‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 1104 sur 1136 · ÊTRE · texte numérisé non relu

ÊTRE

en —

VIGNE. — Ottonel, St-Laurent, sont de bonnes sous-var., à maturité précoce. Plus tardif, le M. d’ Alexandrie réclame une exposit. très chaude; son fruit est

très gros, ovoide, nacré, et recherché pourl’orne-

ment des desserts, pour les conserves, la pâtisserie, la confection des raisins passerillés, dits <de Malaga».

Boudalés; par erreur: <Ulliade». — Grappe grosse, bien paniculée; gr. gros, ovoïde, ferme, noir violacé. Bon. Sept. et octobre. Cépage bien vigour., très fertile en plein air et en espalier; égalt. connu sous le nom de <Prunelas», <Cinsad» ; raisin de conserve et de voyage; réussit à l’air libre, en situation chaude.

Panse jaune. — Grappe grosse, peu serrée; gr. gros, ovoide, vert ambré ; assez bon, et bon en situation ch. Fin sept. et oct. Cépage vigour.,

merce et l'expédition de beaux raisins blancs.

Fig. 936. — RAISIN FRANKENTHAL.

) | Frankenthal ou Black Hamburgh. (Fig. 936.) | — Grappe magnifique par son développt.; gr. | très gros, arrondi, faiblemt. ovoïde, noir bleuâtre; très bon. Octobre. Cépage très vigour. et | fertile en espalier ou en plein air; l’oïdium l’en- | wahit particulièrt.; précieux pour les desserts | de luxe et pour la cult. forcée, sous verre. Variétés mixtes. — En général, tous les raisins sont des fr. de dessert et en même temps R. de cuve, propres à la vinification. Toutefois, si la liste précéd. est plus spécialt. consacrée aux R. de table, nous pouvons y ajouter un certain nombre de cépages cultivés dans le vignoble, fruits à deux fins ; par exemple:

| # Gamay, du Beaujolais; .

Le Pineau, de Bourgogne; LS e

s Meslier, Chardonnay, Aligoté, Melon, Sa-

Lys

e. la Franche-Comté et rég. jurassienne;

la Mondeuse, du Sud-Est ;

les Aramon, Carignane, Olivette, Spiran, Terret- Qurret, Ulliade, du Sud;

Malbeck, Sémillon, Petite-Malvoisie, du

ls Mourvèdre et Claireite, rég. de l’Olivier; les Saint-Jacques et Malvoisie, des Pyrénées.

productif, cultivé dans le Midi, pour le com-|

== VIGNE

Culture. — La V. est l'arbre fruitier soumis aux méthodes de culture les plus variées. En parcourant nos rég. viticoles, on rencontre les souches libres du Languedoe, la culture à pied ou en foule de la Bourgogne, les cordons du Bordelais, les buissons du Beaujolais, les courgées de la Franche-Comté, les hautains du Dauphiné, les pyramides dressées sur perches en Alsace, les jouelles de la Provence, les treillons provignés de la Champagne, le cuveau de Lorraine, les chaïintres du Centre, les buissons de l'Ouest, l’arquet des rives de la Loire, la vinouse de l'Auvergne, les ceps pittoresques à grande arborescence, non loin des Alpes et des Pyrénées, grimpant sur des arbres plantés exprès : Erable champêtre, Prunier, Merisier, etc.

Dans un même département, souvent dans une même commune, la méthode de cult. diffère suivant le cépage, le climat, différents milieux

et plus encore l’habitude.

Pour la cult. jardinière, nous préférons les

systèmes de treilles basses et de treilles élevées.

La cult. de la V. en treille, en plein air ou

en espalier, la plus facile à opérer, procure un sarment mieux constitué, unefructific. généreuse

et soutenue, et donne aux raisins un coloris et une saveur plus accentués.

La plantation s'opère au moyen de jeunes pl.

racinés d’un an ou de simples rameaux-boutures mis en place définitive, ou de pl. greffés sur

| cep américain résistant au phylloxéra.

Les sujets marcottés en panier souffrent moins de la transplant. et peuvent produire plus tôt; mais, dans une plantat. importante, le pl. à raeine nue est suffisant. Avec des sarments non racinés, on rapproche les pl, sur la ligne, parce que la réussite en est moins certaine; plus tard, on enlèvera les plants superflus.

Multiplication. — Pour reproduire un plant de V., il faut employer le bouturage ou le marcottage; le semis donne des var. qui s’écartent du type.

Les souches sur lesquelles on s’approvisionne de boutures et de marcottes doivent être vigoureuses et fertiles ; le fruit en sera beau, bon et d'une maturation facile.

La marcotte est le résultat du couchage en terre d’un sarment adhérent à la souche ettaillé à deux yeux hors terre. On le sèvre après une année de végét. Le plant sera arraché et mis en jauge dans du sable, en attendant sa plantation définitive.

Le brin couché nu dans le sol ou dans un petit panier en osier est préféré par la culture jardinière. . |

Le couchage à long bois où multip'e s'obtient au printemps (voir M arcottage).

La bouture est un fragment de rameau de 20 à 30 em. avec ou sans le talon de son empâte-

in, Ploussard dit Poulsard, raisins blancs | ment. Pour faciliter La sortie des jeunes chevelus, | on prépare les boutures en hiver, et on les en-

terre au Nord d’un bâtiment, couchées hori-

zontalt. dans une petite fosse.

Un autre moyen consiste à les faire tremper

| dans l’eau pendant huit jours, avant leur plan-

tation.

La plantat. des brins de sarment se fait en

place ou en pépinière. Le terrain, bien préparé,

VIGNE

sera légèrt. tassé et affermi; la bouture peut y être enfoncée complétemt. ou maintenue avec un œil dehors, ensuite buttée jusqu’au sommet; on paille le sol et on arrose.

Les esp. ou var. rares sont quelquef. pro-

pagées par la bouture «d’yeux»> (voir Bouturage . Quel que soit le système adopté, on ne con-| servera, par l’ébourgeonnt. en vert, qu’un seul

rameau à chaque plant.

L'arrachage du plant se fait en hiver, après

la chute des files. et au moment de la plantation définitive.

Depuis l'invasion phylloxérique, on a recours

aux plants greffés Sur sarments boutures ou sur racinés réfractaires au puceron souterrain, |

ayant passé préalablt. une année au moins en

pépinière. La greffe anglaise est le procédé le |

plus généralt. adopté (voir Greffe).

Disons à ce sujet que, par l'effet du greffage sur Jet q 5 |

plant résistant au phylloxéra — que nousavons recommandé depuis 1869 — la culture extensive des Vignes à raisins de table s’est reconsti-

tuée, prenant une extension plus considérable !

encore).

La plantation de la V.en treille (Fig 937.) est préférable à la plantation en foule <ou en désordre» ; le soleil et l'air frappent mieux le sarment et le raisin, et les travaux de

culture s’y

pratiquent

plus librement.

La distance d’une treille à l’autre doit êtresuffisante pour qu’elles ne s’ombragent pas entre

VIGNE

en rencontre dans la Lombardie et la Suisse italienne.

La direction à imprimer aux ceps de plein air ne comporte guère une charpente symétrique; l'éventail, le cordon horizontal, fixe ou renouvelable, sont plutôt acceptés. L'espacement des ceps est basé sur la richesse du sol et l’envergure projetée du branchage. Une distance de 1 à 2 m. est la moyenne adoptée.

| Treilles en Espalier. — La treille en espalier comprend un treillage en bois ou en fer adossé contre un mur, un bâtiment, une construction quelconque.

La forme appliquée aux ceps est subordonnée à la hauteur de l’espalier. Les plus bas sont disposés en éventail, plus ou moins irrégulier; c'est la forme la plus simple et la plus répandue. Les treilles horizontales et superposées, dites « «à la Thomery», sont applicables aux vastes « surfaces, aux murs élevés. (Fig. 938 et 939.) Les hauteurs moyennes permettent le cordon.

vertical, avec 70 em. ou 1 m. d’un plant à l’autre. Les espaliers élevés exigent une double série de cordons verticaux espacés à 40 cm. La moitié des ceps — de deux l’un — garnit la base, tandis que les autres montent sur une tige nue pour garnir le sommet de l’espalier. Le branchage des cordons verticaux es£ charpenté et dressé en manière d’arête de poisson, Taille. — Le jeune plant esttaillécourt jusqu'à ce qu'il soit as sez fort et ra mifié pour.

constituer

elles.

Il n’y à aucun inconvénient à les espacerbeaucoup,leterrain pouvant être consacré à def-cult. d’autres plantes basses.

La direction des treilles est du Nord au Sud, autant que possible; si le terrain est en pente, elles suivent la déclivité du sol.

Les treilles de V. en plein air sont isolées ou oroupées: Isolées, en plates-bandes, le long des allées du jardin ou du verger; Groupées, par lignes parallèles.

Sous un climat brûlant, il n’y aurait pas d’inconvénient à doubler la treille par des rangs de ceps se réunissant à un fil de fer commun.

Plus le terrain est froid ou gelif, plus la treille doit être élevée au dessus du sol. Les hautains:

du Dauphiné en fournissent l'exemple.

Les treilles en hautain sont assez souvent |

supportées par des arbres à feuillage elair, comme l’Amandier, le Mirabellier, l'Erable champêtre. Lorsque la végét. de la V. est luxuriante, on peut tirer en avant des sarments vigoureux et les attacher à une série de pieux, reliés entre eux par un fil de fer à leur tête. IL en résultera une sorte de berceau très productif, comme on

Fig. 937. — VIGNE EN TREILLE.

charpente du cep et fructifier. Il subi-… ra, chaque ans née, les opérations de taille, d’ébourgeonnt;, de pincement, de palissage, d'épamprage, etc; | que nous indiquons ici d’une facon générale. 4 | Taille d'hiver. — Les rameaux destinés à conss | tituer la charpente du cep seront taillés assez long; dès que leur parcours est atteint, ils seront taillés plus court, et même remplacés quelquel à leur sommet par un nouveau sarment bier aoûté. | Quant aux autres rameaux, on les taille assez court pour la fructific. A Thomery, tous LE rameaux à fruit sont taillés à un œil ou à de yeux. #. Q Cependant, avec un cépage vigour., et lors:

que la forme du sujet le permet, on conserme} un long bois sur le crochet du courson. Ap la fructifie., lors de la taille suiv., on reti chera net le long bois avec ses sarments, tan@ que les deux nouveaux jets du courson Sen à leur tour, l’un taillé long, l’autre taillé co Cette méthode devient la base du Systeme Guyot La branche fruitière taillée long, palissée" horizontalt. ou parallèlt. au sol, développ

VIGNE. — ses pampres fructifères qui seront aecolés au fil de fer placé au dessus. A la base de cette

branche, une coursonne donnera naissance à deux bourgeons, dits rameaux de remplacement. Pendant l'été, ces deux scions seront dressés verticalt. et palissés au tuteur.

A la taille suiv., l'un deux sera taillé long, pour remplacer la branche fruitière primitive retranchée, tandis que l’autre scion, taillé à 2 yeux, fournira la nouvelle coursonne de prévision.

Si le courson ne fournissait pas de sarments assez forts pour le remplacement, on les prendrait à la base de la branche fruitière, et l’on aurait eu le soin, pendant l'été, de les pincer

pas indispensable, surtout lorsqu’on préfère la beauté du fruit à la quantité. Il est des circonstances où ce long bois peut être réduit à une Jongueur double de la coursonne.

“Fig. 938. — VIGNES EN CORDON VERTICAL SIMPLE.

|| Dans les formes symétriques, la combinaison \de la taille longue et de là taille courte n’est pas toujours réalisable.

Avec le système mixte, on peut tailler les coursonnes en février ou mars, et les longs bois

L Une taille tardive partielle, appliquée aux gs sarments à fruits, ne saurait fatiguer le cep.

“IL est nécessaire de palisser les longs bois, au ioment de la taille, en leur imprimant une ection horizontale, inclinée, arquée ou sinue, On pourrait même en piquer le sommet en au moment de la taille; il fructifiera et retranché l’année suivante. Ces arquets ent supporter l’incision annulaire; avec la à inciser, on pratique une légère entaille laire tranchant l'écorce à la base du sar- ; cette opération se fait au début de la floson de la V. et entrave la coulure du raisin.

long dans ce but. Daiïlleurs, le long bois n’est.

En VIGNE.

On conservera un sarment près du sol, toutes les fois que ce sera possible; ce brin, dit sœrment de précaution, laissé en liberté ou couché en terre, sera utilisé si Les bourgeons des autres sarments étaient gelés à la première sève. C’est avec des sarments semblables et recouchés en terre que l’on renouvelle les treilles qui s’épuisen.

Fig. 939. — VIGNES EN CORDON VERTICAL COMBINÉ.

Ebourgeonnement.— Au début de la végétation, on supprime les bourgeons qui semblent inutiles. Retrancher préférablt. les bourgeons steriles ou peu fructif., sans enlever le tout à la fois; l'opération peut être définitive lorsqu'il n’y a plus de gelées à craindre; et encore convient-il de couper le jet superflu à un œil de son point de naissance, au lieu de l’arracher jusque dans son empâtement.

Lincement. — Il se pratique au moment de la floraison, plutôt avant qu'après; On coupe la sommité du brin à 50 em. environ au dessus de la grappe supér.; les scions plus trapus sont réservés pour être pincés, quelque temps apres, lorsque les 50 em. seront atteints. Un rognage plus court ne laisserait pas assez de filles. à l’élaboration de la sève. Rix

Le bourgeon terminal du sarment pince est

VIGNE, — lui-même soumis à un nouveau rognage, en Septembre, s’il a une tendance à s’emporter.

Les scions destinés à continuer la charpente du cep ne sont point pincés. Toutefois, un rognage assez long ou écimage ne saurait leur être nuisible, à partir du mois d'août, pour aider à la lignification des tissus.

Soufrage. — La V. est exposée aux dégâts causés par divers Champignons parasites, que l’on combat par le soufrage répété des ceps, au début de la végét., au moment de la floraison et à la véraison du fruit.

Il y a des soufflets projecteurs à manches longs qui conviennent à cet usage; on emploie | le soufre sublimé et l’on opère dès le matin ou | dans la journée, par un beau temps.

En hiver, on doit nettoyer les tiges et bras | chargés d'écailles et laver ensuite avec une solution cuprique.

Epamprage. — Les bourgeons anticipés, dits <entre-cœurs»,qui se développent sur les jeunes scions, seront coupés à 1 ou 2 files. et non arrachés. A l'épamprage d'été, on coupera plus!

long le jet supér. des rameaux pincés antérieurt. sur certaines var. plus vigoureuses que fécondes; ce faux bourgeon pent donner naissance à des | raisins.

La suppression des vrilles se fait en mème temps; ces appendices nuisent au développt. du raisin.

Palissage. — On attache les brins au fur et à | mesure de leur élongation, en évitant de les botteler. On profite de ce travail pour réparer les oublis de l’ébourgeonnt. et du pincement, en supprimant les rameaux superflus et en étêtant les rameaux qui s’emportent.

Il est prudent d'éviter le palissage au moment de la floraison; plus tard, il faudra avoir le soin, de ne pas exposer brusquemt. en plein soleil les grappes qui se trouveraient ombragées.

Ciselage du raisin. — Ciseler le raisin, c’est ! éclaireir avec des ciseaux sécateurs les grappes trop compactes; on choisit le moment où le grain a dejà la grosseur du chènevis.

Le pincement ou écimage de la grappe (axe et ailerons) en fleur entrave la coulure et contribue,à la régularité de la véraison.

Effeuillage et bassinage du raisin. — Dès que le grain s’éclaircit et se dispose à «prendre couleur», on peut retrancher quelques files. autour de la grappe. On commencera par celles qui sont placées immédiatement au dessous de la grappe; un peu plus tard, on supprimera celles qui touchent au fruit, mais il convient de conserver une ou deux files., formant parasol sur le raisin. Il faut opérer graduellt., avec précaution, et par un temps couvert; la fille. sera coupée sur son limbe ou son pétiole.

Aussitôt l’effeuillage terminé, et à chacune de ses phases, on bassinera la treille avec un arrosoir ou une pompe à main. — L'effeuillage est moins nécessaire aux raisins noirs.

La maturation du raisin peut s'achever en plein air, si on a la précaution de le mettre en sac sur le cep, ou de couvrir l’espalier avec une toile canevas qui l’isole de l’approche des oiseaux et des insectes. Le sac de papier non fermé en dessous, est un moyen efficace et éco-

sur des ceps plus âgés ou plantés en sol argilo-

travaillant de onze heures à quatre heures, on

VIGNE

nomique ; en plein air, lorsque l’on redoute encore les rosées froides et les givres, on couvrira la treille d’un abri de paille, claie de bruyères ou de roseaux.

En principe, quand le raisin est mûr, il faut le cueillir.

Récolte, — Les grappes venues au sommet du cep étant généralt. plus belles, on les cueille à part pour les rentrer à la fruiterie.

La récolte se fait à la main, à la serpette, ou avec de petites cisailles, par un beau temps et après la rosée.

Le panier dit de Bourgogne, les paniers à Pêches, conviennent à la cueillette du raisin de choix et à son transport à la fruiterie ou à « l'atelier destiné aux emballages,

Le raisin plus ordinaire est placé dans de petites corbeilles dites maniveaux, avec un simple emballage de feuilles de V. recouvertes d’une toile. (Voir Emballage des fruits.)

Conservation du raisin. — Le raisin destiné à la conservation est choisi le plus beau, ayant. été «travaillé» et arrivé à point de maturité. On a constaté une supériorité aux grappes récoltées

calcaire, sinon composé d'éléments riches en potasse et en acide phosphorique.

A l'exception des raisins à maturité précoce, toutes les var.que nous avons décrites et celles de V. de gr. culture sont de conservation facile.«

Un beau temps calme, plutôt chaud et sec, est indispensable le jour de la cueillette. En

évite la rosée du matin et la fraicheur du soir. u

Le degré de maturité du fruit se reconnait à pr l'aspect diaphane, au coloris doré ou jaune h} ambré dans le raisin blanc, à la couleur uni u formément sombre dans le raisin noir. Eviter we] de toucher ou de froisser la pellicule du grain, L «fleurie» ou epruinée», eo

On peut conserver le raisin dans une pièce de | un l'habitation, à température modérée et régus= de | lière; on l’accroche à des cerceaux suspendus. de |: au plafond. Le

Un autre mode, moins primitif, consiste à 1 le kfr placer dans des tiroirs superposés, remplis de fil poussière de liège ou de son, bien fine, installés Un dans une chambre ordinaire, fc

Dans les pays renommés pour leur cult. pe Us fectionnée, il y a 2 systèmes princip. de consers bit: vation: 1° à rafle sèche; 20 à rafle verte. | tours

La conserv. à rafle sèche offre plus de garantie dans une chambre spéciale, saine, d’une aét up tion facile, ni froide, ni humide, lambrissée À dre bas en haut avec des planches à parquet. L kr, tablettes ou claies, superposées à 30 cm. d'in la tervalle, sont tapissées d’un lit de paille bien hs nettoyée, sèche, ou de fougère. Mie Le raisin muni de son pédoncule en enti@ lue est placé sur cette couche, côte à côte, san Lay) toucher à son voisin. On pourrait même étend ln. le raisin sur un clayon ou dans une sorte La

tiroir de 60-80 cm. avec 12 em. de profonde et qui serait placé sur le rayonnage.

Il suffira d’aérer pendant le premier mois, tenir ensuite la chambre close, demi-obseu et de surveiller les grappes en enlevant” grains avariés, sans froisser les autres.

VIGNE. 11 Brüler quelques mèches àsoufrerles tonneaux. | c’est prévenir le développement des moisissures. | Le raisin conservé à rafle verte réclame plus d'attention. D'abord la températ. de la chambre doit être régulière, de + 49 à 60, La pénétration du froid est combattue s’il le faut par des bouches de chaleur; on l’éviterait encore par de doubles cloisons en bois, séparées de 15 cm. l'intervalle étant bourré de sable fin, de sciure de bois ou autre matière isolante. Une porte et une fenêtre suffisent, au Nord, autant que possible ; mais il leur faut double volet et capitonnage. Le plafond et le plancher seront matelassés, s’ils présentent quelque défectuosité. Pas de lumière. On combattra l'humidité, qui favorise le développement des moisissures, par l'emploi, dans une caissette ouverte, de chlorure de calcium en morceaux secs, ou de chaux vive en poudre, déposés dans la fruiterie et renouvelés dès qu'ils seront saturés d’eau. L'hygromètre ne doit pas marquer plus de 670 à 720.

L'aménagementintérieur comprend unrayonnage de tringles parallèles espacées de 30 à 85 cm., horizontalt., et un peu inclinées en avant, formant ratelier sur toutes les parois de la pièce.

cloisons longitudin. ou de bâtis composés de tringles-rateliers semblables, pour le support des flacons de raisins.

Ces flacons, à large goulot, ont à peu près 15 cm. de profond. sur 5 em. de diam.; un bourrelet facilite leur attachement au ratelier par un fil de fer. Ils sont espacés de 12-15 cm., et préalablt. remplis d’eau ordinaire; pour éviter

morceau de charbon de bois ou une pincée de sel gris.

Le bois de V. portant une ou 2 grappes sera coupé par un temps sec, le raisin étant bien sain. La section se pratique à 12 em. au dessous de la grappe inférieure et à un œil au-dessus de la grappe supér.; les files. sont retranchées.

Le jour même, on transporte les sarments à

feuillage, ou debout dans un panier; Z ou 8 sarments peuvent être introduits dans chaque flacon.

Une inspection, hebdomadaire au moins, se

courts, on coupe et on détruit tout grain atteint ou menacé de pourriture. On remplit en même temps les flacons où l’eau à baissé.

Avec de pareils soins, on peut garder les fruits jusqu’au printemps.

Les raisins rouges ou noirs sont conservés par les mêmes procédés. En général, le raisin noir se conservera plus longtemps que le raisin blanc.

Emploi des raisins. — Le raisin est le fruit le plus recherché par le consommateur.

Le Chasselas pressuré fait un vin agréable à boire, se conservant assez bien.

Le Muscat donne son nom au vin qu'ilproduit; vec le fruit de ces deux var., on obtient de la vnfiture de raisins et du vin cuit.

Si la chambre est large, on l’entrecoupe de |

la putréfaction, chacun d'eux recevra un petit.

la fruitcrie, couchés sur des claies tapissées de |

fait avec une lumière portative. Armé de ciseaux |

99 VIGNE

Le verjus est utilisé en sirop et en suc conservé par le procédé Appert.

Le raisiné et le séchage au four du raisin à épiderme assez ferme sont connus dans les pays vignobles. ;

Le séchage ou passerillage des gros raisins, dits Malaga, est l’objet d’une exploitation qui prend chaque jour du développt. La France rivalise déjà avec l'Espagne, l'Egypte et l'Italie pour la confection des raisins secs de dessert; les Muscat d'Alexandrie, Malvoisie, Panse, Caminada, Passerille, San Antoni, Rasaki, ontréussi dans le Bordelais et en Provence.

La Corse fait sécher les raisins Malvasia et Vermentino. Le canton de Sari pratique cette opération depuis longtemps. L'Algérie commence à l’imiter.

Le raisin de Corinthe, qui arrive par cargaisons de l'Orient, est employé dans les patisseries. La Grèce compte 150.000 hectares de V., dont 1/19 au moins est affecté à cette variété.

Les vins rouges, les vins blancs, les vins rosés, les vins mousseux, produits directs de la V.

sont une des richesses de l’agriculture française.

Le «Cognac» est un produit de la Folle blanche, l’eArmagnac», du Terret bourret. Quant au vinaigre d'Orléans, sa <mère> est un ferment du Meslier.

Les eaux-de-vie et les vinaigres deviennent, à leur tour, la base de nombreuses combinaisons. Ch. B.

VIGNE. — Culture artificielle et sous verre. — Sous le rapport de la températ., la cult. de la V.en serre est beaucoup moins difficile que celle des arbres à fruits à noyau; la récolte en est plus régulière et manque rarement. Lorsque le bois est bien aoûté, qu'il a été exposé aux rayons solaires durant toute la saison, les boutons à fi. sont régulièrt. assez nombreux et la fécondation s'opère pour ainsi dire toujours; il est assez rare de voir couler le raisin dans les serres, sauf pour certaines var. qui nouent difficilt., par exemple: Alnwickseedhing, Black Morocco, Chaouch ou Chavoush, Diamant-Traube, Eldorado, etc. Sa culture forcée peut faire l’objet d’une spéculation plus lucrative encore que celle du Pêcher.

Opérations préparatoires. —- $ 1. Des serres et des bâches à forcer. — Pour les cult. très hâtives ou de 1e saison, donnant du fruit fin mars ou au commenct. d'avril, les serres à V. doivent être à un seul versant et exposées en plein Midi. Les V. seront conduites parallt, au vitrage.

8. 2. De la plantation et du sol. — La plantation de la V. a presque toujours lieu au printemps. Lorsque le terrain est bien assaini et le sol à l'abri des pluies, on peut planter dès la fin d'octobre, comme cela se pratique en Angleterre.

Les plantations faites immédiat. après la chute des feuilles principales, réussissent toujours parfaitemt., si on a soin d'enlever les autres files. etles parties vertes. Ce fait a une grande importance dans la cult. artificielle; pour les V. cultivées en pots, la plantation peut se faire en toute saison.

e ratafias ct de conserves à l’eau-de-vie.

… Le Muscat est en outre employé à la confection |

Il y a grand avantage à planter des pieds de | V. spécialt. élevés en pots, de préférence à des

VIGNE

ceps de pleineterre.Latransplantat.n’occasionne aucun arrêt dans la croissance et dès la 1° année de végét. en serre, les sarments atteignent plusieurs mètres de hauteur. De bons pieds pro-

venant de boutures d’yeux vigoureux, et dont |

le bois est bien aoûté peuvent donner plusieurs crappes de raisin au bout de quelq. mois de plantat.

ls

De plus, une serre plantée de pieds vigou-

reux peut être soumise à la cult. forcée immédiatemt. après la plantat., si le bois en est parfaitemt. aoûté et si les V. ont pu jouir de 2 à 3 semaines de repos complet. Mais il vaut mieux attendre, un an lorsque les plantes ne sont pas dans de très bonnes condition.

En règle générale, il faut planter à l’intérieur des serres. L’humidité du sol influe principalt. sur la qualité du raisin; dans les terrains compacts et humides en même temps, la V. pousse avec vigueur, mais ses fruits sont aqueux et fades. Le sol doit être bien aéré; le cas échéant, il faudra le drainer ou plantér la V. sur butte.

La V. supporte les engrais sous toute forme.

Dans les sols où le calcaire manque, il faut ajouter des plâtras ou de la chaux. On mélangera celle-ci avec les gazons mis en tas qui doivent entrer dans la formation des composts. On obtiendra les résultats les plus remarquables par l'emploi des engrais chimiques.

Les cendres de houille‘ brisées et tamisées, peuvent être utilisées avec avantage dans la formation du compost pour V. On a observé que celles dont lesracines s'étendent dans les chemins cendrés poussent à merveille.

$ 3. Des variétés. — On peut citer parmi les var. les plus recherchées pour la cult. en serre:

Raisins blancs: Bicane, blanc de Calabre, Buckland Sweet water, Chasselas de Fontainebleau, Duke of Buccleugh, Foster’s white seedling, Muscat d'Alexandrie, Bowood, Canon Hall, Muscat Champion, Syrian, Royal Vineyard, Trebbiano, White Nice.

Raisins noirs: Black Hamburgh ou Franlkenthal, Alnwick seedling, Black Alicante, Dodrelabr ou Gros Colman, Gros Guillaume, Lady Downe’s seedling, Mill Hill Hamburgh, Milton, Muscat Fintiedo, Madresfield Court, Mistress Pince, Œillade noire, Royal Ascot, Ribier du Maroc, Wests St-Peters.

$ 4. De la conduite et de la formation de la V. — La seule forme recommandable est le cordon vertical. Dans les serres très vastes, où le cordon devrait avoir plus de 3 m, de long., on plantera alternativt. un cordon à basse tige et un cordon à haute tige. La distance des pieds, qui variera de 1 m. à 1 m. 20 pour le cordon vertical simple, pourra être dans ce cas réduite de moitié.

Traitement pr éparatoire. — Tlne fautpas laisser fructifier, l’année précéd., les V. destinées au forçage. Le pincement doit se faire scrupuleust. ; au mois de sept., par un temps sombre et pluvieux, on enlève par ci par là quelques files. afin d’aoûter plus complètemt. le bois. Ce résultat s'obtient encore plus sûrt., en recouvrant de panneaux, dès le mois de mars, les arbres destinés à un forçage très hâtif l’année suiv., ct en chauffant légèrt., si le soleil est trop rare; mais sous nos climats il faut les découvrir vers

LA

, VIGNE

la fin de mai et les exposer au plein air: le bois s'aoûte complètemt. dans le courant de l’été, et la végétat. s'arrête plus tôt à l’automne.

$ 1. De la taille. — Traitement en serre. — Les arbres que l’on se propose de forcer en novembre doivent être taillés à la fin d’oct. Les arbres forcés alternativt., qui se reposent un an ou deux et qui ont le temps de se faire du jeune bois par une taille très courte après le forçage, sont taillés sur une bonne bourre fructifère ou bouton, sans tenir compte de leur éloignt. de la base; ce sont ces bourgeons qui produisent ordinairt. les grappes les plus volumineuses.

Si l’on veut obtenir de beaux produits, il ne faut par trop charger la V. On appliquera la taille à long bois chaque fois que les circonstances le permettront, surtout dans les vignobles vitrés et dans les cult. de V, sous verre non cultivées à contre-saison. Ce système consiste à provoquer le développt. de sarments vigoureux, de longs bois, lesquels sont inclinés l’année suiv. sur une ligne horizontale ou un peu en dessous,et donnent alors un produit considérable.

$ 2. De l’époque du forçage. — Pour la 1:

saison, on commencera vers la mi-novembre ou même 8 à 10 jours plus tôt; on peut compter alors sur une belle récolte pour le milieu ou la fin de mars.

Forçage proprement dit. — 1° période. Mise en végétation. — Plus le forçage commence debonne = heure, plus la végétat. est Lente et plus il faut « de temps pour amener la maturité.

Le début du forçage doit être lent. Cependant, la températ. peut dépasser la moyenne qui détermine la pousse de la V. au printemps, et qui est de 10 à 11°; mais il est bon de ne pas la laisser dépesser 16 à 170, aussi longtemps qu’on ne voit pas les bourgeons se gonfler; une fois ce moment arrivé, la températ. doit s'élever insen-. siblt.En commençant avec 109 par exemple, on augmente chaque semaine de 1 à 2° tout au plus.

Avant le développt. des flles., un seul arrosement très copieux suffit; rien n’est plus efficace que l’engrais liquide, purin ou autre, mêlé à. son volume d’eau bouillante. Ceux qui sont en. pots doivent être arrosés selon l’état de la terre. Dans les forceries très hâtives, on enveloppe souvent de mousse les grosses tiges et les branches mères. Tous les jours, à 2 ou 3 repri=. ses, on mouille toutes les branches au moyen de la seringue; les jours de soleil, une fois de plus. Arroser égalt. les murs, le sentier, et les. conduits de chaleur.

Inutile de donner de l'air, à moins qu’il ne se produise des moisissures sur les branches | et les rameaux; dans ce cas, on chauffe un peu plus et on laisse fonctionner les ventilateurs | pendant quelq. heures.

2e période. Depuis le bourgeonnement jusqu à ni la floraison. — Quand les files. commencent 4 se montrer, on donne un nouvel arrosement aWeC. l’engrais liquide étendu d’eau chaude; le x nouveler, au fur et à mesure des progrès de la végétat. Continuer à seringuer à l’eau tiède s Fe. | toutes Les parties ; augmenter graduellt. la tem pérat. jusqu’à 20 ou 220 en moyenne, pendan le jour.

7x LR UN TE dc. LA

VIGNE

Sur chaque courson, on ne conservera qu’un seul bourgeon ; cet éclaircisst. se fera graduellt. au fur et à mesure du développt. des bourgeons, 3e période. Floraison. — Cesser les bassinages, mais veiller à ce que l'air soit suffisammt. humide. Ventiler une fois que les filles. ont pris - tout leur développt. Pendant la floraison et principalt. dans les forceries de 2e et de 3e saison, il faudra placer des claies ou des lattis roulants sur la serre pendant les heures les plus chaudes. Maintenir la températ. entre 25 et 280 pendant le jour et 18 à 21° pendant la nuit.

4e période. Depuis la floraison jusqu’à la ma-

- turation. — Pincer et supprimer au fur et à mesure des besoins. Tous les bourgeons qui ne portent pas de fleurs peuvent être enlevés.Lesfertiles seront palissés sans les serrer, et arrêtés à deux files. au dessus de La grappe. Toujours enlever les vrilles.

Le fruit formé, seringuer de nouveau toutes les parties aériennes, régulièrt. 2 fois par jour. Quand les raisins atteignent le volume d’un petit pois, ciseler (voir ce mot).

Aussitôt que la fécondation est opérée et que le grain commence à grossir, il faut enlever les grappes surabondantes et procéder à l’éclaircissage.

Tout en continuant à palisser, on ébourgeonne les faux bourgeons. A mesure que l’époque de

la maturité approche, la températ. peut descendre légèrt. à 220 ou 24°; pour cela, il faudra

ouvrir les ventilateurs ou soulever Les châssis.

En mai ou juin, on devra donner beaucoup plus

d’air ; en mars, une plus grande ventilation produirait un refroidisst. trop considérable.

5° période. Maturation. — Ne plus mouiller

les grappes lorsque les grains commencent à devenir transparents, à se colorer, de peur d'enlever la pruine; cesser en même temps les arrosements pour les arbres en pleine terre et | les diminuer graduellt. pour ceux en pots.

| = Enlever de temps en temps quelques files. ;

les dernières, quelques jours avant la maturité complète.

)n Si on s'aperçoit de la présence de l'Oidium,

il faut répandre de la fleur de soufre sur toutes

| les parties de la pl. non mouillées.

- On à expérimenté depuis longtemps que l’Oi-

dium ne se produit jamais dans les serres chauftées où l’on a déposé de la fleur de soufre sur | les tuyaux de chauffage.

… Dans la culture des V. en serre, deux mala-

dies se présentent parfois: la coloration im-

parfaite des grains et le dessèchemt. des pédi-

e elles. Le premier accident est produit par une

production exagérée; Le second est souvent dû

à ne cause analogue. Ainsi, érop de fruits, trop

peu de feuilles, des racines malades ou des engrais val appropriés, peuvent être la cause de cette ladie des pédicelles. Moyens préventifs : 1° ne

s allonger la taille du bois à fruit; 20 enlever

e grappe sur chaque production fruitière

e V. formée et régulièrt. chargée, partout s’en trouve deux; 30 pratiquer sévèrt.

ainage; 40 ne pas faire de plantations trop rochées et pincer beaucoup plus long qu’on > fait actuellt. ; 5° rendre le sol perméable, mélanger beaucoup de matières minérales et

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des substances très riches; 60 ne pas construire des serres en terre, mais au dessus du niveau ou tout au moins au rez du sol, leur donner une forte pente, les munir de gouttières pour que les eaux pluviales ne s’assemblent pas sur les racines, soigner particulièrt, l’'aérage et l'éclairage ; 70 ne pas perdre de vue que les pots garnis de Fraisiers ou de pl. d'ornement que l’on place sur les plates-bandes où sont plantées les V., entravent le libre accès de l'air et de la chaleur solaire.

Traitement après le forçage. — Le fruitrécolté, on découvre les serres permanentes à panneaux mobiles vers le 15 mai. pour celles qui ont été forcées en L'e saison. Dans les serres spéciales. on recouvre le sol, au pied des ceps, d’une bonne couche de fumier de vache qu'on n’enterrera qu'à l'automne. Au mois de février suivant, on rabat tous les coursons sur un œil.

Forçage de la Vigne en pots. — En Angleterre, quelques cultivateurs préconisent un procédé qui exige beaucoup d’habileté et dont les resultats pratiques ne répondent pas toujours à la dépense. IL consiste à élever de jeunes pieds de bouture par yeux et à les faire fructifier en moins de seize mois. Les var. qui ont le mieux réussi sont: Frankenthal, Muscat d'Alexandrie et Royal Ascot.

Au commencement de janvier, on choisit quelques sarments bien aoûtés et on en détache les yeux les mieux constitués. Il ne faut pas que les yeuxsoientmunis detrop de bois. Le fragment de bois est taillé à une longueur de 3 em. On coupera les sarments, quelques semaines à l’avance, pour les mettre en stratification dans du sable ou de la terre légère, à l’air libre.

On plante les boutures dans des pots ou mieux dans des terrines remplies de terre franche et de terreau de files., mélangés par parties égales et additionnés d’une certaine quantité de charbon de bois pulvérisé. Les pots sont enterrés sur couche tiède à 30 ou 320, ou dans la tannée d’une serre chaude bien éclairée.

Quelques semaines plus tard, les boutures peuvent être transplantées, chacune dans un pot de 10 à 12 em.; cette fois, on ajoute à la terre 1/,4 de terreau bien consommé. Après cette opération, les pots doivent être de nouveau enterrés dans la couche; mais la température de l'air pourra monter cette fois jusqu’à 25 et même 300, Pendant la nuit, elle doit être toujours moindre de 6 à 80. Les jeunes pl. exigent impérieust. un renouvellt. suffisant de l'air peur ne pas s’étioler. Il faut aussi les seringuer tous les jours.

Vers le milieu de mars, les pousses auront atteint une longueur de 59 à 60 em.; il faudra les rempoter dans des pots de 25 CI. ; la terre peut encore être un peu plus substantielle que la fois précéd. On enterre les pots dans une couche de 30 à 350 de chaleur; la températ.

aérienne ne doit être que de 220 env. Tuteurer bientôt, pincer les bourgeons anticipés sur un nœud et supprimer entièrt. les vrilles.

Un mois plus tard, lorsque les sarments auront une longueur de 1 m. 25 à 1 m. 50, il faudra rempoter pour la dernière fois dans des vases de 30 à 40 cm. La terre sera composée de 6 parties

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de terre franche un peu argileuse ou mieux de sazon décomposé, 2 p. de terreau de fumier de

cheval et 1/2 p. de poudre d’os. Bien soigner le | de la couche sur la-!

drainage; la températ.

quelle les pots seront enterrés ne doit être que | de 25 à 260. Celle de l’air ne varie pas.

Lorsque la longueur de la tige aura dépassé 2 M:, bourgeons latéraux. Arroser de temps en temps avec de l’engrais liquide.

En mai, il faut enlever par ci par là quelq. files. | pour mettre la tige en contact avec la lumière et avec l'air, Aux premiers jours de juin, la tige commencera à prendre une teinte plus foncée.

Les pl. seronttransportées alorshors de la serre pour aoûter complètemt. le bois à l’air libre; les pots seront enterrés dans un lit de mâche-fer.

Fin sept.

coucher les pots sur le sol pour en dessécher la terre. Le mois suiv., on taille les tiges sur 9, 10

ou 12 yeux; on place les pl. ensuite sous un,

hangar bien aéré, jusque vers la fin de nov.

époque du forçage.

Si un bourgeon développe 2 ou 3 grappes, il ne faut en laisser qu’une seule.

On a obtenu, dans la cult. en pots, des résultats remarquables par l’addition d’une certaine quantité de cendres de bois à l’eau employée pour les arrosements.

La récolte achevée, ces petits arbres seront plantés en pleine terre en bonne exposition. On pourra les forcer de nouveau deux ans plus tard, ce qui se pratique rarement en Angleterre. (Voir aussi Serres- Vergers.) E. P.

Vigne noire. N. vulg. de la Bryone (Bryonia).

Vigne vierge. Voir Ampelopsis quinquefolia.

Villarsia. Voir Limnanthemum.

VILMORIN (Lévèque de). (Fig. 940.) Famille comprenant plusieurs générations successives d’honorables et savants cultivateurs, grainiers et horticulteurs.

Philippe-Victoire Lévèque de Vilmorin, né à Landrecourt,près Verdun, en 1746, décédé à Paris le 6 mars 1804, était Le plus jeune fils de Nicolas L. de Vilmorin, chef d’une ancienne famille appauvrie par les guerres des XVIIe et XVIIIe sièclgs. Envoyé très jeune à Paris, il s’'adonna avec ardeur à l'étude de la médecine et des sciences naturelles, et se trouva en rapport avec le botaniste du roi Louis XV, Pierre Andrieux, qui, attiré par sa vive compréhension des questions botaniques et agricoles, l’associa à ses |

études et à ses travaux pratiques ; plus tard, il | lui donna sa fille en mariage. À la mort de,

son beau-père, Philippe-Victoire devint le seul propriétaire de la maison, qui prit en 1781 le nom de Vilmorin-Andrieux, qu'elle porte encore aujourd’hui.

Du vivant de P. Andrieux, la maison avait commencédéjàaaveclacollaboration deDuchesne, l’auteur de l'Histoire naturelle des Fraisiers et du |

Manuel de Botanique, la publication de catalogues |

raisonnés de graines, plantes et arbres, les premiers de ce genre en France; ces catalogues (1778) présentent encore aujourd’hui de l'intérêt tant au point de vue des questions pomologiques que de l’histoire des pl. cultivées, céréales et légumes. On peut dire que le premier des

il faudra l'arrêter et ne plus toucher aux

si le temps est pluvieux, il faut

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