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CEVA

Mayoral (22 juill. 1731-5 mars 1738). — Miguel Aguiar de Padilla (mai 1738-t 14 févr. 1743). — Martin Barda (15 juin. 1743-21 oct. 1755; v. supra, vi, 747). — José de la Cuesta y Velarde (26 août 1756-9 avr. 1761).

— Antonio Gômez de la Torre (7 mars 1762-15 mai 1770). — José Domingo de Rivera (9 oct. 1770t 23 janv. 1771). — Manuel Fernândez de Torres (31 oct. 1771-t 6 sept. 1773). — Felipe Antonio Solano (16 août 1774-20 nov. 1778). — Fr. Diego Martin, O. F. M. (26 mai 1780-30 mai 1785). — Fr. Domingo de Benaocaz, O. F. M. Cap. (27 avr. 1786-t 16 déc. 1811; V. supra, vu, 1028). — Andrés Esteban Gômez (13 juin 1816-8 avr. 1817). — Fr. Rafaël de Vêlez, 0. F. M. Cap. (15 nov. 1817-mai 1824). — Fr. Francisco Garcia Casarrubio, O. Cist. (1825). — Fr. Pablo Hernândez, trinitaire (9 oct. 1826-t 21 juill. 1829).

— Juan Sânchez Barragân (8 oct. 1830-t 14 août 1846).

Administrateurs apostoliques avec résidence à Ceuta.

— Fr. Franc. Ildef. Infante, O. S. B. (févr. 1876mai 1877). — José Pozuelo y Herrero (26 juin 1877- 28 févr. 1879).

Évêques résidentiels de Cadix, administrateurs apostoliques de Ceuta. — Jaime Catalâ (juin 1879-17 août 1884). — Vicente Calvo (août 1884-1898; v. supra, xi, 494). — José Rancés (1899-1917). — Marcial Lôpez Criado (1918-32). — Ramôn Pérez Rodriguez (1933- 37). — Tomâs Gutiérrez (1943).

Suarez da Silva, Memoria para la histor. de D. Joao I, III, 1464 sq. — T. de la Encarnaciôn, Hist. Ecclesiae Lusit., I, 33. — Figueiredo, Lusilaiiia sacra, i, vol. n, p. 135 sq. — Sandoval, Antig. de la Iglesia cated. de Tuy, Braga, 1610, p. 148, 174-85. — Flôrez, xxii, 19, 198, 201. — Struve, Rerum Germanicarum script, varii. Hist. desponsat. Frederici III cum Eleonora Lusit., Il, Strasbourg, 1717, p. 11 sq. — Xiqiies, Obispos g administ. apostol. de Ceuta, dans Bol. de la B. Acad. de la hist., vol. xviii, 1891, p. 402- 26. — Levy Maria Jordao, Hist. e Memor. da Academia dos sciencias de Lisboa, t. vi, trad. esp., Memor. histor. de las obispados de Ceuta y Tanger, Tanger, 1909. — Paiva Manso, Hist. ecles. ultramarina, i, Lisbonne, 1872. — De Mas Latrie, Les anciens évêques de l'Afrique septent., Alger, 1887. — J. Becker, Hii^c/e Marruecos, Madrid, 1915. — P. deCenival, Les sources inédites de l'hist. du Maroc, dans Arch. bibl. du Portugal, i-ii, Paris, 1934. — J. de Esaguay, Libro de las Veedores de Ceuta, Tanger, 1939. — A. Lôpez, O. F. M., Obispos en el Ajrica septentrional desde el s. XIII, Tanger, 1941. — Eubel. — Gams. — Anuario ecclesiastico, Barcelone, 1927. — Enc. Espasa, xii, 1513 sq.

F. PÉREZ

CEVA (ToMMASo), jésuite, né à Milan le 20 déc. 1648, mort en la même ville le 3 févr. 1737. Il était le frère de Giovanni Ceva (1649-1734), célèbre mathématicien et économiste, et de O. Cristoforo Ceva, S. J., poète latin, auteur entre autres d'une traduction en vers latins de la Cerusalemme liberata du Tasse. Entré au noviciat le 24 déc. 1663, Thomas Ceva fut, après sa théologie, désigné pour la chaire de rhétorique du fameux collège de la Brera à Milan et l'occupa pendant quatorze ans. Il y eut comme collègue Carlambrogio Cattaneo dont il édita plusieurs ouvrages. Proposé pour la chaire de mathématiques, il emporta les suffrages de Caracciolo, la grande autorité mathématique de l'époque. Reçu comme membre de l'Académie des Arcades, il prit le nom de Callimaco Neridio. L'empereur Joseph 1<^' lui envoya un diplôme solennel qui le proclamait théologien de l'empereur. Il réunit, chose assez rare, la gloire du mathématicien aux lauriers du poète. Son invention d'un instrument propre à exécuter mécaniquement la trisection de l'angle lui valut de la célébrité. Le marquis de Lhospital, dans son Traité des sections coniques, publia l'invention sans parler de son auteur et semblait tout au moins se l'approprier. On eut tôt fait de prouver que la publication du jésuite italien précédait de dix ans celle de Lhospi-

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tal. Ceva fut aussi le premier à formuler en Italie et à défendre la loi de la gravitation universelle de Newton, dans son petit traité De natura gravium, publié parmi ses Opuscula malhematica en 1699. Cette publication garde un intérêt historique pour l'état des sciences en Italie à la fin du xvii« et au début du xviiie s. Scientifique par le fond, poétique par la forme, une autre de ses œuvres, Philosoptiia novo-antiqua, marque une date dans l'évolution des théories scientifiques en ItaUe. C'est en effet le dernier assaut sous forme littéraire contre les nouvelles théories physiques. En huit dissertations, dont les deux dernières sont restées manuscrites, le P. Ceva fait s'affronter la physique aristotélicienne et les théories nouvelles en hexamètres élégants. Ce poème scientifique fut très admiré et eut plusieurs éditions et traductions en italien. L'œuvre poétique la plus célèbre de Ceva, celle aussi où il déploya le plus de virtuosité et de talent, est sans contredit son Jésus puer {V« éd., 1690). Le sujet du poème, dit l'auteur dans sa préface, est emprunté à l'opinion développée par S. Athanase, Titus de Bosra, Théodoret, etc., qu'il a trouvée dans les sermons de Sébastien de Barradas, S. J., missionnaire portugais (1542-1615), que Jésus dans son enfance a manifesté peu à peu sa divinité à ses concitoyens de Nazareth. Le poème débute par le retour d'Égypte; les dénions s'efforcent d'abord dans une guerre ouverte de précipiter la ruine du Sauveur, puis d'obscurcir sa divinité qui se dévoile. Les habitants de Nazareth, après maintes péripéties, découvrent les supercheries de Satan et reconnaissent la divinité de l'Enfant vers lequel les attiraient depuis longtemps l'amour et l'admiration. L'auteur appelle son poème Comico-héroïque, parce que les acteurs en sont des humbles et des personnages illustres. L'action se développe en neuf livres et comprend 4 281 vers. On y trouve un mélange des genres les plus divers, des développements épiques, une grande fraîcheur, un sentiment de la nature profond, presque romantique, et un véritable réalisme dans les épisodes et scènes de la vie champêtre; partout une étonnante virtuosité dans l'art du vers latin. Ce poème n'eut pas seulement un grand succès en Italie, où il connut nombre d'éditions et trois traductions, l'une du futur cardinal Zorsi, une autre du P. Muzzarelli, enfin en 1873 une troisième due à Corrado Ferretti. L'élite littéraire allemande du xviii« s. applaudit au talent poétique du P. Ceva. L'abbé Souquet de La Tour, curé de S. -Thomas d'Aquin à Paris, traduisit le poème en prose française (1843).

D'autres poésies du P. Ceva, d'abord détachées, furent réunies sous le titre de Sylvae (1699) et furent rééditées plus tard. Elles comprennent des pièces d'espèces variées. Il composa en outre plusieurs oratorios. En 1709 il publia sous l'anonymat deux opuscules sur l'afïaire des rites chinois : Alcune riflessioni intorno aile cose présente délia Cina (s. 1. n. d.) et Riflessioni sopra la cosa delta Cina, etc. La première fut traduite en anglais et en français. La Vita di S. Giovanni di Dio, d'abord anonyme puis rééditée plusieurs fois sous le nom de l'auteur, est une adaptation en italien de l'original espagnol du P. Antonio de Goea. Un autre ouvrage sur l'erreur janséniste est la traduction de l'œuvre du P. J. Brun sur les 101 propositions extraites des Réflexions morales sur le Nouveau Testament de Quesnel. La Vie du P. Tommaso Ceva fut écrite par le P. Guide Ferrari, S. J., et par le P. Giulio Cesare Cordara, S. J., dans la série des biographies Degli Arcadi illustri. Le P. Boero, dans sa réédition du Ménologe du P Patrignani, se contente de mettre en relief les vertus religieuses du P. Ceva. On trouvera des renseignements biographiques et bibliographiques dans la préface de la traduction de S. de La Tour, et une bibliographie complète dans Sommervogel.

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