‹ Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiquesChapitre 275 sur 282 · C. Laplatte · texte numérisé non relu

C. Laplatte

CLÉMENT DE BOISSY (Athanase- Alexandre), polygraphe français (1716-93). Voir D. T. C, m, 199-200.

CLÉMENTIEVSKY (Irénée), théologien russe, évêque de Tver (1792), archevêque de Pskov (1798), t 1818. Voir D. T. C, m, 201.

CLEOBiOS, gnostique du w s. Voir D. T. C, III, 223-24.

CLÉOMÈNE, hérétique du iiv^ s. Il ne nou,s est connu que par les Philosophoumena. S. Hippolyte le présente comme un disciple d'Épigone, disciple luimême et diacre de Noët de Smyrne. Il habitait Rome et y ouvrit une école qui gagna de nombreux adeptes au monarchianisme. Hippolyte ajoute que l'évêque Zéphyrin permit à tous ceux qui le lui demandèrent d'aller suivre l'enseignement de Cléomène. Cette autorisation, jointe à la faveur dont jouissait Cléomène auprès de Calliste, diacre de Zéphyrin, valut au docteur une haute considération. Sa doctrine se résumait, paraît-il, dans cette profession de foi que répétait Zéphyrin : « Je ne connais qu'un Dieu, le Christ Jésus, et en dehors de lui aucun autre qui soit né et qui puisse souffrir. » On peut, il est vrai, se demander si la formule, mise sur les lèvres du pape, était bien la sienne; du moins traduit-elle la pensée de Cléomène, pour autant que nous pouvons la connaître. Cléomène n'a pas laissé d'autres traces dans l'histoire. Le principal représentant de sa doctrine fut son disciple Sabellius, homme entreprenant et audacieux, qui devint plus tard chef de la secte et lui donna son nom.

Hippolyte, Philosoph., ix, 7. — Hagemann, Die rômisch Kirche und ihr Einfluss auf Disciplin und Dogma in der ersten drei Jhln, Fribourg, 1864. — Harnack, art. Monarcbianismus, dans P. R. E., xni, 303-36. — G. Bardy. art. Monarchianisme, dansD. T. C, x, 2193 sq. — B. Capelle, cas du pape Zéphyrin, dans Rev. Bénéd., 1926, p. 321 sq. A. d'Alès, La théologie de S. Hippolyte, Paris, 1909. — .1 Lebreton, dans Fliche-Marlin, Hist. de l'Église, u, 98-103

G. Bahuv.

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