CAYLUS
avait fait imprimer à la suite de la première édition qu'il donna de son Ode sur la mort de la princesse de Bareth; seconde lettre à M. de Voltaire, Paris et Genève, 1772, in-8».
Comme l'abbé de Caveirac publiait la plupart de ses écrits d'une manière anonyme, on lui a attribué quelques écrits dont il n'est peut-être pas l'auteur, par ex. L'accord de la religion et de l'humanité sur la religion, s. 1., 1762, in-12, attribué aussi à l'abbé de Malvaux, et Réponse aux recherches historiques concernant les droits du pape sur la ville et l'État d' Avignon, avec les pièces justificatives (de Cl. F. Pfeffel von Kriegelstein), s. 1., 1769, in-8°.
Michaud, Biogr. universelle, vu, 271-72. — La nouvelle biogr. générale, ix, 292. — Quérard, La France littéraire, II, 90. — De Feller-Weiss, Biogr. universelle, ii, 466.
*J Ca.rreyre
CAVELIER DE LA SALLE (Jean), né à Rouen le 27 oct. 1636, entra au séminaire S.-Sulpice le 15 févr. 1659. On le qualifie souvent de docteur en théologie. Il avait été reçu maître ès arts le 3 juin 1657, mais son nom ne figure ni sur la liste des licenciés, ni sur celle des docteurs. Il partit pour le Canada, où il arriva le 7 sept. 1666. Au bout de dix années de séjour, il revint en France. M. Tronson, en 1682, l'envoya au séminaire de Viviers. En 1685, il retourne au Canada, avec son frère Robert Cavelier de La Salle, le célèbre explorateur. Il emmenait avec lui deux de ses neveux, Jean-Nicolas Crevel de Moranger et François de Chefdeville, entrés au séminaire S.-Sulpice en 1680. Cette expédition pour la découverte de l'embouchure du Mississipi avait été encouragée par M. Tronson qui avait la pensée de fonder dans la Louisiane une colonie chrétienne sur le modèle de Montréal et un séminaire. L'assassinat de Robert de La Salle au cours du voyage par un de ses compagnons ruina cette entreprise. Jean Cavelier avec ses compagnons fidèles traversa l'Amérique à travers mille dangers et rentra au Canada. Après avoir liquidé la succession de son frère assez obérée, il revint en France en oct. 1688 et se retira à Rouen chez une de ses nièces. Le 19 mars 1719, le maréchal d'Estrées lui demanda les mémoires, journaux et cartes des pays découverts par son frère Robert de La Salle. Il répondit que pour la plupart ils avaient été perdus après la mort violente du chef de l'expédition et il lui annonçait l'envoi de tout ce qui lui restait (Bibl. nat., fr. n. acq. 9301). Il a écrit lui-même une relation de son voyage qui a été éditée, sous le titre Relation du voyage entrepris par feu M. Robert Cavelier, sieur de La Salle, pour découvrir dans le golfe du Mexique l'embouchure du fleuve Mississipy, par son frère, M. Cavelier, prêtre de S.-Sulpice, l'un des compagnons de ce voyage (à Manato, 1858, petit in-8"). Jean Cavelier mourut à Rouen, le 24 nov. 1722, et fut inhumé dans le chœur de Ste-Croix-S.-Ouen.
L. Bertrand, Bibliolh. sulpicienne, i, 211-12. — Registres du séminaire S.-Sulpice, Lettres de M. Tronson. — Bibl. nat., Papiers Margry, Nouv. acq., fr., 9088-9093. — Journal hist. du dernier voyage que feu A/, de La Salle fit dans le golfe du Mexique..., par M. Joutel, l'un des compagnons de ce voyage, rédigé par M. de Michel, Paris, 1713, in-12. — P. Margry, Mémoires et documents pour servir à l'hist. des pays d'outre-mer, m. — Ch. de la Roncière, Le père de la Louisiane, Cavelier de La Salle, Tours-Paris, 1936, jn-8°.
E. Levesque.
CAVELLUS (Hugh), Mac Cawell, frère mineur irlandais, théologien, archevêque d'Armagh (v. 1575-t 1626). Voir D. T. C, u, 2045-46.
CAVOUR (Sainte-Marie), Caburro, Caburrensis, abbaye de bénédictins au diocèse de Turin. Fondée par l'évêque Landulphe (f 1037), elle dépendit de
S. -Michel de Chiusa et fut placée en commende en
F. Alessio, Cavour e la sua abazia, dans Boit. sior. bibl. subalp., XIV, 1909, p. 279-95. — Cavour, abazia, vescovado, plebania e vicaria, Pignerol, 1911. — B. Bandi, Cartario délie abazia di Cavour, dans Bibl. soc. stor. subalp., m, [ 1900, p. 1. — Cottineau, 638. — Kehr, //. pont., vi, n, 95. — Mabillon, Annales, iv, 214-16. — - A. Peyron, L'abazia di S. Maria di Cavour, dans Boll. soc. Piem. arch., xiii, 1929, p. 58-61. — G. B. Semeria, Storia délia Chiesa metropol. di Torino, 453. — Ughelli, iv, 1443.
R. Van Doren.
CAVVADIOS (Macaire), Kabadios, théologien grec (xviii^ s.). Voir D. T. C, ii, 2046.
CAXAL (Antonio), Taxai, Quechal, A. de Mercede, religieux mercédaire, né à Tarragone en 1360 (?), général de son ordre en 1406, fut chargé par le roi d'Aragon d'ambassades auprès de divers souverains et de Benoît XIII. Représentant de Ferdinand I^', puis d'Alphonse V, au concile de Constance, il prit une part importante aux délibérations et s'y fit le champion de l'union. On a conservé le texte de certains de ses discours (Finke, op. cit.). Il mourut à Constance en 1417, entre le mois d'avr., lorsqu'il participait encore aux négociations avec les Castillans, et le 26 juill., date de la déposition de Benoît XIII.
Finke, Acta conc. Constanc., ii-iv. Munster, 1923-28, passim. — ■ B. Fromme, Die span. Nation und dos Konst. Konzil, Munster, 1896. — N. Antonio, Bibl. hisp. vet., ii, 204-05. — Enc. eur.-amer., xn, 717-18.
É. Van Cauwenbergh.
CAXIAS, évêché du Brésil, dans l'État de Rio Grande do Sul, érigé le 8 sept. 1934, dépendant de la métropole de Porto Alegre. La cathédrale est dédiée à Ste Thérèse de l'Enfant- Jésus. Évêque : Joseph Barea, 1935.
Acta Ap. Sedis, xxvii, 1935, p. 359-61, 441. — Ann. pont., 19.36, p. 191; 1937-39, p. 141; 1948, p. 104.
É. Van Cauwenbergh.
CAXIAS DE MARANHAO, évêché du Brésil, érigé le 22 juill. 1939, par le démembrement du diocèse de San Luis de Maranhao, dont il devint suffragant. L'église paroissiale de N.-D. dos Remedios devint cathédrale. Évêque : Luis de G. Marelim, 1941.
Acta Ap. Sedis, xxxir, 1940, p. 109-12. — Ann. pont., 1948, p. 104.
É. Van Cauwenbergh.
CAYES (Les), Les Caies, évêché d'Haïti (Antilles). A la suite du concordat conclu en 1860 entre le S. -Siège et la république d'Haïti, la province ecclésiastique de Port-au-Prince fut établie avec quatre évêchés sufïragants, dont Les Cayes, érigé par bref de Pie IX, du 3 oct. 1861. Le diocèse fut administré par l'archevêque de Port-au-Prince jusqu'en 1893.
Évêques : J.-M.-A. Morice, 1893, dém. 1914. — I.-M. Le Ruzic, adm. ap., év. 1916, déni. 1919. — J.-V.-M. Pichon, 1919, dém. 1941. — Fr.-J. Person, coadj. 1937, év. 30 août 1941, f 24 sept. 1941. — J.-L. Collignon, 30 sept. 1942.
Louvet, Miss, caih., Lyon, [1894], p. 306. — Ann. pont., 1948, p. 96.
É. Van Cauwenbergh.
CAYET (Piehre-Victor-Palma), polygraphe français (1525-1610). Voir D. T. C, ii, 2046-48.
CAYLUS (Daniel-Charles-Gabriel de Pes- TEL DE Levis DE TuBiÈRES DE) (1669-1754), naquît à Paris le 20 avr. 1669, devint docteur de Sorbonne, puis aumônier du roi, vicaire général du cardinal de Noailles, enfin, le l'"'mars 1705, évêque d'.A.uxerre. En 1714, il fut un des quarante prélats qui acceptèrent la bulle Unigenitus, mais, dès 1717, il suivit Noailles