LANT, I
CHANTAL (Jeanne-Françoise de). Voir Jeanne-Françoise de Chantal (Sainte).
CHANTELLE (S.-Vincent), Cantella, dioc. de Clermont, aujourd'hui Moulins (Allier), sur la Bouble. En 937, Ainaud et sa femme Rothilde fondèrent en l'église de S.-Vincent à Chantelle un monastère qu'ils donnèrent aux chanoines réguliers de S. -Pierre d'Évaux. Cette église, ancienne, est déjà mentionnée par Sidoine Apollinaire (fin du v« s.). Il ne semble pas qu'avant d'avoir été confiée aux chanoines réguliers elle ait été occupée par des bénédictins, comme on l'a cru. Le monastère ne fut d'ailleurs organisé en prieuré qu'au xii« s. et ses religieux ne furent jamais nombreux. — Réuni au collège des jésuites de Moulins en 1612, il reçut, en 1644, la réforme des chanoines réguliers de la Congrégation de France. Il fut vendu comme bien national en 1794 et, en 1853, cédé aux bénédictines de Pradines, qui y établirent une fondation, érigée en abbaye en 1890.
L'église du xiii« s. et une partie du cloître des xi" et XV* s. sont conservées.
Baunier-Besse, Abbages et prieurés..., v, 108. — Bennetôt, Chantelle et son monastère, Roanne, 1892. — Boudant, Hist. de Chantelle, 1862. — Cottineau, i, 692. — M. Fazy, M. Génermont, Un millénaire en Bourbonnais. Le prieuré de S.-Vincent de Chantelle et l'abbaye de Chantelle, dans Bull, de la Soc. d'émul. du Bourbonnais, xl, 1937, p. 173- 212. — P. Flamant, Le premier seigneur de Bourbon et la charte de fondation de Chantelle. — Gall. christ., i, 66; ii, 35, 254; Instr., 6. — P. Delattre, Les établissements des Jésuites en France depuis quatre siècles, fasc. v, Wetteren, 1949, col. 1284-88.
R. Van Uoren.
CHANTELOU (Claude), bénédictin de la congrégation de S.-Maur (t 1664). Voir D. T. C, ii, 2215.
CHANTEMERLE (Abbaye S.-Serein de). Connus Merulae, cant. de Sézanne, dép. de la Marne, ancien dioc. de Troyes, aujourd'hui de Chàlons-s. -Marne. Cette ancienne cella, connue par la Vie légendaire de S. Serein (vii« s.?) et mentionnée en 826 dans une translation de S. Sébastien, ne réapparaît dans l'histoire qu'en 1135, date à laquelle les chanoines de la collégiale établie entre temps adoptent la règle de S. Augustin. La nouvelle communauté, placée sous la dépendance de l'évêque de Troyes, bénéficie des largesses des comtes de (Champagne et de la protection du pape Alexandre III qui, en 1165, confirme le statut et les biens de l'abbaye (Jafïé, 11176). Dès 1156, Adrien IV était intervenu pour aplanir le différend surgi entre les chanoines et les moines de Moustier-la- Celle (Meinert, Papsturkurjden, nouv. sér., i, 49).
Le manque presque total de documents, constaté déjà en 1610 par l'historien du dioc. de Troyes, Camuzat, ne permet pas de retracer l'histoire ultérieure de l'abbaye qui fut unie en 1640 à S. -Loup de Troyes et avec cette dernière à la Congrégation de France en 1650. Toutefois, en 1682, J. Cousinet relève dans l'obituaire la liste des abbés et entre en relation avec Papebroch au sujet de la vie et du culte de S. Serein.
Liste des abbés (d'après Gall. christ., xii, 593) : Girard, 1155. — Ponce, 1163. — Grégoire, 1165. — Guibert, 1185. — Thibaut, 1210. — Henri, 1218. - Jean I", 1223. — Jean II, 1239. - Guy, 1242. — Henri, 1259. — Nicolas 1", 1267. - Pierre I", 1325. Robert, 1326. — Nicolas II, 1332. — Jean III, 1347. - - Thibaut, 1384. Pierre II, 1399. - - Gilles I",
— LHAOSHIEN 4UU
1411. Jean IV, 1416. ■ Michel I", 1417. — GiUes II, ? — Jean V, 1473. — Julien le Mayrat, 1491. — Jean VI Chenier, 1516. — Sébastien Soniielon, ? — Michel II, 1569. — Jean VII, 1632. — Ferry de Choiseul, commendataire, 1625. — Gilbert de Choiseul, 1631. — Robert le Blanc, ? ■ — Louis Bourgeois d'Heauville, 1680. — Henri de Briquerille, 1706. — De Montenoy, 1760. — De Cicé, 1789.
Archives du dép. de l'Aube, H, quelques pièces. — Bibl. Ste-Geneviève, mss. 12S0 et 727. — Beaunier-Besse, Abbayes et prieurés..., vi, 144. — Gall. clu-ist., xii, 592-93. — Vita S. Sereni, éd. des A. S., oct., i, 345 (= B.H. L., 7592).
1 — Mabillon, Annales O. S. B., Il, ann. 826. — N. Camuzat, Promptuarium sacrum antiquitatum Tricassinensis dioc,
\ Troyes, 1610.
Ch. Dereink.
CHANTEUGES, Cuntoyilum, autrefois dioc. de j S.-Flour, aujourd'hui du Puy; cant. de Langeac, arr. I de Brioude (Hte-Loire), au confluent de l'Allier, de la Desges et de la Fioule. En 936, Cunibert, prévôt de Brioude, y établit, avec l'agrément de Raymond, comte de "Toulouse, une abbaye de bénédictins sous le titre des SS. -Julien (de Brioude)-et-Marcellin. Elle fut soumise en 1137 à la Chaise-Dieu, mais cette appartenance fut souvent contestée par Brioude. Aujourd'hui des bâtiments claustraux snbsiste l'église du xii« s. avec sa façade du xvi".
Beaunier-Besse, Abbayes et prieurés..., v, 277. — Bréhier, Origines de l'archit. romane en Auvergne, dans Reuue Mabil- I Ion, XIII, 22. — A. Bninereau, Chanteuges, son hist., ses mo- I numents, dans AUuanach de Brioude et de son arrondisse- ! ment, 7' ann., 1926, p. 107-28. — Chevalier, T. B., 653. — Cottineau, l, 693-94. — Gall christ., u, 334, 346, 436-37. — j Grellet, Chanteuges, son hist., ses antiq. et ses traditions, dans j Annales Soc. agric, x. Le Puy, 1839, p. 273. — Mabillon, i Annales O. S. B., m, 433, 707. — Devic-Vaissete, Hist. gén. ' de Languedoc, v, 17], 188, 699.
R. Van Doren.
CHANTOIN (S.-Piehre de), Cantabennum ou Cantonium, à Clermont, dioc. de Clermont. Grégoire de Tours nous a gardé le souvenir d'une crypte de Chantoin, où fut enterré au début du iv* s. Ubricus, et d'un j oratoire élevé sur elle à la lin du v<=. Nous ne connais- ; sons rien de l'histoire du monastère de moniales qu'y j installe au vii« s. S. Genès, évêque de Clermont. A la I fin du xii"^ s., maître Alfred y place une communauté de chanoines réguliers qu'il unit bientôt à la célèbre abbaye de Pébrac, fondée un siècle auparavant par S. Pierre Chabanon. En 1219 et 1229, Robert, évêque de Clermont, encourage par des indulgences la générosité des fidèles à l'égard de la nouvelle fondation et précise son statut de dépendance à l'égard de Pébrac. L'histoire de Chantoin se confond avec celle de cette maison jusqu'au milieu du xvii"' s. A cette date, les revenus de la mense abbatiale sont unis à ceux de Notre-Dame-du-Port et une communauté de carmes déchaux est installée dans le monastère jusqu'à la Révolution. Au xix« s., les missionnaires diocésains occupent la maison.
Line chronique très brève contenant des renseignements d'ordre politique a été rédigée à Chantoin, probablement au xiii'^ s., et éditée partiellement par Bouquet, Recueil des hist. de France, x, 169.
Bibl. de Clermont, ms. 672, fol. 1-12. — Grégoire de Tours, Hist. Francorum, 1. I, c. xxxix; II, xxi. — Beaunier-Besse, Abbayes et prieurés..., v, 108. — Gall. christ., ii, j 245; Instr., 124. — Cohadon, Becherches hist. sur Cluuitoin, ! dans Tablettes /lis/., m, .529. — Pour plus de détails, voir Coltij neau, i, 694.
' Ch. Dereine.
CHAOSHIEN, Tchaoshien, ville du Hopeh (Tchély), préfecture apostolique, est détachée de Chengting le 18 mars 1929, devient vicariat apostolique le 11 jaiiv. 1932, est érigé en évèché suflraganl de Pékin le 11 avr. 1946. Il est confié au clergé indigène.
CHAOSHIEN
GHAPEAVILLE
En 1934 : 35 856 catholiques; 5 393 catéchumènes; I 25 prêtres.
Évêque : Jean Tchang, préf. ap., 1929; vie. ap., 1932; év., 1946.