CLAUDE DE LA COLOMB
Lors de l'afïreuse machination inventée par Titus Oates et orchestrée par le comte de Shaftesbury, appelée « le complot papiste », qui jeta l'Angleterre dans une sorte de panique et de frénésie, le bienheureux se vit dénoncé par un jeune Dauphinois, du nom de Piquet, qui avec l'aide de Luzancy échafauda une série d'accusations. Déféré devant une commission de lords, le Père fut jeté en prison à King's bench (14 nov. 1678). Les six griefs articulés contre lui et qui motivèrent sa condamnation à la prison et au bannissement arrachèrent au grand Arnauld un cri d'indignation dans son Apologie pour les catholiques anglais. La santé du P. Claude, déjà ébranlée (il avait eu plusieurs accès d'hémoptysie), s'aggrava par suite du mauvais traitement dans la prison, au point qu'on dut retarder son départ pour l'exil.
Rentré en l'^rance au début de janv. 1679, il passa par Paray et se rendit à Lyon où il devint directeur spirituel des jeunes religieux, parmi lesquels le futur promoteur de la dévotion au Sacré-Cœur, le P. de GalifTet. Son état s'aggravait toujours et il fut envoyé à Paray où il mourut le 15 févr. 1682. Son corps, enseveli dans la chapelle de la résidence des jésuites, fut en 1763, lors de l'expulsion des jésuites de France, transporté dans la chapelle des visitandines.
La cause du P. Claude fut introduite à Autun (7 déc. 1874-4 mars 1876), puis à Rome (8 janv. 1880). Le décret de iulo fut proclamé devant Pie XI le 7 juin 1929, et le 16 eurent lieu les solennités de la béatification.
Œuvres. — Sermons, l'« éd., Lyon, 1684, 4 vol. avec préface du P. de la Pesse; Réflexions chrétiennes, 1 vol.; Retraite spirituelle et Lettres spirituelles, 1715 et 1725 ; éd. des œuvres complètes par le Père P. Charrier, S. J., Grenoble, 1900-01, 6 vol.; Retraite spirituelle, coll. Les Maîtres spirituels, Paris, 1929.
Sur la spiritualité du P. Claude. — Monter- Vinard, dans Dict. de spiritualité, fasc. x, 939-43. — A. Condamin, Le Bx Claude de la Colombière. Notes spirituelles et pages choisies, Paris, 1929. — Messager du Sacré-Cœur de Jésus, juin 1929 (numéro spécial). — Baumann, S. .J., Aszese und Mystik des sel. Cl. de la Colombière, dans Zeitsch. fiir Aszese und Mystik, 1929, p. 263-72. — Monier- Vinard, Le Bx Cl. de la Colombière et sa mission, extrait du Messager du Sacré- Cœur de Jésus, Apostolat de la prière, 1935.
Biographies. — Préface du P. N. de la Pesse, éd. des Sermons, 1684, reproduite dans l'éd. Charrier de 1900-01.
— P. Charrier, Hist. du V. P. Cl. de la Colombière, 1894, Lyon-Paris, 2 vol.; éd. abrégée, Paris, 1904. — L. Perroy, S. J., Le P. Cl. de la Colombière, Paris, 1923. — G. Guitton, Le Bx Cl. de la Colombière, son milieu et son temps, Lyon- Paris, 1943.
Sommervogel, ii, 1311-17. — Hamon, Hist. de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, i, 161 sq. — Bremond, Hist. du sentiment religieux en France, vi, 401-10.
A. De Bil.
CLAUDIA (KÂocuSia), évèché jacobite, uni à celui de Mélitène au moins depuis le début du x« s. La ville possédait le monastère de Mar-Domitius (Chronique de Michel le Syrien, trad. Chabot, m, 462). Elle se trouvait près de l'Euphrate, au sud-est de Mélitène.
Évêques jacobites (monophysiles). — Grégoire, sacré vers 925 (Chronique de Michel le Syrien, m, 462). — Pierre l", vers 950 (ibid., lu, 464). — Michel, vers 970 (ibid., III, 466). — Moïse, vers 975 (ibid., ni, 466). — Denis, vers 985 (ibid., m, 468). — Thomas, vers 1015 (ibid., m, 469). — Basile I", vers 1025 (ibid., m, 470).
— Pierre 11, vers 1050 (ibid., m, 472). — Timothée I", vers 1065 (ibid., m, 473). — Grégoire l", vers 1110 (ibid., m, 475). — Timothée II, vers 1120 (ibid., m, 477). - Basile II, vers 1 145 (ibid., ni, 479). — Timothée III, vers 1170 (ibid., m, 481). - Timothée IV, vers 1180 ((7)i(/.. m, 482). Grégoire II. vers 1190 (ibid., iii, 482).
Le titre est inconnu dans l'Église romaine.
1ÈRE — CLAUDIANISTES 1076
Chronique de Michel le Syrien, Irad. Chabot, m, 462-84, passim.
R. Janin.
1. CLAUDIA, martyre mentionnée par le martyrologe hiéronymien au 2 janv., inconnue par ailleurs, est sans doute un doublet de Forum Claudii, lieu du martyre de S. Marcien, fêté également le 2 janvier.
A. S., janv., i, 82. — Mart. Hier., éd. Delehaye, 22-23.
R. Van Doren.
2. CLAUDIA, martyre, citée le 18 mai au martyrologe romain, parmi les sept vierges qui moururent peu avant S. Théodote à Ancyre de Galatie. Les synaxaires grecs et la Passion (B. H. G., 1782, 1783), dont certains rejettent l'autorité, en parlent déjà. Le martyrologe romain mentionne encore, le 20 mars, une Claudia et ses compagnes martyres à Amise en Paphlagonie. Ce sont les mêmes personnages, semble-t-il, que ceux du 18 mai.
..4. S., mars, m, 83-84; mai, iv, 147-55. — • A. Boll., xxii, .320-28. — P. Franchi de' Cavalieri, Nuovo boll. di arch. crlstiana, 1904, p. 15 sq. — Mort. Rom., 104-05; 195. — Synax. Eccl. Const., 694; 546, 549, 585.
R. Van Doren.
3. CLAUDIA (Sainte) (7 août), d'après le martyrologe anglais de Wilson, était d'origine britannique. Elle fut envoyée comme otage avec ses parents chrétiens à Rome, où elle épousa Aulus Pudens. Elle fut la première à recevoir S. Pierre. Elle mourut vers 110. Ce personnage créé par la légende n'a été l'objet d'aucun culte.
.4. S., août, II, 182.
R. Van Doren.
CLAUDIANISTES, disciples de Claudianus, évêque donatiste de Rome après 375. Nous ne connaissons rien des premières années de Claudianus en dehors de son origine africaine. A la suite des édits de Valentinien et Valens qui interdisaient le second baptême (Cad. Theod., XVI, vi, 1), confisquaient les lieux de réunion des hérétiques (ibid., XVI, v, 4), attribuaient aux catholiques les églises où l'on aurait rebaptisé, et exilaient les clercs désobéissants (ibid., XVI, VI, 2), beaucoup de donatistes africains s'étaient réfugiés à Rome. Claudianus était l'un d'eux. A la mort de Lucianus, évêque donatiste de Rome, il fut élu pour lui succéder. Entreprenant, audacieux, énergique, il travailla tant et si bien à la propagande de ses idées qu'il ne tarda pas à inquiéter le pape Damase et le gouvernement lui-même. Il fut frappé d'une sentence d'exil et invité à retourner en Afrique. Mais il trouva le moyen de rester à Rome et d'y provoquer de sanglantes émeutes. Un concile, réuni dans le courant de 378, porta plainte à l'empereur (Mansi, coUeclio, m, 624- 627). Avant la fin de l'année, un rescrit impérial ordonna au vicaire de Rome, Aquilinus, de bannir Claudianus et autres fauteurs de troubles, qui organisaient la rébellion et s'obstinaient à rebaptiser (CoUeclio Avellana, Epist., xiii, 8; éd. Giinther, i, p. 54 sq.). Claudianus partit alors pour l'Afrique, mais il ne dut pas tarder à rentrer à Rome (Optât de Milève, Contra donat., II, 4). En 386, il était de nouveau en Afrique (Sirice, Epist. ad episc. Afr.; Mansi, ni, 669). Son caractère entier et indépendant se manifesta à nouveau, car il se brouilla avec son primat de Carthage, Parmenianus. Il organisa avec ses amis une Église dissidente, qui prit le nom de claudianiste. Cette Église n'eut d'ailleurs qu'une vie éphémère. Claudianus mourut vers 390, semble-t-il. Dès 392, à la mort de Parmenianus, des disciples du schismatique se rallièrent au nouveau primat donatiste, Primianiis. Claudianus dut beaucou)) parler et beaucoup écrire; rien ne nous est parvenu de son œuvre que nous connaissons surtout par la lettre du concile romain de 378.
CLAUDIANISTES
— CLAUDIOPOLIS
Outre les documents que nous avons cités, on trouvera quelques indications sur les claudianistes dans S. Augustin, Serm., ii. In psalm., xxxvi, 20; Contra Cresconium, iv, 9, 11. — Tillemont, vi, 151 sq. — P. Monceaux, Hist. littér. de l'Afrique chrétienne, v, Paris, 1920, p. 161-65.
G. Baudy.
1. CLAUDIEN, C/atidianus, martyr (25 févr.), d'après le martyrologe romain, fut brûlé vif avec Victorin, en Égypte, sous l'empereur Numérien. D'autres saints moururent avec eux, après des supplices variés. La source de cette notice est la Passion (B. II. L., 8596 rf). Si les noms sont authentiques, les autres détails furent inventés. — Le martyrologe de Lyon cite aussi Claudien le 25 févr. ; l'hiéronymien, le 26; il y revient, sans doute, le 6 mars et le 5 avril.
A. S., févr., m, 488-90; avr., i, .396. — A. Boll., xxvii, 468-70. — H. Delehaye, Les martyrs d'Égyple, 51-52. — L. Duchesne, In Aegypto. Une fabrique de fausses légendes égyptiennes, dans Mél. d'archéol. etd'hist., xxxvii, 169-79. — - Mort. Hier., éd. Delehaye, 115, 130-31, 175. — Mart. Rom., 76-77.
K. \'an Doren.
2. CLAUDIEN, martyr (26 févr.). Le martyrologe romain, après avoir rappelé S. Nestor, évêque martyrisé à Perge (Pamphylie) sous Dèce, nomme les saints qui l'ont précédé dans le supplice, et parmi eux un Claudien.
A. S., févr., III, 488-90; 627. — H. Delehaye, Les martyrs d'Êgypte, 51-53; Origines du culte des martyrs, 2' éd., 168. — P. Franchi de' Cavalieri, Note agiograficlie, m, 118- 19. — Mart. Rom., 77. — Synax. Eccl. Const., 443.
R. Van Doren.
3. CLAUDIEN (Saint) (6 mars), d'après les Actes de S. Vigile, évêque de Trente, fut un de ses frères, romains comme lui, qui l'accompagnèrent jusqu'à sa ville épiscopale, où il mourut vers 405. Ces Actes, de date récente, sont sans créance. Claudien est vénéré au diocèse de Trente.
A. S., mars, i, 426. — B. II. L., 8602. — Mart. Rom., 256.
R. Van Doren.
CLAUDIEN MAMERTUS, poète chrétien.
Voir D. T. C, ix, 1809-11.
1. CLAUDIOPOLIS (KAouSiÔTToAis), métropole de la province d'HONORIADE. La ville était probablement une colonie romaine fondée par Claude. Ruines à Eskihisar, près de Bolu.
Claudiopolis est la 16« métropole du patriarcat de Constantinople dans la liste du Pseudo-Épiphane (milieu du vu" s.; H. Gelzer, Ungedruckte imd ungenûgend verôjfenllichte Texte der Notitiac episcopatmim, dans Abhand. der kônigl. bayer. Akad. der IV'is.s., part, l, t. XXI, Munich, 1900, sect. m, p. 550) et dans celle de 806-15 (G. Parthey, Hieroclis Synecdcmus et Notitiae graecae episcopaluum, Berlin, 1866, p. 173), la 17<' dans la S'oi'ct tactica vers 940 (H. Gelzer, Georgii Cyprii descriptio orbis Romani, Leipzig, 1890, p. 57, n. 1129) et dans la Sotitia de Jean Tzimiscès (H. Gelzer, Ungedruckte..., 569). Elle est remplacée par la métropole d'Héraclée de Pont (19'') dans la liste d'Andronic II (ibid., 597), mais figure de nouveau au 17" rang dans la liste d'Andronic III (ibid., 607). Elle n'est pas signalée dans celle de la fin du xv s. (ibid., 628-29), mais reparaît dans une autre du xvir s., où elle est indiquée comme n'ayant plus aucun sufïragant au lieu des cinq de jadis (ibid., 639). Il est probable qu'elle n'était plus que titulaire.
Métropolites orthodoxes. — D'après la tradition grecque, S. .'Vutonomus, évêque originaire d'Italie, aurait prêché l'Évangile à Claudiopolis sous Diocléticn (H. Delehaye, Synax. Eccl. Const.; A. .S'., l'ropylacum nov., liruxclles, 1902, col. 37). Socrate cilc Callicratès de Claudiopolis parmi les partisans de .Macédonius qui présentèrent une supplique à l'empereur Jo-
vien (Hist. eccl., III, xxv; P. G., lxvii, 452 A). — Géronce assista au concile de 394 qui jugea la cause d'Agapius et de Bagadius de Bostra (Mansi, m, 852 C). — .\u concile d'Éphèse (431), Olympius fit signer à sa place les évèques Épiphane de Cratia et Théosébius d'Héraclée (Mansi, iv, 1364 D). — Calogerus assista au pseudo-concile d'Éphèse (449; Mansi, vi, 612 B); il se fit d'abord représenter au concile de Chalcédoine (451) par Apragmonius de Tium (Mansi, vi, 568 B), mais il signa les actes (ibid., 1083 A); il souscrivit la lettre des évêques de la province à l'empereur Léon I"' à propos du meurtre de Protérius d'Alexandrie (458; ibid., vii, 429 C). — Cartérius signa le décret de Gennade de Constantinople contre les simoniaques (459; P. G., Lxxxv, 1620). — Épictète assista au concile de 536 sous le patriarche Ménas (Mansi, vu, 878 D, 950 C, 1 143 C). — Cyprien I"' prit part au concile Quinisexte (680; Mansi, xi, 389 B, 644 A, 672 B). — Sisinnius assista au concile in Trnllo (692; Mansi, xi, 997 C). — Nicétas est un des Pères du second concile de Nicée (787; Mansi, xii, 994 B, 1091 E;xiii, 381 D). — Ignace est connu par une lettre de Photius (Epist., u, 17; P. G., eu, 933). — Cyprien II assista au concile de 869 qui condamna Photius et à celui de 879 qui le réhabilita (Mansi, xvi, 190 E; xvii-xviii, 373 B). — Jean I" signa deux décrets du patriarche Alexis I"'' Studite (nov. 1028, janv. 1029; P. G., cxix, 837 B, 840 C : G. A. Rhalli-M. Potli, SùvToyiia twv 6e(cov koI îepwv kccvovcov, v, 32). — Un métropolite inconnu de Claudiopolis assista au synode tenu le 26 avr. 1066 par le patriarche Jean Xiphilin (P. G., cxix, 758 B). — Sous le patriarche Nicolas Grammaticos, Jean II prit part à trois synodes (15 mai et 14 juin 1092, 15 nov. 1103; G. A. ■ Rhalli-M. Potli, op. cit., v, 58, 59, 60). — Grégoire fut un des évèques qui déposèrent le patriarche Cosmas Atticus convaincu de bogomilisme (26 févr. 1147; P. G., cxLvii, 500 B) et de ceux qui condamnèrent Sotérichus Panteugénus, patriarche élu d'Antioche (1156; Allatius, De consensu, ii, 12). — Jean III assista au concile de 1166 (Mansi, xxii, 2 A); c'est lui qui est signalé le 12 mai 1167 (Sakellion, TTaTmccKfi pigAioôi^KTi, 328) et le 24 mars 1171 (A. Papadopoulos-Kerameus, ' AvàÂEKTa 'lepoaoAupriTiKfis STOcxv/oAoy (aç, i v, 1 09). — Grégoire, 1173 ('OpôoSoÇfa, v, 543). — Jean IV écrivit une lettre contre les latins (Allatius, op. cit., u, 18). — Un métropolite inconnu de Claudiopolis fit signer par Nicéphore, d'Héraclée de Pont, le décret du patriarche Manuel sur le transfert des évêques (juill. 1250; P. G., cxix, 812 C).
Dans la période moderne on rencontre une dizaine de métropolites de Claudiopolis, mais purement titulaires : Grégoire, ?-17 févr. 1099 (M. Gédéon, TTaTpiapx'xai êçTjiJieplSES, 1937, p. 137). — Cosmas, 30 juin WOô-après 1720 (A. Papadopoulos-Kerameus, op. cit., II, 402). — Joannice, août 1723 ('EKKAriaiocCTTiKf) 'AAr|66ia) ii, 500). — Néophyte, élu en 1790, auxil. à Rhodes (ibid., xxvii, 750). — Mélèce, nov. 1806, 1816 (ibid., xxiii, 59). — Eugène Chrysochérès, mars 1824oct. 1831 (ibid., ii, 346, n. 3; xxxiv, 59). — Callinique, oct. 1831-18 août 1834 (ibid., u, 329, n. 2). — Pantéléimon, ?-janv. 1848 (ibid., ii, 363, n. 1). — Procope, avr. 1855-16 mai 1863 (ibid., ii, 443, n. 2; 483, n. 3). — Ignace, ?-l" mai 1864 (ibid., n, 529). — Clément, auxil. à Dercos, janv. 1868-74 (ibid., u, 550). — Eugène, 10 août 1874-8 sept. 1880 (ibid., i, 32; ii, 633). — Ambroise, 1893-3 oct. 1895. — Michel, 11 juill. 1900-?.
Titulaires latins. — Thomas de Paredes, O. S. A., 2 févr. 1642-t 28 juin 1643, auxil. à Grenade. — J.-B. Adhémar de Monteil de Grignan, 3 août 1667-9 mars 1089, coadj. i'i Arles. Charles Gigli, 13 déc. 1880-t 24 sept. 1881, anc. év. de Tivoli. Josci)li Desflèches, I M. E. I'., 20 févr. 1883-t 7 nov. 1887, anc. vicaire apos- I tolique du Su-Tchuen. Joseph Gandy, M. K. P.,
CLAUDIOPOLIS — CLAVAS
15 janv. 1889-29 sept. 1892, coadj. à Pondichéry. — J.-B. Bertagna, 26 févr. 1901-t 11 févr. 1905, auxil. à Turin. — Giuseppe Fiorenza, 11 déc. 1905-t 27 janv. 1924. — Georges- Prudent-Marie Brulay des Varannes, M. S. C, 13 févr. 1924-t 29 mai 1943," vicaire apostolique de Nouvelle-Papouasie. — Alain Guyot de Boismenu, M. S. C, 18 janv. 1945, vicaire apostolique de Papua.
Le Quien, i, 567-72. — Ann. pont., 1916, p. 392.
R. Janin.
2. CLAUDIOPOLIS (KAotuSiouiroXis), évêché de la province d'ISAURIE, dépendant de Scleucie. La ville était une colonie romaine depuis l'empereur Claude. Ruines à Mut. La ville avait déjà un évèque au début du iv« s. ; on le retrouve encore dans une notice épiscopale de 1022-25 (G. Parthey, Hieroclis Synecdemus et Notitiae graecae episcopatuum, Berlin, 1866, p. 129, n. 734), mais on ne saurait dire s'il existait encore. En tout cas l'invasion turque a dû le faire disparaître assez rapidement.
Évêques grecs. — /Edésius prit part au I''"^ concile de Nicée (325; H. Gelzer, Patrum Nicaenorum nomina, 1898, p. 08, n. 171). — Montan assista au I"^"^ concile de Constantinople (381 ; Mansi, m, 569 C). — Géronce fut un des membres du conciliabule des évêques orientaux au concile d'Éphèse (431; Mansi, iv, 1229). — Théodore assista au pseudo-concile d'Éphèse (449 ; Mansi, vi, 608) et au concile de Chalcédoine (451 ; ihid., vi, 944 B, 1083 C). — Jean prit part au synode de 518 (Mansi, VIII, 1047 C). — Sisinnius fut un des Pères du concile in Trullo (692; Mansi, xi, 997 D). — Dans la période moderne on signale un titulaire grec, Benoît, juill. 1830 ('EKKÂriCTtaaTiKT) 'AAr)6Eia, ii, 329, n. 2).
Titulaires latins. — Claude Rup, 27 avr. 1476, sufTr. à Genève. — François Sperelli, 13 sept. 1621-22 juill. 1631, coadj. à San Severino. — Claude de Visdelou, 12 janv. 1708-t H nov. 1737, vicaire apostolique du Kouy-Tcheou. — Thomas Battiloro, 14 déc. 1767-?, anc. év. de San Severo. — Jean de Franco, 1818-27, administr. de Pékin. — Jean-Gaétan Gomez Portugal, 28 févr. 1828-28 févr. 1831, auxil. à Michoacan. — .Antoine Malhenzi, '?-14 déc. 1840, coadj. à Gran (?). — Jean-Marie Odin, lazariste, U cet. 1841-23 avr. 1847, vicaire apostolique du Texas. — F'rançois Mac-Cormack, 21 nov. 1871-1'''' mai 1875, coadj. à Achonry. — Hildefonse-Joachim Infante y Marcias, O. S. B., 17 mai 1876-20 mars 1877, administr. de Ceuta. — Daniel Comboni, M. A. V., 31 juill. 1877-t 10 oct. 1881, vicaire apostolique de l'Afrique centrale à Khartoum. — Benoît de la Reta, 18 nov. 1881-t 1897, auxil. à Cuyo.
— Jean-Antoine Ruano y Martin, 3 nov. 1898-14 déc. 1905, administr. de Barbastro. — Félix del Sordo, 14 oct. 1906-15 juill. 1907, auxil. à Nusco. — Étienne Denisewicz, 12 juin 1908-t 13 déc. 1913, sufTr. de Polotsk à Mohilew. — Xyste Sosa, 14 juin 1915-1919, administr. apostolique de Guyana. — William Hickey, 10 mars 1919-1922, coadj. à Providence. — Joseph Zelger, O. F^ M. Cap., 16 févr. 1923-t 20 août 1934, vicaire apostolique de Dar-es-Salam. — Emmanuel Moll Salord, 25 juin 1936-18 nov. 1943, coadj. à Tortosa. — Richard Cleire, M. A. L., 14 déc. 1944, vicaire apostolique de Kivu.
Smith, Diclionarg of Greek and Roman Geography, i, 631.
— Ruge, dans Pauly-Wissowa, m, 2622. — Le Quien, ii, 1027-28. — Ann. pont., 1916, p. 392-93.
R. Janin.
CLAUSEL DE MONTAL (Claude-Hippo- LYTE), évêque de Chartres (t 4 janv. 1857). VoirD. T. C, m, 42-44.
CLAUSONNE (Nomii-DAME), Clozonn, abbaye de bénédictins, dioc. et arrond. de Gap (Htes-Alpes). Elle fut fondée au xii'= s. Bien qu'elle se rattachât à
l'ordre de Chalais (D. H. G. E., xii, 266), on ne sait si elle en fut entièrement dépendante, ni à quelle époque elle en reçut les coutumes. Elle survécut à la ruine de Chalais et, en 1570, comptait encore douze religieux. Mais elle devint simple bénéfice au xvii"= siècle.
.\llemand. Note sur l'abbaye de Clausonne, dans Annales du Laus, 1855, p. 555. — Beaunier-Besse, Abbayes et prieurés, 11, 49. — Berlière, La congrégation bénéd. de Chalais, dans Revue bénéd., xxxi, 1914, p. 409. — Cottineau, 804. — J.-C. Roman, L'ordre dauphinois et provençal de Chalais,
R. Van Doren.
CLAVARIUS (Fabien), théologien augustin ; (t 1596). Voir D. T. C, lu, 44.
I CLAVAS, Clavasium (Clausu vallis), ancienne j abbaye de moniales cisterciennes, située au dioc. du Puy, comm. de Riotord (Hte-Loire). Elle fut fondée à la fin du xii'' s. ou au début du xiii''; un acte de donation d'un bienfaiteur, Guillaume Chapteuil, est daté de 1223 et suppose le monastère en activité. Les nobles familles de Pagan d'Argental et de Clermont-Chaste sont notées comme fondatrices de l'abbaye. Outre les biens temporels, elles donnèrent aussi plusieurs de leurs membres; leurs noms se retrouvent parmi les moniales et les abbesses jusqu'à la fin du xvii^ s. Abbaye de filles nobles, senible-t-il.
j En 1273, un accord dut être passé entre l'abbaye et ! le curé de Riotord qui voyait avec peine ses paroissiens I fréquenter l'église du monastère de préférence à celle ■ de la paroisse. Le chapitre de Cîteaux eut à s'occuper I de Clavas en 1460. L'abbesse, Isabelle de Gaste-Lupé, avait eu la main malheureuse en installant, à titre de bailli de la seigneurie de Clavas, André Arnould. Dame Isabelle reçut l'ordre de congédier au plus tôt l'indésirable personnage (Statuta, 1460, n. 53). Une seconde intervention directe du chapitre général eut pour but ! d'enjoindre à l'abbesse, Gaya de St-Germain, de recevoir comme aumônier le P. Pierre Romain, moine de -Mazan (ibid., 1502, n. 44). Dans l'ordre de Cîteaux, Clavas, toujours comptée dans la province d'Auvergne, ne sortit jamais de la commune observance {ibid., 1667, n. 75).
Les archives ont conservé le souvenir de l'incendie du 26 juin 1573, puis des désastres commis par les calvinistes. L'évêque du Puy vint en personne réconcilier l'église profanée. Le jésuite P. Lamour prêcha en présence de Mgr Just de Serres. L'apôtre du Velay, S. I François Régis, passa aussi à Clavas en 1638. Ses instructions impressionnèrent la communauté. Le saint ! aurait dit sa satisfaction à Madame l'abbesse, lui pro- ! mettant son retour : -Ue reviendrai; je trouverai ici mon Béthanie. » L'abbesse était alors Magdeleine de Clermont-Chaste qui, en 1609, avait reçu la bénédiction abbatiale des mains de dom Claude Masson, abbé de Morimond.
Au siècle suivant, l'abbesse Anne de ISIontmorin Saint-Hérem, prélate depuis 1722, lutta pendant une vingtaine d'années pour améliorer les finances de son monastère. \'ers 1740, elle fit refaire, par le notaire Sauvignhec, le terrier, encore conservé. Cette coûteuse opération ne produisit guère le résultat attendu; bientôt l'autorité compétente songea à unir la communauté de Clavas à celle de la Séauve, qui jadis avait fourni le premier essaim de moniales. Pour réaliser ce projet, il fallut profiter de la vacance du siège abbatial de la Séauve. Alors fut installée abbesse de ce monastère Anne de Montmorin, abbesse de Clavas. Les moniales ne vinrent qu'en 1765. L'union était consommée; l'abbaye s'appela désormais Séauve-Clavas.
Archives : quelques pièces au dépôt départemental de la Hte-Loire (xvio-xviii* s.). — D'autres pièces se trouvaient au château de Feugerolles.