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espèces de l'Amérique tropicale

M. saecifera Gaertn. — Mart. Palm. t. 198,

MANICAMA.

MAIIATTIA.

199. — [Syn. : FOophara testicularis Jacq.] — Marais saumâtres de Temboiichare des fleuves do Para. — Feuilles amples, entières, rappelant celles du Musa Enseie et longues d'environ 10 m. sur 1 m. 7ô cm. de large. Spathe d'un mètre, en forme de sac, recherchée pour divers usages. Les noix contiennent un lait estimé.

Culture du Cocos nucifera. J. D.

KANIHOT Pium. Genre de la famille des Euphorbiacées, auquel appartient le Manioc {M. tOUissima Pohl., syn. : Jairopha ManiJtot L.), l'une des plantes alimentaires les plus cultivées dans les pays intertropicaux. Le Manioc est originaire du Brésil. C'est un sous -arbrisseau à feuilles alternes, palmées, & fleurs monoïques et à racine tubéreuse, riche en fécule.

On connaît deux sortes principales de M. : le M. amer ou à siic vénéneux, dont la pulpe du tubercule ne devient comestible qu'après avoir été lavée et soumise à l'action de la chaleur; le M. doux (M. Aipi), comestible après simple cuisson.

La fécule de Manioc, humectée d'eau et séchée sur des plaques chauffées, constitue le Tapioca du commerce.

tcLe 3f. Glaeioûii, du Brésil, est l'une des plantes exploitées pour la production du Caoutchouc; c'est le CaotUehoutî de Ceara.

Manioc. Nom vulgaire des Manihot

MANIYEAU. Sorte de petit panier plat.

Manne (Frêne à). Voir Fraziaus Ornas.

MANNE. Panier plus ou moins profond, généralement en forme de tronc de cône, reposant sur sa section la plus petite, et pourvu de deux poignées. Sert surtout aux transports de légumes, aux emballages, etc. L. H.

MANNETTE. Sorte de panier plat, en général plus long que large et muni d'une anse; très utile pour la récolte des fruits et autres produits qui ne doivent pas être entassés. La forme rectangulaire et les dimensions suivantes sont les plus commodes: longueur, 60-70 cm.; largeur 40-50 cm.; profondeur, 12-15 cm.

MANTISIA Sims. Genre de la famille des Scitaminées, voisin des Globba^ comprenant 2 esp. originaires de l'Inde.

Le M. saltatoria Sims. {Olobba saitatoria Koscoe), B. M. t. 1820, est une élégante et curieuse pi. vivace de 30-40 cm. de hauteur, & tiges annuelles, de deux sortes : les unes feuillées, stériles; les autres, dépourvues de feuilles, portant les fleurs qui sont disposées en panicule. Ces fl. sont colorées en violet comme la tige florale et les bractées pétaloïdes ; elles sont irréguUères, à tube grêle, allongé, et à 8 divisions externes linéaires : 2 réfléchies et l'autre dressée. Le labelle est grand, jaune. Cette plante exige la serre chaude et un sol léger, fertile, bien drainé.

Mapîe, Nom anglais des Erables (Acer).

Mappa. Voir Macaranga.

Maqui. Nom vulgaire de VAristotélia Maqui.

Marais. Voir Jardin potager.

MARANTA L. (Scitaminées.) Genre réduit à un petit nombre d'espèces, les autres ayant été rattachées à des genres voisins, notamment aux Caîathea.

Les M. sont caractérisés par des inflorescences grêles, portant un petit nombre de fleurs. Les ramifications de l'inflorescence naissent aux aisselles de bractées qui les embrassent étroitement. Les pédicelles des fleurs sont dépourvus de bractées. Ces fleurs ont un périanthe à tube cylindracé, parfois bossu à la base. L'ovaire est k une seule loge et à un seul ovule. C'est k ce genre qu'appartient ÏArrow-root (M. arundinaeea L.), plante à racine féculente cultivée dans les régions tropicales et originaire de l'Amérique méridionale. Les plantes ornementales connues sous le nom de Maranta appartiennent presque toutes au genre Caiaihea. (Voir ce mot.)

Marceau. Nom vulgaire du Sàlix Caprœa.

Fig. 561. — Marattia Kaulfussii J. Sm.

MARATTIA Smith. (Fougères, Marattiacées,) Plantes & frondes bi- ou tripinnées, portant inft. des sores constitués par des sporanges soudés, sur deux rangs, en un sporange unique, bivalve ou cyathiforme, & déhiscence fissurale.

M. alata Sm. — Hook. Gen. Fil. 26. — Amer, trop. — Rhizome court. Frondes tripinnées, d'environ 50 cm., k stipe peu écailleux, à pinnules oblongues, cunéiformes & la base, denticulées, portant des sores nombreux, presque marginaux, plus ou moins arrondis et non fimbriés. Serre chaude.

M. cicutafolia Kaulf. — Brésil. — Rhizome court. Frondes bipinnées, de 50 cm,, & stipe lisse, à pinnules assez larges, oblongues-lancéolées, arrondies & la base, portant des sores presque marginaux, non fimbriés. Serre chaude.

M. fraziaea Sm. — Afrique du Sud, Océanie. — Rhizome court. Frondes bipinnées, de 60 cm., à stipe légt. écailleux, à pinnules lancéoléesacuminées, arrondies k la base, portant des

MARATTIA.

MAECOTTAGE.

sores marginaux, entonrés inft. d'an involncre fimbrié. Serre chande.

M. Kaolfossii J. Sm. (Fig. 561.) — Antilles, Amer. mér. — Frondes qnadripinnatifides, d'environ 1 m. de hauteur. E. B.

M ARGESGENT. Se dit des organes qui se flétrissent et se dessèchent après avoir atteint leur développement, mais qui sont persistants pendant un certain temps.

MARCOTTAGE. Mode de multiplication qui consiste à obtenir l'enracinement de rameaux encore adhérents au pied-mère, et à les en séparer ensuite, pour en faire autant de nouvelles plantes.

Le M. est avantageux pour certaines espèces et variétés qu'il est difficile ou même impossible de multiplier autrement, ou qui, par les autres modes de multiplication, semis, bouturage, greffage, éciatage, etc., donneraient des résultats moins assurés, ou moins rapides, ou moins bons.

Fig. 562. — Marcottage en butte.

Tous les végétaux ne réussissent pas également bien au M. : il en est, comme la Vigne, le Coignassier, le Groseillier, etc., qui s'enracinent rapidement ; d'autres, tels que les Azalées, le Cardiandra, les Parrotia^ etc., avec plus ou moins de lenteur; d'autres enfin paraissent rebelles, ou à peu près, à ce mode de multiplication, tels sont certains Chênes. D'une manière générale, les racines adventives se développent plus volontiers sur les espèces à bois tendre que sur celles à bois dur, et sur les branches ou rameaux de l'année précédente ou même de l'année courante, que sur les parties plus âgées. Cependant quelques espèces font exception, par exemple la Glycine, dont les branches de trois ou quatre ans s'enracinent plus promptement au M. que les branches plus jeunes.

Pour faciliter la sortie des racines adventives, on a souvent recours à divers artifices qui, ont tous pour résultat de produire, soit une plaie, soit un étranglement, soit un déchirement des tissus aux endroits où l'on veut obtenir l'enracinement. Les plus usités sont : fente du rameau tout au dessous d'un œil, en maintenant écartées les deux lèvres de la plaie, par l'in-

troduction d'un petit caillou, d'un fragment de bois dur, etc. ; entaille du rameau, de manière à soulever une ou deux esquilles portant un œil vers leur pointe, et maintenues écartées par un moyen quelconque; incision annulaire au dessous d'un nœud; incisions longitudinales dans l'intervalle de deux nœuds ; pose d'un fil de fer ou de plomb au dessous d'un œil, de manière à provoquer un étranglement; enlèvement de l'écorce jusqu'à l'aubier, soit par bandes longitudinales et de place en place, soit circulairement, sous forme d'anneaux; torsion du rameau ; etc. Ces préparations, qui constituent le M, compliqué, sont en général très efficaces, surtout si l'on a pu les faire quelque temps & l'avance, et provoquer ainsi des bourrelets pour le moment du marcottage.

Diverses sortes de Marcottes. — Suivant la manière de procéder, on distingue: \^ M, en huttes ou cépées; 2f^ M, par couchage; ^9 M. en Vair, Ces trois genres de M. comportent l'emploi des divers moyens propres à favoriser Tenracinement.

1^ Marcottage en buttes ou cépées.

Cette manière de marcotter s'applique aux plantes qui se ramifient près du sol, que cette disposition des rameaux soit d'ailleurs naturelle comme dans les Spirées, Deutsia, Symphoricarpos^ etc., ou qu'elle soit provoquée par un recépage, comme cela se pratique dans les pépinières pour le Coig^nassier, le Pommier Paradis et le Pommier Doucin, le Prunier St.-Julien. etc. Les touffes sont chaussées de terre meuble que l'on dispose en forme de taupinière ou hutte, sur une hauteur plus ou moins grande suivant la longueur et la force des branches ou des rameaux et de manière à recouvrir la partie inférieure de ceux-ci. {Fig. 562.) Si. pendant la période d'enracinement, la cépée se trouve dégarnie du pied par le glissement de la terre, on la rechausse. L'enracinement est plus ou moins rapide, suivant les plantes et aussi suivant les conditions de sol et d'atmosphère. Lorsqu'il est jugé suffisant, on déchausse et l'on détache delà souche commune, au moyen de la serpette, chacun des brins enracinés, en leur conservant, autant que possible, un talon ; puis on les plante à part, dans un sol bien ameubli. Cette opération, dite sevrage^ se pratique pendant le repos de la végétation, et de préférence après l'hiver. Le buttage a lieu, soit après l'hiver, k la montée de la sève, soit en juillet-août, soit encore, mais plus rarement, à la fin de l'automne.

^ Marcottage par couchage.

Certaines espèces à tiges rampantes ou couchées, comme le Lierre, le Bibes prostratum, VEvonymus radicanSy etc., on arquées, comme le Euhus fruticosuSj le Forsythia suspensOy le Cornus sibirica, etc., s'enracinent facilement aux points où elles touchent au sol ; séparées et relevées, les parties ainsi enracinées constituent de vériables M. naturelles. Mais le nombre est relativement restreint des espèces qui se marcottent ainsi spontanément. Dans la plupart

MARCOTTAGE.

MARCOTTAGE.

des cas, il est nécessaire d'intervenir, d'abord I alors que les rameaux se courbent avec le plus pour amener et maintenir les rameaux au con- 1 de facilité. Dans le second cas, le M. a lieu en

tact du sol, ensuite pour provoquer Tenracinement. Dans la pratique, on procède de diverses manières et nous distinguerons : lo le Couchage gimpU ou M. en archet; 29 le Gomhage en panier et en pat; 3^ le Couchage multip^ ou Jf. c hinois; 4^ le Couchage en serpenteau,

A. Couchage simple ou M. en archet» (Fig. 563.) — Il consiste à abaisser la branche ou le rameau à marcotter (B, fig. 563)^ à le fixer, au moyen de petits crochets en bois (C, fig. 563)n dans une petite rigole préparée à cet eifet, à en relever et en tuteurer l'extrémité libre, à la rabattre sur deux ou trois yeux, et à emplir la rig'ole de terre meuble et fertile. Dans une même touffe, toutes les pousses qui s'y prêtent peuvent ainsi être couchées. Il est bon. quand la chose est possible, que la courbure au moyen

juillet, et il porte sur des parties demi-lignifiées ; beaucoup d^espèces réussissent mieux de cette manière que de rameaux tout à fait durcis. Il est toujours bon, lorsqu'on marcotte en été, de supprimer l'extrémité des branches non couchées, de manière à concentrer la sève dans la partie inférieure. Quand le M. est fait pendant le repos de la végétation, on supprime entièrement, ou à peu près, les ramifications non couchées.

Pour les végétaux qui n'ont rien à redouter des froids, on ne fait généralement le sevrage qu'après l'hiver, sauf, si Ton a quelque inquiétude sur leur résistance, à abriter les marcottes au moyen de litière, fumier, feuilles, etc. Pour les espèces plus délicates et que l'on ne pourrait, sans imprudence, laisser l'hiver en

de laquelle on relève l'extrémité de la partie plein air et en pleine terre, on les relève à la couchée, soit bien prononcée : c'est à l'endroit ! fin de l'automne, pour les rentrer sous des le plus saillant du coude que les racines ad- ! abris vitrés.

ventives apparaissent le plus volontiers; c'est I De même que pour le M. en butte, l'enraciaussi k cet endroit que l'on pratique, quand il | nement est plus ou moins rapide suivant les

y a lieu, les entailles, incisions (F, >!^.

563}, fentes, décortication, tor8ion,strangulation. etc., destinées à favoriser la sortie de ces racines. Pendant Tété, si la sécheresse estàredouter, on donne des arrosages ; il peut être également utile de pailler. On sèvre ig, fig.

563) et l'on relève ces M. pendant le repos de la végétation ; on les débarrasse de la partie non enracinée qui les reliait au pied-mère et on les met soit en pleine terre, soit en pots, suivant le cas.

Lorsqu'on a affaire à des plantes qui n'émettent au M. qu'un petit nombre do racines et qui ne reprennent pas facilement h la transplantation, il est prudent de ne pas faire le sevrage d'un seul coup; on opère progressivement, en commençant deux ou trois mois à l'avance par un petit cran que l'on agrandit successivement de 15 jours en 15 jours ou de mois en mois, jusqu'à la séparation définitive. De la sorte, la M. s'accoutume k vivre peu à peu de sa vie propre, et elle développe un plus grand nombre de racines en un temps donné. Les Couchages se font, soit pendant le repos de la sève, soit pendant la période de végétation. Dans le premier cas, on a affaire à des Inranches ou des rameaux complètement lignifiés ; on opère quelquefois avant l'hiver, mais plus souvent après, et de préférence lorsque la

Fig. 568. — Marcottage par couchage.

espèceset suivant les conditions; il peut avoir lieu en quelques mois, comme il peut se faire attendre jusqu'à trois et même quatre ans.

Le M. par Couchage simple est applicable à un très grand nombre d'espèces tant ligneuses qu'herbacées; il est surtout employé pour les arbrisseaux et arbustes d'ornement; on peut également y recourir pour diverses espèces fruitières : Groseilliers, Noisetier, Figuier, Grenadier, etc. 11 est d'usage courant pour la Vigne et prend alors plus particulièrement le nom de Frovignage; les M. de Vigne enracinées sont souvent appelées Chevelées. C'est aussi par ce procédé que l'on multiplie l'CËillet des Fleuristes {Dianthus CaryophyUus), en observant de pratiquer une entaille de manière à produire une languette dont on a soin de maintenir Técartement. {Fig. 564.)

B. Couchage en panier et en pot. — Ce procédé ne diffère du couchage ordinaire qu'en ce que le rameau marcotté passe dans un panier ou un pot rempli de terre. S'il s'agit d'.un pot, on peut introduire le rameau par l'orifice supérieur en le coudant fortement, ou bien par le trou de drainage que l'on a élargi au besoin : dans ce dernier cas, l'enracinement est

plus lent, faute d'arcure dans la partie enterrée de la M. On se sert quelquefois de pots spésève commence à se mettre en mouvement et ciaux fendus sur le côté (Voir Pots à marcottes).

MAKCOTTAGE.

MABCOTTAGE.

Les paniers usités pour le M. sont en vannerie grossière et affectent une forme oblongue. On y a surtout recours pour la Vigne, ce qui

, tronçon du sarment primitif et donne un plant bien enraciné.

D. Marcottage en serpenteau et M. par cou^ chage continu. — Lorsqu'on a affaire à des ea-r pèces dont les tiges sont très longues et très flexibles, comme c'est le cas pour les Ampelapais. Aristoloches, CeUastrus scandens^ Clématites, Marsdenia^ Peripioca, Vignes, etc., on peut alternativement coucher et relever ces

Flg. 564. — Marcottage de l'Œillet.

permet d'expédier au loin des chevelées bien enracinées et de les transplanter avec toutes les chances de succès.

"Ï!. Couchage muUiple ou M.

chinois. — Si les branches couchées , au lieu d'être simples, sont plus ou moins bifurquées ou ramifiées et si chacune des ramifications est traitée comme une M. ordinaire, on obtiendra autant de nouveaux exemplaires qu'il y a de ramifications. C'est le M, multiple ou M, chinois. Il peut s'employer pour un certain nombre d'espèces très brançhoes, comme les Berberis, les Cotone-

aster, divers JDeutzia, les Fontanesia, etc.

Une modification importante du C. multiple est quelquefois appliquée à la Vigne : le sarment est couché horizontalement, dans une rigole, sur la plus grande partie de sa longueur (A, B, C, iig. 565); seule l'extrémité est relevée ; on la laisse ainsi à découvert jusqu'à ce que les bourgeons qui se développent sur le sarment aient atteint 50 ou 60 cm. ; on comble alors la rigole; après l'hiver, chacun des bourgeons (a, &, c, d. . . g, fig. 565) est séparé avec un

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