PUNAISE
PYRALE
Pmunêe grise. Voir RhaphigatUr.
P. des bois. Voir Tropiooris.
P. des fruits. Voir Garpocoris.
P. potagère. Voir Bnrydema.
P. om^ au du Chou, Voir Eurydema
P. «^to (2e9 jardins. Voir Palomena.
P. écuyère. Voir Lygée.
P. aptère. Voir Pyrrhocore. P. Tn.
PUNIGA L. Genre monotype, ponr leqnel on avait créé la famille des Granatées, et que Benth. et Hook. réunissent aux Lythrariées. Arbr. à rameanx souvent spinescents; Aies, opposées on presque opposées, ou groupées sur les rameaux très courts, oblongues ou obovales, obtuses, entières; fl. courtementpédicellées, axillaires, solitaires ou groupées, amples, coccinées; calice persistant, coriace, à 5-7 lobes; 5-7 pétales lancéolés, chiffonnés, insérés sur la gorge du calice; étamines très nombreuses, en plusieurs séries; anthères versatiles. Ovaire infère, soudé par sa base au tube du calice; composé de 2 verticilles de carpelles superposés: le verticille infér. à 5-9 carpelles à placenta regardant le centre du fruit, le verticille super, à 3 carpelles dirigés en sens inverse, c'est-à-dire à placenta regardant les parois du fruit. Fruit {grenade) infère, couronné par les ô divisions du calice étalées en étoile; péricarpe coriace, multiloculaire ; cloisons membraneuses, couvertes de graines serrées dont le testa (tunique externe) succulent est rempli d'une eau sucrée et acidulée, et dont le tegmen (voir ce mot), ligneux, constitue un pépin ou petit noyau ; pas d'albumen.
1 seule esp. : P. Graaatum L., Grenadier; angl.: Pàmegranaie; bIL: Cfranatbaum. — Bois, Atl. PL. JABD. t. 105. — Naturalisé dans toute la région méditerr.; cultivé pour son fruit, acidulé et rafraîchissant, à pulpe rouge intérieurt.; la médecine utilise aussi les propriétés anthelminthiques de ses racines (surtout contre le ténia).
An point de vue horticole, le Grenadier est Tun des plus beaux arbres pour le Midi de la France, et également cultivé en caisse, comme pL d'orangerie, partout où il ne peut plus être laissé l'hiver en pleine terre. Les fl. rouge feu éclatant, sont très ornementales. Il en existe de nombreuses var. à fl. simples ou doubles, blanches, jaun&tres ou panachées, etc. Les principales sont : P. G. (Ubeseens, Andr. Bot. Rbp. t. 96, de Chine; P. G. aïbescens flore pleno^ toutes deux à fl. blanches ; P. G. flavum, et P. G. fiavum fiore pieno-, P. G. Legrettei^ Fl. d. S. t. 1686, vol 13, p. 175; III. hort. 1858, t. 156, àfl. doubles, panachées de rouge et de jaun&tre, cette dernière teinte bordantles pétales, surtout au sommet; P. G. var. nanum (P. nana L.), B.M. 684, pi. basse, plus petite que le type, dans toutes ses parties ; P. G. rvbnm, B. M. 1882, et P. G. rubrumj fl. pleno^ etc.
Le Grenadier type et sa var. P. G. Legrélîei sont presque rustiques sous le climat de Paris,
Slantés le long d'un mur bien exposé ; les var. oubies, plus délicates, doivent être rentrées en orangerie, où on les place ordinairt. dans la partie la moins éclairée, à cause de leur repos complet de végétation; ne pas les arroser
MOnOlIlIAIRB D'aOETiaULTURl,
l'hiver. Multiplication de marcottes, de drageons et de greffe. J. G.
Purin, Voir Fumier.
Pursîane, Nom anglais du Pourpier,
PUTOIS (Mustela putorius). Petit Carnivore du genre Marte, plus petit que la Fouine et plus grand que la Belette et l'Hermine, reconnaissable à son pelage assez long d'un brun plus foncé en dessous, varié de blanc jaun&tre à la face et sur les flancs. Très commun dans notre pays, le P. est un voisin très redoutable pour les poulaillers, où il s'introduit la nuit par la moindre fissure, égorc^eant tous les oiseaux qu'il peut saisir, mais n'en emportant qu'un seul dans sa retraite. Il attaque tous les oiseaux qui font leur nid à terre, suçant leurs œufs, et détruit non seulement les rats, mais aussi les lièvres et les lapins. Il aime le miel et ravage les ruches pendant l'hiver. C'est un pillard à détruire partout où on le rencontre. La peau, inférieure à celle de la Fouine, se paie cependant 4 à 5 francs, ou plus, selon la qua- Uté. Dr T.
Putterïickia. Voir Gelastrus.
PUTA Molina (Broméliacées). PI. vivaces, rarement acaules, atteignant quelquefois plusieurs mètres de hauteur ; flles. en rosettes plus ou moins denses, engainantes à la base, glabres ou écailleuses sur le dos, dilatées au sommet, linéaires, piquantes, épineuses aux bords; inflorescence terminale, à hampe plus ou moins laineuse, simple, en épi serré ou en panicule formée de grappes ; fl. élégantes, bleu&tres, violacées, quelquefois vertes ou jaunes ; fl. hermaphrodites; sépales libres ainsi que les pétales, qui manquent de ligules et sont habituellement réguliers; ovaire supère et glabre; fruit capsulaire.
44 esp. terrestres, originaires pour la plupart du Chili, avec 2 représentants à la Guyane et quelques-uns dans la République argentine. On cultive les P, chilensis Mol. ; gigas .^dré, de la Colombie, et lanuginosa Schuel., du Pérou. Les esp. à inflorescence simple constituent le genre Pourretia E. et P., qui a été réuni aux Fuya. Culture des autre genres ; semis et séparation des rejets. P, H.
PTGNIDE. Forme des Champignons Pyrénomycètes, présentant une fructification formée d'un réceptacle en forme de pérlthèce, portant à l'intérieur des spores placées au sommet de stérigmates le plus souvent simples. I)"^ D.
PyracaMlia, Voir Gratagus.
PTRALE. (Microlépidoptères.) La famille des P. a été établi d'après des caractères tirés du trajet des nervures alaires et par conséquent très difficiles à distinguer nettement de prime abord. Sous ce nom, on a réuni des espèces appartenant à d'autres familles, principalement à la famille des Tortricides. Les principaux groupes sont les Pyralines, les Bot3mes, les Crambines, les Phycines et les Galleries.
Pyrale de la Vigne. Voir Tortrix.
P, du Cerisier, Voir Teras.
P. de Bergmann, Voir Tortrix.
P, de Forskœl. Voir Tortrix.
P. de Hoffmansagg. Voir Tortrix.
P. des Eglantiers, Voir Aspidia.
P, oceUée. Voir Penthina.
PYEALE.
QUBRCUS.
P. verte. Voir Tortriz.
P. de Boeer. Voir Goohylit.
P. bltmc de céruee. Voir Glyphiptora.
P. eontaminie. Voir Taras.
P. du dièwe-femOê. Voir Tortrix.
P. des Boeee. Voir Tortriz.
P. viticole. Voir Eudomit.
P. Mmoldtf. Voir Taras.
P. du Prumer. Voir PoBthina.
P. du 2>a|)ftn^. Voir EphosUa.
P. dM douraeotts de Pin, Voir Rotiat.
P. des aigwUUs de Fin, Voir Retiaa.
P. des jRMiffitff. Voir Girpooipst.
P. dM Prunes. Voir Orapholita.
P. drtZIante. Voir Garpooapsa.
P. des Pots. Voir GrtpholiU. P. Tn.
Fyramidaie. N. v. da Campan%da pyramidalie.
Pyramide. Voir Formes des Arbres fruitiers.
PTRÉNAIRB. On désigne sons ce nom les Drapes contenant des noyanx dors (Pommes h osselets), comme le froit de TAnbôpine, de la Nèfle, etc.
PTRËN0MTGÉTE8. Groupe des Champignons ascomycètes dont les asqnes sont enfermés dans des réceptacles de petite dimension, noirs, carbonacés on bien colorés en ronge on bran, snivantles familles» imperforés (Périsporiacées) on mnnies d*nn pore (Pyrénomycètes vrais).
ISfrHhref Fureihrum. Voir Chrysanthemnm.
PTRIFORMB. En forme de Poire.
I^frattegia, Voir Bignonia.
PTRRHOGORB, IVrrAoeons Fall. (Hémiptères- Hétéroptères.) Les P. ont le corps ovale, la tête triangnlftire, le prothorax rétréci, presque quadrangulaire, à angles arrondis.
L'esp. la plus commune est le P. apteruê Linn. ou J^inaise aptère. Punaise rouge des jardins^ le Suisse, de 9-11 mm. de long, et dont le corps est noir et rouge écarlate. Presque tous les individus sont privés d'ailes. On en rencontre fort peu dont les organes du vol soient développés. Leurs dég&ts sont peu importants. Us se tiennent en groupes au pied des Tilleuls. On les détrait en les arrosant avec de Teau bouillante, de Feau savonneuse, du pétrole, ou avec de la poudre de Prrèthre. P. Tn.
PTXIDE. Capsule à déhiscence transversale, la partie supérieure se détachant comme un couvercle.
Quamoclit, Voir Ipomna.
Quarantaine, Voir Matthiola.
QUASSIA L (Butacées-Simarabées.) Genre auquel appartient le Quassia amara L., arbriss. originaire dePAmérique trop., aujourd'hui cultivé dans la plupart des pays chauds. Le bois en est très amer ; il est employé en médecine comme tonique, stomachique. On Tutilise aussi comme insecticide.
QUATBRNË. Se dit des organes rapprochés par quatre.
Quecke. Nom allemand du CMetutetU (Agropyrum repens).
" * N. ail. du Serpolet (Thymus SerpylmD).
louiOe. Voir Formes des Arbres ftiiitieri.
\ron. Nom français dn Querctts tineiorid.
QDBRGUS Tourn., Chêne; angl.: Oak; alL:
Eiche, (Cupulifères-Quercinées.) Arbres ou quelquef. arbriss. FI monoïques. FL mftles en chatons pendants ou dressés, à périanthe à 4-8 segments ; étam. en nombre gén&ralemt. égal à celui des divisions. FI. femelles : périan^e à limbe persistant, 6-fide ou denté irrégulîèremt. ; ovaire ovoïde, à 3-5 loges biovuléesi; style court à 8-5 stigmates persistants. Fr. gland, ovoïde ou subglobuleux, monosperme par avort^neat; plus ou moins enfoncé dans une cupule pourvue d'écaillés tantôt appliquées, tantôt divergentce et plus ou moins développées; maturation annuelle ou bisannuelle, suivant les esp. FUts. alteraes, coriaces ou subcoriaces, caduques on marcescentes, ou persistantes; pinnatifidesy oa sinuées, ou dentées, ou entières. Bois dur, résistant. Le genre Quercus comprend enviroi deux cents esp. suffisamment caractérisées. Mais le nombre décolles qui intéressent Phorticalture est beaucoup plus restreint.
On peut les grouper en se basant sur leur origine, sur la durée de maturation des glands, sur la caducité ou la persistance du feuillage, etc. Ce dernier caractère nous permettra de les répartir en deux grandes divisions : 1^ &pka à feuilles caduques ou marcescentes; 2^ JS^pècei à feuiUes persistantes. Dans chacun de ces groupes, nous distinguerons les Chênes deVA»den Continent (Europe, Asie, Aifrique), et les Chênes du Nouveau-Monde (Amérique).
1er Groupe : Chênes à feuilles oadaqnes on marcescentes.
A. Espèces de V Ancien Continent Q. Robur L. Sous ce nom, les anciens botanistes réunissaient deux Chênes que beaucoup de dendrologues modernes séparent en deux espèces : Q. sessUiflora Smith et Q. pedtmeulata Ehrh. rSjm. : Q, racemosa Lamk.] — ^Le Q. sessû^ ra, vulg. CBouvrCy Cnoir, DureUn, se distingie par son port plus trapu, ses ramifications plus tortueuses, ses files, d'un vert plus intense ec plus luisant, pins longt. pétiolées et sans oreillettes; ses glands sessiles ou subsessiies, rart solitaires ; son bois jaun&tre, en général moins compact que celui du suivant. — Le C pédoncuU^ ou C, à grappes, vulg. Oravdin, Chêne bUmc, ChagnCf diffère du C. Bouvre par son port plus élancé, son bois plus brun, ses files, sessiles on brièvt. pétiolées et pourvues de deux oreillettes à leur base, sa fioralson plus précoce d'une huitaine de jours, ses glands géminés ou temés (quelquefois quatemés ou solitaires) au sommet de longs pédoncules pendants. — On trouve.assex souvent des intermédiaires entre ces deux types, qui sont communs dans les forêts de toute la France et la plus grande partie de l^Europe. Le C Bouvre s'accommode mieux des sols médiocres et supporte mieux la sécheresse que le C, pédonctUè; il s*élève plus haut sur les montagnes, mais il s'avance moins vers le N. (en Ecosse, il ne dépasse guère le 58<>\. .
QUERCUS
QUERCUS
Tous deux sont des arbres d^ornement de premier ordre; toutefois la lenteur de leur croissance fait qu'on ne les plante que rarement dans les parcs; mais on les réserve toujours soigneusement lorsqu'il s'en trouve déjà SUT le terrain. Us ne sont pas employés en avenues, et, à cause de leur taille et de l'espace qu'ils réclament pour leur développement, on ne les admet guère que dans les grands parcs.
On connaît un assez grand nombre de var. du (7. pédancuUy notamment: Q. p. Haas [Syn.: Q, Haas Kotsohy], d'Asie mineure, à Aies, plus grandes et fr. plus gros que dans le type ; Q, p. fdutigiata, à rameaux érigés, bonne forme pour les petits jardins; Ç. p. penduîa; Q, p. purpuraseens, à Aies, rougefttres; Q. p. vaHegata^ à files. panachées de jaunâtre et de pourpre; Q, p. macrocarpa, ne doit pas être confondu avec le Ç. macrocarpa Mich., espèce américaine. — Le C. Bauvre ne compte guère qu'une var. intéressante: Q. s, heteraphyUa^ à files, longaemt. lancéolées, étroites, entières ou sinuolées-lobées.
Q. pubescens Willd. — Eotsghy, Illustr. Ch. t. 34. [Syn.: Q, sessUiflora pubeseens Spach] Vulg. Chêne bîane, Chêne Truffier. — Europe et Asie. — Arbre de 15-26 m., ressemblant beaucoup au C Bouvre, mais distinct par ses jeunes rameaux pubescents, ses glands pins petits, à cupules grises, tomenteuses, ses files, plus petites, pubescentes ou veloutées en dessous, et sa préférence pour les sols calcaires, où le C. Bouvre se refuse à croître; précieux sous ce rapport, mais moins rustique que les précédents, u dépasse peu la région parisienne. Le nom de C. Tn^ier lui vient de ce que c'est ordinairt. sous son couvert que, dans le Périgord, on trouve les truffières.
Q. Toia Bosc, Dict. d'Agr. ; Eotsghy, 1. c. t. 22. [Syn.: Q. Tama Desf ; Ç. i^yrenawa Willd.; Q. stohnifera Lapeyr.; Q. nigra Thore.] — C, novr^ C. doux, C. Brosse^ C. angoumoiSf etc. — Eur. occid. — Arbre d'une vingtaine de mètres ; écorce noire, crevassée ; files, grandes, profondément lobées, pubescentes et rugueuses en dessus, tomenteuses, grisâtres en dessous; cupules à écailles tomenteuses, rouss&tres. Espèce silicicole, traçante et drageonnante.
Q. Eteulns L. — Mill. Dict. n^ 6. jSyn.: Q. conferia Kit.; Q. hungariea Hub.; Q. Bobur conglomeraéa Tenore ; Q. Bobur, var. à glands doux Spach.] — Cà glands doux, — Eur. mérid. — Espèce tr. voisine de la précédente, mais à files, plus grandes et moins lobées, à glands beaucoup plus volumineux (jusqu'à 4 cm. de long), subfasciculés, comestibles ; à cupules hérissées d'écaillés courtes, muriquées.
0. Insitanica Link. — P. Coutinho, Qoerc. d. Portugal, p. 26. — C. du Portugal. — Arbre plus ou moins élevé, quelque!! arbriss. Files, cad. ou marcescentes, tr. polymorphes, & long pétiole et h limbe variant de 15 mm. à lô cm. ; cupules & écailles tomenteuses. Espèce du Midi de l'Europe, du N. de l'Afrique et d'Asie Mineure. — Compte diverses formes souvent considérées comme esp., notamment : Q. l. alpestris [Syn.: Q. aJpestris Boiss.; Kotscht, 1. c. t. 17]; petit arbre de 10-12 m. ou arbriss. des montagnes de la péninsule ibérique, à 1000-2000 m.
d'altitude. — Q. L Mirbechii [Syn. : Q. Mirbeckii Durieu ; Q. lusitaniea bœtica DC.]; vulg. C. Zeen ou Zan des Kabyles ; Algérie et Tunisie. Grand et bel arbre atteignant 30-35 m., à écorce épaisse, noirâtre et crevassée. Rappelant assez le C. Bouvre^ mais à files, plus grandes et persistant plus lonf^emps, tomenteuses et blanc grisâtre dans le jeune âge. Ce C. est fort important pour le N. de l'Afrique, et on l'a appelé le «roi des forêts de l'Algérie».
Q. infeotoria Oliv. — Voy. I, p. 253, t. 14 et 15. — Vulg. Chêne à GaUes — Asie Mineure.— Arbriss. ou quelquef. petit arbre. Files, coriaces, pubescentes et blanchâtres en dessons. Copule cotonneuse. Fournit, sur les bourgeons, à la suite de la piqûre d'un insecte, les excroissances connues sous le nom de Noix de OaUe.
Q. PfsBffingeri Kotschy, 1. c. t. XXU. [Syn.: Q, orientons^ var. petiolaris DC.J — Syrie. — Arbre d'une quinzaine de mètres, à files, grandes et presque entières.
Q. hnmilis Lmk. — Engycl. I, p. 719. — Chêne nain. — Arbrisseau ne dépassant guère 1 m., étalé, diffus. Files, subpersistantes, coriaces, tr. petites. Des collines arides et sèches du Portugal. Cultivé dans les jardins d'agrément.
Q. Gerris L. — Duham. Ed. nov. VU, t. 67. — C. tihevelu, vulg. C de Bourgogne. — Europe moy. et méridionale. — Grand arbre, atteignant les dimensions du Q. Bobur. Ecorce noirâtre et crevassée. Files, pinnatifides, pubescentes ou cotonneuses en dessous. Glands â maturation bisannuelle et à cupule hérissée d'écaillés divergentes, longues, étroites, molles, presque filiformes, d'oii le nom donné â Tespèce. On en connaît quelques variétés bien distinctes, notamment: Q. Cvinnatifida Spach [Syn.: Q. austriaca Willd. ; Q. crinita Desf.], distinct par ses files, régulièrement échancrées dentées. — Q. C. lacii.iosa Spach [Syn. : Q. haliphleos Lmk.; Ç. aspUnifolia Hort.], â files, profondémt. pinnatifides. — Q. C. fulhamensis Loud. [Syn. : Q. C, dentata Wats.], à files, presque persistantes, cotonneuses en dessous, à dents subdeltoïdes, presque égales. Les C. chevelus, de même que les autres esp. suivantes du présent groupe appartenant à l'ancien continent, mettent deux années pour que leur gland atteigne son complet développement et sa maturité. Les esp. précéd. (de Q. Éobur à Q. humUis inclus) sont au contraire à maturation annuelle.
Q. oastannifolia C. A Mey. — Jauo. et Spach, III. pi. or. I, t. 54. — Perse, Asie Mineure. — Grand arbre, assez voisin du Q. Cerris; files, rappelant bien celles d'un Châtaignier, oblongues lancéolées aiguës, bordées de grosses dents de scie, de consistance raide, glabres en dessus, lustrées, pubescentes en dessons ; écailles des cupules plus larges, plus raides et plus courtes que dans le Q. Cerris Belle esp. bien distincte, rustique sous le climat de Paris.
Q. JEgilops L. — Q. Vdani Oliv. Voy. I, t. 13 ; Q, grœca, Koischy, t. 30. — Grèce. — Esp. peu rustique sous le climat de Paris, et dont l'intérêt réside surtout dans la richesse en tannin des cupules, nommées vélanèdes, qui constituent l'objet d'un important commerce, et sont utilisées pour la teinture en nok. FUes. épaisses,
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QUEECUS.
QUBBCUS.
coriaces, luisantes en dessus, cotonnenses en dessous, bordées de grosses dents aiguës. Gland court, enfoncé dans une très grosse cupule plus large que longue, hérissée d^écailles grisâtres.
Le Q, JE, macrolepis {Q. maerolepis Eotschy), plus rustique que le type, car il supporte assez bien le climat parisien, se distingue par ses cupules très grosses et à écailles plus développées, réfléchies.
A ce groupe appartiennent encore les esp. suivantes: Q. libani Oliv., Yoy. t. 22, de Syrie^ rustique à Paris, et présentant plusieurs var. (voir KoTSCHY, t. 86, 11, 28, 26, 81, etc.); Q. pseudo-tuber Santi, qui, d'après M. Trabut (Flore de PAlgérie), serait un hybride de Q, Cerriset de Q. niberivoir Mouillef. Tr. Arbr. p. 1172 ; Q. hitpanica Lamk.; Q. torrata; Q. sinemiii, etc.
B. Espèces du Nouveau Monde,
Q. mbra L. — Mighx. Chén. amâr. t 85, 36. ~ Grand et bel arbre à grandes flles .oblongues, glabres, à long pétiole et à limbe divisé en 6-7 lobes mucronés et à sinus presque aigus; ces flles., longues de 22 cm. sur 18 cm. de large, se colorent à Tautomne en rouge vif; esp. très ornementale, peu délicate.
Q. eoocinoa Wangeim. — Migh. Cbén. am. t 4, fig. 9. — Esp. très voisine du Q. m^ro, à flles. se colorant égalt. en rouge à l'automne ; ne se distingue guère du précédent que par ses flles. à lobes divariqués et par ses cupules en forme de toupie, très écailleuses, au lieu d'être en godet^ presque lisses, et par ses glands courts, oYOÏdes, au lieu d'être ovoïdes renflés.
Q. tinctorit L. — Mica. Chén. aji. t. 24. — Vulg. Quercitron,—- Esp. intéressante pour l'utilisation de son écorce (teinture en jaune, tannage, etc.); assez ornementale et de croissance rapide, même dans de mauvais terrains; rustique à Paris ; flles. de formes et de grandeurs très variables, en général courtementpétiolées, sinuées ou sinuées-pinnatifldes, prenant à l'aatomne une teinte rouge terne sur les jeunes pieds, jaune sur les vieux.
Q. palustris Duroi. — Mighx. Chén. ahêb. t. 88, 34. — Localités humides des Etats-Unis. — Grand arbre; flles. longt. pétiolées, profondt. sinuées-pinnatifldes, à 7 lobes divariqués, allongés, presque tridentés au sommet; glands petits, presque ronds, avec une pointe terminale conique aiguë, peu enfoncés dans une courte cupule en forme de soucoupe. Esp. rustique, n'exigeant pas, dans les jardins, des sols absolument humides comme le nom parait l'indiquer.
Q. discolor Ait. — Esp. assez polymorphe, & flles. plus ou moins longuement pétiolées, blanches-cotonneuses en dessous, tantôt trilobées, tantôt sinuées, tantôt sinuées-pinnatifldes; glands petits, arrondis, enchâssés au tiers dans une cupule en toupie, rétrécie à la base en un pédicule épaissi. Les formes suivantes sont souvent considérées comme espèces distinctes : falcata, Mieux. Chén. amer. t. 27 ; trilcàa, Mighx. loc. cit. t. 26; Banisteri, Mighx. loc. cit. 27. Voir Spagh, Suites, vol. 11. p. 163. Cette dernière est arbustive et croît dans les terrains arides, où elle forme des buissons épais ; elle est souvent
recommandée pour la plantation des parcs à gibier, lequel en recherche les glands.
Q. Phellos L. — MiGH. fil. Arb. voL 2, p. 74, t. 14. — Chêne-Saule; Esp. surtout caractérisée par les flles. des individus adultes toutes très entières, oblongues, très courtement pétiolées, glabres, terminées en pointe sétacée; par des glands presque globuleux, de la gross. d'une cerise, et par la cupule courte, en forme de soucoupe; se plaît dans les sols frais.
Nombreuses formes, quelque! décrites comme esp. distinctes, telles sont : Q. itkbriearia Michx., Mighx. fils, Arb. vol. 2, p. 77, 1. 18 ; Q, dnerea, Mighx. loc. cit. t. 16; Q.pumOaWalt^ Mighx. loc. cit. t. 17. On cultive surtout l'esp. type, et la var. imbricaria ; les 2 dernières pL délicates.
2* Groupe: Ghénos à feuilloi porfisUBtes.
A. Espèces de V Ancien Continent.
Q. Ilex L., Chine Yeuse {Fig. 740,) — Duham. KD. Nov. 7, t. 43 et 44, flg. 2. — Sud de la France, Région méditerr.. Orient — Se rencontre en France jusqu'à Angers et Nantes, dans les sols arides et secs. Esp. très recommandable pour la plantation des parcs dans les localités sèches du Midi ; est un peu délicate sous le climat de
Fig. 740. — Chêne Ybubb. Quergub Ilbx L.
Paris, et y demande une exposition chaude ; elle n'y dépasse guère les dimensions d'un arbriss. Caractérisée par ses flles. coriaces, persistantes, toujours vertes, entières ou dentées, épineuses, très glabres, et d'un vert foncé en dessus, tomenteuses en dessous ; son écorce non subéreuse : ses glands & maturation annuelle, en général longuement saillants, et les écailles de la cupule appliquées. Très polymorphe, & tel point que le botaniste Tenore a distingué et caractérisé 17 var. y. Spagh, Suites, 11 p. 173; Jagqdxs ET Hbringq, Manuel, voL 4, p. 2691 etc.
QUERCUS
QUICKGRASS.
Q. BtUoU Desf. — Espagne, Algérie. — Esp. ou forme très voisine da Q. Hex, ne 8*en distinguant guère que par ses Aies, plus arrondies, et ses glands toujours arrondis et doux, comestibles, consommés crus ou torréfiés.
Q. Snber L., Chêne Liège. — N. D. VTI, t. 45. — Bégion médlterrannéenne. — Espèce qui exige l'orangerie à Paris ; surtout intéressante pour la production du Uège^ dû au développement considérable que prend la couche externe de Técorce (suber), que Ton détache tous les 9-12 ans et qui se reconstitue ensuite pour des récoltes ultérienres.
Q. ooccifora L. — C. Kermès; C à cocheniUea N. D., t. 46. — Reg. médit. Esp. buissonnante, & files, petites, dentées épineuses, coriaces ; cupules hérissées ; glands h maturation trisannnuelle; nombreuses formes et sous-var.: peeudococeifera, ifUegrifcltia, Aasandri, CaUiprinas, rigida^ poiestina^ etc. Cette esp. avait autrefois une grande importance à cause d'un insecte «Kermès» que l'on récoltait dessus et qui était utilisé en teinture (carmin); actuell. cette couleur est tirée de la Cochenille du Nopal (Opuntia), et de la houille.
Le Q. glabra Thunb., Sieb. et Zugc. Fl. Jap. t 89, du Japon; le Q. incana Boxb. et Q. lanuglBOsa Don. (Q.nepdUnsisD%%î,)^ duNépaul, sont quelquef cultivées dans les collections d'orangerie ; la dernière esp. est représentée par un beau pied dans une serre froide du Muséum.
B. Espèces Nouveau Monde,
Q. virens Ait. — Micii. Chên. amâr. 1. 10 et 11. — Littoral des Etats-Unis, Louisiane. — Diffère surtout des Chênes verts de l'Ancien continent par sa taille plus élevée, et par les files, des individus adultes toujours très entières ; est aussi moins rustique.
A citer aussi : Q. reticulataHnmb. et Bonpl , de l'Arizona, Californie sud, Mexique nord-ouest ; esp. ornementale, mais peu rustique ; les Q. dansiflora Hook et Am., agrifolia Nées., etc.
Culture et midtiplieation. — La plupart des espèces de Chênes constituent des arbres d'ornement de premier ordre; quelques-unes, de taille moindre, présentent aussi un certain intérêt pour les parcs. Dans plusieurs C. d'Amérique, le feuillage revêt, & l'automne, des nuances rouges, pourprées, coccinées, etc., d'un grand effet décoratif; mais ces esp. américaines, au lieu de se contenter, comme la plupart de celles de l'Ancien Monde, de sols secs et de nature médiocre, ne prospèrent que dans les terrains un peu frais, profonds, fertiles et contenant une assez forte proportion de silice.
Au point de vue de leur bois, les C. présentent de précieuses qualités, bien connues. On sait que Técorce de plusieurs esp est employée pour le tannage; que le liège est produit par le Q. Suber; que le Kermès se récolte sur le Q, coccifera^ les Véianèdes sur le Q, ^gilops; les noix de gaÙes sur le Q, infectoria; que le Q. tinctoria donne une teinture jaune, etc.
Les Chênes se multiplient ordinairement par semis; pour quelques espèces drageonnantes, on peut recourir à Tédatage. Les formes intéressantes se propagent par le greffage, et plus
particulièrement par le greffage en approche en tête. On peut aussi recourir, avec avantage, au grefibge sur germination. L. H.
QUESNELIA Gaudichaud (Broméliacés.) PI.
herbacées souvent acaules; files, en rosette très serrée, engainantes à la base où elles sont parsemées d'écaiiles brunâtres, linéaires, aiguës ou acuminées, épineuses aux bords, écailleuses sur le dos, sans lignes transversales; scape dressé ou penché, couvert de gaines ; infiorescenceen épi simple; fi. tout à fait sessiles, bleues ou rougefttres, hermaphrodites, & sépales habituellement libres, ainsi que les pétales, qui sont pourvus de deux ligules tout à fait à leur base ; 6 étamines de la longueur des pétales, & filets, les uns libres, les autres soudés avec les pétales; ovaire infère, glabre ou tomenteux; fruit
Fig. 741. — QuBSNBLiA RUFA Qaudich.
bacciforme, sec, couronné par le calice persistant. Le genre Quesnelia est aussi peu naturel que possible. Les esp. se distinguent des .SSchmeay dans leur port, par des caractères négatifs. Certaines se rapprochent des Pothuava ; d'autres des BiUbergia.— Les 11 esp. connues sont originaires du Brésil et de la Guyane. On cultive les: Quesnelia arvensis Mez, connu sous les noms de Q. cayennensis et Van Houtteana, à pétales bleus, blanchâtres & la base ; blanda Mez., à fi. bleues, désigné également sous le nom de Q. strobilispica] Q. rufa Gaudich, (Fig, 741). Le Q. cciumbiana Bak. est un Bonnbergia, et le Q. Witmackiana Begel, un ^chmea.
Culture des BiUbergia, P. H.
uetsche. Voir Prunier.
de cheval VHippuris mUgaris,] de paon. Le Tigridia pavonia.
ue de renard. VAmarantus caudatus.
ickgrass. Nom anglais du Chiendent (Agropyrum repens).
QUILLAJA.
RAOCOBD.
QUILLAJA Molin. (Rosacées.) Arbres à files, persist., simples, coriaces, presque entières; stipules petites, caduques; fi. polygames, dioïques, grandes. — 8-4 esp. du Chili, du Pérou et du Sud du Brésil.
Le Q. sai^onaria Poir., Lamk. En gycl. 774, est quelquef.cultivé en serre tempérée ; flles.altemes, oblongues, denticulées, ondulées ; fi. aziUaires, blanchâtres ; espèce intéressante pour son écorce saponifère (voir Gdiboort et :Planch., Hist. NAT. DES DROGUES siMPL. éd. 6, vol. 3,p. 308), Utilisée pour dégraisser les étoffes, sous le nom de Bois ou Ecorce de Panama, J. G.
Quittée. Nom anglais du Cognassier,
QUINË. Se dit des organes rapprochés par cinq.
Quinoa, Voir Ghenopodium Quinoa.
QUINQUE. Dans les mots composés, signifie cinq fois: Çuinquè/idey QtUnquàobéj QuinqtUpartite.
Fig. 742. — Jean de la Quintinyb.
QUINTINTE (Jean de la), né à Ghabannais (Charente) en 1626, décédé à Versailles en 1688. Reçu avocat, sans fortune, il se fit précepteur du fils du président en la Chambre des comptes et accompagna son élève en Italie. L'étude qu'il fit des jardins de Rome l'engagea à créer un jardin à son protecteur ; le succès qu'il en obtint lui valut la protection du prince de Coudé et plus tard celle de Louis XIV, qui l'ennoblit en 1687. L'un et l'autre prenaient plaisir & converser avec lui.
Ses jardins de Rambouillet et de Chantilly sont réputés à juste titre ; mais son œuvre capitale est le Potager de Versailles, commencé en 1677, terminé en 1683, occupant 7 hectares 10 ares, dont les deux tiers mis en culture, le surplus affecté aux bâtiments, cours, allées, terrasses; il a coûté 1,170,988 livres. Les platesbandes fruitières et les espaliers y furent très soignés, ainsi que les carrés de légumes, les serres et bâches consacrées aux primeurs, l'orangerie, etc. Une figuerie fut installée pour ré-
pondre aux goûts du roi. Celui-ci décerna à son jardinier le titre «d'Intendant des jardins à fruits du roi».
La Quintinye connut et pratiqua l'art de produire des Asperges en décembre, des Radis et des Laitues en janvier, des Choux-fieurs en mars, des petits Pois en mars et avril, des Fraises en avril et des Melons en juin.
Il excellait dans la érection des arbres fruitiers et savait les amener & fruits. Homme modeste, il négligea de publier ses travaux et ses conseils ; mais son fils trouva des notes manuscrites qu'il fit imprimer en 1690 sous le titre de: Instruction pour les jardins fruitiers et potagers, avec un Traité des orangers et des Boxions sur TagricuUure, Ch. B.
Quinquina. Voir GiBehona.
QUISQUALIS L. (Combrétacées.) Arbriss.
grimpants, à rameaux grêles, & files, opposées, membraneuses, acuminées, entières; fl« élégantes, on épis courts, axillaires et terminaux ou bien en grappes, blanches ou rouges, changeant de teinte; calice & tube grêle, caduc, longuement prolongé au dessus de l'ovaire, à limbe 5-partit; ô pétales obtus; 10 étamines exsertes; ovaire 1-loculaire, renfermant 3-4 ovules ; fruit sec, assez grand,coriace,monosperme,pentagone ou bien marqué de 5 ailes ou de ô sillons. — {-4 esp. de l'Asie et de l'Afrique trop.
Q. pabesoons Burm. {Q. indica L ) (.F^. 747,) — B. M. 2033 ; B. R. 492, 30, 15 ; Burm. Fl. ihd. 28, 85; RuMPH. amb. 5, 88; Maund. Bot. 2, 73; WiGHT, III. 14, 92 ; Spagh, Suit. 82. — Asie. — FI. rouge clair ou orangées, odorantes, en grappes courtes, pubescentes.
Serre chaude ; boutures déjeunes pousses avec talon, sous cloche. P. H.
Quittenbaum. Nom allemand du Cognassier,
RACCORD. Ensemble de deux pièces métalliques, généralement en cuivre, pouvant se visser l'une sur l'autre dans les appareils d'arrosage. (Fig. 7é3'745.)
Fig. 748. 744. 745.
A. demi-Raccord femelle. B. demi-Raccord mâle. C. Raccord.
De ces deux pièces, celle qui présente une vis en saillie est dite demi-raccord m&le (Fig. B) ; l'autre demi-raccord femelle. (J^. A.)
Chacun de ces deux demi-raccords porte, sur la partie qui doit entrer dans le tuyau, une série de rainures circulaires destinées à augmenter l'adhérence obtenue au moyen des ligatures. Le demi-raccord femelle est pourvu de saillies permettant remploi d'une clef. L. H.
EACE.