JACQUES
également fermes; des arrosages sont nécessaires. Qaand la floraison commence, les pots sont portés dans les appartements. On peut forcer en serre les Jacinthes ainsi préparées, mais les coloris sont pins pâles, les inflorescences l&ches et plus effilées; les fleors sont d'antant pins belles qu'elles sont moins forcées.
Les bulbes, après la floraison, mûrissent dans les pots placés en plein air; ils ne peuvent pas être une seconde fois cultivés en pots, on les replante en pleine terre.
Culture en vases suspendtis, — Ces vases, de forme variée, plus ou moins élégante, sont percés de trous sur leur pourtour, souvent aussi dessous ; ils sont remplis de mousse non teinte, qu'on tient toujours humide; les bulbes sont placés de façon que leur pointe soit engagée dans les trous des vases; les feuilles et les hampes passent au travers, et se redressent; l'ensemble est très original, et joli si les variétés sont bien choisies comme coloris. La chaleur des appartements suffit pour cette culture; avoir soin de faire tourner de temps à autre le vase sur lui-même, pour que toutes les plantes aient la même somme de lumière.
Culture sur carafe, — Il ne faut ni terre ni mousse; les vases, de forme variée, sont simplement remplis d'eau, que l'on renouvelle et qu'on maintient très pure; on emploie ordinairement des vases allongés, à ouverture évasée et élargie, sur laquelle on place le bulbe, la base affleurant le niveau de l'eau, sans la toucher. Les verres bleus sont préférables aux verses blancs. Les vases sont d'abord placés dans un lieu frais et obscur; on renouvelle l'eau de temps en temps. Quand les feuilles commencent à se montrer, on place ces vases à la lumière, qui est alors indispensable. Certaines variétés sont particulièrement convenables pour cette culture. Les bulbes qui ont fleuri sur vase ne peuvent plus être cultivés qu'en pleine terre l'année suivante. Le placement sur carafe se fait dans le courant d'octobre. On trouve dans le commerce des vases de différents modèles pour ces deux derniers modes de culture.
Jacinthe chevelue. Nom vulgaire du Muscari comosum^ var. monstruosum.
Jacinthe des bois. Nom vulgaire du SciUa (Agraphis) nutans.
Jacobea-Lily, Nom anglais du Sprekelia formosissima.
Jacob^s Ladâer. Nom anglais de la Valériane grecque (Fôlemonium cœruleum)
JAGOBINIA Moric. (incl. Justieia p. p., Cyrtanthera, Pachystachys^ SericographiSy Libonia^ Sertcobonia.) (Acanthacées.) Herbes ou arbrisseaux ; feuilles opposées, très entières; fleurs jaunes, rouges ou orangées, rarement pâles ou roses, en cymes ou en épis axillaires ou terminaux; caractères floraux & peu près semblables à ceux des Dianthera et des Beîoperone, dont ils présentent le polymorphisme; les étamines sont également au nombre de deux, mais les loges, tout en étant mutiques comme dans les Dianthera^ sont plus longues, parallèles, non obliques, séparées par un connectif étroit, et sensiblement insérées sur le même plan.
On en connaît .^ espèoes, de l'Amérique tropicale jusqu'au Mexique.
J. Ghiesbreghtiana Doue. (Fig. 506. Voir p. 712.) — Mexique. — Pl. d. S. 4, 339. — 1 m.; flles. lancéolées, ondulées; fl. ponceau ou vermillon.
J. magniflea Nées. — Brésil. — Arbrisseau élevé; flles. ovales, amples; thyrses très allongés, rose foncé ou rouge vi£
J. Pohllana Nées. — Brésil — B. R. 1397; B. M. 8383; Garteufl. 1854, 98. — Arbrisseau élevé; flles. amples, pubescentes ou mollement velues ; fl. carnées ou d'un beau rose.
Cette plante est fréquemment cultivée sous le nom de Justieia vélutina Hort. On en connaît une variété nana, très ornementale.
J. pauciflora Nées., Sericographis. {Libonia fioribunda Koch.) — Brésil. — Bklg. H. 1864, 12; Bois, Atl. pl. jard. pl. 224. — Arbrisseau; flles. spatulées ; fl. tubuleuses, aplaties, rouge cinabre et jaune orangé à l'extrémité.
Le genre Sericobonia Lindl. et Andr. est purement horticole et a été créé pour un hybride obtenu dans les jardins.
Culture des Dianthera. Le Libonia se contente de la serre froide. P. H.
JACQUEMONTIA Choisy. (Convolvulacées.) Plantes herbacées ou sous-frutescentes, volubiles ou couchées, à feuilles habituellement entières; fl. peu volumineuses, bleues, blanches ou violacées, en grappes, en cymes ou en capipitules; corolle campanulée, à limbe plissé, anguleux ou lobé; étamines insérées près de la base de la corolle et plus courtes qu'elle; ovaire biloculaire, avec 4 ovules ; capsule globuleuse, biloculaire, à 4 et finalement 8 valves.
86 espèces de l'Amérique tropicale, sauf une de l'Afrique tropicale.
J. canescens Benth. — Bogota. — B. II. 1847, 27. — Flles. obiongues-cordiformes; fl. bleues, en cymes compactes.
J. violacea Choisy. — Brésil. — B. M. 2151 ; Mauîïd. Bot. 4. — Fl. bleu pâle, par 5, en ombelles.
Culture et multiplication des Iponuea, P. H.
JACQUES (Henri-Antoine), né le 6 juillet 1782, à Chelles (S.-et-M.), décédé le 24 décembre 1866, & Châtillon (Seine). De parents jardiniers, il montra dès sa jeunesse, et en tout temps, un goût prononcé pour l'horticulture, l'amélioration des espèces et la botanique ; en relation avec les savants de l'époque, il mérita le nom de <botaniste-cultivateur>. Après un stage aux célèbres jardins Boursault et à Trianon, Jacques fut appelé par Napoléon & diriger les jardins du Raincy, jusqu'en 1818, puis placé par le duc d'Orléans, plus tard Louis-Philippe, à la tète du Parc de Neuilly, qu'il dut quitter lors de la Révolution de 1848.
Ce fut un assidu du Jardin des Plantes, un ami des chefs de section : Riche, Dalbret Neumann, Houllet, Camuzet, Cappe, Pépin.
Pendant sa longue carrière, Jacques a cultivé, perfectionné et obtenu de nombreux végétaux, particulièrement parmi les Pivoines officinales et paradoxales, les Iris d'Allemagne, les Rosiers sarmenteux (B. semperflorens), etc. Au potager, il a vulgarisé le Cerfeuil tubéreux, et à la pé-