NOTRE
qaefois charnues, alternes on géminées, entières; fl. axiliaires, brièvement pédoncalées. Calice tubnlenx ou campanolé, persistant. Corolle à limbe plissé, amplement campanolé, Mobé; étamines incluses. Ovaires, plusieurs, insérés sur un disque charnu, devenant des sortes de fausses drupes distinctes, charnues, à noyau osseux renfermant 1-6 graines, petites, comprimées. — 7 espèces : Pérou, Chili.
N. atriplicifolia D, Don. Annuel. Tiges couchées; files, un peu charnues, les radicales rappelant celles de TArroche; fl. très grandes, juinjuillet, en entonnoir, bleu clair, plus pâles et presque blanches au fond de la corolle. Pleine terre, petits massifs, tapis, bordures. Semer en place, en avril-mai.
H. paradoza Lindl. — Chili. — Annuel. Diffère du précédent par feuilles géminées, ovales obtuses, par fleurs violet-clair, à gorge blanchâtre et & tube jaune.
N. prostrata L. {Fig. 625. Voir p. 881.) — Pérou. — Annuel. Fl. bleu pâle, veinées de violet au fond du tube de la corolle.
N. tenella L. — Chili. — Annuel. Fl. bleues.
Ces 3 espèces se cultivent et s'emploient comme la première. J. G.
NOLINA Michx. (Liliacées-Dracœnées.) Genre voisin des Dos^^trion, comprenant une douzaine d'espèces, toutes originaires du Sud des Etats- Unis et du Mexique. Ce sont des plantes â rhizome ou â tige dressée, ligneuse, épaisse & la base, à feuilles longues et étroites, entières ou finement dentées, naissant du rhizome ou groupées au sommet de la tige. Les fleurs, polygames-dioïques, sont très petites, en panicule terminale; elles ont un périanthe campanule, â divisions libres; 6 étamines ; un ovaire à 3 loges, dont chacune renferme 2 ovules. Le fruit est sec, triquêtre ou â B ailes.
Les espèces les plus cultivées sont : N. loagifolia Hemsl., du Mexique, décrit dans ce livre sous le nom de Dasylirùm longifolium [Syn. : Beaucarnea longifdia Baker); N. HartwegiaBa Hemsl [Syn. : Beaucarnea gracilis Lem. ; Pincenectitia Hartwegiana Lem.], III. Hort. 1861. 61, du Mexique ; N. Palmeri S. Wats. [Syn. : Beaucarnea PcUmeri Baker], de la Californie ; N. recnrvata Hemsl. [Syn. : Beaucarnea recurvata Lem. ; Pincenectitiaglauca Lem.], III. Hort. 186 1 , 59, du Mexique.
Emploi et culture des Dasylirùm.
Nonne. Voir Lîparis.
Nopal. Voir Opuntia.
Nopalea. Voir Opuntia.
NOTHOGHLJENA R. Brown. (Fougères, Folypodiacées,). Plantes à frondes pinnées ou tripinnées, portant des sores linéaires, marginaux, sans indusie, mais recouverts par le bord des pinnules.
N. distans R. Br. — Hook. Ig. pl. 10, 980; LowE, Ferns, 1, 19. — Océanie. — Frondes de 20 cm., bipinnées, à stipe brun, écailleux, â pinnules distantes, deltoïdes, assez fermes, d'un vert pâle, à bord entier, recourbé, la face infér. recouverte de fines écailles brunâtres. Serre chaude.
N. Marantœ R. Br. — Lowe, Ferns, l, 18. — Zone méditerranéenne. — Rhizome écailleux.
fibriUeux,' brunâtre. Frondes de 10-20 cm., bi-
S innées, â stipe noirâtre, lisse, à pinnules verâtres en dessus, brunâtres en dessous, de forme lancéolée, plus ou moins coriaces. Serre tempérée.
N. nivea Desv. — Lowe. Ferns, 1, 13, 19. — Andes mexicaines. — Frondes délicates, de 20 cm , tripinnées, à stipe noirâtre, lisie, finement écailleux à la base, à pinnules assez coriaces, deltoïdes, à segments oblongs, arrondis, d'un vert pâle en dessus, et en dessous couverts d'une poussière blanchâtre. Serre chaude.
N. trichomanoides R. Br. — Lowe, Ferns, 1, 14. — Cuba. — Rhizome bulbifère, â écaille» noirâtres. Frondes de 20-8O cm., pinnées, & stipe peu écailleux, noirâtre, â pinnules sessiles, oblongues, plus ou moins lobées, assez fermes, d'un vert pâle en dessus, et en dessous couverts de poils brunâtres entremêlés d'une poussière blanchâtre. Serre chaude. E. R.
Nothoscordum fragrans. Voir AUinm.
Fig. 619. - André Le NÔlre.
NOTRE (André Le) (Portraitu né â Paris en 161H, mort en 1700.
Succédant â son père. Surintendant des Tuileries, il fit planter en 166.Ô, la grande avenue des Tuileries Le financier Fouquet le choisit pour dessiner et édifier le parc de Vaux; son succès fut tel, que, aux fêtes de l'inauguration (16fii), Louis \IV émerveillé le nomma directeur des Jardins royaux. Le Nôtre se surpassa â la création du Parc de Versailles, aux lieu et place d'un marais fangeux. C'est un chef-d'œuvre de conception et d'exécution. L'amour des grandes lignes, des combinaisons artistiques, des effets grandioses, et d'heureuses perspectives ont été son triomphe ; la hante réputation qu'il s'est acquise ne s'est jamais démentie.
Son génie dans l'architecture des jardins se manifeste sous diverses formes, à Trianon, &