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GAVA

CAVALCA

G. Colavolpe, La coiigregazione cauense. Gava, 1923. — P. Guillaume, Essai histor. sur l'abbaye de Cava, Gava, 1877. — Z. Spiotta, La storia letteraria délia badia di Cava, Valle di Pompei, 1019.

Ph. Schmitz.

CAVAGNIS (Félix), canoniste italien, cardinal (1841-190G). Voir D. D. Can., m, 124.

CAVAILLON, commune du Vaucluse (France), située en face de.s cscariiemcnts ouest du Lubéron, entre la rive droite de la Durance et le Coulon, au jjied sud du mont S. -Jacques. Son diocèse, supiirimé en 1801, correspondait à l'ancienne civitas Cabelliconim. L'existence en est attestée dès 396, date à laquelle Genialis, qui est considéré comme le fondateur du siège, prit part au concile de Nîmes. A l'époque de la Révolution, l'évêché de Cavaillon, qui avait dépendu autrefois d'Arles puis avait été rattaché à Avignon, comprenait 17 paroisses, dont 13 étaient situées dans le Comtat, et 4 en Provence. L'évèque, coseigneur de la \'ille, en partageait les revenus avec la Chambre apostolique. La cathédrale, rebâtie au xii^'-xiii^ s., avait été consacrée, en 1251, par Innocent IV. Son chapitre se composait d'un prévôt, d'un archidiacre et de douze chanoines. Le diocèse possédait en outre deux collégiales, établies l'une à L'Isle-sur-la-Sorgue (fondée en 1212 par l'évèque Bertrand de Durfort), l'autre à Oppède (fondée par Jean de Meynier, baron d'Oppède).

Avec l'abbaye cistercienne de Sénanque (fondée en 1148 par l'évèque Alfant), Cavaillon ou son diocèse posséda des maisons de templiers, de bénédictines (établies à Aiguillères, puis à Sénas, finalement à Cavaillon, à la suite des guerres de religion), de dominicains (couvent fondé, en 1526, par le baron de Ceyreste : Gaucher de Brancas), de capucins (1594, hors Cavaillon), de Pères de la Doctrine chrétienne (1611, dont le fondateur. César de Bus, était originaire de Cavaillon, 1544-1607), de bernardines (1641), de carmélites (fondées en 1566 par C. de Bus) et de pénitents (noirs, 1539; blancs, 1540; gris, 1619).

Liste des évêques : Genialis, fondateur du siège, 396.

— Asclepius, 449, 451. — Philagrius, 517, 533. — Praetextatus, 549, 554. — S. Veranus, patron de Cavaillon, 585, mentionné par Grégoire de Tours pour des faits dont la série atteint 589. — Lupus, 788. — Réginard, 906-16. — Héribert, 951. — Thierry, c. 965. — Desiderius, c. 972. — Gauchard, 976-c. 980. — Thierry, 982. — Engelran, 991-1014. — Pierre, c. 1031-32. — Clément, 1040-56. — Radulfus, 1070-75. — Désiré, 1082-95. — Jean, 1103. — Alfant, 1148-54. ~ Benoît, 1156-78. — Pons, 1179. — Bermond, 1184-c. 1204. — Bertrand de Durfort, c. 1205-23. — Rostan Belinger, 1224-61. — Giraud, 1261-78. — André (?), 1278 (?). — Bertrand, c. 1282. — Imbert, 1284,88. — Ponce Augier de Laneis, 1311-17. — GeolTroy, 1322-26. — Philippe de Cabassole, 1334-66. — François de Cardaillac, 1366-87. — André, 1395-1403. — Pierre, 1405.

— Guillaume, c. 1408. — Nicolas de Johannac, c. 1409-21. — Guillaume, 1421-c. 1427. — Bernard Carbonet de Riez, 1427-30. — Ferrier Galbert, c. 1432.

— Jean de la Roche, 1434-36. — Barthélémy, 1437- 39. — Pierre Porcher, 1439-47. — Palamède de Carrète, 1447-76. — Toussaint de Villeneuve, c. 1484. — Jean Passert, c. 1496. — Louis Passert, c. 1501. — Bernardin Camberia, c. 1504. — Jean-Baptiste Pallavicini, c. 1510-24. — Marius MafTei, 1525-37. — Jérôme Ghinucci (administrateur), 1541. — Pierre Ghinucci, 1541-68. — Christophe Scotti, 1569-84. — Dominique Grimaldi, 1585. — Pompeius Rocchi, 1585-91. — Jean-François Bordini, 1592-97. — Jérôme Centelli, 1597-1608. — Octave Mancini, 1610- 16. — Fabricius de la Bourdaisière, 1616-46. — Louis

de Fortia, 1646-57. — François Hallier, 1657-59. — Richard de Sade, 1660-63. — Jean-Baptiste de Sade de Mazan, 1666-1707. — Joseph de Guyon de Crochans. 1709-42. — François-Marie de Manzi, 1742-57. — Pierre-Joseph Artaud, 1757-60. — Louis Crispin des Achard de la Baume, 1761-93.

J.-M. Basse, Abbayes et prieurés de l'anc. France, ii, Paris- Ligugé, 1909, p. 153-56. — E. Clouzot, Fouillés des prou. d'Aix, d'Arles et d'Embrun, Paris, 1923, p. xciv-xcviii, 209-12. — Duchesne, i, 262. — Eubel, i, 178; ii, 123; m, 176; IV, 143. — J.-J. Expilly, Dictionn. des Gaules et de la France, ii, Amsterdam, 1764, p. 128-32. — Gall. chrisl., I, 939-64; Append., p. 155-58. — Gams, p. 531-32. — H. Labande, Les chartes de l'évêché et les évêques de C. au XIII" s., dans Rev. d'hist. de l'Église de France, i, 1910, p. 82-104, 188-209, 316-28; ii, 1911, p. 576-91, 734-42. — G. De Manteyer, Les chartes du pays d'Avignon, Mâcon, 1914, n. 62, 69, 74, 85, 95, 102, 110. — Richard et Giraud, Biblioth. sacrée, xxviii, Paris, 1827, p. 221-23. — H. Hoberg, Taxae pro communibus serviliis..., Vatican, 1949, p. 33.

M. -H. Laurent.

CAVALCA (DoMENico), dominicain, né à Vico Pisano (prov. de Pise) vers 1270. 11 prit l'habit des frères i)rêcheurs, à une date qui ne nous est pas connue, au couvent de Ste-Catherine de Pise, où il passa la plus grande partie de son existence. Conseiller de Bonagiunta de Pise en 1300, il fut, la même année, nommé confesseur des Dames de la Miséricorde. En 1342, il fonde le couvent de Ste-Marie, pour y recevoir les pécheresses publiques désireuses de se réhabiliter. Cavalca mourut à Pise durant les derniers mois de 1342.

Par son abondante production littéraire (de 1320 à 1342), Cavalca prend place parmi les meilleurs écrivains de langue toscane de la première moitié du xiv" s. Parmi ses ouvrages en prose, souvent imprimés et dont nous ne signalerons ici que la meilleure édition, les uns sont des œuvres originales, tels par ex. : Medicina del cuore ovvero trallato délia pazienza, éd. Bottari, Rome, 1756; Lo specchio délia croce, éd. Bottari, Rome, 1738; Trallato délie trenta stoltizie et Disciplina degli spirituali, éd. Bottari, Rome, 1756; Specchio de'peccati, éd. Del F'uria, Florence, 1829; Frulti delta lingua. Milan, 1837, etc.; les autres sont des traductions en toscan de traités composés en latin, tels par ex. : Le Vite dei SS. Padri volgarizzate da Fr. D. Cavalca, éd. Sorio-Racheli, Trieste, 1858; éd. Naselli, Turin, 1926; Volgarizzamento del Dialogo di S. Gregorio e dell'epistola di S. Girolamo a Eustochio, éd. Bottari, Rome, 1764; Volgarizzamento degli Atti degli Aposloli, Florence, 1837; Pungilingua, éd. Bottari, Rome, 1751, etc. Ses compositions en vers (sonnets, laudes, sirventes) ont peu de valeur (cf. L. Simoneschi, Saggio di poésie di Fr. D. C, Florence, 1888).

On a, d'autre part, sans fondement attribué à Cavalca divers ouvrages, tels par ex. une version de l'Apocalypse en langue toscane (éd. Beschi, Pisloie, 1842), un Trallato delta Spirito Santo (éd. Zambrini, Imola, 1886). Par contre, on a tenté de refuser à notre dominicain la paternité d'un certain nombre d'œuvres dont l'authenticité est des plus certaines (N. Mattioli, Fra Giovanni da Salerno... e le sue opère votgari inédite, Rome, 1901 p. 165-320), pour les attribuer soit à ,Iean de Salerne, soit à Simon de Cascia; contre semblable hypothèse, cf. G. Volpi, La questione del Cavalca, dans Archivio storico italiano, sér. V, xxxvi, 1905, p. 302-18.

Cronaca del convento di Santa Caterina... in Pisa, dans Arcliivio storico italiano, vi, 2' part., Florence, 1848, p. 508-14. — E. Falco, Domenico Cavalca moralista, Lucques, 1892. — C. Naselli, Domenico Cavalca, Gittà di Gastello, 1925. — Quétif-Échard, i, Paris, 1719, p. 878. —

CAVALCA

— CAVEIRAC

N. Sapegno, Storia letteraria d'Italia, Il Trecento, Milan, 1934, p. 549-54.

M. -H. Laurent.

CAVALCA NT I (Aldobrandino), dominicain, né à Florence vers 1217, reçut l'habit des frères prêcheurs des mains du B. Jean de Salerne, au couvent de Santa Maria Novella (1230 ou 1231). Inquisiteur en Toscane, il fut en relation avec S. Pierre de "Vérone; prieur du couvent de Florence en 1245, 1250, 1256, il fut désigné comme socius du défmiteur, puis du provincial de la province romaine lors des chapitres généraux de 1255 et 1262. Prieur du couvent de Lucques, il fut élu en 1262 provincial de sa province, charge qu'il devait conserver jusqu'en 1268. Nommé évêque d'Orvieto par Grégoire X (1272), le même Souverain pontife le désigna, le 20 août 1273, pour être son vicaire dans la Campanie, les Marches d'Ancône, le duché de Spolète et la Toscane (Potthast, Reg., n. 19845, 20753). En 1274, Cavalcanti fut choisi par le pape pour remplir le même office dans le diocèse de Rome. S'étant démis du siège d'Orvieto, Cavalcanti se retira à Florence où il mourut le 20 août 1279.

V. Fineschi, Memorie istoriche degli uomini illustri di S. Maria Novella, i, Florence, 1790, p. 121-59. — T. Masetti, Monumenta el antiquiiates... in provincia Romana, i, Rome, 1864, p. 224-28. — H.-C. Scheeben, Accessiones ad historiam Romanae provinciae saec. XIII, dans Archivum Fr. praedicatorum, iv, 1934, p. 132 (avec bibliogr.). — G. Buccolinî, Série critica dei vescoi'i... di Orvieto, Pérouse, 1941, p. 44-5.

M. -H. Laurent.

CAVALCANTI (Augustin), religieux théatin, polémiste (f 1748). Voir D. T. C, ii, 2044.

CAVALIERI (Joseph-Michel), augustin italien et liturgiste (f 1757). Voir D. A. CL., u, 2687-

CAVALLA, métropole provisoire de Macédoine. La ville maritime de Cavalla se trouve sur la côte de Macédoine, en face de l'île de Thasos. Elle occupe le site de l'antique Néapolis. Les Byzantins la nommèrent Christopolis, mais elle fut plus tard appelée Cavalla, mot dont l'étymologie est contestée. Les uns prétendent que les Génois lui donnèrent ce nom parce qu'elle présente l'aspect d'un cheval (caballo), d'autres parce qu'elle fut réoccupée par des gens qui venaient de l'ancienne localité dite Scavalla (auj. Eski-Cavalla). C'est une ville industrielle et commerçante de plus de 50 000 hab. Au début d'oct. 1924, le Saint Synode de Constantinople y fonda une métropole sous le nom de Cavalla et Nestos (KagâAAaç Kai NÉCTTOu), mais le désir de faire revivre l'antique titre de Philippes lui a fait substituer celui de Philippes, Néapolis et Nestos (décision du Saint Synode du 3 déc. 1939). Voir à Christopolis et Philippes.

G. N. Nicotsaras, au mot KogàX^a, dans MsyàAri éXAT|viKf| ÉyKUKAoïraiSEÎa, xiii, 418-420. — 'OpSoSo^ia, i, 128; iv, 541; V, 34.

R. Janin.

CAVANYHAC (Jean de), chancelier du cardinal de Givry, évêque de Langres. Prieur d'Aubigny (Hte-Marne) en 1532, curé de diverses paroisses, chanoine de Langres de 1551 à 1568, il meurt en 1570. Il est l'auteur d'une Historia brevis Lingonensium episcoporum, ms. qui semble perdu.

Lelong, Biblioth. hist. de la France, i, 9001. — Abbé Roussel, Le dioc. de Langres, i, 1873-99, p. 162; ii, 415, 431, 443; m, 141; iv, 100. — L.-E. Marcel, Le cardinal de Givry, i, 1926, table; n, 259.

G. Drioux.

CAVE (William), historien ecclésiastique anglais (1637-1713). Voir D. T. C, ii, 2044-45.

CAVEDONI (Venance-Célestin), prélat et archéologue italien (1795-1865). Voir D. A. C. L., II, 2703-10.

CAVEIRAC (Jean Novi de) (1713-1782), naquit à Nîmes le 6 mars 1713; après avoir fait de fortes études théologiques, il embrassa l'état ecclésiastique et eut une grande autorité en Languedoc; il fut le confident de plusieurs évêques de la province. Lorsque, en 1752, Voyer d'Argenson projeta d'adoucir le sort des protestants, Caveirac appuya, en de nombreux écrits, les décisions prises par les évêques contre le projet du ministre; il semble d'ailleurs que Caveirac ait été l'inspirateur de ces décisions. Il approuva et défendit la révocation de l'Édit de Nantes, car il était convaincu que la religion catholique et le protestantisme ne pouvaient pas coexister dans un état monarchique, et, plus tard, il prit la défense des jésuites contre les parlements. L'ouvrage qu'il publia contre la décision approuvée par l'autorité royale lui valut des poursuites. Caveirac se réfugia en Italie, à Livourne, et fut condamné par contumace, au Châtelet, en 1764. Il ne revint en France qu'après la disgrâce de Choiseul et la dissolution du parlement qui avait condamné les jésuites. Pendant son séjour en Italie, il publia un Éloge chrétien du dauphin présenté à Clément XIII (Rome, 1766, in-8'>). L'abbé de Caveirac mourut en 1782.

La plupart des écrits de Caveirac ont pour objet la question des protestants : La vérité vengée ou Réponse à la dissertation sur la tolérance des protestants, Paris, 1756, in-12; Mémoire politico-critique où l'on examine s'il est de l'intérêt de l'Église et de l'État d'établir pour les calvinistes du royaume une nouvelle forme de se marier et où l'on réfute l'écrit qui a pour titre : « Mémoire théologique et politique sur les mariages clandestins des protestants de France », Paris, 1756, in-80; Apologie de Louis XIV et de son Conseil sur la révocation de l'Édit de Nantes, pour servir de réponse à la lettre d'un patriote (Antoine Court) sur la tolérance civile des protestants, avec une dissertation sur la journée de la S. -Barthélémy, s. 1., 1758, in-8° : dans cet écrit, Caveirac affirme que la religion n'eut aucune part aux massacres des protestants; les massacres d'ailleurs ne furent point prémédités; d'autre part, la révocation de l'Édit de Nantes s'imposait, car, dans un État monarchique qui veut l'unité, deux religions ne peuvent coexister; l'Apologie parut, à la même date, sous un titre différent : Paradoxes intéressants sur la cause et les effets de la révocation de l'Édit de Nantes; la dépopulation et la repopulation du royaume, l'intolérance civile et rigoureuse d'un gouvernement, s. 1., 1758, in-8°; la Dissertation sur la journée de la S. -Barthélémy a été publiée avec des notes historiques par M. Roisselet de Sauclières, Montpellier, 1841, in-16.

L'abbé de Caveirac prit la défense des jésuites dans l'Appel à la raison des écrits publiés contre les jésuites de France, Bruxelles, 1762, in-12; réédité et augmenté de plusieurs choses intéressantes, parmi lesquelles deux extraits de lettres de M. le cardinal de Fleury, Bruxelles, 1762, in-12, et un Nouvel appel à la raison des écrits et libelles publiés par la passion contre les jésuites de France, Bruxelles, 1762, in-8".

Caveirac répondit au.^c attaques de J.-J. Rousseau dans la Lettre du Visigoth à M. Fréron sur sa dispute harmonique avec M. Rousseau, Septimaniopolis, 1754, in-8'>, et dans Nouvelle lettre ù M. Rousseau de Genève, s. 1., 1754, in-12. Il eut aussi une discussion avec Voltaire, dans la Lettre du docteur Chlévalès à M. de Voltaire, en lui envoyant la copie manuscrite d'une autre lettre à laquelle il ne paraît pas qu'il ait répondu, postscriptum du morceau de prose que M. de Voltaire

CAVEIRAC

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