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(Teun.) le 15 mars 1856. étudia à Namur, puis à Rome, où il devint prêtre en 1888, fut chargé des fonctions de secrétaire des évéques d'Amérique, puis (1904-09) de directeur spirituel au collège américain, et sacré le 1" mai 1909, t à Knoxville (Tenn.) le 12 févr. 1921. —
5. Joseph Schrembs, né à Ratisbonne (Bav.) le 12 mars 1866, vint aux É.-U. à onze ans, étudia à Montréal, devint prêtre en 1889, vicaire général (1903) et auxiliaire (1911) à Grand-Rapids, premier év. de Toledo (1911); transféré à Cleveland le 16 juin 1921, nommé archevêque le 25 mars 1939, t le 2 nov. 1945. —
6. Edward F. Hoban, év. auxiliaire de Chicago (1921), év. de Rockford (1928), coadjuteur à Cleveland le 16 nov. 1942, il succède le 2 nov. 1945.
G. F. Houck, History of catholicitg in norlhern Ohio and diocèse of Cleveland, Cleveland, 1902. — D. C. Shearer, Ponliftcia americana, Washington, 1933, p. 242, 258. — J. H. O'Donnell, The calh. hierarchy of the Un. States, Washington, 1922, p. 110-13. — Cath. Enc., iv, 55-58; Suppl., 212. — Cath. directory, 1950, p. 290-97.
É. Van Cauwenbergh.
CLICHTOUE (JossE). — Né à Nieuport (Flandre occidentale) en 1472 ou 1473, Josse Clichtoue était, en 1488, étudiant à Paris où devait s'écouler une grande partie de son existence. En 1490, il passa du collège de Boncourt au collège du Cardinal-Lemoine, où il eut pour professeur Lefèvre d'Étaples. Maître ès arts en 1491, bachelier en théologie en 1498, il devint associé de la Sorbonne où il acheva de prendre ses grades en théologie et où il enseigna. En 1506, il fut reçu docteur, probablement du collège de Navarre, et eut une chaire au collège du Cardinal-Lemoine. Nommé en 1515 précepteur de Louis Guillard, év. de Tournai, qui, en raison des circonstances, ne pouvait prendre possession de son diocèse occupé par les .\nglais, il resta deux ans à Paris avec son élève. Il le suivit à Tournai en 1517, mais dut bientôt revenir avec lui à Paris. Louis Guillard étant devenu en 1525 év. de Chartres, Clichtoue ne tarda pas à l'y rejoindre. Chanoine de Chartres en 1527, théologal en 1528, il mourut dans cette ville en 1543.
Mêlé â toutes les controverses qui, à son époque, agitaient les milieux intellectuels, Clichtoue a beaucoup écrit, et sur des sujets très variés : philosophie, théologie dogmatique et morale, casuistique, ascétisme, liturgie. Nous ne pouvons donner ici la liste de ses ouvrages, qui occupe près de vingt pages dans la thèse que lui a consacrée en 1894 l'abbé Clerval. Mentionnons seulement, parmi ses écrits de controverse : De ueneratione sanclorum (1523); Antilutherus (1524); De sacramento Eucharistiae contra Oecolampadium (1526); au point de vue liturgique, son Elucidatorium ecclesiaslicum (1516); au point de vue ascétique, le traité De vita et moribus sacerdotum (1519). Clichtoue a aussi laissé des sermons inédits (Bibl. Mazarine, ms. 1068) et le plan de ses instructions de théologal de Chartres (Bibl. Mazarine, dans le ms. 35980). Josse Clichtoue a été un illustre représentant de l'humanisme chrétien. Familier avec les anciens aussi bien qu'avec les auteurs ecclésiastiques, il s'exprimait en un latin, qui peut rivaliser en élégance avec celui de Valla ou d'Érasme. Il a su prendre ce qu'il y avait de bon dans les idées alors nouvelles; ainsi il n'a pas hésité à s'éloigner des idées dites " traditionnelles » dans les controverses relatives aux trois Madeleines ou aux trois mariages de Ste Anne. Mais toujours il a su rester dans la ligne catholique et, disciple de Lefèvre d'Étaples, il n'a pas suivi son maître dans la voie dangereuse où il s'était engagé. On consulte encore avec profit son Elucidatorium, et on peut toujours s'édifier à l'aide de son traité De vita et moribus sacerdotum, qui a été souvent réimprimé (la dernière fois à Bruges en 1903).
XI. Clerval, De Jodoci Clichtovei neoportuensis, doctoris parisiensis et carnotensis canonici vita et operibus, Paris, 1894. Cet oiiNTage est pour\ai d'une abondante bibliographie.
Y. Delaporte.
CLICHY (Conciles). — Clipiacum, Clichy, près de Paris, était à l'époque mérovingienne une villa qui appartenait au domaine royal (D. A. C. L., m, 1944, Clippiacum). Au vii^ s., des rois francs y firent de longs séjours avec leur palais. Souvent ils y convoquèrent l'assemblée des grands. Ils y réunirent aussi des conciles d'évêques.
I. Concile de 626 ou 627. — En 626 ou 627, Clotaire II, seul roi des Francs depuis 613, convoqua tous les évêques de son royaume à se réunir à Clichy. Ce concile se tint le 27 sept. Quarante évêques, venus de tous côtés de la Gaule, étaient présents. Ils délibérèrent sur la réforme de l'Église et arrêtèrent des canons, qui, en bonne partie, ne faisaient que reproduire des dispositions du concile de Paris de 614. Il y avait cependant quelques prescriptions nouvelles (Maassen, Concilia Merovingici aevi, M. G. H., LL., Concilia, I, 197).
Le can. 5, après avoir constaté avec joie que la foi catholique régnait dans toutes les Gaules, recommandait à la vigilance des pasteurs de rechercher ce qui pourrait rester de Bonosiens ou d'hérétiques cachés. Il s'agissait d'une doctrine, assez mal connue, enseignée au iv s. par Bonose, év. de Naissus, en Dacie ultérieure, qui n'admettait pas la divinité de Jésus- Christ et se rattachait à l'adoptianisme. Cette hérésie avait laissé çà et là des traces, qu'il convenait de faire disparaître (supra, ix, 1093, 1096, Bonosiens et Bonosus 7).
Le concile s'occupa aussi de prohiber l'usure. Le can. 1 est emprunté au can. 44 des Apôtres : « Que l'évêque, le prêtre ou le diacre qui exige des usures de ses débiteurs cesse ou qu'il soit condamné. Qu'ils n'exigent point de centesima et ne requièrent pas de profits honteux. Nous interdisons le sextuple et le décuple aux chrétiens » (D. T. C, s. v. Usure).
II. Concile de 636. — Le concile tenu à Clichy, le 1" mai 636, par Dagobert I" est mal connu. Nous savons seulement que le roi y nomma S. Agile abbé du nouveau monastère de Rebais fondé en 634 (supra. Agile, i, 957).
III. Concile de 654. — Un concile fut tenu en 654 à Clichy par Clovis II, roi de Neustrie et de Bourgogne. Douze évêques étaient présents. Nous n'en connaissons qu'un diplôme de Clovis II, confirmant à l'abbaye de S. -Denis le droit d'avoir des biens distincts de l'Église de Paris (J. Havet, Questions mérovingiennes. Les origines de S.-Denis, dans Bibl. de l'Éc. des Ch., 1890, p. 53).
Hefele-Leclercq, Hist. des conciles, iii-l, p. 260-64. 278,
.\uGUSTE Dumas.
CLIENTE, Claravallis ad fluvium Clesis, de Cliente, Chiaravalle de Fiastra, S. Maria Claraevallis, ancienne abbaye de cisterciens, fille de Chiaravalle de Milan, près de la rivière Fiastra (Fiastra), afîluent de droite du Chienti (Clenti), dioc. de Camerino, auj. Macerata. Kehr a noté (II. pont., iv, 127) que la première mention de l'église de Ste Marie de Clenti date de 1060; le recteur était alors l'archiprêtre Gison. Au début du xii« s., on trouve près de cette église un monastère bâti sur le terrain de la Villa Magna, au pied du mont Collis alti. D'où les trois noms différents donnés à ce monastère : Ste-Marie de Fiastra, Ste- Marie de Villa Magna, monastère de Cliente. Le Liber censuum y voyait trois établissements distincts; erreur que les éditeurs Fabre-Duchesne ont signalée (i, 79, note). Plus tard, en 1 142, intervint un quatrième