JARDIN POTAGER
Cerisiers ou de Pruniers à bois court, ça et là parmi les espèces dites petits fruits rouges.
Il est bien entendu que la région méditerranéenne admettra le Bibaoier, le Plaqueminier japonais, le Pistachier, le Grenadier, FAmandier, le Jujubier, TOranger et ses congénères. Le Cognassier, le Néflier, le Noisetier rentrent plutôt au grand verger ou meublent la banquette des rivières et les communs. Quant au Noyer et au Châtaignier, ce sont des arbres à grande envergure, à laisser libres en plaine ou en montagne. Afln de réaliser plus sûrement ces diverses opérations et combinaisons, on ne saurait trop interroger les hommes d'expérience, et tenir compte des faits acquis dans la localité. Notre conseil a son actualité lorsqu'il s'agit de déterminer les espèces à planter. Quant au choix des variétés, elles sont décrites dans ce
Fif. 507. — Jasminum nudiplorum Lindl.
Dictionnaire, à leur paragraphe respectif. Ici, le planteur devra s'inspirer du but de l'entreprise: consommation ou usage personnel, approvisionnement du marché, commerce d'exportation. Ces dernières conditions ne réclament pas autant de sortes de fruits que la première. La nomenclature des espèces et variétés étant arrêtée, il est d'une importance absolue de s'adresser à un horticulteur consciencieux, ayant fait ses preuves dans l'arboriculture fruitière, lorsqu'il s'agira de demander des arbres à la pépinière.
Les sujets préférables seront relativement jeunes, bien constitués, possédant des aptitudes naturelles à leur destination de plein air ou d'espalier. Nous recommandons de rapprocher les sujets de la même variété, lorsqu'il s'agit de formes aplaties, ou de les placer en face l'un de l'autre s'ils doivent être plantés, libres ou isolés, de chaque côté d'une allée.
Enfin, nous ne saurions trop engager le propriétaire à diriger lui-même son jardin fruitier. U y trouvera plaisir et profit. Ch. B.
JARDIN POTAGER. C'est un terrain consacré à la culture des légumes, aussi bien celui dans lequel le jardinier ne cultive qu'un nombre restreint d'espèces et de variétés, mais d'une façon intensive, industrielle, et qui vend ses produits au dehors, que celui du propriétaire qui veut fournir sa table de légumes aussi abondants que variés; cependant le premier est souvent dit tnarata ou jardin maraîcher, et c'est au dernier surtout que s'applique le nom de jardin potager. C'est de ce dernier que nous parlerons.
Un jardin potager est nécessaire pour fournir toute Vannée à la consommation d'une maison les légumes variés et les fournitures de cuisine; dans la création des parcs, on le relègue trop
Fig. 508. — KiEMPFBRIA KIRKII.
souvent dans un coin éloigné de la propriété sous prétexte de vues, perspectives, etc. ; il est bon, au contraire, que l'utile ne soit pas sacrifié à l'agréable.
Le potager doit être bien ensoleillé et aéré; les expositions du sud et de l'est sont les meilleures ; celle du nord la plus mauvaise ; autant que possible, l'emplacement choisi est abrité naturellement (sinon artificiellement) des vents prédominants froids et humides de la région, et horizontal ou à faible pente vers l'est ou le midi. La condition à examiner ensuite, est celle de l'arrosage; si un cours d'eau traverse la propriété, c'est dans son voisinage que sera établi le potager ; la question de sol a une importance moindre, car on peut en modifier la nature par des amendements appropriés, et le plus mauvais terrain, à force d'engrais et de culture, peut faire un bon jardin.
L'eau est l'un des éléments principaux de la
JAKDIN POTAGER
JASMIISUM.
création d'an potager; suivant qu'on l'utilise par submersion, par irrigation, par arrosage à la lance ou avec les arrosoirs ; suivant qu'elle est prise à un cours d'eau, ou qu'elle provient d'un puits ou d'une citerne, elle nécessite des travaux d'installation assez coûteux, variables suivant les cas, mais qu'il ne faut pas hésiter à bien faire pour que l'eau soit abondamment distribaée,sans grande dépense de main-d'œuvre, danb tout le jardin. S'il est possible d'installer un système d'arrosage automatique ou & la lance, on fera bien de l'établir ; sinon, des tonneaux enfoncés dans l'angle des carrés, ou de petits bassins en ciment, et alimentés par des conduits souterrains, permettront d'arroser commodément, sans trop de peine.
La question des engrais est la plus importante ensuite; pas de jardin potager, si le fumier, le terreau et l'arrosage font défaut.
Ordinairement on donne au potager la forme carrée ou rectangulaire, de manière à avoir des planches symétriques rectangulaires ; de toute nécessité il est entouré d'une clôture ; le mur maçonné est ce qu'il y a de mieux ; les haies en planches, les palissades diverses, les haies vives, les fossés, sont d'autres clôtures utilisées suivant les cas.
Le jardin est divisé par une ou plusieurs allées principales perpendiculaires, se reliant k une allée de ceinture établie de façon à laisser tout autour, contre le mur, une plate-bande ou côtière, mais placée à la limite même du terrain, si la clôture est une haie vive.
Les carrés circonscrits par les allées principales peuvent être encore divisés par des allées secondaires, selon l'importance du jardin. La largeur des allées est elle-même sous la dépendance de l'étendue du jardin ; il est bon que 3 personnes puissent s'y promener de front, que deux brouettes puissent se croiser facilement.
Les carrés sont divisés en planches de 1 m. 80 à 1 m. 80 de large, séparées par des sentiers de 30 à 50 om., plus hauts que les planches dans les sols légers, plus bas dans les sols humides.
D doit y avoir dans le potager même, ou tout près, un carré spécial pour les dépôts de fumier, de terreau, composts ; pour faire les semis, les repiquages, pour établir les couches, les ados, etc. ; si l'on fait des cultures forcées, c'est dans ce carré, qui est autant que possible masqjué, mais proche de l'habitation ou de celle du jardinier, à cause des soins de tous instants qu'il demande. Les hangars pour les outils, les paillassons, une reserre ou cave à légume, une voûte pour cultiver des Champignons,complètent le jardin potager.
Le mieux serait de n'y cultiver que des légumes ; mais si les arbres à haute tige en sont bannis, on peut cultiver des arbres fruitiers en espalier contre les murs, en contre-espalier et en cordon horizontal le long des allées principales, même en fuseau et en colonne, si le jardin est un peu plus grand.
Souvent même le jardin potager est à la fois potager, fruitier et fleuriste : une plate-bande tout autour des carrés est entièrement consacrée aux arbres fruitiers et aux fleurs, les légumes occupant les planches à l'intérieur.
Dicnox?(AiRB d'horticulture
Les allées principales peuvent être bordées de Buis; les autres bordures seront faites de plantes condimentaires ou économiques; dans les plates-bandes ou dans une portion de carré on réservera la place d'un bon nombre de plantes officinales qui guérissaient autrefois et qu'il est encore bon d'avoir maintenant.
On estime que pour fournir des légumes toute l'année à une maison de 40 personnes, il faut un potager d'un hectare; quand la maison ne dépasse pas 10 personnes, il faut compter à raison de 8 ares par personne. J. Gr.
Jardinière Voir Carabe.
JARDINIÈRE. Meuble soutenant une caisse dans laquelle on entretient des fleurs. Il existe un grand nombre de formes de Jardinières, que l'on garnit, soit avec des plantes de plein air, soit avec des plantes d'appartement, selon qu'elles doivent être placées extérieurement ou dans nos demeures. L'arrangement des plantes dans les jardinières exige beaucoup de goût, car il est important, pour obtenir un effet agréable, de grouper les espèces non seulement d'après leur taille, mais de manière à obtenir des oppositions de formes et de couleurs qui charment la vue
Jaroase. Nom vulgaire du LcUhyrus sativua,
JASIONS L. (Campanulacées.) Plantes annuelles ou vivaces, à tiges grêles, à fleurs petites, réunies en capitules terminaux, ceints d^un involucre ; corolle d'abord tubuleuse, puis divisée insensiblement de bas en haut en 5 segments linéaires : anthères soudées, adhérentes entre elles ; style filiforme ; 2 stigmates courts ; capsule globuleuse, pentagone, biloculaire, s'ouvrant par un trou terminal. 12 espèces, appartenant à l'Europe centrale et aux rég. médit.
On cultive les J. humilie Lois., des montagnes de l'Europe, montana L , Engl. Bot., 13, 882, des mêmes régions, perennia Lam., B, M. t. 2198, des régions méditerranéennes, et supina Sieb., d'Orient. Ces deux dernières espèces sont vivaces, les deux premières sont bisannuelles. Elles fleurissent de juin à septembre. Fleurs bleu clair ou bleu violacé ; plantes de ô à 30 cm. de haut. Soleil. On les multiplie par semis ou éclats. H. C.
Jasmin. Voir Jasminum.
Jasmin de Virginie, i Noms vulgaires du Te-
Jasmin trompette, S coma radicans.
Jasminoïde. Nom vulgaire du Lycium vulgare.
JASMINUM L. (Oléacées.) Arbustes ou arbrisseaux rameux, dressés, sarmenteux ou volubiles, à feuilles opposées ou alternes, simples, trifoliolées ou imparipennées. Corolle & tube long, cylindrique, à divisions étalées. Fleurs blanches ou jaunes, solitaires ou disposées en cymes dichotomes. Inclus : Mogorium Juss. 90 espèces de l'Asie, Afrique et Australie, une de l'Europe australe
J. aiorioum L. — B. R. t. 89; B. M. 1889. — [Syn. : J. suaveolens Salisb.] — Açores, Madère. — Tiges volubiles, glabres ou légèremt. pubescentes. Files, opposées, H-foliolées, folioles ovales aiguës, subcordées, glabres, luisantes, coriaces. Fleurs blanches, axillaires ou terminales. Plante très vigoureuse, à croissance rapide.
J. affine Hort.— Eev. Hort. 1878, t. 87. —
JASMINUM.
JEFFEESONIA.
Volnbile, mais sa'septible d^ètre fonné en boisson par la taille. FeniUes imparipennées, à folioles ovales lancéolées. En joia, fl. nombreuses, blanc crème, roogeâtres à Textérienr.
J. floridnm Bnge. — Bot. Mao. 6719. — Chine. — Arbuste glabre, à rameaux sarmenteux ; files, alternes, 3*foliolées, folioles ovales oblongues, acuminées mucronées. Fleurs jaune d'or, en panicules terminales multiflores.
J. fmtieans L. — B. M. 461. — Bég. médit.
— Arbrisseau glabre, à rameaux anguleux. Files, alternes, 3-foliolées, raremt. 1-foliolées. Fl. jaunes, subterminales, peu nombreuses.
J. glancnm Ait. — Vent. Osls. 55 ; B. R. 2013.
— [Syn.: NycUMUhes glauea L.] — Cap. — Plante très glabre, à feuilles simples, lancéolées, mucronées, trinerviées. Fleurs blanches, terminales.
J. gracile R. Br. — Anor. Rep. H, 127 ; B. Reo. 606. — [Syn. : /. voUubiU Jacq., H.Schgenbr. t. 821.] — Ile Norfolk. — Glabre, volubile. Files, simples, ovales elliptiques, aiguës. Fleurs blanches, en cymes terminales multiflores.
J. graBdiflomm L. — B. Rto. H, 96. — Né-
Saul, Malabar. — Sarmenteux. Files, opposées, à folioles ovales, mucronulées. Fleurs rougefttres extérieuremt. , blanches à l'intérieur, en corymbes terminaux.
J. hoteropbyllnm Wall. — Pl. asiat. 275. — [Syn.: J. macrophyUum Hort.] — Népaul. — Arbre à files, opposées ou alternes, unifoL ou 8-foliolées, à files, ovales acuminées, luisantes. Fleurs en cymes terminales.
J. nudiflorum Lindl. (Fig. 507,) — B. K 82, t 48; B. M. 4649; Paxton. Mag. 15, 173; Fl. des Serres 8, 762. — Chine. — - Arbuste à tiges vertes, longues et grêles, arquées fiexueuses et se couvrant de fieurs jaunes en févriermars, avant Papparition des feuilles, lesquelles sont opposées, 8-foliolées, caduques.
J. odoratissimnmL.— B. M. 8, 285. - [Syn.: J. odorum Salisb.] — Madère. — Plante de 2 m., à rameaux dressés, légèremt. anguleux. Files, pinnées, alternes, & 8-5 folioles ovales-obtuses, luisantes ; fieurs temées, terminales.
J. officinale L. — B. M. 81. — Chine, Caucase. — Sarmenteux, à rameaux anguleux. Files, opposées, pinnées, à 7 folioles lancéolées acuminées. Fleurs blanches, en corymbes paucifiores.
J. polyanthnm Franchet. — RetubHort. 1891, ûg. 69. — Chine. — Voisin du J. arandiflorum, dont il a les fleurs rose carné & rexténeur et blanches à l'intérieur; ce beau Jasmin s'en distingue par ses inflorescences multiflores et ses feiidlles légèremt glauques, coriaces, étroitemt. lancéolées acuminées.
J. rovolntnm Sims. — B. M. 42, 1. 1731 ; Lodd. Cab. 966; B. R. 178. - [Syn. : J.flamm Sieb.; J. chfysanthumRoxh.] — Népaul, Chine. — Plante de 2-8 m.; rameaux dressés, anguleux; flles. alternes, à 3-7 fol. ovales ou ovales-oblongues, acuminées. Fleurs jaunes, en panicules corymbiformes, terminales, oppositifoliées. Corolle & lobes subrévolutés.
J. Sambao Ait — Rhe£De, H. malab. VI, t 50, 61 ; B. R. 1, 1 1 ; B. M. 1785. — [Syn. : Moaorium Lamk.; Nyetanthes L.]. — Indes orientales. — Arbuste sarmenteux, h, pétioles et rameaux ve-
lus pubescents. Flles. simples, brièvemt. pétiolées, ovales ou subcordées. Fleurs grandes, blanches, disposées en grappes terminales. On en connaît plusieurs variétés, dont une à fl. doubles. (Var.: GimeaAjïdi,, Bot. rep. t. 497; Mogarium Oimea Znoo.)
On trouve encore dans les cultures : J. atnmiBatum R. Br., B. R. 15, t 1296; J. auricula- Um Vahl., B. R. IV., 1 264; J. puboscens WiDd.
S Syn. : J. mtMflarum Andr., Rep. bot. t 496 ; J. iirsutum Willd , B. M. 1931] ; J. pubigonim Don. [Syn.: J. WattidUanum Undi.l B. R. 1409; J. volubile Jacq., ScHOrNBR. ni, t 821.
Les J. nudiflorum etJ.frutieans sont rustiques sous le climat parisien, les autres réclament l'orangerie, et le J. Sambac la serre tempérée. Tous résistent dans la région de TOranger, mais dans celle de l'Olivier ils exigent un abri.
JATEORHIZA Golnmba Miers. (Ménîspermacées.) Nom scientifique d'une plante originaire de la côte orientale d'Afrique et de Madagascar, dont la racine, connue sons le nom de Colombo, est utilisée en médecine comme un tonique puissant
JATROPHA Gnrcas L. (Curcas purgaM Medie.) (Euphorbiacées.) Plante originaire de l'Amérique tropicale, produisant la graine connue sous le nom de Pignon d'Inde, dont les propriétés sont les mêmes que celles du Ricin, mais plus actives.
Jatropha Manihot. Voir Manlhoi.
JAUGE. F&r jauge, on désigne toute tranchée qu'il faut ouvrir dans le sol lorsqu'on veut ameublir celui-ci, ou y placer des végétaux provisoirement Dans le premier cas, \k jauge est plus ou moins profonde et large, suivant qu'il s'agisse d'un simple labour, ou au contraire d'une défonce. Pour le labour, on donne à la jauge la largeur et la profondeur d'un fer de bêche ; pour la défonce en plein carré, 3 m. de largeur et 70, 80 cm. à 1 m. de profondeur, suivant la nature plus ou moins léjg:ère du terrain. Dans tous les cas, lors de la défonce, il est indispensable que l'ouvrier descende au fond de la jauge, ce qui explique cette largeur de 3 m. Quant à la mise en jauge des arbres, elle se pratique en donnant à \^ jauge des dimensions en rapport avec le développement des racines des végétaux à enjauger, Ch, Gr.
Jeannette. Nom vulgaire du Narcissus poetieus
JEFFERSONIA Bart. (Berbéridées.) Plantes vivaces, herbacées et glabres, & souche dure, à feuilles radicales longuement pétiolées, à fleurs isolées, portées sur des pédoncules nus ; 4 sépales; 8 pétales oblongs; 8 étamines k anthères oblongues-linéaires, sur des filets grêles; capsule en forme de poire, s'entr'ouvrant dans le sens horizontal, la partie supérieure se soulevant en couvercle. 2 espèces, appartenant à l'Amérique septentrionale et à la Mandchourie.
J. diphylla Pers. — Etats-Unis. - Plante à feuilles très glabres, à deux segments ovales, opposés ; fieurs blanches, à pétales caducs. Avril-mai.
Cette plante ofi&e un grand intérêt, à cause
JEFFERSONIA.
JUB^A.
de son fenlUage si particulier ; elle aime Tombre et un sol poreux. Division et semis. Les graines ne lèvent qu^an bout d'une année. H. C.
Jequirity, Nom vulgaire de VAhru8 precatonus.
Jérusalem Artichoke. Nom anglais du Topinambour.
Jerusalemskreuz, Nom allemand du Lychnis ehalcedoniea.
Jessamine. Nom anglais des Jasmins (Jasminum).
Jet. Voir Stolon.
Joan-SUver Pin. Nom anglais des Coquelicots (Papaver).
Johannisbrotbaum. Nom allemand du Caroubier (Ceratonia siliqua).
Johanniskraut. Nom allemand du Millepertuis (Hjpericum perforatum).
Johannistpursel. Nom allemand de la Fougère mâU.
John's wort. Nom anglais du Millepertuis (Hypericum perforatum).
J0I6NEAUZ (Pierre). Né le 23 décembre 1815, à Varenne-les-Ruffey (Côte-d*or), décédé le 26 janvier 1892, & Bois-Colombes (Seine). Elève de l'Ecole centrale, Pierre Joigneaux dirigeait une exploitation agricole et industrielle dans le Châtillonnais, lorsque la Bévolution de 1848 donna carrière à ses opinions libérales et républicaines. Le département de la Côte-d'or l'envoya siéger à la Constituante et lui continua son mandat de député, puis de sénateur, jusqu'à sa mort Pendant la législature de 1872-1673, il fit adopter une loi instituant l'Ecole nationale d'Horticulture au Potager de Versailles.
Proscrit au coup d'Etat de 18ôl, il s'installe en pleine Ardenne belge, transforme la friche en cultures potagères; alors, avec l'appui de l'administration belge, il organise des conférences publiques et crée des conférenciers agricoles et horticoles ; enfin, il rentre en France, à l'amnistie générale.
Auteur et publiciste infatigable: depuis la Revue agricole et industrielle de la Côte-d'or^ de La Feuille du Village, fondée en 1849, jusqu'à la Gazette du Village, qui a reçu ses dernières inspirations, à combien de journaux périodiques n'a-t-il pas collaboré (par exemple Le Siècle); ou combien il en a dirigé, tels que le Bulletin des Conférences dans le Luxembourg belge, la Feuille du cultivateur, le Journal de la Ferme et des Maisons de Campagne, Les Chroniques de V agriculture et de Vkortieulture?
Et quelle importante collection de volumes : Causeries sur Vagricult, et Vhorticult.; Engrais et amendements; Dictionnaire d^ agriculture pratique; Conseils à la jeune fermière ; Les arbres fruitiers; L'art de produire des bonnes graines; Les Choux; Le Jardin potager; Le Jardin de f instituteur ; Les veillées de la ferme de Tournebride; Conférences sur le jardinage et les arbres fruitiers ; Traité des graines de la grande et de la petite culture; Petite Ecole d'agriculture; Pisciculture et cuUure des eaux; Les cultures maraîchères pendant le siège de Paris 1870-1871 ; Le Livre de la Ferme et des maisons de campagne; etc.
Toutes ses œuvres, devenues promptement populaires, marquées au coin de la science et de la pratique, sont écrites d'un style imagé, pittoresque, aimé du paysan, tenant le lecteur en garde contre les faiseurs et les routiniers.
rïerre Joigneaux a toujours aimé les faibles et les travailleurs ; il a payé de sa personne la franchise et l'indépendance de ses opinions patriotiques et humanitaires. Ch. B.
Jolibois. Nom vulgaire du Daphne Mezereum.
Jonc. Voir Liens pour attacher les plantes
Jonc de la passion. Nom vulgaire des Typha.
Jonc-fleuri. Voir Bntomns.
JONGËES. Famille de plantes Monocotylédones, voisines des Liliacées, dont elles diffèrent principalement par leur périanthe scarieux, leurs graines à testa membraneux et à radicule épaisse, rapprochée du hile. Les tiges sont nues ou portent des feuilles graminiformes, planes, canaliculées on cylindriques. Les fleurs, hermaphrodites ou unisexuées par avortement, ont le périanthe petit, & H divisions. Les étamines, au nombre de 3-6, sont insérées à la base des divisions du périanthe et plus rarement hypogynes. L'ovaire est supère, à une ou trois loges, contenant chacune 3 on un grand nombre d'ovules. Le style est simple, surmonté de 3 stigmates. Le fruit est une capsule.
JONCTIONS. Se dit de l'endroit où deux choses se joignent. En horticulture, ce terme s'applique surtout aux douilles en cuivre qui servent à relier les batteries d'arrosage. (Voir ce mot.) Celles-ci, constituées par un assemblage de tuyaux en zinc d'une longueur de 2 m., avec des bouts de tuyaux en cuir longs do 28 cm., forment & l'endroit où chacune de ces longueurs viennent s'emboîter, autant de points de jonction. On donne aussi ce nom aux raccords de ces batteries lorsqu'ils sont assemblés Ch. Gr.
Jonquille. Nom français du Narcissus Jonquilla.
Joubarbe. Nom français des Sempervivum.
JUANULLOA Ruiz et Pav. (Solanées.) Arbrisseaux dressés ou épiphytes.souvent sarmenteux, glabres ou tomenteux. Files très entières, coriaces. Calice coloré, tubuleux ou campanule, & 5 divisions. Corolle tubuleuse, contractée à la gorge, à limbe petit, 5-lobé 5 étamines à filets velus à la base; fruit bacciforme.
6 espèces de la Colombie, du Pérou,du Mexique.
J. aurantiaca Ott. et Dietr. [Syn. : J. parasitica Hook. (non R. et Pav.), B. M. 4118; J. Hookeriana Miers.] — Mexique. — Arbrisseau à rameaux charnus, glabres; files, brièvemt. pétiolées, irrégulières, épaisses, obtuses, elliptiques lancéolées. Fleurs terminales; calice renflé, h 5 angles. Corolle cylindracée, jaune orangé ainsi que le calice.
Terre légère. Boutures sous cloche. Serre tempérée. J. D.
JUB^A H. B. et K. (Palmiers-Cocoïnées.) Palmier dressé, inerme, à stipe atteignant 20 m., très gros (dépassant 4 m. de circonf.) et marqué de cicatrices fusiformes. Files, penniséquées, à segments linéaires, plies en toit; rachis arrondi sur le dos, aigu sur la face supérieure ; pétiole élargi à la base, peu engainant. Spadice monoïque, sortant de l'aisselle des feuilles, simplemt. rameux, fastigié. Spathe fusiforme, ca-
JVBJEA.
JUGLANS.
renée, atteignant 1 m. 30 de longueur. Fruit comestible, jaune, de la grosseur d'une prune. (Inclus Mierococcos et Molinœa.) 1 esp. du Chili.
J. spectabilis H. B. K. {Fig 509 ) — Nov. Gen. I, t. 96; Mart Palm. t. 3; Le Jardin, 1889, f. p. 102. — [Syn. : Cocos ehUensia Molin.] Coquito, — Caractères du genre. Le tronc donne une sève sucrée dont on fait mélasse, sucre et boisson alcoolique. Noix oléagineuse.
Rustique dans la région de TOlivier; dans l'ouest avec abri. Croissance très lente. Fructifie ^ Lisbonne. Craint l'humidité du sol. J. D.
Judas tree. Nom anglais du Cercis siliquastrum.
Judehbart. Nom allemand du Saxifraga sarmentosa.
JUGLANDÉES. Famille de plantes Diootylédones-Monochlamydées, comprenant des arbres en général de grandes dimensions, à feuilles composées, imparipennées. non stipulées. Les fleurs, monoïques, sont groupées : les mâles en chatons lâches, pendants; les femelles termi-
Flg. 509. — JUD.EA SPBGTABILÎS H. B. K.
nales, souvent peu nombreuses, quelquefois réunies en panicule avec les épis mâles. Les fleurs mâles sont adnées â une bractée-écaille; elles ont un périanthe â 3-6 lobes ; 3 à 40 étamines â fllets très courts et â anthères dressées, & loges adnées â un connectif prolongé audessus d'elles Les fleurs femelles sont accompagnées de bractées de forme et de dimensions variées ; elles sont souvent bibractéolées. Le périanthe, adné â l'ovaire, est libre seulement au sommet qui est quadridenté ou brièvement 4-lobé. L'ovaire est infère, uniloculaire, contenant un seul ovule orthotrope. Le style est court; il porte 2 stigmates frangés plumeux. j Le fruit est une drupe dont la partie extérieure, | peu charnue (6roi* , enveloppe un noyau conte- j nant une graine prolongée à la base en 2-4 i lobes, sans albumen, à embryon pourvu de cotylédons épais, charnus, oléagineux C'est rarement un fruit sec, accompagné de bractées et de bractéoles caduques ou persistantes constituant un involucre avec lequel il est adné â '
la base ou dans une plus ou moins grande partie de sa hauteur.
JUGLANS Lin. Noyer; angl.: Walnuttree; ail. : WaUnussbaum. Genre d'arbres à fl. monoïques, les mâles sur partie supérieure des pousses d'un an, en chatons cylindriques, composées chacune d'une écaille bractéolée confondue avec un périgone de 2-6 divisions et d'un grand nombre d'étamines à filets très courts. Fl. femelles au sommet des jeunes rameaux ; chacune formée d'un involucre 4-fide, soudé à un périgone à 3-4 divisions. Ovaire infère adhérent, 1-ovulé. surmonté de 2 styles très courts. Stigmates 2, larges, papilleux Fr. noix, monosperme, entourée d'une enveloppe charnue (brou), formée de l'involucre et du périgone devenus accrescents ; noyau ou noix à 2 valves ligneuses, déhiscentes plus ou moins rugueuses, irrégulièremt. sillonnées. Graine grosse, à cot}-lédons féculents, huileux, 4 lobes au sommet et plus ou moins bosselés. Files, alternes, composées, caduques ; bourgeons extra-axillaircs par série linéaire de 3, le plus élevé étant le principal ; moelle brun-noirâtre contractée en disques régulièremt. espacés. Le genre comprend 6 ou 7 espèces, habitant les régions tempérées de l'Europe, de l'Asie et de l'Amérique du Nord. Arbres à couvert épais, utilisés pour leurs fruits comestibles, qui peuvent aussi fournir une huile égalemt. comestible. Leur bois est excellent, surtout celui de l'espèce commune, pour l'ébénisterie et un grand nombre d'autres emplois. Beaux arbres d'ornement pour la plantation d'alignement ou isolément sur les pelouses
J. ailaatifolia Hort. [Syn. : J. Siehcidiana Maxim. J. cinerea Lin. ; J. caJthartica Michx.]
— B M. t. 247. — Amérique sept 1655. — Arbre pouvant atteindre 18 à 24 m. sur 2 m. à 2 m. 70 de circonf., formant une tête ample, touffue. Files, à environ 15 folioles lancéolées ou oblongaes-lancéolées. sessiles, dentées, cotonneuses en dessous. Fr. ovale oblong, longuemt. pédoncule, rétréci au sommet, pubescent visqueux ; noyau oblong, terminé par une longue pointe raide et profondémt. anfractuosé; amande partagée par une épaisse cloison ligneuse au milieu. Ce Noyer abonde dans tout le Nord des Etats-Unis et dans le Bas-Canada. On l'appelle Butter Nut. c'est-à-dire Noix à beurre parce que l'amande est très huileuse. L'extrait aqueux de son écorce est employé comme purgatif. Bois rougeâtre. résistant bien aux alternatives de sécheresse et d'humidité.
J. iatermedia Hort. [Syn. : J. regia intermedia Cas. DC ; J. pyriformis Carr. ; J. hybrida Hort.]
— Rev. Hort. 1863, f. 4, 6, 7, 8; The Gard. 1876, p. 565. — Origine hybride? — Le port et Taspect rappellent le J. regia, mais flles. 4-5 paires de folioles ovales oblongues, à pétiole et rachis glabres. Fr. oblong ou ovoïde, lisse ou finemt chagriné ; noyau ovoïde allongé, assez longuemt. mucroné et fortemt. anfractuosé. Cloison ligneuse, comme dans le J. nigra. Arbre rappelant le J. regia par son aspect et le J. ntgra par son fruit. Passe pour être né dans les jardins de Trianon.
J. Higra Lin., Noyer noir d'Amérique ; angl. :
JUGLÀNS.