C LAVAS
CLÉMENCET
Beaunier-Besse, Archives de la France monastique, v, 161. — Gall. christ., u, 780, donne une série de 25 abbesses. — Staluta cap. gen. ord. cisterc, i-viii, éd. Louvain, 1933-41, passim. — Theillière, Notes historiques sur les monastères de... r.lavas. Le Puy, 1880.
CLAVER (Pierre). Voir Pierre Claver (Saint).
CLAVIGERO (François-Xavier), ou Cluvijero, jésuite, né à la Vera-Cruz (Mexique), le 9 sept. 1731 ; t à Bologne (Italie), le 2 avr. 1787. Élève à Puel)la, aux collèges de S.-Jérôme et de S. -Ignace. Son père lui enseigna le français et d'autres langues européennes, le mexicain et plusieurs dialectes du pays. ICntré au noviciat de Tepotzotlani le 13 févr. 1748, il s'appliqua durant sa philosophie à l'étude de la philosophie naturelle, mais la découverte d'une grande collection de mss. et de documents ayant rapport à l'histoire de son pays, dans la bibliothèque du collège SS.-Pierre-et-Paul, ainsi que ceux qu'il recueillit au cours de ses nombreuses excursions dans les villages indiens, décidèrent de sa vocation d'historien du Mexique. Professeur de rhétorique au collège de Mexico, et lie philosophie à ceux de Valladolid (Mexique) et de Ciuadalajara (Mexique), il y prépara plusieurs i)ublicalions, fruit de ses études spéciales. Expulsé du Mexique en 1767 et transporté aux États pontificaux, il résida à l'errare, puis à Bologne, où il fonda une académie et prépara son histoire du Mexique appuyée sur la riche documentation qu'il avait rassemblée. Rédigée d'abord en espagnol, elle fut traduite par lui-même en italien et éditée à Cesena sous le titre : Sloria anlica del Mexico, cavala du miyliori storici spagnuoli e da manoscrilli e dalle pitture anliche dei Indiani, 3 vol. in-4", 1780; l'année suivante il y ajouta un quatrième volume de dissertations érudites. L'œuvre est dédiée il l'université (le Mexico. Le t. i comprend la description «t l'histoire naturelle du pays; une revue des diverses peuplades; enfin l'histoire des rois jusqu'à la conquête. Le t. ii est consacré aux idées et institutions religieuses, politiques, éducatives, etc. Le t. m donne l'histoire de la conquête jusqu'au dernier assaut et jusqu'à la prise de la ville et du dernier roi. Le t. iv contient neuf dissertations. On trouve à la fin du t. m la généalogie des familles espagnoles descendant des anciens rois et du vainqueur C.ortez. Par sa richesse de matériaux, cet important ouvrage a servi de source aux historiens postérieurs. L'n des buts de l'auteur a été de redresser les erreurs et les bévues de Praz, de Robertson et de Raynal. Son histoire de la conquête est marquée d'une grande impartialité. Aussi l'ouvrage a-t-il connu plusieurs traductions : la première, anglaise, date de 1787.
Autre ouvrage historique du P. ("lavigero : Sloria délia California, 2 vol., Venise, 1789 (après la mort de l'auteur). Pour cet ouvrage, le P. Clavigero a utilisé les mss. des PP. Michel del Barco et Luc Ventura qui résidèrent longtemps dans ce pays. Il publia plusieurs autres ouvrages moins importants dont on trouve rénumération dans Caballero et Sommervogel.
.\. Castro, Elogio del P. Clavijero, Ferrare, 1787. — J. .\. Maneiro, De vitis aliquot Mexicanorum, Bologne, 1791. — R. D. Caballero, Bibl. script. S. J., supplementnm primum, Rome, 1814, p. 117-18. — Enc. Espasa, xiii, 147. — .Sommervogel, au mot Clavigero.
.\. De Bil.
CLAVIUS (Christophe), Ktuu, jésuite, mathématicien et astronome, né à Bamberg en 1538, t à Rome le 6 févr. 1612. Entré dans la Compagnie à Rome en 1.55.5. il étudia à Coïmbre et fut pendant quatorze ans professeur de mathématiques au Collège romain. .\ cause de sa science, il fut api)elé par Grégoire XIII à collaborer à la réforme du calendrier et semble avoir joué un rôle |)rcpondéranl dans son élaboration. II expliqua et défendit la réforme dans un
traité qui forma plus tard le 1. V de ses Opéra mathemalica. Il eut à soutenir à ce sujet une violente polémique avec Scaliger, Calvisius et Maestlin, où d'après î Montucla (Hist. des malhémal., i, 682 sq.) il se montra du point de vue scientifique très supérieur à ses adversaires. Bien qu'il ne se soit pas rallié au système de Copernic, il fut en relation d'amitié avec Galilée, qui l'estimait hautement malgré cette divergence. Il donna une édition revue et augmentée de ses œuvres publiées à différentes dates, sous le titre Opéra malhemaiica (.Mayence, 1612), qu'il dédia au prince évêque de Bamberg, Jean-Godefroid von Aschhausen (1609-22). L'ouvrage, publié en trois volumes in-fol., est divisé en cinq livres. Le 1. I donne un commentaire d'Euclide et de Théodose, traite des fonctions trigonométriques (trigonométrie rectiligne et sphérique) : sinus, tangente, sécante ; le 1. II traite de la géométrie, de l'arithmétique et de l'algèbre pratiques; au 1. III l'auteur donne un commentaire de la sphère de Jean Sacro Bosco et décrit l'astrolabe; le 1. IV contient huit études de géométrie; le I. V est consacré à la réforme du calendrier. C'est l'étude la plus complète sur ce sujet. C'est au 1. III que le P. Clavius combat le système de Copernic. Malgré sa science et son érudition, il y a quelque exagération dans le titre d' » Euclide du xvi'' s. » qu'on lui a parfois appliqué. Delambre {Astronomie moderne, II, 48-75) donne une analyse de ses œuvres.
Allgemeine deutsche Biographie, iv, au mol Clavius. — B. Duhr, Geschichte der Jesuiten..., ii, 2' éd., 430 sq.; Jesuitenjabeln, 660, 669,' 686. — Michaud, Biogr. universelle, I VIII, 379. — L. Koch, Jesuitenlexikon, 341 . — Sommervogel,
H, 1212-24; xi, 16.53-54.
A. De Bil.
CLAZOMÈNES (KAajoiaévai), évêché delaprot vince d'Asie IP, dépendant de Smyrne. Les ruines de la ville sont à Klazumen, sur la côte méridionale du golfe d'Izmir (Smyrne). Fondée par des colons doriens venus du Péloponèse et renforcée par des Ioniens, Glazomènes s'allia avec diverses villes du voisinage, fut prise par les Perses et tomba sous la dépendance d'Athènes. Les Romains déclarèrent ses habitants exempts des taxes (immunes). Rattachée à la province d'Asie, elle ne joua désormais aucun rôle.
Son évêché remonte à une époque qu'il est impossible de déterminer. Il existait encore en sept. 1347 (Miklosich-.Muller, Acta et diplomala grueca Medii Aevi, II, 104). On ne lui connaît que deux évêques grecs : Eusèbe, qui prit part aux conciles d'Éphèse (431; Mansi, IV, 1216 E, 1366 B; vi, 873 C) et de Chalcédoine j (451; ibid., vi, 573 B, 945 D, 1385 C); Macaire, qui I assista au VII I« concile œcuménique (869; ibid., xvi, ' 193 A).
TitLdaires latins. — Louis Piazzoli, 11 juin 1895-t 26 déc. 1904, vicaire apostolique de Hong-Kong. — Guillaume Cotter, 14 févr. 1905-24 nov. 1910, auxil. à Portsmouth. — Patrice Ryan,6 mai 1912-1917, auxil. à Pembroke. — Joseph-Grégoire Castro, O. F". M., 13 févr. 1917-130 janv. 1924. — Ernest Hauger. 16 févr. 1925, vicaire apostolique de la Côte d'Or.
Smith, Dictionary oj Greek and Roman Geography, i, 631-32. — Biirchner, dans Pauly-Wissowa, xi-1, 554-56. — MeyàXTi éXXr.viKf) èyKUKXoTTai5da, xiii, 487. — Le Quien,
I, 729-30. — Ann. pont., 1916, p. 393. •
R. Janin.
CLEARY. Voir Clare-Island.
' CLÉMANGES (Nicolas de), humaniste et théologien français (1363 on 1364-1 137). X'oirD. T. C.
I CLÉMENCET (Charles), bénédictin de S.- Maur, historien (170.3-78). Voir D. T. C, m, 47-48; I L. T. K., II, 984.
CLEMENS
— CLÉMENT-MARIE HOFBAUER
OLEMENS (Charles), rédemptoriste, tié à Dresde le 28 nov. 1816. Élevé dans le protestantisme, i! perdit la foi et devint panthéiste à l'époque où il était professeur en Suisse. En 1845 il se convertit à la religion catholique à Francfort, étudia la théologie à Fribourg et à Trêves, fut ordonné en 1850. L'année suivante il entra chez les Rédemptoristes et y fit profession en 1852. Il s'occupa de journalisme et publia plusieurs ouvrages parmi lesquels il faut citer : Die Pest der schlechten Bûcher, 1859; 2"= éd., 1906; Die Liebe des Gekreuzigten, 1878; 2« éd., 1911; et Das Kindlein von Bethléem, 1885. Les deux derniers furent traduits en français et en polonais.
F. Ratte, Der Redemptorisl Karl Clemens. Ein noch unbekanntes Konvertitenbild, Mayence, 1891. — M. de Meulemeester, Bibliogr. générale des écrivains rédemptoristes, ii, Louvain, 1935, p. 68-69.
M. DE Meulemeesteu.
1. CLÉMENT (Titus Flavius), consul en 95, mis à mort sur l'ordre de l'empereur Domitien l'année même de son consulat. Fils de Titus Flavius Sabinus, il était cousin de Domitien et ses deux fils avaient été désignés par ce dernier comme ses successeurs éventuels à l'empire. Accusé de mollesse et d'inertie suivant Suétone (Domitianus, 15), d'athéisme et de mœurs juives selon Dion Cassius (lxvii, 13), il était en réalité chrétien d'après la plupart des historiens; et ce fut, en grande partie du moins, pour ce motif qu'il fut exécuté, en même temps que sa femme Domitilla était envoyée en exil dans l'île de Pandataria; à vrai dire l'empereur devait poursuivre en lui non seulement le chrétien, mais aussi le rival éventuel. Il faut cependant ajouter que, d'après Dion Cassius (/oc. cif.^ beaucoup d'autres citoyens furent condamnés en même temps que lui, les uns à la mort, les autres à la confiscation de leurs biens. Le martyrologe hiéronymien marque à la date du 9 nov. le nom d'un Clément, mais il n'est pas prouvé le moins du monde qu'il s'agisse du consul de 95, qui ne semble pas avoir été honoré dans l'Église.
Quelques historiens ont identifié le consul et le pape du même nom et il est vrai qu'ils ont été contemporains. Mais aucune raison sérieuse ne peut être apportée en faveur de l'identification, à laquelle s'opposent les plus fortes vraisemblances.
Tillemont, ii, 135-42. — P. AUard, Hist. des perséc., i, 95-115. — Funk, Titus Flavius Clemens, Christ, nicht Bischoj, dans Theologische Quartalschrift, 1897, reproduit dans Kirchengeschichtliche Abhandlungen und Untersuchungen, 1, 1897, p. 308-29. — Lightfoot, Apostolic Falhers, i. St. Clément of Rome, i, 1890, p. 52-59. — J. Zeiller, dans A. Fliche-V. Martin, Hist. de l'Église, i, 300-01. — L. Homo, Le Haut-Empire, Paris, 1933, p. 408-09. — A. von Harnack, Mission und Ausbreitung, 4« éd., ii, 572.
G. Bardy.
2. CLÉMENT (Saint), martyr, évêque d'Ancyre en Galatie (19 ou 23 janv.), d'après le martyrologe romain mourut sous Dioclétien avec Agathange (D. H. G. E., I, 906). Les sources historiques sont muettes à son sujet. Il nous est pourtant connu par une homélie de Proclus. D'après les Actes, vrai tissu de fables, Clément, son père païen étant mort, fut éduqué dans la foi chrétienne. Il devint diacre, puis évêque d'Ancyre. Arrêté, son supplice se prolongea d'une manière inouïe en se déroulant dans des endroits divers. Il fut enfin décapité dans sa ville épiscopale. — Il n'est pas exclu que le saint soit Clément de Rome, mort en exil à Ancyre.
A. S., janv., ir, 4.58-83. - B. H. G., 352-53. - J.-B. Chabot, Trois homélies de Proclus, év. de Constaniinople, dans Rendiconti delV Accademiu dei Lincei, v, 1896, p. 183- 90. — H. Delehaye, Légendes hagiogr., 89-91; Origines du culte des martyrs, 2» éd., 157; Étude sur le légendier romain, 114-15. — L. T. K., VI, 35. — Mort. Rom., 32. — Synnx- Eccl. Const., 415-18.
R. Van Doren.
3. CLÉMENT (Saint) (5 mars), abbé du monastère de Ste-Lucie près de Syracuse, vers 800, semble-t- 11. Ste-Lucie étant la fondation bénédictine la plus ancienne de Sicile, il est possible que Clément ait appartenu à cet ordre, selon l'opinion de Ménard et Bucelin; bien qu'on ne puisse rien préciser, car il y avait un monastère latin et un autre byzantin, ^'ers 1040 le corps du saint fut transféré à Constantinople, avec celui de Ste Lucie, par Georges Maniahes. Clément est inscrit aux martyrologes bénédictin et sicilien.
A. S., mars, m, 409. — O. Cajetanus, Vitae sanctorum siculorum, ii, 41. — A. Zimmermann, Kalendarium benediclinum, i, 287-88.
R. Van Doren.