes difïicultés; et celles-ci sont d'autant plus douloureuses que l'ordre pratique la centralisation de pouvoirs. C'était le cas des cisterciens, avec leur chapitre général annuel tenu en France, à Cîteaux même. La lecture des actes authentiques de ces chapitres fait pressentir qu'à la maison mère les supérieurs veulent garder une prudente réserve. Les chartreux suivaient la même tactique (cf. Le Couteulx, Annales ord. cart., Montreuil, VI, 219). Il faut attendre l'année 1389 pour entendre à Cîteaux une reconnaissance officielle du pape Clément VII : Pro SS. in Christo pâtre domino nostro domino Clémente div. Provid. S. R. et totius Universalis Eccl. Summo Pontifice, ac pro statu jelici eiusdem, et ut pestiferum schisma nunc in sancta Dei Eccl. saeuiens terminetur celeriter, dicantur très missae una de Spiritu Sancto, altéra de S. Cruce et reliqua de B. V. a singulis sacerdotibus ordinis universi (Statuta, 1389 : 33).
Plus tard, quand la France fera un effort de neutralité en vue d'étouffer le schisme, (-îteaux marchera dans cette voie, affirmant sa soustraction à l'obédience avignonnaise en taisant dans ses décrets capitulaires le nom du pontife suprême (ibid., 1398 : 1; 1399 : 1; 1400: 1; 1401 : 1; 1402: 1). Le nom de Benoît .Kl II reparaît en 1403, et jusqu'en 1408. En sept. 1409, Cîteaux croit que l'élection d'Alexandre V. célébrée à Pise, a éteint le schisme, et cette prétendue victoire est notifiée avec émotion dans les documents de l'année (ibid., 1409 : 47). Illusion passagère. Néanmoins on reste désormais fixé dans cette obédience, et Jean XXIII, successeur d'Alexandre, sera cité comme chef de l'Église universelle dans les statuts des années suivantes, jusqu'à l'élection de Martin V (11 nov. 1417).
Nonobstant ces divergences, le chapitre de Cîteaux continua de légiférer sans faire aucune réserve au sujet des pays rattachés à l'obédience urbaniste. En 1390, il délègue à l'abbé de Cîteaux tous pouvoirs nécessaires pour visiter et réformer les monastères des deux sexes ubique mundi partibus. L'abbé de Calers, avec maître Bernard Sabatorii, prieur de Boulbonne, sont chargés de visiter les abbayes de Castille, d'Aragon, de Navarre et du Portugal. Aux abbés de Clairvaux et de Morimond incombe la charge de visiter les maisons de leur vaste filiation répandue à travers l'Europe. En fait, qu'ont-ils réalisé de leur délégation? Les décrets capitulaires sont muets sur ce point.
Nous savons par ailleurs qu'Urbain VI travaillait activement à se gagner des partisans parmi les ordres religieux. La Cirande-Chartreuse avait reçu son envoyé au chapitre général de 1380 (Le Couteulx, op. cit., p. 248). Une bulle non datée d'Urbain VI enjoignit aux cisterciens d'Allemagne, de Bohême et de Pologne d'éviter toutes relations avec le pseudo-abbé de Cîteaux, Gérarfl de Buxière de la Tour d'Auvergne, mais de se réunir en chapitre général à Vienne (ms. lat. Vatic. 6330, fol. 423 v» ; Studien und Mitteil.. xxv, 1 904, p. 69, note 2).
Boniface IX, successeur d'Urbain VI, nomma vicaire général de tout l'ordre de Cîteaux l'abbé de Brondolo (Italie), maître Castiel, docteur en décrets. Celuici aurait à réunir et présider le chapitre (texte publ. dans Studien und Mitteil., toc. cit., 71, note 2). La même tactique a été suivie jiour l'Angleterre, à l'effet de détacher de leur maison mère les abbayes cisterciennes de ce royaume. Le 13 mai 1386, le roi leur communiquait une ordonnance d'Urbain VI, donnant aux abbés de Rievaulx et de Wardon les pouvoirs nécessaires pour régir les abbayes cisterciennes d'Angleterre, d'Écosse, d'Irlande et du pays de Galles, en dehors de toute relation avec l'abbé de Cîteaux. La
! Chronique de Melsu (abbaye de Moaux, au dioc. d'York) cite une lettre de Boniface IX transmettant les mêmes pouvoirs aux abbés de Boxley, de Stratford et de Ste- Marie-dcs-Gràces, près de la Tour de Londres. C'est dans ce dernier monastère que se réunira le chapitre général (documents jiubl. dans Studien und Mitteil., lac. cit., 64, 66).
A l'époque du schisme, on remarque chez les Souverains pontifes une facilité à concéder des honneurs aux prélats de leur obédience. Us s'en faisaient ainsi des clients dévoués. Clément VII concéda l'usage de la mitre à l'abbé de Cîteaux en 1380, à celui de Mazan en 1390. Benoît XIII montra la même générosité à l'endroit des abbés de Fontfroide. de Bonnefont, de Mortemer, de Bonnecombe. Ce dernier, Pierre d'Augnac, alla même trop loin dans son attachement à son bienfaiteur; U ne fit sa soumission à Martin V que le 5 mars 1421 (N. Valois, La France et le Grand Schisme d'Occident, iv, 445).
Les actes des chapitres tenus à Cîteau.x durant le schisme ont mentionné la participation des abbés aux conciles de Pise et de Constance. Déjà au synode de Paris en 1408, qui préparait le concile de Pise, avaient été convoqués l'abbé de Cîteau.x et plusieurs autres (Stiduta, 1408 : 16). On décida que l'ordre de Cîteaux enverrait, à ses frais, dix de ses abbés, et d'abord ceux de Cîteaux, de Pontigny, de Clairvaux (N. Valois, op. cit., IV, 39). La lente arrivée des prélats à Pise a été notée par Mansi, xxvii, 330 sq. ; nous y voyons un cistercien arriver la veille de l'ouverture, le 24 mars 1409 : Félix, abbé de S. -Sauveur de Settimo, au dioc. de Florence. Jean de Martigny, abbé de Cîteaux, y arriva le 9 avr. ; le lendemain, on vit Jean de Pontigny, Pierre de Chambons, Guillaume de Gimond, lîtienne de La Charité. Le 13 avr., se présente Odon, abbé de Villers, délégué du duc de Brabant et de plusieurs abbés de la même religion. Le 23 du même mois, arrive l'abbé d'Aulne, avec l'assentiment des abbés de Val-S. -Lambert, de Val-Dieu, de Grand-Pré; et, le 7 mai, l'abbé Richard de Joraval (Angleterre). Sont cités également Jean Schàrb, abbé de Kaisersheim, et Mathieu Pillaert, abbé de Clairvaux.
Le 2() juin, eut lieu l'élection hâtive d'Alexandre V, qui allait disparaître après dix mois de règne (3 mai 1410). Au nombre de ses actes, il y eut une lettre datée du 15 juin., adressée à l'ordre cistercien auquel il marquait sa reconnaissance (texte dans .Studien und Mitteil., loc. cit., 75).
Peu après l'élection de Jean XXIII, un concile fut de nouveau convoqué pour le l"' avr. 1412. En fait, le concile de Constance ne s'ouvrit que le 16 nov. 1414; mais il faudrait attendre jusqu'au 11 nov. 1417 pour voir enfin l'unité de l'Église rétablie et sanctionnée par l'élection de Martin V. Cîteaux fit réunir les abbés par provinces et choisir par votes leurs députés au concile (Statuta, 1411 : 86, 90). La liste des abbés français délégués comptait, outre celui de Cîteaux, le ci-devant procureur général Guillaume, abbé de Gimond, docteur en décrets, puis sept abbés docteurs en théologie : Mathieu Pillaert, de Clairvaux; Laurent de La Rue, de Chaalis; Jean de Morimond; Guillaume de Fontaine-Daniel; Jean d'Ourscamp; Guillaume de Mortemer et Jean de Prières. L'Italie envoya les abbés de Columba et de Chiaravalle; l'Allemagne, ceux de Rein, de Maulbronn, de Langheim, de Lucelle; l'Angleterre, ceux de Fouiitains et de Beaulieu-Royal (ibid., 1416 : 25). Un bon nombre d'autres abbés cisterciens de tous pays, également présents à Constance, sont signalés dans le document édité par Mansi, xxviii, 630 sq. On put croire que l'ordre de Cîteaux retrouvait là son unité, au moins pour un temps.
Les conciles de Bâle et de Ferrare-Florence, sous Eugène IV (1431-1447), comptèrent aussi parmi les
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membres présents plusieurs abbés cisterciens. Au dire de Mansi (xxix, 1270), les discours de Jean Picart, abbé de Cîteaux, forcèrent l'admiration des Pères du concile. Ce fut le cas notamment quand, délégué avec les évêques de Thérouanne, de Chalon, de Nevers, en nov. 1438, pour aller porter à Eugène IV l'assurance de la fidélité de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, l'abbé Jean prononça devant le pape « un discours pathétique » sur l'unité de l'Église compromise encore par les Bâlois (N. Valois, op. cit., ii, 128, note 1; cf. le discours dans Mansi, xxxi, sujjpl., 1509 sq.; les sermons des autres abbés cisterciens, dans les mss. -î iî', 534, 535, 538 de la bibl. univ. d'Erlangen).
Sur la tjiierre de Cenl uns. - J. Calmellt; cl K. Déproz, La France et l'Angleterre en conflit, Paris, 1937 (cf. Hei). (fltist. de VËijl. de France, xxiv, 1".K5«, p. 48;i). —H. Denifle, La dé.folation des ét/li.'ies, monastères et lii>i>itaii.v en France pendant la fiiierrc de Cent ans, Paris, 1897-!)il, 2 vol. — Froissart, Chroniques, éd. S. I,ucc..., Paris, 1869-99. — A. Lesort, La reconstitution des ('iiUses a/irés la guerre de Cent ans, dans Rev. d'hist. de VÊgl. de France, xx, 1931, p. 177- 215. — P. Morel, Sur la vie écononiigue des inoimstères après la guerre de Cent ans (cf. Hev. d'hist. eccl., 19-11, p. 351 s(j.).
Des régions ou des fails isolés ont eu leurs historiens, par ex. P. Gautier, La désolation de l'abbaye d'Auberioe à la fin de la guerre de Cent ans, dans Bull. hist. et philoL, Paris, 1912, p. ôO. — A. Huguet, Aspects de la guerre de Cent ans en Picardie maritime (1400-1450), dans Méni. de la Soc. des antiq. de Picardie, XLviii, 1941 . — R. Latouche, S.-Antonin-de-Rouergue et la domination anglaise au XI .s. ( 1358- 1369), dans Mélanges liémont, 1913, p. 305 sq. — (i. Mollat, Études et documents sur l'hist. de Bretagne (XlIl'-XVI' s.), Paris, 1907. — R. Reuss, La première invasion des Anglais en Alsace, dans Mélanges Bémont, 281. — En général, toutes les monographies d'abbayes donnent des détails sur les désastres subis durant cette époque.
Sur la peste noire de 1348. — A. Coville, Écrits contemporains sur la peste de 1348-1350, dans H. L. Fr., xxxvii, 325-90. — F.-A. Gasquet, The black dealh of 1348 and 1349, 1' éd., Londres, 1908. — P. Gras, Le registre paroissial de Givry et la peste noire en Bourgogne, dans Bibl. de l'Ëc. des chartes, c, 1939, p. 295-308. — Y. Renouard, Conséquences et intérêt démographiques de la peste noire de 1348, dans Population, 'M année, 1948, p. 459-66. — Ch. Terlinden, La grande peste de 1348 en Espagne, dans Rev. belge de philul. et d'hisl., XVII, 1938, p. 103-45.
Sur le Grand Schisme. — Dijon, bibl. munie., inss. 578- 581 : recueil d'actes relatifs au schisme; ms. 577 ; discours de .Jean Picart au concile de Râle. — RIiemetzrieder, Der Zisterzienserorden im grossen abendlàndischen Schisma, dans Studien und Mitteil., xxv, 1904, p. 62-82. — R. Boudruche, La crise d'une société..., Paris, 1947. — Chronica monast. de Melsa, auctore Thoma Burton..., éd. Edward Burton, Londres, 1866. — • -M. de Boiiard, La France et l'Italie au temps du Grand Schisme d'Occident, Paris, 1936. — De Lesquen et G. Mollat, Mesures fiscales en Bretagne par les papes d'Avignon à l'époque du Granil Schisme, Paris, 1903. — R. Graham, The Great Schism and tlie English monasteries of the cistercian order, dans English hist. review, xliv, 1929, p. 373-87; l'auteur retrace les mesures d'exception prises pour annuler l'influence de Cîteaux sur les monastères anglais. — Grillnberger a publié une bulle d'Urbain VI en faveur des monastères cisterciens des dioc. de Prague et d'Olmutz, dans Studien und Mitteil., xiii, 1892, p. 86. — Hefele-Leclercq, vu, 2' partie, Paris, 1916. — Mansi, xxvi-xxxi. — G. Mollat, L'adhésion des chartreux à Clément VII (1378-1380), dans Reo. du M. A. latin, 1949, p. 35-42; L'application en France de la soustraction d'obédience à Benoit XIII, ibid., 1945, p. 149-63. — H. N'élis, La collation des bénéfices eccl. en Belgique sous Clément VII (1378-1394), dans Rev. d'hist. eccl., 1932, p. 34-69. — Salembier, Le Grand Schisme d'Occident, 2' éd., Paris, 1900. — \V. fllmann, The origins of the Great Schism, Londres, 1948 (cf. Bull. Classe des lettres... Acad. royale de Belgique, xxxv, 1949, p. 182). — N. Valois, La France et le Grand Schisme d'Occident, Paris, 1896-1902, 4 vol.; Le pape et le concile, Paris, 1909, 2 vol. — Statutacap. gen. ord. cisterc, éd. Louvain, m et iv, 1935.
Sur Jeanne de Valois. -- Chron. et Ann. de Gilles Le Muisit. éd. I.emailre, Piu-is, 1905, p. 49, 133, 176, 271. - Berlière, .Suppl. de Clément VI, Rome, 1906, n. 2.56-70, 572, 922. — .V. Fayen, IMtres conununes de Jean XXII, Bru.xel-
les, 1908, II. 915. — G. Mollat, Lettres communes de Jean XXII, Paris, n. 13 271. — Van Isacker, Lettres de Clément VI, Rome, 1924, n. 560-62; Suppliques du même, n. 256, 2.38, 259.
II. Cîteaux ht ses monastères. — 1° Fondations nouvelles. Gains et pertes. — Durant les deux siècles qui nous occuiieiit, Cîteaux, malgré les difTicultés des temps, a conservé encore quelque chose de sa force d'expansion. Le chapitre général ne put cependant faire droit aux cinquante demandes de fondation nouvelle, ni aux soixante demandes d'incorporation. Il dut se contenter d'ouvrir près de soixante-dix nouveaux monastères d'hommes. Vers le début du xiV s., « sur le territoire formant alors le royaume de France, on comptait 197 abbayes cisterciennes payant la dîme au roi » (J. Viard, État des abbayes cisterc. au commencement du xrv^ s., dans Bev. d'hist. de l'Égl. de France, i, 1010, p. 211).
En 1308, se fonde Torigny, en Normandie; en 1323, Pontifroid, au dioc. de Metz; au siècle suivant, trois abbayes de moniales sont désormais occupées par des moines : Charité-lez-Lézinnes, Piété-Dieu en Champagne, Marcilly en Bourgogne. Même cas en Belgique pour les abbayes de Moulins, Jardinet, Boneffe et S.- Remi. L'Italie compte également six abbayes nouvelles et l'Espagne cinq. Les autres fondations se répartissent entre l'Allemagne, l'Autriche et la Pologne. Le Danemark voit la fondation de Knardrup (Regalis curiu), au dioc. de Roskilde, en 1326; Alvastra, en Suède, crée une filiale, Gudsberga ( Mons Domini ) , en 1486. Vers cette même date, Cîteaux allait donner des statuts particuliers à une série de monastères hollandais afTiliés à l'ordre (Statuta, 1489 : 7). Ceux-ci, sans constituer pour autant une congrégation proprement dite, se sentaient unis en un groupement plus intime et de mentalité identique.
La vraie congrégation qui se crée au xv« s. est celle de Gastille, dite de l'Observance régulière de S.-Bernard; elle eut pour auteur Martin de Vargas. Ce moine, d'allure assez indépendante, voulait revenir à la rigueur des observances primitives. Il obtint de Martin V la bulle l'ia supplicum vota (oct. 1425), autorisant la fondation de deux monastères, eremitoria cum ecclesiis, non soumis au chapitre de Cîteaux, et qui auraient à leur tête des prieurs triennaux. D'année en année, les concessions pontificales se succédèrent, affirmant de plus en plus la vitalité de la congrégation, qui créa, en effet, plusieurs maisons et engloba jusqu'à 39 abbayes cisterciennes d'Espagne. Leur général, appelé « grand réformateur », présidait les chapitres généraux. A Cîteaux, on jugea les choses autrement. Martin de Vargas fut considéré par le chapitre général comme schismatique, déformateur, conspirateur et destructeur des privilèges cisterciens. De ce chef, il fut excommunié, aggrave et réaggrave (Statuta, 1438 : 58, 59). Eugène IV cependant, en 1437 (bulle Etsi pro cimclorum), avait rétabli en partie, sur la congrégation, dont le centre était l'abbaye de Mont-Syon, près Tolède, l'autorité de l'abbé de Cîteaux. Pratiquement, celle-ci fut plus nominale que réelle.
En 1496, à la demande de Louis-Marie Sforza, duc de Milan, Alexandre VI érigea la Congrégation italienne de S.-Bernard, ou de Toscane et Lombardie (bulle Plantatus, 23 déc). Ici, la scission d'avec Cîteaux est complète, et le gouvernement de la congrégation emprunte plusieurs éléments aux ordres de fondation plus récente. Dans la suite, on verra d'autres congrégations se détacher encore de Cîteaux dans des mesures variables, et tous ces schismes particuliers apparaissent comme des conséquences du Grand Schisme.
La guerre des l lussites (1420 et années suivantes) inlligea de douloureuses pertes à Cîteaux. Ziska promena le fer et le feu à travers la Bohême et les provinces vol-